11 avril 2017

dans le Roussillon, le domaine DEPEYRE, 3 règles : le travail, le travail et le travail.

by Patrick Maclart

Serge DEPEYRE, 42 ans, et Brigitte sa compagne sont à la tête du domaine depuis 2002 créé ex nihilo. Serge n’est pas natif des Pyrénées Orientales (Brigitte oui, c’est un produit local !); il vient de l’enclave des Papes vers Orange. Il a rencontré Brigitte lors de ses études au lycée viticole à Avignon, où Serge obtiendra son BTS viti-oeno.

Brigitte & Serge DEPEYRE l'ont vite compris, être deux est une force. Et il leur en a fallu pour être là où ils sont. Du bonheur.

Brigitte & Serge DEPEYRE l’ont vite compris, être deux est une force. Et il leur en a fallu pour être là où ils sont. Du bonheur.

Ce sont suite à des avatars familiaux qu’il serait ici fastidieux et ennuyeux d’évoquer que Serge se retrouve en Roussillon en novembre 1997… « L’acclimatation s’est faite par le travail. C’est ainsi que je me suis fait respecter. Ca n’a rien à voir avec les Catalans, le milieu agricole est fait ainsi. Lors de l’achat de notre deuxième parcelle, le vigneron ne voulait pas me la vendre car je n’étais pas du pays. Mon beau-père est intervenu, heureusement »… On peut comprendre que le milieu viticole soit parfois très dur et qu’il faille s’accrocher.

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31 janvier 2017

Bourgogne Wineblog déguste les Vacqueyras rouges 2011 et 2012 !

by Patrick Maclart

Les vins des Côtes-du-rhône sud ont tout pour séduire. Complets, riches sans être outranciers, d’un prix abordable, avec des terroirs parfois spectaculaires, des locomotives qui font avancer le train, ils ont tout pour séduire l’acheteur. En plus, certains vins sont de très belle tenue. Focus sur une A.O.C. qui mériterait plus de lumière.

VACQUEYRAS EN QUELQUES MOTS

Installée dans le nord-ouest du Vaucluse, Vacqueyras s’étend sur près de 1.700 hectares, mais 1.300 sont plantés. AOC depuis 1990, elle est tricolore et c’est la seule de la rive gauche du Rhône. Deux communes composent cette appellation : Vacqueyras et Sarrians.

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16 janvier 2017

dans le Roussillon, le domaine DEPEYRE, avec Serge DEPEYRE, la vidéo !!

by Patrick Maclart

il n’est pas simple de se faire respecter en Catalogne française (je sais, diront les Catalans, il n’y a qu’une Catalogne, mais là c’est pour expliquer). Surtout quand on est un produit importé.

Serge DEPEYRE vient du Vaucluse, sa femme Brigitte elle est du cru. Et quand je parle d’eux aux collègues du coin, je n’obtiens que des remarques de respect et d’admiration. Pour beaucoup de vignerons, Serge est l’un des meilleurs cultivateurs de vignes de la région. Et au vu de ce que j’ai constaté dans la vigne, je ne peux que le confirmer. C’est d’une tenue, d’un travail hors norme.

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14 octobre 2016

en Provence, le château BARBANAU, Sophie CERCIELLO & Didier SIMONINI : créer le vin

by Patrick Maclart

Sophie CERCIELLO et Didier SIMONINI ont créé, ou plutôt recréé Barbanau… « nous l’avons fait revivre. Le bien a toujours été là, mais nous avons créé le vin » annonce Sophie, créative, imaginative, l’esprit serein mais toujours joueur, et qui a trouvé la symbiose avec son époux qui lui est plutôt un perfectionniste, un rarement satisfait, un puriste. « Tout était planté ici avant notre arrivée, mais la vision précédente n’était que productiviste. Et après plus de 25 ans d’exploitation, on ne peut qu’apprécier le travail accompli » me dit Sophie avec cette voix riante, pendant que Didier lui est à bosser ça où là…

Ces deux là se sont trouvés ! Didier SIMONINI, perfectionniste et bosseur sans compter, à l'énergie physique débordante, et Sophie CERCIELLO, plus posée dans le fond, sachant prendre recul et relativiser, même si sa forme est olympique !

