31 janvier 2017

Bourgogne Wineblog déguste les Vacqueyras rouges 2011 et 2012 !

by Patrick Maclart

Les vins des Côtes-du-rhône sud ont tout pour séduire. Complets, riches sans être outranciers, d’un prix abordable, avec des terroirs parfois spectaculaires, des locomotives qui font avancer le train, ils ont tout pour séduire l’acheteur. En plus, certains vins sont de très belle tenue. Focus sur une A.O.C. qui mériterait plus de lumière.

VACQUEYRAS EN QUELQUES MOTS

Installée dans le nord-ouest du Vaucluse, Vacqueyras s’étend sur près de 1.700 hectares, mais 1.300 sont plantés. AOC depuis 1990, elle est tricolore et c’est la seule de la rive gauche du Rhône. Deux communes composent cette appellation : Vacqueyras et Sarrians.

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16 janvier 2017

dans le Roussillon, le domaine DEPEYRE, avec Serge DEPEYRE, la vidéo !!

by Patrick Maclart

il n’est pas simple de se faire respecter en Catalogne française (je sais, diront les Catalans, il n’y a qu’une Catalogne, mais là c’est pour expliquer). Surtout quand on est un produit importé.

Serge DEPEYRE vient du Vaucluse, sa femme Brigitte elle est du cru. Et quand je parle d’eux aux collègues du coin, je n’obtiens que des remarques de respect et d’admiration. Pour beaucoup de vignerons, Serge est l’un des meilleurs cultivateurs de vignes de la région. Et au vu de ce que j’ai constaté dans la vigne, je ne peux que le confirmer. C’est d’une tenue, d’un travail hors norme.

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14 septembre 2016

à Bandol, chez Jean-Pierre PIERACCI : ça roule pour lui !

by Patrick Maclart

Jean-Pierre PIERACCI, 37 ans, est vigneron selon lui depuis 2007. Il a créé le domaine ex nihilo… « j’étais au lycée et je ne branlais rien (sic), je ne voulais pas être dans un moule et je voulais apprendre. J’avais repiqué ma 2ème, je suis rentré chez moi, j’ai dit à mon père que l’école ne m’intéressait pas. Il m’a alors demandé ce que je voulais faire, j’ai dit « vigneron ». Et je suis parti au lycée viticole ». Comme quoi les destins…

Jean-Pierre PIERACCI, un modèle de sourire, de vie à vivre, et d'adaptations face aux épreuves. Un copain ? Voire plus.

Jean-Pierre PIERACCI, un modèle de sourire, de vie à vivre, et d’adaptations face aux épreuves. Un copain ? Voire plus.

Il intègre le lycée viticole d’Orange, avec des gens qui avaient déjà du bagage pour la plupart. Et puis il y a les silencieux, ceux dont les parents ne peuvent assumer seuls leur domaine, et ces jeunes qui le weekend rentrent bosser au domaine, des jeunes qui font du 7 sur 7… « à Orange, je me suis fait plein de copains, et pour la vie » me dit Jean-Pierre dont on sent l’émotion dans tout ce qu’il fait. BTS viti-oeno obtenu haut la main, notre vigneron peut s’installer. 8 hectares achetés d’un coup, il devient coopérateur et s’endette pour 25 ans; « pendant un an, je n’ai même pas pu m’acheter un  jean. Mais quand j’ai posé mon premier chèque à la banque, j’ai compris que j’étais dans le bon ». Un simple parcours de vigneron somme toute, que bien d’autres ont vécu eux aussi, et qui tout comme Jean-Pierre n’ont jamais droit aux feux de la rampe.

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6 juin 2014

à Bandol, au domaine PIERACCI, avec Jean-Pierre PIERACCI, la vidéo !!

by Patrick Maclart

Il y a peu de domaines à Bandol, et plein qui ne sont pas connus. La raison principale est qu’une grande partie de la production est vendue localement, et cette proportion peut aller jusque 95 %. Et puis il est des hommes qui sont aussi plus discrets. C’est le cas de Jean-Pierre PIERACCI au domaine PIERACCI.

Notre rencontre date d’une bonne dizaine d’années, lors de la fête du vin au port de Bandol. Seul dans sa petite cabane, il proposait alors des vins de bonne facture, honnêtes et gourmands. Depuis, il a progressé, s’est converti à la culture biologique. Les vins ont gagné en précision, en profondeur, et ont conservé leur caractère gourmand et sincère.

