28 mai 2013

à Barolo, chez Ferdinando PRINCIPIANO : et tout est si naturel…

by Patrick Maclart

Ferdinando PRINCIPIANO a 39 ans, et est à la tête du domaine depuis 1993. Il travaillait avec son père… depuis toujours ! « Dès que je savais utiliser mes mains, je suis allé à la vigne. J’avais 5 ans ! » me dit Ferdinando avec authenticité, sa marque de fabrique, et qualité tellement courante ici en Piémont. Il représente désormais la quatrième génération dirigeant la propriété.

Ferdinando PRINCIPIANO est un vigneron hors pair, ses méthodes de travail sont si proches de la nature, et de la logique des choses. Probablement l’une des plus belles rencontres, comme je le fais presque à chaque fois en Piémont.

Il étudie durant 8 ans à Alba pour devenir oenologue technicien, avec un diplôme viti-oeno en poche. Il va donc commencer à élaborer le vin d’une manière oenologique, scientifique. Et pendant des années, il utilisera toute la modernité du vin, jusqu’au jour où il se demande si ce vin est lui. Il participe à une dégustation globale de Barolo, et sur une centaine d’échantillons, seuls 2 ou 3 l’émeuvent : MASCARELLO, Beppe RINALDI, Aldo VAIRA, bref les authentiques.

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29 avril 2013

à Barolo, Claudio FENOCCHIO : un sourire de la nature.

by Patrick Maclart

Claudio FENOCCHIO représente la cinquième génération d’un domaine purement familial, « Je suis né dans cette maison blanche, là-bas, ma mère et mon frère y vivent encore, la famille c’est important » me dit dit Claudio avec cette simplicité qui qualifie tant les Piémontais. Le domaine se situe dans le quartier de Bussia, à Monforte d’Alba. D’ici, on voit clairement la limite entre Barolo et ses argiles sablonneuses, et Castiglione. Car le terroir de la DOCG est complexe, et on trouvera des marnes bleues dans le cône en bas de Monforte, et des grès décomposés en allant vers Barolo.

Claudio FENOCCHIO est un homme simple, qui ne fait que du vin. Voilà la vision qu’il a de lui, mais ces nectars de nebbiolo mettent un feu mesuré mais ô combien vibrant dans nos palais…

Notre vigneron comme bien des vignerons a commencé à l’école, et a fini à l’école… de la vigne ! Dès 14 ans, il travaille au domaine, et à 18, il y sera à temps plein. Son père décédant prématurément en 1989, il assurera seul son premier millésime. Et depuis, il continue son travail avec passion et cette logique terrienne qu’on ressent partout chez les bons vignerons d’ici. Il a désormais un domaine de 20 hectares dont 14 plantés, en tenant aussi compte de la vigne qui provient de son épouse, le Villero. La production s’élève à 90.000 bouteilles par an.

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24 avril 2012

à Barolo, chez Silvio GRASSO : écoute et adaptabilité.

by Patrick Maclart

Le jeune Silvio GRASSO, 25 ans, représente la 4ème génération du domaine qui porte son nom, bien qu’en fait Silvio porte le même prénom que son grand-père. La propriété a été créée en 1909. Il s’agissait d’une activité multiple, avec des fruits, des noisettes, du bétail et du vin.

En 1982, Alessio Federico, le père de Silvio et actuellement aux manettes, décide avec son frère de séparer les activités. Ce dernier prendra la partie « agricole », Alessio s’occupera lui des vignes.

Alessio Federico & son fils Silvio. Le fils porte le même prénom que le fondateur, le père d’Alessio. J’aime l’Italie et son sens de la famille.

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30 janvier 2012

à Barolo, Aldo VAIRA : la belle rencontre.

by Patrick Maclart

Aldo VAIRA est l’une des plus belles rencontres oenologiques de ma vie. Si le domaine VAIRA (vraie dénomination de la famille; « VAJRA » ne serait qu’une erreur d’un imprimeur, s’étant trompé dans le nom) existe, c’est grâce à deux évènements.

