13 juin 2014

en Alsace, à Ammerschwihr, Katia et Etienne SIMONIS : la biodynamie évidente.

by Patrick Maclart

Etienne SIMONIS, 39 ans, est à la tête du domaine depuis 1996… « le 1 janvier, ça ne s’oublie pas ! Ma mère était fonctionnaire et mon père prenait sa retraite anticipée. Et la même année, comme on n’avait pas assez de vigne, je commence aussi à travailler à mi-temps dans un autre domaine ». Il démarre seulement avec un BEPA agricole et n’avait jamais vinifié… « mon père était derrière moi mais ne me disait rien, il regardait, c’est tout. Et quand il disait quelque chose, je ne le faisais pas forcément, je voulais mettre mon empreinte. C’est une expérience aussi terrible que riche. Seul l’oenologue mettait mes vins dans les clous, et encore ! En plus, avec mon boulot à mi-temps, ça n’a pas été tous les jours simple ».

Katia et Etienne SIMONIS, complices en diable, avec la même énergie qui les anime : faire le meilleur vin possible pour apporter le meilleur plaisir possible. Vraiment un beau couple.

Katia et Etienne SIMONIS, complices en diable, avec la même énergie qui les anime : faire le meilleur vin possible pour apporter le meilleur plaisir possible. Vraiment un beau couple.

Curieusement, c’est par candeur et un peu par paresse qu’Etienne va devenir non-interventionniste. Le soir en rentrant de son boulot, il n’avait pas envie de mettre les petits sachets de l’oenologue dans la cuve, trop fatigué. Et pourtant le vin se dégustait très bien. La candeur de ses vingt ans n’imaginait même pas ce que cela pourrait ne pas produire dans le pire des cas !

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6 juin 2014

à Bandol, au domaine PIERACCI, avec Jean-Pierre PIERACCI, la vidéo !!

by Patrick Maclart

Il y a peu de domaines à Bandol, et plein qui ne sont pas connus. La raison principale est qu’une grande partie de la production est vendue localement, et cette proportion peut aller jusque 95 %. Et puis il est des hommes qui sont aussi plus discrets. C’est le cas de Jean-Pierre PIERACCI au domaine PIERACCI.

Notre rencontre date d’une bonne dizaine d’années, lors de la fête du vin au port de Bandol. Seul dans sa petite cabane, il proposait alors des vins de bonne facture, honnêtes et gourmands. Depuis, il a progressé, s’est converti à la culture biologique. Les vins ont gagné en précision, en profondeur, et ont conservé leur caractère gourmand et sincère.

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23 mai 2014

en Crozes-Hermitage, au domaine HABRARD, avec Laurent HABRARD, la vidéo !!

by Patrick Maclart

Laurent HABRARD, 40 ans, est un vigneron heureux. A la tête d’un vignoble magnifique de 15 hectares dans le nord des Côtes-du-Rhône, dont un demi-hectare en Hermitage; parcelle achetée au gendre du Général de Gaulle, page d’histoire toujours émouvante.

Au début, Laurent travaille le vrac, le bag in box… Toutefois, il commence à comprendre que travailler ainsi prend autant de temps que travailler autrement. Puis il constate que tous ces produits qu’il met dans ses vignes, frappées d’une tête de mort, n’apportent somme toute pas grand chose. En plus, en arrêtant l’utilisation d’insecticides, il constate certes le retour des insectes, mais surtout des insectes prédateurs, ceux qui sont des insecticides.

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16 mai 2014

en Alsace à Ammerschwihr, Etienne SIMONIS, la vidéo !!

by Patrick Maclart

Etienne SIMONIS à Ammerschwihr, c’est un vigneron qui est parti dans les starting blocks le 1 janvier, il a à peine 21 ans. Pas le temps de réfléchir, il faut il aller. Et vu la petitesse de la superficie du domaine, Etienne preste chez un autre viticulteur. Il faut bien s’organiser pour passer de l’un à l’autre…

Chaque jour est un apprentissage, et lors de ses études, il était avec le fils d’un ouvrier de chez Leflaive à Puligny, qui s’essayait alors à la biodynamie… Ces flacons avec ces têtes de mort, des produits chers dont l’efficacité n’était pas tangible dans la vigne. Tout ça trotte dans la tête de notre petit vigneron qui, essai après essai, convertira son domaine à la biodynamie.

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18 avril 2014

en Chianti Classico, à la Villa Calcinaia, avec le Comte Sebastiano CAPPONI, la vidéo !!

by Patrick Maclart

Cela fait maintenant plus de quatre siècles que la noble famille CAPPONI élabore du vin à Greve in Chianti, sur les hauteurs de l’appellation. Pas grand chose n’a bougé au niveau des bâtiments, de la disposition des vignes, du cachet authentique du site. Sebastiano, l’actuel propriétaire, a toutefois fait les aménagements qu’il fallait pour répondre au progrès, et en tournant le dos au modernisme.

Le domaine d’une petite trentaine d’hectares dispose d’un véritable biotope, car des centaines de bois, de buissons et surtout d’oliviers, entourent et bordent le vignoble. Les oliviers justement sont travaillés en culture biologique depuis toujours, ce qui a donné envie à notre Comte d’engager la même voie pour son vignoble, avec un succès sans faille. Et contrairement à ce que disent certains dans certains films « engagés », Villa Calcinaia est loin d’être une exception.

