9 avril 2014

dans le Mâconnais, Marcel COUTURIER : une sensibilité drapée de sourire.

by Patrick Maclart

Marcel COUTURIER, c’est un regard toujours bleu empli de malice, et un sourire franc et spontané. A 48 ans, il a créé le domaine de rien, avec même pas un hectare de vignes… « Il n’y avait rien ici, à la place de la cave c’était une friche. Mes parents ont toujours eu peu de vignes, mais ils avaient surtout des vaches et des céréales » dit Marcel avec justesse et bon sens, qualités qui sont chez lui nature.

un éternel sourire sincère boulonné sur son visage, Marcel COUTURIER est on ne peut plus authentique.

un éternel sourire sincère boulonné sur son visage, Marcel COUTURIER est on ne peut plus authentique.

On se demande alors ce qui va amener notre vigneron à la vigne. C’est simple, son oncle René PERRATON a un domaine et Marcel y travaillait, faisait les vendanges. A l’installation, il sera au départ coopérateur et en sortira en 2005, bien qu’il livre encore quelques raisins; « j’ai commis des erreurs à mes débuts, mais j’apprends vite, et longtemps » dit notre homme en toute simplicité.

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3 mars 2014

dans le Mâconnais, à Fuissé, Marcel COUTURIER, la vidéo !!

by Patrick Maclart

« tout sourire dehors », telle pourrait être la devise de Marcel COUTURIER à Fuissé, dont le talent atteint les sommets de sa modestie. Avec ses 10 hectares, il élabore des vins gourmands, bien en bouche, concentrés et de caractère.

Il est venu de rien, ou presque. Ses parents étaient polyculteurs, et ils n’avaient qu’une toute petite vigne. Mais Marcel a des ressources, de la volonté, et un parrain qui s’appelle René PERRATON, qui est vigneron. Durant ses jeunes années, Marcel va se faire le dos, les bras, les jambes, bref le physique chez René, et apprendra en silence, en humilité.

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19 mars 2013

à Pouilly-Fuissé, David BIENFAIT : le bien nommé !

by Patrick Maclart

David BIENFAIT, le bien nommé, est un futur grand du vin. Retenez son nom, et vous me remercierez éternellement. Il a tout pour plaire : une gueule d’ange, une volonté du diable, et un travail d’homme.  A 25 ans, il explique cette vocation toute neuve (ses parents ne sont pas vignerons) par le voisinage de ces derniers justement… « Le voisin de mes parents était vigneron. Petit, je trainais toujours dehors, je ne pouvais faire autrement. J’allais forcément chez lui. C’est quand j’étais en 3ème, alors que je devais faire un « stage découverte » en entreprise que j’ai décidé de le faire chez lui. J’ai fait la taille de la vigne, et j’ai préparé les portes ouvertes. ». Si l’ensemble des tâches du vigneron, les détails du travail qui influeront sur le produit fini, c’est le contact avec la nature, avoir la tête dans le ciel pour travailler, c’est ça qui séduira notre jeune homme.

à peine 25 ans, et David BIENFAIT s’installe comme l’un des talents les plus prometteurs de toute la Bourgogne.

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1 février 2013

à Pouilly-Fuissé, David BIENFAIT, la vidéo !!

by Patrick Maclart

David BIENFAIT, le bien-nommé… Bien fait, mais pas forcément chanceux, juste bosseur… Bosseur et un peu rêveur, comme doivent l’être les hommes de son âge. Il s’est installé depuis deux ans environ à Pouilly-Fuissé.

Tout jeune, il démarre une activité de vigneron à la force de ses bras et à la sueur de son front. Car déjà tout petit, le cri de la vigne l’appelait de toute sa chlorophylle…

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4 janvier 2013

à Pouilly-Fuissé, Sophie CINIER : paysanne de la vigne.

by Patrick Maclart

Sophie CINIER est une vigneronne bourrée de talents,un talent qu’elle maîtrise, qu’elle a appris. Ce talent est une vie de travail. A 44 ans, elle est à la tête de son petit domaine fondé en 2000. Les vignes appartenaient à sa mère, qui les avait mises en métayage. Suite au retour des vignes dans le giron familial, Sophie va apprendre son nouveau métier de vigneronne… « Je vendais du vin pour une grosse maison de négoce, ça été une très riche expérience. J’ai fait plein de rencontres. Je n’ai jamais vraiment quitté le métier de la vigne » affirme Sophie avec cette douceur qui dissimule une détermination.

à 44 ans, Sophie s’éclate dans son vignoble, dans son travail, dans la création de ses vins. Elle se dit « vigneronne-paysanne », et c’est une définition on ne peut plus juste.

Elle va donc travailler chez d’autres vignerons, et avait déjà en poche un BTS viti-oeno obtenu à Davayé. Elle commencera dans la foulée à donner des cours au CFPPA en 2003.  L’essor du domaine se fait à ce moment, et l’idée de créer son vin, et cette frustration de voir partir ses raisins sans avoir créé était difficile à vivre… Cette chose qui n’appartient qu’aux vrais vignerons.

