26 mai 2020

en Saumur-Champigny, la Folie Lucé, Loïc TERQUEM : aiguilleur de sa vie

by Patrick Maclart

Loïc TERQUEM, 55 ans, a un parcours étonnant, mais un vrai parcours de vie. Responsable informatique chez le leader de l’objet promotionnel, il s’ennuie, a fait le tour de son boulot. Il demande alors à son employeur d’effectuer un bilan de compétence… « toute ma vie tournait autour de la bouffe, du vin, de la terre » se rappelle-t-il. Il va faire son bilan, et une dame lui fait confiance, le met en rapport avec des vignerons du Beaujolais. Mais ce n’est pas le projet que souhaite notre futur vigneron.

Loïc TERQUEM n’est pas un doux rêveur. Il applique ce qu’il veut faire, le tout dans une logique bien « naturelle ».

« on avait une carte de France des vignobles. Raphaëlle mon épouse est très organisée. On a cherché ce qui était jouable financièrement, mais aussi viable pour la scolarité de nos enfants, et c’est ainsi qu’on a trouvé ici, en Loire ». Loïc part à Montreuil entamer un B.P.R.E.A. (brevet professionnel de responsable exploitant agricole)… « un cursus théorique, pas vraiment ce que je voulais faire. Le coup de chance, c’est aussi avoir trouvé cette maison. La malchance est de se retrouver avec un chai immense qu’on avait loué, et dont le bail a été résilié suite à l’arrêt de l’activité des locataires, donc une rentrée d’argent en moins. L’autre malchance, c’est qu’il y avait un hectare de vignes à vendanger, vinifier, alors que je ne l’avais jamais fait. Avec cerise sur le gâteau la grippe A durant cette période ! » Fort heureusement, Dionysos, dans sa grande mansuétude, s’est arrangé que tout cela se passe sur le millésime 2009, on trouve plus dégueulasse à vinifier.

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18 décembre 2019

en Saumur-Champigny, le clos de la Folie Lucé, Loïc TERQUEM, la vidéo !!

by Patrick Maclart

Quand on est Parisien, qu’on vit à Paris, qu’on a une vie bien installée, un boulot rémunérateur, on croit que les choses sont immuables. Sauf si on décide d’être l’aiguilleur de sa vie.

C’est le cas de Loïc TERQUEM qui en a assez de ce travail qui ne l’enrichit pas intrinsèquement. Il va donc entamer un bilan de compétence, et se rendre compte que le boulot de vigneron l’appelle.

Il s’installe en Loire avec l’approbation de son épouse, et élabore des Saumur-Champigny de grande expression, aux saveurs justes et droites du cabernet qui se doit toujours franc, et un pet’ nat’ réussi, sapide, dont on en boirait des seaux.

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23 mai 2017

en Saumur-Champigny, Bruno DUBOIS : les voyages forment les cultures…

by Patrick Maclart

Bruno DUBOIS, 46 ans, a repris le domaine en 2002… « c’était un domaine familial de 25 hectares qui appartenait à mon père et mon oncle. Ils travaillaient déjà le sol en partie avec un enherbement et cavaillonnages. Mais les cavaillons étaient désherbés. » Bruno bossait déjà au domaine, mais profite de ce moment pour parfaire son écolage et sa curiosité. Il partira donc à gauche à droite, où il va apprendre plein de choses, que ce soit à la Tour du Bon à Bandol ou dans le Beaujolais.

Bruno DUBOIS est un homme, avec ses doutes, ses interrogations, ses envies, ses volontés. Tout, sauf un être bouffi de certitudes.

Bruno DUBOIS est un homme, avec ses doutes, ses interrogations, ses envies, ses volontés. Tout, sauf un être bouffi de certitudes.

Dès qu’il avait la possibilité, il partait, rencontrer notamment Marcel LAPIERRE en Beaujolais ; la famille le laissant faire… « c’est une grande chance qu’ils m’ont laissée » affirme-t-il reconnaissant.

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28 mars 2017

en Saumur-Champigny, avec Bruno DUBOIS, la vidéo !!

by Patrick Maclart

Bruno DUBOIS est un vigneron qui a appris de ses voyages. Certes, ils forment la jeunesse. Mais avec l’écoute, il forme la culture, quelle qu’elle soit. Les rencontres sont toujours une force, et Bruno saura la saisir.

Il reprend le domaine familial, prendra le temps de convertir celui-ci à la culture biologique, et aussi en biodynamie, non-labellisé de par le ridicule des normes. Je l’appuie.

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14 mai 2013

salon des Vins de Loire 2013 : dégustation des vins rouges bio !!

by Patrick Maclart

Durant le Salon des Vins de Loire à Angers, les vignerons bio de cette belle région eurent l’idée d’un rassemblement en stand commun. En voilà une idée qu’elle est bonne. Les 94 vignerons certifiés de cette grande et belle contrée faire front commun pour présenter leur production, l’idée ne pouvait que me séduire.

PORTRAIT

Ce n’est pas tous les jours que j’ai la possibilité de tâter de ces dives bouteilles. En effet, une année comprend 365 jours et elles sont déjà bien meublées. D’autre part, la Loire a été longtemps un vignoble difficile à atteindre par la route de Burgondie. Le vignoble du Centre demande la traversée du Morvan, entre des virages à faire pâlir le rallye de Monte-Carlo, et ses camions chargés d’arbres. Quant aux autres, la traversée de la forêt avant l’arrivée à Orléans était la route de tous les périls, entre ces curieuses camionnettes éclairées même de nuit (!) et les radars à foison. Malgré le contournement, le réflexe d’y aller n’est pas toujours spontané.

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20 mai 2011

dégustation Saumur-Champigny 2008 : hétéroclite.

by Patrick Maclart

Une grande dégustation de cette belle appellation du Val de Loire. Une cinquantaine d’échantillons, tous millésimés 2008, ont été soumis à la sagacité de mon palais. Les notes vont de 0 à 5 étoiles, et uniquement les vins notés à partir de ** sont repris.

Tous les vins étaient ouverts et servis à température identique et idéale. Les notes sont retranscrites dans l’ordre des vins dégustés, prélevés aléatoirement dans les bouteilles présentes. Bien que les vins n’aient été dégustés à l’aveugle, je n’ai pas tenu compte de la réputation du domaine, tentant de respecter au plus juste, comme une dégustation à l’aveugle.

Je remercie encore le syndicat des producteurs de Saumur Champigny pour cette dégustation et pour leur disponibilité face à mes différentes questions.

LE MILLESIME 2008 EN QUELQUES MOTS

Fort ressemblant au 2007, 2008 est une vraie année de vigneron. Une fleur tardive, de fortes pluies au printemps qui se sont fort heureusement estompées à l’arrivée de l’été. La véraison s’est elle aussi bien passée malgré des températures fraîches. C’est la toute fin de saison qui a permis d’obtenir des résultats satisfaisants. Toutefois, la poussée de mildiou a dû obliger certains à rester près de leurs vignes. C’est là que toute la différence s’est faite. Ceux qui ont été attentifs et instinctifs auront mieux réussi que les autres.

C’est toujours agréable de retrouver le cabernet, surtout quand il est bien franc.

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