31 mai 2013

dégustation de Châteauneuf-du-Pape à Avignon, au Petit Louvre, toutes mes notes de dégustation

by Patrick Maclart

 Il y a quelques temps, le syndicat de Châteauneuf-du-Pape organisait à Avignon, dans un sublime endroit appelé « le petit Louvre » une dégustation d’une vingtaine de vignerons. J’ai toujours aimé cette appellation qui continue a rester au sommet de la production rhodanienne. Certes tout le monde connaît les fameux galets roulés, mais mes nombreuses visites m’ont démontré que le terroir de Châteauneuf ne se limite pas qu’à ces gros cailloux, mais qu’on y trouve myriade de sols variés. Ce qui explique la variété d’expressions des vins.

CDP LE CHATEAU

J’apprécie Châteauneuf pour plusieurs raisons. La première est que l’appellation se trouve au sommet depuis son accession au titre de l’AOC. Ensuite, on trouve dans cette appellation tous types de vins à tous les prix. De surcroît, un quart du vignoble est certifié en culture biologique. Enfin, c’est une appellation qui communique très bien, originale, et dans laquelle j’ai plein de copains. Toutefois, comme je le dis toujours, en dégustation, pas d’ami et pas d’ennemi !

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26 avril 2013

à Châteauneuf-du-Pape, au domaine Pierre ANDRE, Jacqueline ANDRE : good vibrations !

by Patrick Maclart

« ce n’est pas une question de courage mais de conscience. En effet, faut du courage pour être vigneron, il faut être constamment présent dans sa vigne, sans tenir compte du jour ou de l’heure. Mais à la base, il faut être courageux pour être vigneron ». C’est en ces termes tant paradoxaux dans la forme que si justes dans le fond que Jacqueline ANDRE du domaine éponyme à Châteauneuf-du-Pape entame la discussion. Sa famille a toujours été ici, mais c’est son père qui a été celui qui aura développé le domaine.

Jacqueline ANDRE a la gentillesse génétique, inscrite en elle. Elle l’est avec sa vigne, et ses vins ont une vibration qui n’appartient qu’à eux.

Son arrière grand-père était maréchal-ferrant, et avait quelques lopins de vignes ; à cette époque bien des vignerons avaient une activité principale plus rémunératrice. Mais chez les André, on transmet toujours son savoir, si bien que chaque génération s’en trouve toujours plus forte. « Mon père a réussi à faire croître le domaine en respectant le patrimoine, sans arracher de vieilles vignes, même celles qui étaient mal plantées. Elles n’ont jamais été désherbées chimiquement, et j’ai aujourd’hui un patrimoine hors du commun. Je le remercie au quotidien » me dit Jacqueline avec une telle sincérité. A 55 ans, elle n’a pratiqué que l’école de la vigne, et des apprentissages, plus quelques stages en biodynamie.

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26 février 2013

à Châteauneuf-du-Pape, le domaine BERTHET-RAYNE, Laure BERTHET : la belle et le bio.

by Patrick Maclart

La jeune Laure BERTHET-RAYNE, 34 ans, est à la tête du domaine éponyme. Elle représente la cinquième génération, mais c’est surtout son père et son grand-père qui ont développé le domaine pour l’amener à une superfice actuelle de 26 hectares, dont du fermage. Les vignes en appellation Châteauneuf s’étendent elles sur 16 hectares, car il y a aussi 8 hectares de côtes-du-Rhône et 2 de vin de table. Le domaine s’appellait à l’origine « les Cigalons », et une partie des vignes fut donnée à Christian, le père de Laure, pour construire le domaine BERTHET-RAYNE.

Laure BERTHET-RAYNE, c’est tout, sauf une diva des vignes. Elle va y travailler, elle participe à tous les travaux exigeants, et n’hésite pas à aller à la rencontre de ses clients. Une femme courageuse au sourire ineffaçable. Une bien belle rencontre.

