20 juin 2019

en Champagne, à Avenay, Marc AUGUSTIN : la vidéo !!

by Patrick Maclart

Marc AUGUSTIN, qui aime à s’appeler « coeur-viculteur » tellement son travail lui est viscéral, ne peut laisser indifférent. Vigneron atypique à Avenay, ayant fait de sa biodynamie une évolution, son travail créera admiration ou agacement. En tout cas, il ne laissera pas indifférent.

Pourtant, ses intentions sont plus que louables. Il veut non seulement revenir aux sources de la culture originelle, mais aussi faire progresser la viticulture sans céder aux chants des sirènes du modernisme. Tout l’intéresse, le travail des sols, de la vigne, la gemmologie, le nombre d’or, le tableau des éléments, et j’en oublie.

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5 avril 2019

à Santenay, chez Jean-Marc VINCENT : l’esprit en perpétuel mouvement.

by Patrick Maclart

Un journaliste anglais avait écrit un jour : « life is too short to drink Santenay ». Laissons à cet enfant mal élevé de la perfide Albion la totale responsabilité de ses propos. Santenay a des terroirs sublimes qu’il suffit de savoir glorifier avec talent. Après le portrait d’Antoine OLIVIER, je vous emmène auprès d’un autre immense talent de ce village du sud de la côte de Beaune.

Jean-Marc VINCENT, la quarantaine, a repris le domaine il y a 17 ans maintenant…  » le domaine était en sommeil depuis 30 ans. Je suis né quand mon grand-père prenait sa retraite. Les vignes étaient louées. C’est par affection pour mon grand-père que je suis devenu vigneron. J’aime ce côté artisan » me dit Jean-Marc avec cette émotion qui lui appartient. Dans le discours déjà, il est clair que l’affectif compte chez lui.

Anne-Marie et Jean-Marc VINCENT, un couple dédié à son domaine, où la qualité n’est ni plus ni moins que le quotidien.

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18 janvier 2019

Bourgogne Wineblog déguste les vins « nature » de Toscane à Paris !!

by Patrick Maclart

Il y a quelques temps, j’ai été convié à une bien jolie dégustation de vins « nature » italiens. Il est indispensable de remercier ici Florence ANDRIEU de l’agence BALPOP, ainsi que toute son équipe, pour la qualité de l’organisation et de l’accueil. Tout a été fait en toute simplicité et convivialité.

BON, UN NATURE, C’EST QUOI ?

Il y a quelques années, c’était avant tout un sujet de polémiques sur les réseaux sociaux. Quand les vins nature sont apparus, une flopée de défenseurs invétérés sont montés au créneau, créant à foison des blogs spécialisés en la matière, mais aussi autant de détracteurs hélas. Malheur à celui qui les critiquait, il risquait dans le meilleur de perdre plein « d’amis », et dans le pire des cas l’écartèlement sur place publique. J’exagère un tantinet, mais on n’en était pas loin. J’en ai fait l’amère expérience en « osant » critiquer une dégustation de vins nature du Beaujolais, estimant que les vins n’étaient pas au top. Un commentaire cinglant d’une blogueuse avait été assez net en écrivant, je cite : « si c’est comme ça, tu n’as rien à faire dans le Beaujolais, rentre chez toi ». Avouez que c’est bien épicé !

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31 mai 2018

en Champagne, à Mardeuil : le domaine CHARLOT-TANNEUX : artisan du terroir

by Patrick Maclart

Vincent CHARLOT, la quarantaine heureuse, est à la tête du domaine depuis 2001… « ma vie a démarré en 1992 quand j’ai fait mon premier vin. On peut parler là de ma naissance ». Il a commencé son parcours avec un BEP à Avize, puis un BTA à Rouffach. Enfin, et c’est assez rare dans le parcours d’un vigneron, un BTS technico-commercial à Montpellier… « mes parents étaient coopérateurs. J’avais envie de voir comment le vin se vendait, les marchés, et surtout comment présenter ses vins ». On peut avoir du savoir-faire, encore faut-il le faire savoir…

Vincent CHARLOT est un homme sans la moindre concession avec lui-même. Tout le monde a droit de parole avec lui, mais il garde sa ligne de conduite : le terroir, le vrai.

