4 juillet 2012

à Fitou, Jérôme BERTRAND au domaine BERTRAND-BERGE : la vidéo !

by Patrick Maclart

Jérôme BERTRAND, du domaine BERTRAND-BERGE, restera une rencontre marquante. Nous avons commencé à faire le tour des parcelles constituant son magnifique vignoble, et je voyais son père travailler à la vigne, gentiment, avec le sourire… Tout allait bien.

Ensuite, nous nous sommes rendus chez lui, afin de déguster la gamme de ses vins. Surprise, tout était bon, tout ! Même les vins doux naturels présentaient un vrai caractère, une personnalité, et une facture de haut vol.

De là, nous sommes allés au chai, tourner cette vidéo. L’homme se renfrogne, se ferme, un peu comme les grands vins de garde, et cela me surprend, m’interroge. Une fois terminé, l’homme me dit « allez viens, on va manger ». J’ai compris, cet homme de grand talent, ce vigneron d’une détermination rare est timide.

Lors du déjeuner, j’ai compris aussi que pour cet homme, la famille est importante, dans dans la descendance que l’ascendance. Cet homme est un homme-racine. Et c’est ce qui relie ses vignes qu’il chérit tant au terroir qu’il aime par dessus tout. Dans mes propos, tout est dit.

Bon visionnage, elle est pas belle la vie ?

8 Responses to “à Fitou, Jérôme BERTRAND au domaine BERTRAND-BERGE : la vidéo !”

  • Annie MARTIN-Stefanatto

    merci à toi Patrick de signaler cette adresse à Paziols, je l’ai agendée pour cet automne et pour sur que j’irai visiter ce domaine après avoir pris rendez-vous avec Jérome. Ses 12 étiquettes : 3 vins de pays, 4 cuvées Fitou, 4 vins doux naturels et son liquoreux me donnent vraiment l’eau à la bouche.

  • Charles Brodeur

    Bonjour Patrick,

    Effectivement, sur la vidéo, l’homme semble timide… Mais combien attachant! Il me fait penser à Emmanuel Rouget, par sa gestuelle et son parlé.

    Encore une fois Patrick, merci pour votre travail. Le fait de voir ces vignerons dévoués me donne toujours envie de goûter le produit de leurs efforts. Et je le fais chaque fois que c’est possible. D’ailleurs, demain je goûte un Chassagne-Montrachet, la cuvée « Estinée », de Mme Caroline.

    À bientité.

    • bonjour Charles,

      Une fois de plus, je peux m’écrier : mission accomplie ! Mon but avec ces vidéos chez les vignerons est double. D’abord essayer de comprendre leur impact sur leurs vins. En effet, c’est bien joli de parler terroir, vieilles vignes et tout ça (c’est même très romantique !). Mais s’il n’y a pas des hommes pour travailler tout ça, il n’y aura jamais de vin ! Donc, comprendre ce que l’homme veut faire. Car comme disait le philosophe : « on commence à juger quand on arrête de comprendre… ».

      La deuxième est effectivement donner à vous, qui n’avez pas toujours l’occasion d’aller dans les vignes, d’aller à la vérité du vin. Il faut penser à ces gens qui aussi ne pensent pas à certaines questions. Ces vidéos, je les veux « contagieuses ». J’ai réussi, merci Charles.

      Quant à la cuvée « Estimée » de l’estimable Caroline (que j’adore ! il n’y a pas d’autre mot), précisons qu’il s’agit d’un Hautes-Côtes de Beaune, d’un plantier (plus aujourd’hui) de la Rochepot, et que c’est une bouteille sublime. Tant qu’à faire, citons aussi le domaine : Jean-Noël GAGNARD, qui cherche à rester discret, respectons.

      Bien à toi, gourmandes salutations, et encore merci pour ta fidélité et tes commentaires qui me touchent. Forza !

      Patrick.

  • amiotte

    Comme je vous l’ai dit dans un autre commentaire, Jérôme était un camarade d’école (époque coop) que j’ai ensuite perdu de vue, puis que j’ai retrouvé dans le guide hachette (époque domaine) !!! Quand même !
    Ma femme vendant des produits Sud-Ouest (née à Castelnaudary) sous les Halles à Dijon, je connais depuis longtemps ses vins, tant pour mon plaisir perso, que pour le commerce.
    Je me fais un point d’honneur à faire découvrir ces appellations (dont Jérôme, mais aussi La Livinière, St Chinian, Cabardès …) à mes potes bourguignons.
    Je dois dire que je suis quelquefois un peu déçu de leurs commentaires.
    La puissance, la concentration, sont des reproches souvent entendus.
    Ce que je trouve très restrictif, tellement il y a d’aromatiques derrière.
    J’ai l’impression qu’ils recherchent du pinot noir partout !
    C’est autre chose, et heureusement, c’est différent.
    Ca renvoie à la notion de bon. Qu’est ce que le bon ? La comparaison à un standard ? Mais c’est quoi le standard ? La notation par rapport à une grille ? Mais la grille pour un pinot noir ne peut pas être la même que pour un Fitou, ou juste l’évaluation d’un plaisir ? …
    A noter que Jérôme est aussi passé en stage à Gevrey-Chambertin. Cela a-t-il pesé ?