Ces deux là se sont trouvés ! Didier SIMONINI, perfectionniste et bosseur sans compter, à l’énergie physique débordante, et Sophie CERCIELLO, plus posée dans le fond, sachant prendre recul et relativiser, même si sa forme est olympique !

Le père de Sophie est moniteur de ski et décide d’acheter ce domaine et Sophie arrive avec la candeur de ses vingt ans, sans vraiment prendre conscience du boulot à accomplir, le vignoble est épuisé par des années de production intensive; « c’est comme si on avait demandé à une chienne d’enfanter 12 petits par an, c’est exactement ça » ajoute Sophie. C’était insecticides et désherbants à tout va, « on n’entendait même plus les oiseaux » précise notre vigneronne. Leur réussite ? Avoir recréé ce biotope actuel, où oiseaux et papillons virevoltent avec bonheur, sous le regard endormi des deux golden retrievers du domaine.

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2 septembre 2016

en Crozes-Hermitage, le domaine HABRARD, Laurent HABRARD : un chercheur qui trouve

by Patrick Maclart

Des chercheurs qui cherchent, on en trouve, pendant qu’on cherche des chercheurs qui trouvent. Laurent HABRARD fait partie de cette deuxième catégorie, curieux de tout, jamais rassasié de savoir, sachant appliquer avec pragmatisme ses expériences, et surtout sachant aussi humble que simple. A 42 ans, il représente la cinquième génération présente au domaine. Au début, il travaillait avec son frère Emmanuel mais ce dernier a suivi une autre voie… « J’ai repris l’exploitation en 1998, on ne faisait que du vrac et du bag-in-box. Je bossais jusque le dimanche midi, et ma femme m’a bien fait comprendre qu’il lui était difficile de vivre avec quelqu’un qu’elle ne voyait pas. Il a fallu valoriser, j’ai fait de la bouteille. Ca a marché, mais au lieu d’acheter une belle BMW, j’ai pris un ouvrier » me dit Laurent avec ce bon sens que j’aime tant à trouver chez le vigneron.

à 40 ans, Laurent HABRARD arrive à une belle maturité. Sûr de rien, il cherche, expérimente, et prend ce qu'il y a de meilleur. Bref, un chercheur qui trouve.

à 40 ans, Laurent HABRARD arrive à une belle maturité. Sûr de rien, il cherche, expérimente, et prend ce qu’il y a de meilleur. Bref, un chercheur qui trouve.

Laurent a fait 2 BTS, à Avignon et Montpellier, un viti-oeno bien sûr, mais surtout le commerce du vin. A un certain moment, Laurent se pose des questions. Les traitements lui donnent mal à la tête, il fallait changer. La réflexion prend son temps, il regarde ça et là ce qui se passe, et se lance en 2008 dans la culture biologique… « c’est ma façon de m’excuser auprès de la nature. De plus, l’arrêt des insecticides a rapidement créé une concurrence naturelle dans le vignoble ! »

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5 juillet 2014

ANTEPRIMA 2014 Toscane : dégustation des syrahs de Cortona !!

by Patrick Maclart

C’est lors des Anteprima 2014 en Toscane qu’il m’a été donné l’occasion de déguster la production des syrahs de Cortona. Ces « Anteprime », signifiant « primeur », ne constituent pas comme à Bordeaux la dégustation du millésime à peine en cours, mais des millésimes plus anciens, tradition bien italienne.

PORTRAIT ANTEPRIMA 2014

J’aime bien aller en Toscane. Ici, j’ai l’impression de prendre le pouls de la production de vins en Italie. Région emblématique, pleine de raisons et de bon sens, la Toscane est un modèle de discernement et d’intelligence en matière de production de vins. De belles appellations, de bons vignerons, bref tout ce qu’il faut pour passer un bon moment. Je tiens à remercier Franco IGNESTI, directeur de l’interprofession des vins de Toscane, pour son soutien et ses diverses interventions auprès de l’organisation, ainsi que Karin MERIOT de la société ARGOS pour ses actions bénéfiques.