Aldo VAIRA, c’est la plus belle rencontre oenophilique de ma vie. C’est pourquoi exceptionnellement je mets cette photo de nous deux. Car c’est la magie de la rencontre qui doit illustrer cet article. Merci Aldo.

Le premier est l’oeuvre de la marquise de Barolo qui était française. Pour financer ses bienfaits sociaux, elle cède ses terres aux pauvres de Turin et aux familles défavorisées du Barolo. C’est donc ainsi que les ancêtres d’Aldo hériteront de vignes.

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17 janvier 2012

à Barbaresco, Andrea SOTTIMANO : la forza tranquilla.

by Patrick Maclart

Andrea SOTTIMANO, 36 ans, représente seulement la deuxième génération du domaine. « C’est mon père Rino qui l’a créé de toutes pièces. Quelques études d’oenologie, quelques achats de parcelles, et il s’est lancé en 1971 », me dit calmement Andrea.

Andrea SOTTIMANO peut paraître jeune aux yeux de certains. C’est un homme à la détermination réfléchie, à l’expérience riche de l’écoute des autres… C’est la forza tranquilla. Ici, la vigne de « la Cotta », au nord de l’appellation, sur argilo-calcaire blanc. Appréciez la présence d’herbes, et donc l’absence de désherbant…

Le tableau est déjà peint : c’est un domaine hors du commun où l’homme a vraiment sa place, et ça se sent. Andrea est né dans la vigne… « J’adorais aller dans la vigne dès tout petit, monter sur le tracteur avec mon père. En tout cas, mon père ne m’a jamais forcé à devenir vigneron. C’est un choix personnel que j’ai fait dès l’âge de 14 ans. J’ai pris seul cette décision ». Là encore, l’homme s’exprime et son calme tranche tant avec sa détermination.

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13 décembre 2011

à Barolo, ERBALUNA, Andrea Oberto : bio déclaré

by Patrick Maclart

Andrea OBERTO a 43 ans et représente la 3ème génération du domaine ERBALUNA. C’est un domaine de 10 hectares, avec 2 qui arrivent en production, pour élaborer au total 55.000 bouteilles.

Déterminé et volontaire, Andrea OBERTO était bio avant l’heure, comme beaucoup dans le Piémont, mais lui aime à le rappeler, car il estime n’avoir rien à cacher.

Le domaine a commencé à travailler en bio dès 1986. « Mon père faisait déjà du vin, mais travaillait plutôt du volume, et vendait le vin en vrac. Il achetait aussi des vins du sud de l’Italie, pour mettre en bouteilles » raconte calmement Andrea. Avec son frère Severino (qui entretemps a quitté l’exploitation), ils reprennent le domaine avec l’accord du père. La vigne était déjà travaillée manuellement, sauf le désherbant et l’insecticide contre l’araignée rouge. A part ces deux derniers points, rien n’a vraiment changé à la vigne.

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20 août 2011

après l’assaut de Châteauneuf-du-Pape, l’invasion du Piémont !

by Patrick Maclart

Je suis décidément insatiable ! Après avoir passé un séjour aussi instructif qu’harassant à Châteauneuf-du-Pape, sans oublier le crochet vers Vinsobres, me voici parti dans le Piémont, afin de découvrir in situ les grands secrets des vins de Barolo, d’Alba, d’Asti et de tout ce coin…

Les vignerons que je vais aller visiter sont :

– ah non, je ne vous le dirai pas. Surprise ! Les NONSOLODIVINO, excellent blog géré par les passionnés et passionnants Giorgio BULONCELLI et Stefano GHISLETTA, m’ont transmis leurs secrets piémontais, avec un plaisir du partage que je partage avec eux.

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25 novembre 2010

LE CABERNET SAUVIGNON – THEORIE ET TRAVAUX PRATIQUES

by Patrick Maclart

Le cabernet sauvignon est le cépage médocain par excellence. Donnant aux grands crus girondins de la rive gauche tout leur caractère, il est aussi très répandu en Espagne, en Italie et dans les vignobles du nouveau monde. Ce cépage est l’un des meilleurs représentants des variétés nobles françaises, et il a voyagé dans les deux hémisphères avec le même succès.

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