31 janvier 2017

Bourgogne Wineblog déguste les Vacqueyras rouges 2011 et 2012 !

by Patrick Maclart

Les vins des Côtes-du-rhône sud ont tout pour séduire. Complets, riches sans être outranciers, d’un prix abordable, avec des terroirs parfois spectaculaires, des locomotives qui font avancer le train, ils ont tout pour séduire l’acheteur. En plus, certains vins sont de très belle tenue. Focus sur une A.O.C. qui mériterait plus de lumière.

VACQUEYRAS EN QUELQUES MOTS

Installée dans le nord-ouest du Vaucluse, Vacqueyras s’étend sur près de 1.700 hectares, mais 1.300 sont plantés. AOC depuis 1990, elle est tricolore et c’est la seule de la rive gauche du Rhône. Deux communes composent cette appellation : Vacqueyras et Sarrians.

On retrouve la présence de la vigne sous l’époque romaine. Toutefois, plus tard, les terres de Vacqueyras seront dédiées à la culture de céréales ; la papauté d’Avignon toute proche en ayant décidé ainsi. La viticulture va apparaître doucement dès le XVème siècle, pour ensuite croître et prospérer. D’abord Côtes-du-Rhône, puis Côtes-du-Rhône villages en 1955, Vacqueyras atteint le pinacle et devient AOC en 1990.

Le terroir est assez exceptionnel, et mérite attention. Sur les contreforts des dentelles de Montmirail, on y retrouve des collines douces sur la partie orientale, avec des calcaires, sables, marnes. Cette partie réussit bien au grenache.

Les vallons vers le centre de l’appellation sont plus complexes dans leur composition, avec ici du sable, là des marnes, avec plusieurs cépages en fonction des orientations. On y retrouve comme à Châteauneuf des « safres », ces grès fins, gages de finesse et d’élégance pour les vins.

le terroir de Vacqueyras n’est pas le plus complexe du monde, mais mérite attention, surtout en ce qui concerne les orientations, certains sols, et les vents. (image syndicat Vacqueyras)

On retrouvera aussi au nord-est de l’appellation des marnes et des sables fins, avec des cailloutis de garrigues, en direction de Gigondas. A l’ouest, la terrasse caillouteuse que l’Ouvèze a créée voici 600.000 ans. On y retrouve graviers, galets, même des argiles. Sur les grosses épaisseurs, on y retrouvera plutôt des cépages rouges. Pour le reste, les quelques vins blancs y sont présents. On y trouve aussi un cône de déjection en provenance du nord-est, à la rencontre de la terrasse caillouteuse. Des sables argileux et des alluvions le composent ; terroir dédié plutôt à la syrah, mais aussi au grenache et aux cépages blancs. A noter deux terroirs spécifiques dans cette myriade : « Beauregard », un éperon de calcaire gréseux et de marnes blanches, et « Chante-Coucou », un dévers de cailloutis et de sables gréseux, à l’ouest de l’AOC.

le vignoble de Vacqueyras est beau, c’est indéniable. Il embrasse le regard de sa lumière. Et surtout quand la photo est prise par un ami, Jean-Christophe COOLS, du site www.quitou.com. Je vous invite vivement à le visiter.

Pour l’encépagement, l’AOC (qui n’est pas bavarde en le sujet) impose 50 % de grenache minimum, syrah et mourvèdre à 20 % chaque. On notera avec bonheur le retour du carignan dans les cépages autorisés pour le solde des 10 % restants. Aujourd’hui, la production de 44.000 hectolitres (soit 36 hectos l’hectare de moyenne, l’un des plus bas rendements de France !) se répartit à 96 % de vins rouges, 3 % de vins blancs et 1 % de vins rosés.

MON RESSENTI

Pas une surprise. J’étais déjà conscient du potentiel de Vacqueyras. Plus frais que les Gigondas, peut-être un peu moins compacts, ce sont des vins rouges assez frais et d’un bel équilibre. J’ai été étonné de découvrir par contre certains domaines que je ne connaissais pas, et qui ont brillé en mon palais. Par contre, certains producteurs qui se devraient être des phares, des locomotives, m’ont déçu. Dommage que certains grands ne montrent pas l’exemple. Bonne note aussi aux caves coopératives qui ont assuré.