Le domaine est en bio depuis 2007, mais était déjà en culture raisonnée depuis bien des années. Le passage au bio est dû comme bien souvent suite à une tragédie familiale, là où le grand-père décède d’un cancer des poumons. Certes, mais de nombreux cancers commencent à décimer l’entourage de la famille, et c’est le père de Laure qui va fortement diminuer les doses de produits phyto. On compensera cette diminution par un travail des sols accentué, notamment le cavaillonnage.

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9 février 2013

Le premier concours « Grenaches du Monde » à Perpignan… Tous les résultats !

by Patrick Maclart

Le 24 janvier dernier s’est déroulé à Perpignan le premier concours Mondial des grenaches, appelé « Grenaches du Monde ». C’est le CIVR, interprofession des vins du Roussillon, qui a eu l’insigne honneur et surtout l’audace d’organiser ce concours. En effet, ce cépage n’est pas des plus emblématiques ou des plus médiatiques, mais Dieu qu’il est bon ! Surtout que grenaches doit prendre un « s », car on entend non seulement le grenache gris ou blanc, mais aussi la variété de vins qu’on peut produire : mousseux, effervescent, sec, doux, rancio…

J’en vois déjà qui vont fustiger mes propos, disant que les concours ça ne sert à rien, que ça fait le bonheur des gros opérateurs, etc… Je répondrai à cette intelligentsia du vin, qui ne daigne boire que des vins à leur image, donc sectaire en diable, ou que de grandes étiquettes afin de satisfaire son égo, que ces concours ont pour moi une utilité multiple. Tout d’abord, c’est l’occasion de revoir des copains, mais aussi de faire des rencontres, et récolter ainsi précieuses informations. Car comment être tenu au courant de ce qu’il se passe quand on ne va jamais sur le terrain ? La question reste posée…

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8 janvier 2013

Bourgogne Wineblog à Châteauneuf-du-Pape, au domaine BERTHET-RAYNE, la vidéo !!

by Patrick Maclart

Une vidéo chez la belle Laure BERTHET-RAYNE, qui est à la tête d’un très beau vignoble d’une vingtaine d’hectares en Châteauneuf-du-Pape, mais aussi en côtes-du-Rhône, au domaine BERTHET-RAYNE.

Depuis très longtemps, on travaille très naturellement au domaine, au point où la conversion bio a coulé de source. Différents avatars familiaux, quelques prises de conscience, et une méthode de travail qui devient désormais plus qu’une philosophie, le labeur quotidien.

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11 juin 2012

à Vinsobres, le domaine du Moulin, Denis VINSON : humilité et volonté vinsobraises.

by Patrick Maclart

Le domaine du Moulin tire son nom d’un quartier de Vinsobres où se trouvait le moulin à huile d’olives. C’est un domaine qui existe au moins depuis un siècle. Au départ, la production se vendait essentiellement au niveau local. Puis, petit à petit, le domaine s’est fondé et est dirigé aujourd’hui par Denis VINSON.

Denis VINSON est un homme pragmatique, sensé, volontaire… Et c’est de famille. Tout le monde veut élaborer de bons Vinsobres, et ils y parviennent, mais à la sueur du front.

Cet homme de 55 ans s’en occupe depuis 1984, mais vu la maladie de son père, il y était déjà bien présent par le passé. La descendance est elle aussi bien présente, avec Charles et Joseph. Les deux fils de Denis s’installent eux aussi progressivement. Le premier avec un BTS obtenu à Davayé en poche, « Le second est allé jusqu’à la porte du lycée, mais ne l’a pas traversée ! En tout cas, les deux ont fait l’école de la vigne. » annonce avec malice ce vigneron qui indéniablement aime le contact et l’échange.

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2 mai 2012

VINISUD 2012 : Bourgogne Wineblog déguste l’intégralité des Tavel !!

by Patrick Maclart

VINISUD, le salon des vins de l’Europe du Sud et du bassin méditerranéen, se tient tous les deux ans à Montpellier, en alternance avec Vinexpo à Bordeaux. Les vins du sud ont bien des mots à nous dire : fruités, expansifs, épicés, riches, ils égaient nos tables printanières et estivales. Les vins plus vieux peuvent eux venir aux autres saisons.

