21 mai 2013

en Corbières, Rémi JALLIET : l’homme au coeur de ses vignes.

by Patrick Maclart

Rémi JALLIET, 40 ans, né à Paris, a vécu dans le grand bassin parisien. Après le bac, il commence ses études d »économie qui vraiment ne l’intéressent pas. Ses parents eux aiment le vin. Son père, qui travaille pour un groupe d’hypermarchés, est souvent en contact avec le monde du vin. Rémi est donc en contact avec eux, le virus le mord. Il va donc commencer par un BTS viti-oeno à Tours, persuadé qu’au bout de ce parcours la magie s’y trouve, mais laquelle ? Différents stages vont meubler la vie de notre vigneron : Cahors, Nouvelle-Zélande, Maroc… Et il part même faire les vinifications dans le Piémont.

Rémi, l’homme qui vit au coeur de ses vignes. Lors de notre interview, il fermait souvent les yeux dans son vignoble… J’avais l’impression qu’il était en relation quasi-mystique avec sa terre.

Un domaine à Lagrasse cherche un régisseur. Il postule, obtient le poste. Mais élaborer un vin anonyme l’intéresse peu… « On ne va pas au bout des choses, c’est comme rouler sur l’autoroute et trouver des zones industrielles, alors que prendre les petites routes, c’est quand même bien plus excitant… » me dit Rémi avec ce détachement qui le caractérise tant. Bref, il cherche à élaborer des vins qui soient à son image, celle qu’il se forge d’une création de son imagination.

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17 mai 2013

Bourgogne Wineblog à Saint-Chinian chez Marion PLA, la vidéo !!

by Patrick Maclart

A 27 ans, Marion PLA s’inscrit gentiment comme l’une des valeurs montantes du Languedoc. Avec l’aide de toute sa famille, car c’est avant tout une affaire de famille, elle élabore des vins de pur plaisir, gourmands, sincères, souriants et tellement juteux.

Le domaine de 22 hectares est en conversion bio, mais il a toujours été travaillé proprement. Alors que je discutais avec son père, il me répondit : « La dernière fois que j’ai mis de l’engrais, je ne sais plus quand et je ne sais plus trop ce que c’était, mais c’était de l’organique »… Tout est dit.

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26 avril 2013

à Châteauneuf-du-Pape, au domaine Pierre ANDRE, Jacqueline ANDRE : good vibrations !

by Patrick Maclart

« ce n’est pas une question de courage mais de conscience. En effet, faut du courage pour être vigneron, il faut être constamment présent dans sa vigne, sans tenir compte du jour ou de l’heure. Mais à la base, il faut être courageux pour être vigneron ». C’est en ces termes tant paradoxaux dans la forme que si justes dans le fond que Jacqueline ANDRE du domaine éponyme à Châteauneuf-du-Pape entame la discussion. Sa famille a toujours été ici, mais c’est son père qui a été celui qui aura développé le domaine.

Jacqueline ANDRE a la gentillesse génétique, inscrite en elle. Elle l’est avec sa vigne, et ses vins ont une vibration qui n’appartient qu’à eux.

Son arrière grand-père était maréchal-ferrant, et avait quelques lopins de vignes ; à cette époque bien des vignerons avaient une activité principale plus rémunératrice. Mais chez les André, on transmet toujours son savoir, si bien que chaque génération s’en trouve toujours plus forte. « Mon père a réussi à faire croître le domaine en respectant le patrimoine, sans arracher de vieilles vignes, même celles qui étaient mal plantées. Elles n’ont jamais été désherbées chimiquement, et j’ai aujourd’hui un patrimoine hors du commun. Je le remercie au quotidien » me dit Jacqueline avec une telle sincérité. A 55 ans, elle n’a pratiqué que l’école de la vigne, et des apprentissages, plus quelques stages en biodynamie.

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5 avril 2013

Bourgogne Wineblog dans les Corbières, avec Rémi JALLIET, la vidéo !!

by Patrick Maclart

Un homme qui a toujours sa tête et son regard dans sa vigne. Rémi JALLIET, 40 ans, a créé con domaine ex nihilo, avec la ferme volonté d’élaborer un vin qui lui ressemble.

Ayant grandi dans le bassin parisien, avec un père qui travaille en grande surface, il se dirige vers des études commerciales. Mais avec l’esprit du vin qu’ont ses parents, il sait que dans ces flacons multicolores se cache le sens de sa vie. Il décide alors d’aller étudier à Tours et obtient son BTS viti-oeno.

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27 mars 2013

en Corbières, le château BEAUREGARD-MIROUZE : l’évidence

by Patrick Maclart

Nicolas MIROUZE, 40 ans, est au domaine depuis 1999. Né à Montpellier et vivant dans cette ville, il part étudier à Paris pour devenir ingénieur agronome. Pas forcément dans l’idée de reprendre le domaine familial alors géré par la grand-mère (le père étant médecin), mais parce que la terre l’intéressait déjà. Dans la capitale, il rencontre Karine, Bordelaise de souche et Espagnole d’origine. Rapidement, tout colle entre eux, et notre tout jeune couple s’installe rapidement au domaine, avec au préalable des stages et même une année en Afrique.

la belle rencontre que Nicolas et Karine MIROUZE. Ces deux-là ont commencé à avoir le sens de la terre, puis celui de la vigne, et donc des racines, qu’elles soient humaines ou végétales… Et le sens du partage; quelques missions en Afrique pour aider ceux qui en ont besoin.