Bien que ses études se terminent en 1996, il commence à bricoler ses premiers vins en 1992; « c’est quand j’ai commencé à travailler sur barriques que la révélation s’est produite. C’est à ce moment précis que j’ai su ce que j’allais vraiment faire » me dit notre vigneron avec simplicité, et cette volonté calme et posée qui le caractérise, même si son côté puriste est et reste un fond de sa nature.

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12 février 2018

en Champagne, à Mardeuil, avec Vincent CHARLOT : la vidéo !!

by Patrick Maclart

Vincent CHARLOT, au domaine CHARLOT-TANNEUX à Mardeuil, se dit « artisan de la terre, de la vigne, du terroir ». En tout cas, en pleine quarantaine, c’est un puriste, un homme qui ne laisse aucune concession.

Ayant repris le domaine familial, il dit être né en 1992, là où il a élaboré son premier vin. Ses études sont étonnantes, car il suivra même un BTS technico-commercial vins. Il a vite compris qu’après le savoir-faire, il faut le faire savoir.

Aujourd’hui, je suis époustouflé par la droiture et surtout la longueur des vins de Vincent. Son travail pur se retrouve dans ses vins. Et l’homme, même s’il doute dans ses certitudes, a trouvé son harmonie et son bonheur. Là encore ça se sent.

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8 novembre 2017

focus sur les Marsannay rouges, millésimes 2012 et 2011 !!

by Patrick Maclart

Après une réflexion intense sur la modification profonde actuelle de la Bourgogne, j’ai pris la décision de mettre un focus sur Marsannay. Cette jeune appellation est dotée de volontés fortes, et c’est l’une des raisons qui m’a poussé à écrire cet article. L’autre raison est que Marsannay reste pour l’instant l’une des dernières sources d’achats de vins de Bourgogne à prix raisonnable, tout en ayant une belle spécificité, une identité, un caractère et des vignerons ambitieux.

MARSANNAY EN QUELQUES MOTS

Située tout au nord de la côte de Nuits, à quelques encablures de Dijon, Marsannay est la première AOC au nord de cette zone, reconnue depuis 1987 seulement. Dans son histoire, Marsannay loupe souvent le train par des décisions qui au moment donné étaient les bonnes. Tout d’abord, la proximité de la ville de Dijon, capitale des Ducs de Bourgogne. Marsannay est alors en bonne posture pour livrer à la cour ses meilleurs vins. Les pressoirs monumentaux ne sont d’ailleurs pas très loin de notre village, à Chenôve, juste au nord. Lavalle parlera de vins communs, mais de qualité; on ne pouvait à l’époque meilleure définition. Par la suite, au XIXème siècle, Marsannay se lance dans la production de vins quelconques afin d’abreuver les bistrots de la grande ville; on ne peut oublier que la raison première d’un vigneron est avant tout de gagner sa vie. On trouvera notamment beaucoup de gamays plantés dans la partie basse du finage. Après la crise phylloxérique, alors que tout le monde tente de rattraper le retard sur les marchés qui ont opté pour les vins des colonies françaises, Marsannay va se lancer dans la production de vins rosés sous l’impulsion du visionnaire et hyper-actif Joseph CLAIR-DAU. Afin de sortir les vins de son village de la crise, il crée un rosé en défendant le nom de « rosé de Marsannay » qui dans les années 30 n’est pas reconnu comme une appellation. Et c’est hélas cela qui entre autres fera louper le coche des AOC au moment de leur distribution. Plus tard, après des années d’âpres combats, la production du village sera enfin reconnue à son juste titre fin des années 80.

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23 février 2017

à Morey Saint-Denis, Gilles BALLORIN : sur le bon chemin de vie.

by Patrick Maclart

Gilles BALLORIN, 49 ans, a créé son domaine ex nihilo en 2005. Tour à tour vendeur, responsable export, marketing, et même directeur commercial ! « J’ai toujours fait les vendanges, j’adorais ça. Mais il fallait que je fasse mon truc (sic). Je ne savais pas tailler une vigne mais j’y suis allé. En fait, quand on travaille comme commercial, on met un costume. Eh bien voilà, je mettais un costume » dit Gilles avec cette sincérité spontanée qui le caractérise si bien.