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4 octobre 2012

Grands Jours de Bourgogne 2012 : focus sur le Maconnais.

by Patrick Maclart

La troisième journée des Grands Jours de Bourgogne, grande manifestation ayant lieu tous les deux ans, et réunissant toute la Bourgogne et durant 5 jours, est consacrée aux Hautes-côtes de Nuits, de Beaune, à la région de Beaune (Savigny, Pernand, Aloxe, etc…) ainsi que les crémants.

Ce focus est consacré au Mâconnais, notre midi à nous les Bourguignons. Ces vignobles du sud de la Bourgogne élaborent des chardonnays généreux et solaires. Bien des secteurs disposent de terroirs qui n’ont pas à pâlir devant ceux de la côte de Beaune. J’étais accompagné pour cette journée de périple de l’excellente Marie-Dominique LENA-BRADFORD, formatrice, créatrice du site www.troisfoisvin.com. Sa qualité de dégustatrice, son esprit de réserve, sa volonté de projeter le vin dans le temps, voilà les qualités qui font que nous sommes complices de dégustations.

avec Marie-Dominique LENA-BRADFORD, nous formons un duo de choc, avec la même philosophie : comprendre plutôt que juger, l’explication plutôt que la sentence; la dégustation étant TOUJOURS un instantané d’un vin.

La dégustation avait lieu dans le Palais des Expositions de Beaune. Cet endroit lumineux, aéré, est bien adapté à la dégustation professionnelle. Nous tenons par ailleurs à féliciter l’organisation, surtout pour la mise en oeuvre d’une « table découverte », où chaque vigneron exposait au moins un vin. C’est d’ailleurs là que nous nous sommes fixés. Nous espérons que cette initiative de table-découverte gagnera les autres dégustations à l’avenir des Grands Jours, et même d’autres manifestations. Bravo, bravo, bravo !

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30 juillet 2012

à Solutré, Denis BOUCHACOURT : l’instinct du bon sens

by Patrick Maclart

A 54 ans, Denis BOUCHACOURT a repris l’exploitation de son beau-père Marcel BESSARD, suite au décès de ce dernier. Denis était alors courtier (il l’est toujours aujourd’hui). Son épouse Sylvie voulait assurer la perénnité du domaine, mais c’est Denis qui en a été le moteur.

« Mon métier de courtier m’avait déjà formé à l’oenologie et à la dégustation. Mon beau-père se sachant condamné m’avait pris sous sa coupe et m’avait encore plus formé. Sa formation a été excellente. C’est un homme qui fonctionnait sans process, juste à l’instinct. J’ai dû m’adapter » me dit avec respect et malice Denis. Une partie du vignoble a été travaillée alors par un métayer, et trois parcelles furent replantées en Mâcon-Solutré (un demi-hectare environ).

à 54 ans, Denis est bien dans sa vie. Le bon sens guide sa vie, mais l’instinct étonnant de la vinification guide aussi ses mains.

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25 juin 2012

Bourgogne Wineblog à Pouilly-Fuissé, Denis BOUCHACOURT : la vidéo !!

by Patrick Maclart

Denis BOUCHACOURT a repris la succession de son beau-père. Ce dernier étant très malade, se sachant condamné, a vu d’un bon oeil l’arrivée de cet homme volontaire, pragmatique, raisonnable, et qui déteste la fausse modestie.

Denis et son épouse se retroussent les manches et travaillent ce beau patrimoine familial situé dans le Mâconnais. Après quelques années, ils décident en mettant leur vin en bouteille de « signer » leur travail de la meilleure façon qui soit.

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19 mars 2012

Grands Jours de Bourgogne 2012 : c’est parti !!

by Patrick Maclart

Ca y est ! Les Grands Jours de Bourgogne version 2012 démarrent demain, et Bourgogne Wineblog sera sur le pied de guerre. Votre correspondant au front vous relatera les offensives qualitatives des Burgondes, mais vous fera aussi part de ses coups de gueule. Quoiqu’en général, je préfère m’en tenir aux bonnes choses…

Le programme sera chargé, et je tâcherai de déguster le maximum de vins (environ 200 par jour) afin que les notes que je vous retranscrirai soient des plus pointues possibles. L’ensemble de la Bourgogne expose, c’est donc un moment absolument unique de se faire un scanner total de la production burgonde.

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26 avril 2011

à Pouilly : le domaine Cheveau… l’étalon au grand trot.

by Patrick Maclart

C’est un vrai domaine familial, qui a commencé dans les années 50 et qui en est à sa deuxième génération. Tout le monde y travaille : père, mère, belles-filles, tout le monde met la main à la pâte. André et Michel d’abord, Nicolas et Julien aujourd’hui. Le premier privilégiant la cave et le commerce, le second étant vraiment passionné par le végétal, la vigne.

Une belle famille vigneronne, respectueuse et respectée.

Le domaine CHEVEAU s’étend sur 15 hectares, dont des vignes en métayage à mi-fruit. La production s’élève à 70.000 bouteilles par an environ. Dès 2008, la totalité de la production est mise en bouteilles à la propriété.

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