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23 mai 2014

en Crozes-Hermitage, au domaine HABRARD, avec Laurent HABRARD, la vidéo !!

by Patrick Maclart

Laurent HABRARD, 40 ans, est un vigneron heureux. A la tête d’un vignoble magnifique de 15 hectares dans le nord des Côtes-du-Rhône, dont un demi-hectare en Hermitage; parcelle achetée au gendre du Général de Gaulle, page d’histoire toujours émouvante.

Au début, Laurent travaille le vrac, le bag in box… Toutefois, il commence à comprendre que travailler ainsi prend autant de temps que travailler autrement. Puis il constate que tous ces produits qu’il met dans ses vignes, frappées d’une tête de mort, n’apportent somme toute pas grand chose. En plus, en arrêtant l’utilisation d’insecticides, il constate certes le retour des insectes, mais surtout des insectes prédateurs, ceux qui sont des insecticides.

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4 avril 2014

à Collioure, au domaine de la Tour Vieille, Christine CAMPADIEU & Vincent CANTIE : jeunesse perpétuelle.

by Patrick Maclart

Christine CAMPADIEU et Vincent CANTIE, la cinquantaine épanouie, sont les propriétaires du domaine. Vincent récupère le domaine en 1982 de ses parents. La tradition de la famille CANTIE étant le vin et la salaison d’anchois.

Il fallait que ces deux là se rencontrent ! Christine CAMPADIEU, gestionnaire mais romantique, Vincent CANTIE, bosseur mais idéaliste. Ils sont la force de leur faiblesse et la faiblesse de leur force. Les deux font la paire.

Vincent et quelques habitants de Collioure voient avec regret que la région se tourne vers le tourisme de masse. Ingénieur de formation, ils veulent tout faire pour conserver le vin dans la tradition du pays, et ne pas voir la vigne disparaître. Bref, s’installer durablement, pour l’exemple. Vincent va donc louer alors des vignes, replante, et a la ferme volonté d’élaborer des vins doux naturels… « Je bossais tellement à la vigne que j’étais totalement désorganisé pour le reste, les factures étaient envoyées 3 mois après l’enlèvement du vin ! » se souvient Vincent.

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18 mars 2014

à Châteauneuf-du-Pape, au domaine de la Millière, Michel ARNAUD : une volonté sans cri et sans heurt

by Patrick Maclart

Michel ARNAUD, 52 ans, est à la tête du domaine depuis 1991. Il est toutefois vigneron avec son père Aimé depuis 1983. Il décide de créer son domaine avec son père pour créer la structure actuelle justement en 1991, avec les vignes qu’il avait achetées et celles de son père.

Michel ARNAUD, un homme simple et sincère, qui sourit à la vie. Sa volonté est pragmatique, un vrai sens paysan en quelque sorte.

Michel ARNAUD, un homme simple et sincère, qui sourit à la vie. Sa volonté est pragmatique, un vrai sens paysan en quelque sorte.

Il s’étend donc sur une vingtaine d’hectares. L’étymologie du nom du domaine vient des années 30. Le grand-père de Michel, Fernand, découvre en déboisant une forêt une borne « millière », ces fameuses bornes que les Romains avaient placé tous les miles sur leurs voies.

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5 février 2014

à Châteauneuf-du-Pape, le domaine de la Millière, Michel ARNAUD, la vidéo !!

by Patrick Maclart

au domaine de la Millière, Michel ARNAUD a toujours travaillé bio. Il est passé aux produits chimiques, suite à un gros mal de dos qui l’empêchait de travailler à 100 %. Au vu du résultat, il est vite revenu en arrière; mais doit-on considérer le bio comme une marche en arrière ? Bien sûr que non, là en l’occurrence je vous mets dans un temps défini…

Sur les 27 hectares du domaine, Michel élabore non seulement des Châteauneuf-du-Pape, mais aussi des côtes du Rhône, un peu de vrac.

Le style de Michel ? La fraîcheur, l’équilibre et l’harmonie, sans pour autant renoncer sur les Châteauneuf à un bon potentiel de garde, signe des grands vins de l’appellation.

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