à 45 ans, Gilles BALLORIN est dans la fleur de l'âge, mais dans le parcours de vie qu'il veut vivre. D'où cette harmonie qu'on ressent chez lui.

à 49 ans, Gilles BALLORIN est dans la fleur de l’âge, mais dans le parcours de vie qu’il veut vivre. D’où cette harmonie qu’on ressent chez lui.

Il va s’installer en 2005 donc avec seulement 30 ares de Bourgogne, au chapître de Chenove. Même si cette terre est classée simple Bourgogne, elle a quand même été reconnue au XIIème siècle comme l’une des meilleures du coin, o tempora o mores… Il trouve 3 hectares en 3 mois (belle performance) et le domaine s’étend presque 2 hectares en plus en 2006 pour arriver à la superficie actuelle.

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29 novembre 2016

à Morey Saint-Denis, Gilles BALLORIN, la vidéo !!

by Patrick Maclart

On en écrit des choses sur Gilles BALLORIN, j’ai même entendu des sornettes concernant cet homme riche de volontés : doux rêveur, poète, idéaliste… Peu importe. En ce qui me concerne, je le qualifie de grand talent.

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Gilles, c’est un homme qui a eu le courage de choisir sa vie, pendant que d’autres la subissent. Une belle place comme directeur commercial, mais le costume qu’il portait était tant sur son dos que dans sa tête. L’appel de la terre, de la vigne était là. Il a eu l’ouverture d’âme pour l’écouter et suivre ce chemin, à notre grand bonheur.

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13 mai 2014

Bourgogne Wineblog déguste les vins de l’état de New York !!

by Patrick Maclart

Lors du dernier salon MEGAVINO à Bruxelles, il m’a été donné la possibilité très rare de déguster et apprécier la production de l’état de New York. Cet état où l’on trouve la ville emblématique des Etats-Unis est, on l’ignore souvent, grand comme deux tiers de la France. Fortement influencé par l’océan, son climat frais en fait un endroit intéressant pour la culture de la vigne.

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L’ETAT DE NEW YORK EN QUELQUES MOTS

Il y a environ 400 ans, les premiers colons, essentiellement des Hollandais, découvrirent cet endroit boisé et jalonné de collines (qui au départ s’appelait Nouvelle-Amsterdam) et virent que la vigne poussait naturellement. Ils en plantèrent et commencèrent à élaborer le vin. Il y a presque 200 ans, la première « winery » s’installe dans l’état, et d’autres suivront plus à l’ouest, là où on retrouve les collines et les Finger Lakes, dont je vous parlerai ci-après. Le développement est considérable, après la prohibition, la seconde guerre mondiale, l’état comptait 19 wineries il y a 35 ans. Elles sont désormais 335.

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31 mars 2014

Grands Jours de Bourgogne 2014 : focus sur les vins de l’Auxerrois

by Patrick Maclart

Traditionnellement, l’ouverture des Grands Jours de Bourgogne commence toujours par le nord de notre région, à savoir le chablisien et l’auxerrois; dégustation qui porte le très joli nom de « porte d’Or de la Bourgogne ». Cette année, je donne priorité aux vins de l’auxerrois, Chablis ne sera pas dégusté cette année.

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Non pas que je boude la belle appellation de Chablis, mais l’occasion m’est souvent donnée de déguster les vins en fort progrès de cette AOC ces dernières années. J’ai donc préféré aller tâter de la production auxerroise. Ces vins ne sont par ailleurs pas toujours simples à comprendre.

Souffrant de l’ombre de leur prestigieux voisin, l’auxerrois a parfois peine à trouver la lumière médiatique. Et pourtant, leur différence, leur originalité, leur authenticité, en font des vins à part. Les pinots partent souvent sur des notes de noyau de griotte vraiment typiques, mâtinées de notes cendrées. Quant au chardonnay, il arrive à avoir une gueule à lui, que ce soit à Vézelay, secteur en plein développement et qu’il faut désormais suivre à la loupe, ou ailleurs, avec des tensions et de la vivacité qui plaisent tant aujourd’hui. On trouve aussi dans cette région deux cépages bien exclusifs : le césar, parfois austère, mais qui ne manque ni de structure et de tanins, et le sauvignon, planté à Saint-Bris, qui donne des résultats aujourd’hui jamais atteints.

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