18 octobre 2018

en Veneto, MOSOLE, Lucio Mosole : un chemin de lucidité et de bon sens.

by Patrick Maclart

Lucio MOSOLE, 53 ans, est à la tête du domaine depuis… lui-même ! « mon père a acheté le domaine pour ses enfants. Ca m’est tombé dessus parce que je suis l’ainé. Le domaine existait depuis 40 ans et mon père m’a mis en place. Ca m’a immédiatement fasciné, ça m’a plu, j’ai démarré, pas plus simple que ça » me dit cet homme à la fierté mesurée, et qui a conscience du chemin parcouru.

Lucio MOSOLE, un homme sans chichi ni entournures. Lucide, plein de bon sens, il sait qu’il dirige autant un vignoble qu’une entreprise, et c’est à son honneur.

Lucio n’a pas fait des études particulières pour devenir vigneron. Comme beaucoup dans le Veneto, c’est l’école de la vigne et de la terre qu’il fréquentera. Mais il fera des études supérieures en la matière, en pratiquant la passion et la curiosité. Bien entouré de bons oenologues, de techniciens avisés, cette forme de candeur en sera renforcée.

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13 décembre 2016

en Italie, en Veneto, LOREDAN GASPARINI : la transmission

by Patrick Maclart

Quand un Italien faisait fortune, il achetait dès qu’il le pouvait une affaire, souvent agricole, pour assurer un avenir à sa descendance, et puis la terre, voyez-vous, ça ne bouge pas. C’est un peu ainsi que démarre l’histoire actuelle de Loredan Gasparini, vieille propriété tombée en désuétude et gérée par un comte un tantinet valétudinaire.

Le domaine est désormais dans la famille PALLA depuis 1972. C’est le père de Lorenzo, l’actuel gérant,  qui a acheté cette propriété par pure passion, car il a toujours été un amoureux du vin. Ayant fait fortune dans la confection textile, il se dirige vers ce métier par amour; « ça n’a pas été simple d’acheter cette propriété très convoitée, raconte Lorenzo, c’est le Comte Gasparini qui a choisi mon père ».

Lorenzo PALLA, 46 ans, sait qu'il faut certes s'occuper du vignoble, mais penser aussi à vendre son vin. La production est convaincante.

Lorenzo PALLA, 48 ans, sait qu’il faut certes s’occuper du vignoble, mais penser aussi à vendre son vin. La production est convaincante.

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7 mars 2014

en Vénétie, Bonotto delle Tezze, Antonio BONOTTO : alléguer les anciens et apprécier le progrès

by Patrick Maclart

Antonio BONOTTO, 50 ans, représente 500 ans de présence sur le domaine à Tezze. A quelques coudées du fleuve Piave, il peut être fier de perpétuer la tradition viticole, tout en ajoutant les progrès nécessaires; « on tient à nos racines, et on se souvient combien notre région a souffert, notamment lors de la première guerre mondiale, où le Piave était rouge de sang » me dit Antonio avec une émotion toute contrôlée. La région a tellement été marquée par ces combats qu’Antonio a même créé une cuvée spéciale pour la mémoire de ces hommes tombés au front, sur les rives du Piave.

Antonio BONOTTO et son épouse, ils défendent une idée terrienne de leurs origines et de leurs projets.

Antonio BONOTTO et son épouse, ils défendent une idée terrienne de leurs origines et de leurs projets.

Il travaille dans le Veneto un cépage pas évident à dompter, qui a besoin de temps, d’attention, de patience : le raboso. Certes il peut donner des rosés frais, des vins pétillants ou des rouges croquants, mais pour élaborer des vins ambitieux, il faudra patienter jusqu’à la mi-novembre pour le vendanger, là où il sera à son apogée. C’est un cépage dont l’acidité peut monter en PH jusque 7. La précision est indispensable mais notre homme a du savoir-faire et crée aussi un rouge avec une partie des raisins passerillés. Les sols ici sont constitués d’argiles sablonneuses, avec des bancs de cailloux et de sable amalgamés sur une épaisseur de six mètres après la terre arable.

le raboso, un cépage où il faut instinct, intelligence et savoir-faire pour en retirer le meilleur.

le raboso, un cépage où il faut instinct, intelligence et savoir-faire pour en retirer le meilleur.

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