J’aime beaucoup les vrais rosés, tels Bandol ou Tavel. Ces derniers, expressifs, riches, opulents, parfumés, de belle couleur, ont tout pour aller sur une grande table. Leur caractère nous change de ces rosés anémiques, d’une couleur absente (ma grand-mère aurait galopé chez le pharmacien pour leur donner des pilules de fer !), et d’une saveur qui rappelle à l’amnésique qu’il a tout oublié. Oui, Tavel a du corps, et n’oublions jamais que la destination d’un vin, c’est la table. Et surtout pas pour flatter le nuancier de couleur du carrossier ou du peintre.

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27 avril 2012

à Châteauneuf-du-Pape : le domaine de la Côte de l’Ange : du partage, du plaisir, du bonheur simple.

by Patrick Maclart

Yannick GASPARRI et son épouse Corinne, 43 ans tous les deux, sont installés au domaine depuis 1988. Le domaine s’appelait auparavant Jean-Claude MESTRE, qui est le père de Corinne. Au départ, Yannick ne se destinait pas à la vigne. Il était mécanicien, maçon… Et la rencontre avec la charmante Corinne changera désormais tout.

Yannick et Corinne GASPARRI donnent l’impression d’être exactement à leur place, leur bonheur est simple. Leur sens du partage de leurs vins en dit long sur leur état d’esprit, simple, joyeux et heureux. Votre visite ne sera qu’un bon moment.

Il s’est lancé dans la reprise du domaine, anticipant le départ de Jean-Claude. Il a donc suivi un BEPA agricole, et pour le reste, il a fait l’école de la vigne ! « J’ai toujours voulu m’occuper du domaine, j’allais aux vendanges, je mettais en bouteilles avec mon père. » me déclare Corinne avec tant de sincérité. « Ma mère me poussait aux études, et moi je poussais pour aller aux vignes ! ». Forcément, entre Corinne et Yannick, ce fut la rencontre qu’il fallait. Pour éviter toute confusion dans les noms avec l’arrivée de Yannick, c’est la marque du grand-père qui va donc renaître de ses cendres : le domaine de la Côte de l’Ange.

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16 mars 2012

à Châteauneuf-du-Pape, avec Yannick GASPARRI dans la vigne de la Côte de l’Ange : la vidéo !

by Patrick Maclart

Yannick et Corinne GASPARRI sont d’honnêtes et sympathiques vignerons de Châteauneuf-du-Pape. Ils accueillent de la même façon le petit couple qui viendra chercher quelques bouteilles pour leur cave que les grands connaisseurs avides de flacons d’exception.

Leur sens du partage, leur simplicité sincère, tout ça gravite autour d’eux et j’aime à me sentir entouré de vrais viticulteurs. C’est rassurant, ça réchauffe.

La terre de la Côte de l’Ange est vraiment particulière, faite de terre blanche calcaire et de caillasses, et vous découvrirez ce sol hors norme lors du visionnage de cette vidéo. Elle est pas belle la vie ?

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6 mars 2012

à Gigondas, le domaine Saint-Damien : puissance pure, maîtrise bio.

by Patrick Maclart

Joël SAUREL, 55 ans, la moustache glorieuse, est à la tête de ce domaine depuis… toujours. C’est en effet un domaine familial. Joël est le dernier d’une famille de 7 enfants. Depuis 5 générations, la relève est assurée par l’un de ses deux enfants, Romain, qui a aujourd’hui 20 ans et assurera la sixième et suivra très probablement un DNO à Montpellier. Annie, l’épouse, s’occupe de l’administration du domaine.

Joël SAUREL est un vigneron humble en paroles mais efficace en actes. Sa conversion en bio, vu son parcours et son âge, le confirme.

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