Les conditions de dégustation étaient idéales, bonne lumière, vins à bonne température, un verre bien adapté, et une documentation plus que complète… En lisant la plaquette, on peut quasiment compter le nombre de cailloux au stère de terroir… 😉

La dégustation vous est relatée par ordre alphabétique, parce que j’en ai décidé ainsi… 😉

ATTENTION : n’oublions jamais qu’une dégustation est un instantané du vin à un moment déterminé. Jamais une note ne doit être considérée comme un jugement définitif mais plutôt comme une impression qui tente à projeter le vin dans un futur.

ARNOUX & fils – Vacqueyras

Des vins « parkériens », mais pas dénués de qualités. Un style bien costaud, tout comme le tarif affiché ; ça pique les yeux.

**** Château Lestours-Clocher 2011 – 26 €
beau nez. Belle vinosité, pointe fumée due à l’élevage. La bouche est ronde, soyeuse, complète. Je m’attendais à un boisé plus présent en bouche, mais c’est harmonieux. Bonne longueur, le vin est-il en rapport avec son prix ?

des cuvées bien marquées, au boisé imposant. Mais dans l’absolu, l’objectivité doit être de mise en dégustation. Ca se goûtait bien, c’était convaincant, bien que dans un style que je qualifierai de « parkérien ».

**** Cuvée « 1717 » 2011 – 48 €
nez intense, boisé, fruits noirs et rouges, vanille chaude. La bouche est concentrée, corsée comme il faut, très belle matière. C’est très long, irréprochable autant qu’inabordable !

Domaine du Bois de Saint-Jean – Jonquerettes

*** « la ballade des Anglès » 2011 – 12 €
nez parfumé, groseilles, mûres de platane, floral. La bouche est fruitée, amusante, friande. Le tanin assèche hélas un peu en finale.

Domaine de la Brunely – Sarrians

*** Tradition 2012 – 9 €
robe sombre. Nez droit, propre, belle expression de maturité sans excès. La bouche est fine, sapide, joli fruit rouge. C’est simple mais bien fait, tout est en place. Bonne longueur, joli grain de tanin. C’est bien fait, mais trop simple.

Domaine CHAMFORT – Sablet

***(*) Vacqueyras 2012 – 11 €
beau nez expressif, fruité, violette, la syrah est très présente au nez alors qu’elle ne représente que 10 % de l’assemblage. La bouche est fluide, fine mais sapide et expressive. La structure apporte un beau squelette au vin. Belle longueur, joliment flatteur.

Domaine de la Charbonnière – Châteauneuf-du-Pape

Un domaine de près de 30 hectares, essentiellement sur l’appellation Châteauneuf, mais aussi présent sur Vacqueyras et Côtes-du-Rhône. Un véritable travail dans la culture raisonnée et la sélection parcellaire. Son sérieux n’est plus à démontrer.

****(*) Vacqueyras 2011 – entre 15 et 20 €
nez profond, fin et élégant, chair de cerise. C’est droit mais un peu discret au niveau olfactif. La bouche est fluide, fine, la structure arrive un peu tard, mais ça tient bien, c’est bon. La finale est superbe avec de l’élancement et de l’expression, sur un tanin PARFAITEMENT dosé. Très long, j’achète.

certes fluide et fin à l’attaque, la structure de ce vin arrive plus tard… Il évoluera dans le temps vers l’élégance sans renier ses origines. Personnellement, j’achète.

Le Clos de Caveau – Vacqueyras

** « Fruit Sauvage » 2011 – 11.55 €
nez bien mûr, fruits rouges, chair de pomme. La bouche est curieuse, un drôle de fruit dans une structure bancale. C’est certes long. A revoir, tout semble décentré.

***(*) « Carmin Brillant » 2011 – 14,75 €
nez très aromatique, fruits rouges, printanier, floral. La bouche et très bien faite, souple, fruitée ; un joli tanin en finale dans un bel ensemble qui doit encore se mettre en place. Joli vin.

Domaine le Clos des Cazaux – Vacqueyras

le vin présenté était convaincant. Ce domaine de près de 50 hectares dont la moitié environ de Vacqueyras est dirigé par les frères VACHE. En agriculture raisonnée, un travail important est fait au niveau de l’écosystème. A suivre.

**** « Saint-Roch » 2011 – 10,60 €
joli nez parfumé, fruit rouge et noir, pointe fumée, intense. La bouche est fine, légère, souple, mais les saveurs sont là. Un tanin poli avec de beaux amers en finale. Souple et long. Dans un style abordable, et ça fait du bien.

un vin convaincant d’un domaine qui progresse; la vinification est intelligente, dans un style agréable. A suivre de près.

