26 mars 2020

à Vosne-Romanée, le domaine MUGNERET-GIBOURG : quand le mot « courage » s’écrit au féminin

by Patrick Maclart

Marie-Andrée MUGNERET est au domaine depuis 1988… « le nom de notre domaine est long. Mes grands-parents ont constitué le domaine. C’était un couple moderne pour l’époque. Ma grand-mère adorait les vinifications, entrait au chai. A l’époque, les femmes n’étaient pas toléréres dans cet endroit » raconte-t-elle avec justesse. Les caves ont été achetées en 1933, alors que le vin ne se mettait pas en bouteille au domaine… « Georges leur fils avait des grandes dispositions pour les études. Le chanoine de Vosne visitant les parents les a motivés à ce que mon père poursuive ses études. Ce qu’il fit avec succès en devenant médecin ophtalmologue. »

deux femmes « courage » qui ne cherchent pas à se gargariser avec le féminisme bêlant d’aujourd’hui. Ce qu’elles ont fait, c’est ni plus ni moins qu’honorer la mémoire de leurs anciens. Big up Mesdames, je vous admire.

Une parcelle de Clos-Vougeot a dû se vendre pour régler des frais de succession. Georges se jure alors de racheter une parcelle, ce qu’il fit (toujours avec succès) en 1953 lors d’une vente aux enchères. Il continue l’extension du domaine, avec l’acquisition de Nuits Saint-Georges « les Chaignots » en 1971, de Ruchottes-Chambertin grâce à l’intervention de Charles ROUSSEAU de Gevrey en 1977 (famille avec laquelle elles sont encore et toujours reconnaissantes, et avec laquelle une amitié indéfectible s’est créée), et enfin en 1985 avec des Chambolle 1er cru « les Feusselottes »… « et je ne crois pas que tout cela pourrait se passer aujourd’hui » raconte avec fatalisme Marie-Andrée.

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20 février 2014

Roi Chambertin 2013 : Bourgogne Wineblog déguste l’intégrale des Gevrey Grands Crus 2012 !!

by Patrick Maclart

J’étais invité voici quelques jours à la dégustation annuelle des primeurs 2012 à Gevrey-Chambertin pour un évènement qui désormais s’appelle « Roi Chambertin ». Cette dénomination renaît de ses cendres. Dans les années 80, c’était une festivité dont seuls les Bourguignons ont le secret, et qui était d’un succès hors pair, avec dégustations et libations de bon aloi. Qui sait que peut-être un jour, cette réjouissance, avec confrérie allant de pair, pourrait vraiment ressusciter…

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Là en l’occurrence, il s’agit de choses bien plus sérieuses. Gevrey-Chambertin refuse la pantalonnade des dégustations primeur de printemps. A cette date, les vins ne sont vraiment pas prêts, en fin de fermentations malolactiques, ou pendant. Le pinot noir ne se soumet pas à l’homme, aussi critique ou Anglo-Saxon soit-il. Comme en Bourgogne on prend le temps de vivre et de mourir, notre cépage emblématique s’est adapté à notre esprit. C’est pourquoi Gevrey a décidé de présenter ses vins en fin d’élevage, soit en novembre. Ils sont plus lisibles, plus aptes à être compris et jaugés. Défendons les convictions de notre joyeux village burgonde et espérons que d’autres suivront le pas. (pour voir l’article général écrit sur l’évènement, CLIQUEZ ICI).

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