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26 février 2013

à Châteauneuf-du-Pape, le domaine BERTHET-RAYNE, Laure BERTHET : la belle et le bio.

by Patrick Maclart

La jeune Laure BERTHET-RAYNE, 34 ans, est à la tête du domaine éponyme. Elle représente la cinquième génération, mais c’est surtout son père et son grand-père qui ont développé le domaine pour l’amener à une superfice actuelle de 26 hectares, dont du fermage. Les vignes en appellation Châteauneuf s’étendent elles sur 16 hectares, car il y a aussi 8 hectares de côtes-du-Rhône et 2 de vin de table. Le domaine s’appellait à l’origine « les Cigalons », et une partie des vignes fut donnée à Christian, le père de Laure, pour construire le domaine BERTHET-RAYNE.

Laure BERTHET-RAYNE, c’est tout, sauf une diva des vignes. Elle va y travailler, elle participe à tous les travaux exigeants, et n’hésite pas à aller à la rencontre de ses clients. Une femme courageuse au sourire ineffaçable. Une bien belle rencontre.

Le domaine est en bio depuis 2007, mais était déjà en culture raisonnée depuis bien des années. Le passage au bio est dû comme bien souvent suite à une tragédie familiale, là où le grand-père décède d’un cancer des poumons. Certes, mais de nombreux cancers commencent à décimer l’entourage de la famille, et c’est le père de Laure qui va fortement diminuer les doses de produits phyto. On compensera cette diminution par un travail des sols accentué, notamment le cavaillonnage.

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22 février 2013

en Terrasses du Larzac, au clos du Serres, avec Sébastien FILLON, la vidéo !!

by Patrick Maclart

Etre Stéphanois, ingénieur chimiste, et se retrouver dans un vignoble magnifique en Terrasses du Larzac, le tout en conversion bio, il faut le faire. Eh bien ça a été fait.

Sébastien FILLON, la grosse trentaine et la créativité encadrée par un esprit gestionnaire rigoureux et pragmatique, gère ce très beau domaine « clos du Serres » qui était déjà bien géré par son ancien propriétaire sorti de la coopérative.

Le terroir de cette région est simplement extraordinaire. De la terre rouge comme si on était sur mars, et des vignes impeccablement tenues, au sol souple et bien travaillé. Normal : il est tombé amoureux des plantes; son grand-père arboriculteur y est probablement pour quelque chose. Le domaine est en conversion bio depuis 2 ans.

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9 février 2013

Le premier concours « Grenaches du Monde » à Perpignan… Tous les résultats !

by Patrick Maclart

Le 24 janvier dernier s’est déroulé à Perpignan le premier concours Mondial des grenaches, appelé « Grenaches du Monde ». C’est le CIVR, interprofession des vins du Roussillon, qui a eu l’insigne honneur et surtout l’audace d’organiser ce concours. En effet, ce cépage n’est pas des plus emblématiques ou des plus médiatiques, mais Dieu qu’il est bon ! Surtout que grenaches doit prendre un « s », car on entend non seulement le grenache gris ou blanc, mais aussi la variété de vins qu’on peut produire : mousseux, effervescent, sec, doux, rancio…

J’en vois déjà qui vont fustiger mes propos, disant que les concours ça ne sert à rien, que ça fait le bonheur des gros opérateurs, etc… Je répondrai à cette intelligentsia du vin, qui ne daigne boire que des vins à leur image, donc sectaire en diable, ou que de grandes étiquettes afin de satisfaire son égo, que ces concours ont pour moi une utilité multiple. Tout d’abord, c’est l’occasion de revoir des copains, mais aussi de faire des rencontres, et récolter ainsi précieuses informations. Car comment être tenu au courant de ce qu’il se passe quand on ne va jamais sur le terrain ? La question reste posée…

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29 janvier 2013

à Maury, le domaine POUDEROUX : vie douce naturelle.

by Patrick Maclart

Cathy et Robert POUDEROUX sont à la tête de ce très beau domaine depuis 1984. Les grands-parents étaient propriétaires, mais lorsque le grand-père se vieillissait, le domaine fut donné en fermage. C’est donc ce couple qui le reprendra… « Il s’est toujours transmis par les femmes depuis 1823 ! m’affirme Cathy, avec son ineffaçable sourire, qui ne part que lorsqu’elle rit aux éclats. On n’était pas destinés à être vignerons, on était étudiants à Paris, moi en commerce et lui en droit. Mais Robert avait envie de faire du vin, et avec une idée bien précise. A la fin de nos études, on est revenus au pays. Notre première cuvée n’avait pas obtenu de label, car il y avait trop de fruit ! En fait nous étions les pionniers du Maury vintage, soit l’élevage en milieu réducteur et non oxydatif ! ».

Catherine POUDEROUX (que tout le monde appelle Cathy) et son ineffaçable sourire. Tout respire la joie, et cette respiration, on la retrouve dans les vins. Et dire que c’est un Meursault Goutte d’Or qui lui a créé sa grande émotion de dégustation…

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14 janvier 2013

Bourgogne Wineblog dans les Corbières, au château BEAUREGARD-MIROUZE, la vidéo !

by Patrick Maclart

Lorsqu’on parle Corbières, il vaut mieux utiliser le pluriel, tellement la variété de météos et de géologies sont différentes. Une grande appellation où les pépites sont courantes.

Et ici, dans le massif de Fontfroide, j’ai découvert le château BEAUREGARD-MIROUZE. Nicolas et Karine MIROUZE disposent d’un environnement naturel incroyable. Plus de 350 hectares de garrigues sauvages, et une trentaine d’hectares de vignes.

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