Cave les Coteaux du Rhône – Sérignant-du-Comtat

les caves coopératives, quand elles travaillent bien, donnent de bons résultats. Je suis un peu agacé par l’utilisation du mot « domaine » pour un travail coopératif. S’agit-il d’une vinification isolée, ou d’une étiquette apposée sur un travail collectif ? La question reste posée, mais rien à faire, cette démarche m’agace. Si on est coopérateur, on l’assume.

***(*) domaine GRANDY 2012 – 7,80 €
robe sombre. Très beau nez expressif et mûr, ensemble olfactif complexe, fruits noirs, tellurique. La bouche est bien faite, sapide, pleine, complète. Bonne longueur. A relever un rapport qualité-prix-plaisir rare.

je voulais relever le travail coopératif, le plaisir que m’a apporté ce vin, et surtout son prix imbattable. On appréciera ou non le nom « domaine » sur l’étiquette de ce type de caves.

Domaine le Couroulu – Vacqueyras

** « Classique » 2012 – 10,20 €
nez réservé, cerise, framboise, mais c’est profond. Pointe de gaz à l’attaque de bouche, le vin assèche le palais et part sur le végétal et un fruit exotique curieux. Finale moyenne.

** « Vieilles Vignes » 2012 – 14 €
couleur sombre. Nez plus convaincant que le précédent, plus rond, fruits rouges, petite impression végétale. Bis repetita pour la bouche, impression de lychee frais. Vraiment curieux.

Domaine de l’Espigouette – Violès

***(*) Vacqueyras 2011 – 10 €
nez parfumé, élégant, souriant, framboise, petites notes épicées. La bouche est fruitée, assez complète, jolis tanins élégants. Ça manque d’un peu de densité, mais la longueur y est.

Domaine Ferme des Arnaud – Villedieu

j’apprends avec surprise, en cherchant des infos sur ce domaine, qu’ils sont en agriculture biologique. De mémoire, le logo n’était même pas présent sur l’étiquette. Un domaine discret, qui mériterait bien plus de lumière. A suivre, reportage in situ pas impossible. En tout cas, même si le vin présenté n’était pas sous son meilleur jour, son potentiel est indéniable. Posez votre truffe sur cette adresse.

**** « Souviens-toi » 2011 – 11 €
nez personnel, complexe, fruits noirs, caoutchouc froid. La bouche est plus convaincante, ça doit s’ouvrir et s’exprimer. Très belle structure, finale longue. A suivre, je mets des kopecks là-dessus.

un vin serré, qui se retenait, mais dont les promesses étaient au fond du vin. Je suis ça de très près, je suis convaincu.

Domaine Fontaine du Clos – Sarrians

***(*) « Reflets de l’âme » 2012 – 9,90 €
nez réservé, subtil, fruits de buisson, myrtille. La bouche est convenable, sapide, j’aime la structure de ce vin qui se marie bien au fruit certes simple mais plaisant. Jolie longueur fraîche.

Domaine Font Sarade – Vacqueyras

**(*) « les Hauts de la Ponche » 2012 – 9,50 €
nez manquant de centre aujourd’hui. Il y a des bonnes choses, mais qui ne s’expriment pas bien. La bouche est fine, aromatique, mais ici encore les choses ne sont pas en place. A revoir. Finale un peu asséchante.

Domaine la Fourmone – Vacqueyras

*** « le Poète » 2011 – 10,50 €
joli nez complet et complexe, notes de prune, poivre, cerise. La bouche est fraîche, ça manque un peu de densité, mais ça se rattrape en finale. Bonne longueur sans plus.

Domaine de la Ganse – Sarrians

je découvre que ce domaine est dirigé par une femme, Coralie ONDE. Depuis le millésime 2014, tous ses vins sont labellisés bio. J’ai dégusté dans des conditions « à l’aveugle », et j’irai très probablement bientôt en reportage là-bas, c’est hyper-prometteur ! A suivre IMPERATIVEMENT.

****(*) « la Ganse » 2012 – 9,50 €
joli nez net, croquant, expressif, propre et frais. Belle entrée en matière : cerise, fruits rouges, petites notes poivrées. Très belle bouche d’un parfait équilibre entre puissance et finesse ; un peu de végétal dû probablement à la syrah. Un très beau tanin vif et intégré, belle longueur.

tellement surpris par la qualité de cette bouteille que j’en ai oublié de la photographier. J’espère que la propriétaire ne me tiendra pas rigueur d’avoir piqué une photo sur son site…

Domaine de la Garrigue – Vacqueyras

Peine à comprendre ce domaine où plus on monte en gamme, plus les vins s’assèchent et se serrent. Problème d’élevage ? La question reste posée, car la matière première semble plutôt bonne.