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4 avril 2014

à Collioure, au domaine de la Tour Vieille, Christine CAMPADIEU & Vincent CANTIE : jeunesse perpétuelle.

by Patrick Maclart

Christine CAMPADIEU et Vincent CANTIE, la cinquantaine épanouie, sont les propriétaires du domaine. Vincent récupère le domaine en 1982 de ses parents. La tradition de la famille CANTIE étant le vin et la salaison d’anchois.

Il fallait que ces deux là se rencontrent ! Christine CAMPADIEU, gestionnaire mais romantique, Vincent CANTIE, bosseur mais idéaliste. Ils sont la force de leur faiblesse et la faiblesse de leur force. Les deux font la paire.

Vincent et quelques habitants de Collioure voient avec regret que la région se tourne vers le tourisme de masse. Ingénieur de formation, ils veulent tout faire pour conserver le vin dans la tradition du pays, et ne pas voir la vigne disparaître. Bref, s’installer durablement, pour l’exemple. Vincent va donc louer alors des vignes, replante, et a la ferme volonté d’élaborer des vins doux naturels… « Je bossais tellement à la vigne que j’étais totalement désorganisé pour le reste, les factures étaient envoyées 3 mois après l’enlèvement du vin ! » se souvient Vincent.

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18 mars 2014

à Châteauneuf-du-Pape, au domaine de la Millière, Michel ARNAUD : une volonté sans cri et sans heurt

by Patrick Maclart

Michel ARNAUD, 52 ans, est à la tête du domaine depuis 1991. Il est toutefois vigneron avec son père Aimé depuis 1983. Il décide de créer son domaine avec son père pour créer la structure actuelle justement en 1991, avec les vignes qu’il avait achetées et celles de son père.

Michel ARNAUD, un homme simple et sincère, qui sourit à la vie. Sa volonté est pragmatique, un vrai sens paysan en quelque sorte.

Michel ARNAUD, un homme simple et sincère, qui sourit à la vie. Sa volonté est pragmatique, un vrai sens paysan en quelque sorte.

Il s’étend donc sur une vingtaine d’hectares. L’étymologie du nom du domaine vient des années 30. Le grand-père de Michel, Fernand, découvre en déboisant une forêt une borne « millière », ces fameuses bornes que les Romains avaient placé tous les miles sur leurs voies.

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5 février 2014

à Châteauneuf-du-Pape, le domaine de la Millière, Michel ARNAUD, la vidéo !!

by Patrick Maclart

au domaine de la Millière, Michel ARNAUD a toujours travaillé bio. Il est passé aux produits chimiques, suite à un gros mal de dos qui l’empêchait de travailler à 100 %. Au vu du résultat, il est vite revenu en arrière; mais doit-on considérer le bio comme une marche en arrière ? Bien sûr que non, là en l’occurrence je vous mets dans un temps défini…

Sur les 27 hectares du domaine, Michel élabore non seulement des Châteauneuf-du-Pape, mais aussi des côtes du Rhône, un peu de vrac.

Le style de Michel ? La fraîcheur, l’équilibre et l’harmonie, sans pour autant renoncer sur les Châteauneuf à un bon potentiel de garde, signe des grands vins de l’appellation.

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20 novembre 2013

à Châteauneuf-du-Pape, le domaine BENEDETTI, Christian BENEDETTI : un certain bio-rythme…

by Patrick Maclart

Lors d’un de mes nombreux périples en terre châteauneuvoise, l’adresse de ce vigneron m’avait été chuchotée, me parlant d’un vigneron simple aux vins de haut niveau. Ma rencontre avec Christian m’étonnera longtemps, avec cet homme à l’esprit vif, mais capable lorsqu’il se retrouve dans son vignoble de parler à ses vignes, à ses vins, et où le silence semble tellement plus important que les paroles.

Christian BENEDETTI, 56 ans, est installé au domaine depuis 1998. Auparavant, il était licencié en droit, chef comptable, et c’est son père qui travaillait les vignes et vendait les raisins à la coopérative.

bien qu'excellent gestionnaire par sa formation, Christian BENEDETTI est aussi un paysan, bien dans sa vigne, où il écoute le vent parler...

bien qu’excellent gestionnaire par sa formation, Christian BENEDETTI est aussi un paysan, bien dans sa vigne, où il écoute le vent parler…

Mais les origines des vignes viennent du grand-père de Christian, venu d’Italie et marié à une fille Petit. Bien que travaillant à l’usine, les conduisait en même temps jusque 10 hectares ! Le courage est, je l’ai ressenti lors de ma visite au domaine, une marque de fabrique de la famille.