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18 mars 2014

à Châteauneuf-du-Pape, au domaine de la Millière, Michel ARNAUD : une volonté sans cri et sans heurt

by Patrick Maclart

Michel ARNAUD, 52 ans, est à la tête du domaine depuis 1991. Il est toutefois vigneron avec son père Aimé depuis 1983. Il décide de créer son domaine avec son père pour créer la structure actuelle justement en 1991, avec les vignes qu’il avait achetées et celles de son père.

Michel ARNAUD, un homme simple et sincère, qui sourit à la vie. Sa volonté est pragmatique, un vrai sens paysan en quelque sorte.

Michel ARNAUD, un homme simple et sincère, qui sourit à la vie. Sa volonté est pragmatique, un vrai sens paysan en quelque sorte.

Il s’étend donc sur une vingtaine d’hectares. L’étymologie du nom du domaine vient des années 30. Le grand-père de Michel, Fernand, découvre en déboisant une forêt une borne « millière », ces fameuses bornes que les Romains avaient placé tous les miles sur leurs voies.

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11 mars 2014

MILLESIME BIO 2014 à Montpellier : mes gros, gros coups de coeur !

by Patrick Maclart

Il y a quelques semaines je me rendais au salon des vins biologiques appelé « Millésime Bio ». Bien que je soutienne ce mode de culture dans la vigne, je vous avoue que c’était mon premier salon et c’est quand même intimidé que je me rendais au parc des Expositions de Montpellier.

millesime bio

La philosophie de ce salon est de ne pas regrouper par nationalités ou appellations les vignerons bio. L’organisation estime en effet que le fanion fédérateur de ces producteurs est la culture biologique. C’est donc tout naturellement que ceux-ci soient tous mélangés, quel que soit le pays ou l’AOC. Cela implique des déplacements dans tous les sens, et je vous avoue que ce salon ne brille pas par un fléchage et des numérotations avenantes. Mes jambes ont travaillé autant que mes papilles…

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5 février 2014

à Châteauneuf-du-Pape, le domaine de la Millière, Michel ARNAUD, la vidéo !!

by Patrick Maclart

au domaine de la Millière, Michel ARNAUD a toujours travaillé bio. Il est passé aux produits chimiques, suite à un gros mal de dos qui l’empêchait de travailler à 100 %. Au vu du résultat, il est vite revenu en arrière; mais doit-on considérer le bio comme une marche en arrière ? Bien sûr que non, là en l’occurrence je vous mets dans un temps défini…

Sur les 27 hectares du domaine, Michel élabore non seulement des Châteauneuf-du-Pape, mais aussi des côtes du Rhône, un peu de vrac.

Le style de Michel ? La fraîcheur, l’équilibre et l’harmonie, sans pour autant renoncer sur les Châteauneuf à un bon potentiel de garde, signe des grands vins de l’appellation.

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10 janvier 2014

à Maury, la Préceptorie de Centernac, Joseph PARCE : l’atavisme autrement.

by Patrick Maclart

Joseph PARCE, 32 ans, est vigneron depuis 5 ans. Auparavant militaire durant 7 ans, il voulait depuis longtemps créer, « parce que ces métiers là, c’est comme la potion magique, on y tombe dedans, et dès tout petit » me dit Joseph. Le ton est donné. Car ce mec, c’est une gueule, un caractère, mais aussi une intelligence qu’il préfère laisser en retrait, il préfère autant que ce soit l’esprit du sol qui s’exprime. L’atavisme est une théorie envers laquelle j’ai un doute certain, mais ici, c’est l’atavisme autrement. Le génie a certes passé la génération, mais son expression est différente, plus en relief. Joseph n’a plus rien à prouver à personne, sauf peut-être à lui-même; la grandeur de l’homme… Et c’est cette gueule autant que les vins qui m’avaient séduits lors de notre première rencontre avant ma visite en son domaine.

une gueule à la Ventura, un côté James Dean, mais les comparaisons s’arrêtent là. Car Joseph PARCE est un gestionnaire raisonnable et dans l’esprit du long terme et du respect du terroir, mais aussi un père de famille attachant. Bref, un mec bien.

Suite à différents avatars familiaux et privés qu’il serait ici ennuyeux d’évoquer, Joseph est désormais le chef d’orchestre de son domaine, comme il aime à se définir. Bon sang ne saurait mentir, il se retrouve à la tête de sa propriété, avec ses musiciens-vignerons-maître de chai, et se lance dans une qualité sans concession, dans un combat contre la médiocrité, l’uniformité. Il est clair que les vins de Joseph sont les siens, ils sont marqués de son empreinte.

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6 décembre 2013

dans le Roussillon, à Saint-Arnac, le domaine de la Préceptorie, avec Joseph PARCE, la vidéo !!

by Patrick Maclart

On pourrait croire que s’appeler Parcé en Roussillon, ça facilite les choses. Ce n’est pas simple du tout au contraire, et ce n’est pas Joseph PARCE à la Préceptorie dans les Fenouillèdes qui va me contredire.

Marin militaire au départ, il décide de revenir au domaine familial, la Préceptorie de Centernach qui appartient à la famille. Suite à des avatars dont seules les familles ont le secret, Joseph devient le seul propriétaire de la propriété.

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