**** « cuvée Tradition » 2012 – 10,50 €
nez vineux, bien fait, joli fruit mûr, beaucoup de sincérité. La bouche est bien faite. Les tanins sont anguleux mais ça encadre bien un beau jus honnête et de bon fruit. Belle finale tonique.

**(*) « cuvée de l’Hostellerie » 2012 – 11,50 €
très beau nez là encore, sincère, droit, belle vinosité, fruits rouges et noirs, café, bien fait. La pointe de gaz à l’attaque de bouche agace, et la suite part sur un côté asséchant et strict. Dommage.

** « la Cantarelle » 2012 – 20 €
nez frais, rond et fruité, plutôt sur la finesse. La bouche est austère, sèche, tirant un peu sur la châtaigne. Finale ronde, mais le milieu de bouche reste soyeux. Curieux.

La Cave Gigondas – Gigondas

*** « les Primaires » 2012 – PNC
joli nez vineux, cerise, pointe torréfiée. La bouche est un peu ronde, mais pas trop mal. Un fruit charnu en milieu de bouche apporte du confort. Bonne longueur.

Château Maucoil – Violès

**(*) « Lavau » 2012 – 9,90 €
nez bien mûr, fruits rouges, chair de banane. La bouche est très marquée par le bois qui écrase un joli fruit. Finale généreusement boisée. Un style.

Domaine la Ligière – Beaumes-de-Venise

***(*) « Vacqueyras » 2012 – 11 €
beau nez propre, droit, cerise, jolies notes florales, fraîcheur. La bouche est un peu stricte, mais bon ensemble prometteur. Il manque juste un peu de charme dans les tanins mais ça va se fondre. Domaine à suivre.

comme à mon habitude, en dégustation, ni ami ni ennemi, que mes notes retranscrites sans retouche, et toujours dans des conditions « à l’aveugle ».

Mas des Restanques – Gigondas

***(*) « mas des Restanques » 2012 – 9,50 €
nez très fruité, framboise, herbes aromatiques, bien fait. La bouche est souple, fruitée, ronde, peu de structure mais dans un style immédiat et pas prise de tête. Beau et propre dans son expression.

Domaine de Montvac – Vacqueyras

*** « Arabesque » 2011 – 10 €
couleur claire. Nez frais, léger, fraise, plaisant. La bouche est souple, facile, légère, sans vice ni vertu. Bonne longueur.

OGIER – Châteauneuf-du-Pape

**(*) Vacqueyras « Héritages » 2012 – 9,50 €
nez discret, pas très net. Fruit très mûr, odeur de fleuriste. La bouche n’associe pas le fruit et la structure, et ça ne s’arrangera pas avec le temps. Dommage, la longueur y est.

Domaine ROUCAS TOUMBA – Vacqueyras

***(*) les Restanques de Cabassole 2011 – 19 €
très beau nez de fruits noirs, très myrtille, c’est bien mûr. Le boisé est un peu présent, mais ça reste harmonieux. La bouche est bien faite, c’est aujourd’hui dominé par le bois et des notes de fruits très mûrs. Prometteur, patience nécessaire.

Domaine Saint-Pierre – Violès

un domaine « classique » de l’appellation qui ce jour là avait un vin qui se dégustait très bien. Normal de le citer.

**** Vacqueyras 2011 – 12 €
nez de fruits très mûrs, parfumés, notes de poivre noir. La bouche présente un beau fruit juteux et charnu comme il faut. Ça finit bien avec un tanin bien dosé. Un beau classique de l’appellation, belle longueur.

une bouteille classique qui se dégustait à merveille ce jour là. Condition « à l’aveugle », je le cite, même si je n’ai pas toujours trouvé régularité dans les vins de ce domaine.

DOMAINE DE LA DEGUSTATION
domaine le Sang des Cailloux – Sarrians

Sacré parcours pour Serge FERIGOULE. Engagé comme ouvrier agricole, il devient en quelques années l’associé, puis le propriétaire de ce superbe domaine. Depuis 15 ans avec son fils Frédéri, le vignoble est conduit en culture biodynamique. Ça se ressent dans les vins, rien à dire : intenses, concentrés, purs, droits. Certes pas des vins de majorettes, mais ça cause dans le poste, et en vrai, droit dans les yeux. Sincèrement, les vins de Serge ont dominé de la tête et des épaules l’ensemble de la dégustation. Un exemple à suivre.

voilà un mec, voilà un bonhomme ! L’un des meilleurs vignerons de France, qui ne se la pète jamais, qui sourit plus qu’il ne parle, et ses vins musclés qui enchantent les amateurs de terroir et de belles viandes. J’adore, j’admire. Du grand.