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4 novembre 2013

à Maury, le Mas Mudigliza, Dimitri GLIPA, la précision et le partage

by Patrick Maclart

Dimitri GLIPA, 30 ans, est à la tête du domaine depuis 7 ans, créé ex nihilo. Girondin de naissance, il s’est toujours dit qu’il serait vigneron au sortir de l’adolescence; « mon père est cuisinier, il y a toujours eu l’art de vivre, la bonne table et de bonnes bouteilles à la maison ! » me raconte Dimitri avec toute la gentillesse sincère qui le caractérise. Le père est passionné de chevaux, Dimitri et son frère Donald sont des cavaliers émérites; ce dernier étant même dans l’équipe de France d’équitation.

d'une gentillesse légendaire, son sens du partage est chez lui inné. Dimitri GLIPA est un homme bien, qui a choisi sa vie.

d’une gentillesse légendaire, son sens du partage est chez lui inné. Dimitri GLIPA est un homme bien, qui a choisi sa vie.

Etre architecte-paysagiste, ça l’intéresse, mais il intègre par raison le lycée de Montagne Saint-Emilion. La vigne le passionne, le captive, le mordille, et il obtient son BTS viti-oeno. Il rencontre Christian VEYRY, oenologue, qui lui propose de travailler chez lui pendant 6 mois. Il reste et la collaboration durera 4 ans, avec de sacrées responsabilités à gérer sur 10 hectares ! Il veut toutefois vivre son ambition, faire du vin en Fronsac par exemple. Ses parents sont amis avec Ugo ARGUTI, maître de chai du château Fombrauge à Saint-Emilion, mais aussi vigneron dans le Roussillon; et les parents de Caroline BONVILLE, vignerons en Bordelais. Mais leur fille est elle vigneronne en Roussillon, tout comme Ugo… L’hypothèse d’avoir des vignes là-bas se profile de plus en plus… Et en plus ce n’est pas cher, contrairement au Fronsadais (« il faut dire ce qu’il faut dire » ajoute Dimitri avec sincérité).

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9 octobre 2013

à Châteauneuf-du-Pape, le domaine Jean Royer, Jean-Marie ROYER : des Châteauneufs humains.

by Patrick Maclart

C’est lors d’une dégustation il y a quelques années que j’ai fait la connaissance de Jean-Marie ROYER. Je dégustais ses vins et demandais à Michel BLANC, directeur de l’interprofession de Châteauneuf, qui en était le géniteur. Il me présenta alors à notre vigneron, alors en pleine discussion remplie de rires et de claquages de cuisses avec Rémy MARTIN, fameux troisième ligne du club de rugby de Montpellier. A ce moment là, précisément, je savais que non seulement j’avais rencontré des Châteauneuf autrement, mais aussi un bonhomme avec lequel je ne pourrai que m’entendre.

Le domaine existe depuis 1986, mais c’est plus complexe que cela… « Mon grand-père était le caviste du curé ! En plus de lui acheter le vin, il travaillait les 4 hectares du domaine, mais son père Emile les avait déjà en propriété ». Le père de Jean-Marie décède très jeune à 38 ans. Jean-Marie a à peine 2 ans. Les vignes seront remises à un fermier qui s’occupera du patrimoine familial. Jean-Marie ne sera pas imprégné donc de la culture de la vigne et du vin.

Jean-Marie ROYER est arrivé à une forme de sérénité, et ce sont des rencontres qui ont exalté le vigneron qu'il est.

Jean-Marie ROYER est arrivé à une forme de sérénité, et ce sont des rencontres qui ont exalté le vigneron qu’il est.

Il apprend alors que la famille dispose d’un vignoble, et il va se diriger vers une carrière de vigneron en intégrant le lycée viticole d’Orange, mais c’était latent... « Il n’y a pas d’élément déclencheur, c’est l’âge où on s’intéresse plus aux gonzesses ou au rugby (sic), mais il fallait bosser. Dans le coin, quand on bosse l’été, c’est forcément à la vigne » ajoute Jean-Marie avec ce franc-parler qui est l’une de ses nombreuses qualités, avec l’humour.

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