    Pierre-Yves

    • Salut Pierre-Yves,

      En ce qui concerne ta remarque sur les Bourguignons, je suis d’accord avec toi, ils recherchent du pinot noir partout ! Il faut pouvoir s’aérer la tête et le palais, et ta remarque est un mal bourguignon. Souvent ils snobent les médias tels les blogs comme le mien. Pour ta gouverne, un portrait de vigneron prend entre 4 et 5 heures de travail. Sur la quarantaine de vignerons « croqués », seuls 5 ou 6 ont eu la politesse de me remercier. D’autres continuent par exemple à mettre en avant sur leur page Facebook les derniers articles de la RVF où ils ne sortent jamais… Et sur le dernier article de Vosne-Romanée dont j ‘ai dégusté l’entièreté de la production, j’ai pensé qu’il était bon d’envoyer copie de cet article aux vignerons afin d’avoir leur ressenti. 3 seulement ont trouvé bon de répondre… Que dire ?

      Dire simplement que lorsqu’on vit dans un vignoble prestigieux, où tout va bien, on se laisse vivre et on se ferme sur soi; ce dernier point étant déjà une caractéristique bourguignonne. Mais laisse-moi te raconter une anecdote. Il y a quelques temps, je discutais avec un ami vigneron sur le mur à l’entrée de mon village, Chassagne-Montrachet. Il y est inscrit « les meilleurs vins blancs du monde ». Cela est très subjectif, il me répondit alors : « ben vas-y, trouve-moi en dehors de la Bourgogne des grands vins blancs ! ». Sa réponse était significative… Et lorsque je lui annonce « Sauternes », il me répond « ça ne compte pas, c’est sucré ». OK, allons-y pour les grands rieslings alsaciens… « C’est bon ça ? ». OK… Et Condrieu alors ? « Mouais, mais c’est pas aussi grand que chez nous ». Que répondre ? La réalité dépasse l’affliction…

      Le standard ? Ce qui est bon ? J’essaie toujours de baser mes dégustations sur mes ressentis, mes émotions. La qualité est certes une chose qui réunit les bons dégustateurs, mais c’est quand même quelque chose de difficile à théoriser, surtout que tout le monde aujourd’hui « fait la qualité », et surtout « travaille très proprement »… Que dire encore et toujours ?

      Ben qu’il faut déguster, goûter, trier, aller sur le terrain, voir les vignes et SURTOUT ne jamais avoir d’idée arrêtée. Tel est mon crédo. Un dégustateur qui ne va pas voir les vignes et qui ne connaît pas le travail de celles-ci, je suis circonspect. Enfin…

      En tout cas, tes commentaires positifs donnent la patate et donnent envie de continuer encore et encore !
      Gourmandes salutations, au plaisir de nous rencontrer. Apparemment tu as un commerce, ce serait bien que tu me donnes ses coordonnées.
      A bientôt.

      Patrick.

      • amiotte

        Merci pour ta réponse fort bien argumentée.
        Plus nos vignerons se referment, plus les gens comme toi sont importants.
        C’est la première fois que je vois une étude aussi complète (vigneron, culture, vinification, philosophie …) et indépendante, vue du côté consommateur.
        Grâce à la vidéo notamment, nous sommes chez eux, et tu nous permets d’humer le bonhomme, de voir ce qu’il a dans le ventre.
        Nos achats prennent alors une autre envergure, en y intégrant de l’humain.
        En ce qui me concerne, je n’ouvre jamais une bouteille de vin sans penser aux conditions de son acquisition, le domaine, le moment, le contexte.
        Sans une histoire autour, je trouve ça différent, un peu neutre, même si c’est top.
        Quant au commerce de madame, c’est la seule boutique de Dijon à commercialiser des spécialités artisanales du sud-ouest. C’est sous les Halles de Dijon, côté place du Bareuzai, les vendredis et samedis matin.
        Encore bravo.
        PY

        • Pierre-Yves,

          Quelle faconde, quelle plume ! Humer le bonhomme, me permets-tu de l’utiliser à mon tour ?

          Nous partageons un point commun : se souvenir de l’acquisition d’un vin. Même les bouteilles qu’on m’offre ont toujours une saveur particulière, car elles ont été offertes dans la spontanéité, avec le coeur. Les bouteilles reçues ne sont jamais bues en solo, mais toujours partagées. Elles m’ont été offertes avec le coeur, je les partage avec le même organe… C’est sans doute pour ça que je n’achète quasiment aucune bouteille en hypermarché.

          Pour le commerce de Madame, compte sur moi pour venir y faire un tour. Des cous d’oie farcis, miam, de vrais magrets, miam bis ! Et lorsque je retourne dans cette grande et vaste région qu’est le sud-ouest, variée par ses saveurs mais à l’esprit commun de la bonhomie et du partage, j’aime à retourner chez POUX à Marssac-sur-Tarn où j’y trouve la meilleure saucisse qui soit, et vendue au mètre, particularité du sud-ouest et qui m’amuse tant !

          Toi aussi, continue ainsi, et amuse-nous de tes commentaires ! Gourmandes salutations.

          Patrick.

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