***** « Doucinello » 2011 – 15,50 €
superbe nez intense, vibrant, notes florales, cerise rouge. Ça reste élégant malgré tout. La bouche est superbe de fraîcheur et d’intensité, il y a malgré tout la place pour le fruit et la structure. Les tanins sont expressifs aujourd’hui, mais ça va se calmer. Très long. Superbe.

Domaine du Terme – Gigondas

*** Vacqueyras 2012 – 9 €
nez frais, un peu compliqué, fruits de buisson, fort caillouteux. La bouche est tendre, nerveuse, ça tire en longueur. Ça manque de chair mais c’est son style. Bonne longueur.

Domaine de la Tête Noire – Gigondas

pas beaucoup d’infos sur ce domaine vu que leur site internet est en construction… Ah ces artisans ! Toutefois, leur page facebook mentionne qu’ils sont en culture biologique. Bien leur fasse, mais quelques infos supplémentaires auraient été bienvenues.

****(*) « tradition » 2011 – 13,50 €
beau nez distingué, présent sans excès, fruits rouges, tellurique, belle expression vineuse. La bouche est bien faite, sapide, belle tension dans l’ensemble. Les tanins sont bien imbriqués. Belle longueur. Belle bouteille plus efficace que spectaculaire.

Domaine de la Tourade – Gigondas

***(*) « cuvée de l’Euse » 2012 – 13 €
nez frais, fruité, harmonieux, joli fond de nez frais, pointe vanillée (alors qu’il n’y a pas de fût). La bouche est fine, élégante, racée, sur le fruit de buisson (mûre, myrtille). La finale est un peu vive mais ça va se fondre. Long.

VIDAL-FLEURY – Tupin & Semons

**(*) Vacqueyras 2011 – 14,02 €
beau nez bien fait, cerise noire, notes telluriques, impression minérale. La bouche est moins convaincante, avec une impression monolithique, ennuyeuse. Ça se rattrape en finale mais pas de panard…

Vignerons de Caractère – Vacqueyras

*** « Seigneur de Fontimple » 2012 – 13,20 €
joli nez simple, mais bien fait ; joli fruit droit. La bouche est souple, fine, élégante, un peu d’amertume mais ça passe. Longueur convenable.

Vignobles la Côterie – Beaumes-de-Venise

***(*) « cuvée Maïlise » 2011 – 10 €
joli nez frais, belle expression, fruits frais, café. La bouche est fluide, plaisante, élégante, avec de belles notes fruitées bien dosées. La finale est ferme et tiendra le vin debout durant quelques années.

DEGUSTE ET NON-RETENU

Ogier « Vacqueyras Tradition » 2012

2 Responses to “Bourgogne Wineblog déguste les Vacqueyras rouges 2011 et 2012 !”

  • RODICQ ALAIN

    Bravo pour cette déclinaison sur une appellation au super rapport qualité/prix.J’espére que tu as pu découvrir les simples Côtes du Rhône Villages de la Ferme des Arnauds qui valent le détour.

    • salut mon bon ami,

      Je te remercie de ton commentaire. En effet, découvrir Vacqueyras autrement que par des dégustations trop « organisées », j’ai apprécié. Je remercie l’AOC pour les infos transmises; je déplore juste l’absence des règles d’encépagement. Par contre, les données sur le terroir sont plus que précises, on pourrait compter les cailloux comprises dans un stère de terre ! Le terroir est certes intéressant, mais pas le plus complexe du monde. L’orientation est ici prépondérante, y compris l’impact des vents.

      Quant à la ferme des Arnauds, j’ai l’intention de les rencontrer un jour ou l’autre, in situ, à l’instar du Sang des Cailloux (désolé, mais pour moi c’est au-dessus, mais dans un style plus « musclé »), et le domaine de la Ganse, qui me semble être la deuxième révélation de cette appellation.

      Bref, une appellation trop dans l’ombre qui mérite un coup de lumière, c’est fait. Je suis très heureux d’avoir rédigé cet article, et très heureux que tu l’aies apprécié. Il ne manque plus que se boire un canon ensemble !

      Gourmandes salutations, merci de ta fidélité au blog.

      Patrick.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*