14 mars 2017

en Campanie, à la Tenuta San Francesco, chez Gaetano BOVE : le temps d’hier, d’aujourd’hui et de demain

by Patrick Maclart

Alors que je dégustais les vins de Campanie lors d’une présentation à Turin, je restais bluffé devant un grand vin rouge, profond, complexe, racinaire. Cette bouteille, c’est « E Iss » de la tenuta San Francesco. Son propriétaire m’explique alors que ce vin est élaboré avec des pieds de vignes préphylloxériques et m’invite à venir découvrir son travail là-bas en Italie. Ni une ni deux, voyage organisé, et rencontre in situ avec un domaine qu’il faudra plus que suivre. Pour voir l’article qui a été écrit sur les vins de Campanie, CLIQUEZ ICI.

La propriété existe depuis 2004, son nom venant d’un ancien monastère franciscain. Saint-François d’Assise est le patron de bien des vignes en Italie. C’est une propriété familiale depuis longtemps. La qualité des raisins était toujours indiscutable, mais les prix étaient au plus bas… « Cette vallée a toujours été réputée pour la qualité de ses raisins, on a compté ici jusque mille caves ! » me dit le propriétaire Gaetano BOVE, 58 ans, et vétérinaire de son état.L’idée de Gaetano était de créer une coopérative dans sa vallée, mais ce n’était pas simple de fédérer autant de partenaires, une vingtaine environ.

Gaetano BOVE, grâce à sa volonté et une vision juste des choses, amènera sans nul doute San Francesco au top des vins de Campanie, qu'on se le dise !

Gaetano BOVE, grâce à sa volonté et une vision juste des choses, amènera sans nul doute San Francesco au top des vins de Campanie, qu’on se le dise !

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23 février 2017

à Morey Saint-Denis, Gilles BALLORIN : sur le bon chemin de vie.

by Patrick Maclart

Gilles BALLORIN, 49 ans, a créé son domaine ex nihilo en 2005. Tour à tour vendeur, responsable export, marketing, et même directeur commercial ! « J’ai toujours fait les vendanges, j’adorais ça. Mais il fallait que je fasse mon truc (sic). Je ne savais pas tailler une vigne mais j’y suis allé. En fait, quand on travaille comme commercial, on met un costume. Eh bien voilà, je mettais un costume » dit Gilles avec cette sincérité spontanée qui le caractérise si bien.

à 45 ans, Gilles BALLORIN est dans la fleur de l'âge, mais dans le parcours de vie qu'il veut vivre. D'où cette harmonie qu'on ressent chez lui.

à 49 ans, Gilles BALLORIN est dans la fleur de l’âge, mais dans le parcours de vie qu’il veut vivre. D’où cette harmonie qu’on ressent chez lui.

Il va s’installer en 2005 donc avec seulement 30 ares de Bourgogne, au chapître de Chenove. Même si cette terre est classée simple Bourgogne, elle a quand même été reconnue au XIIème siècle comme l’une des meilleures du coin, o tempora o mores… Il trouve 3 hectares en 3 mois (belle performance) et le domaine s’étend presque 2 hectares en plus en 2006 pour arriver à la superficie actuelle.

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31 janvier 2017

Bourgogne Wineblog déguste les Vacqueyras rouges 2011 et 2012 !

by Patrick Maclart

Les vins des Côtes-du-rhône sud ont tout pour séduire. Complets, riches sans être outranciers, d’un prix abordable, avec des terroirs parfois spectaculaires, des locomotives qui font avancer le train, ils ont tout pour séduire l’acheteur. En plus, certains vins sont de très belle tenue. Focus sur une A.O.C. qui mériterait plus de lumière.

VACQUEYRAS EN QUELQUES MOTS

Installée dans le nord-ouest du Vaucluse, Vacqueyras s’étend sur près de 1.700 hectares, mais 1.300 sont plantés. AOC depuis 1990, elle est tricolore et c’est la seule de la rive gauche du Rhône. Deux communes composent cette appellation : Vacqueyras et Sarrians.

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29 novembre 2016

à Morey Saint-Denis, Gilles BALLORIN, la vidéo !!

by Patrick Maclart

On en écrit des choses sur Gilles BALLORIN, j’ai même entendu des sornettes concernant cet homme riche de volontés : doux rêveur, poète, idéaliste… Peu importe. En ce qui me concerne, je le qualifie de grand talent.

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Gilles, c’est un homme qui a eu le courage de choisir sa vie, pendant que d’autres la subissent. Une belle place comme directeur commercial, mais le costume qu’il portait était tant sur son dos que dans sa tête. L’appel de la terre, de la vigne était là. Il a eu l’ouverture d’âme pour l’écouter et suivre ce chemin, à notre grand bonheur.

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14 octobre 2016

en Provence, le château BARBANAU, Sophie CERCIELLO & Didier SIMONINI : créer le vin

by Patrick Maclart

Sophie CERCIELLO et Didier SIMONINI ont créé, ou plutôt recréé Barbanau… « nous l’avons fait revivre. Le bien a toujours été là, mais nous avons créé le vin » annonce Sophie, créative, imaginative, l’esprit serein mais toujours joueur, et qui a trouvé la symbiose avec son époux qui lui est plutôt un perfectionniste, un rarement satisfait, un puriste. « Tout était planté ici avant notre arrivée, mais la vision précédente n’était que productiviste. Et après plus de 25 ans d’exploitation, on ne peut qu’apprécier le travail accompli » me dit Sophie avec cette voix riante, pendant que Didier lui est à bosser ça où là…

Ces deux là se sont trouvés ! Didier SIMONINI, perfectionniste et bosseur sans compter, à l'énergie physique débordante, et Sophie CERCIELLO, plus posée dans le fond, sachant prendre recul et relativiser, même si sa forme est olympique !

Ces deux là se sont trouvés ! Didier SIMONINI, perfectionniste et bosseur sans compter, à l’énergie physique débordante, et Sophie CERCIELLO, plus posée dans le fond, sachant prendre recul et relativiser, même si sa forme est olympique !

Le père de Sophie est moniteur de ski et décide d’acheter ce domaine et Sophie arrive avec la candeur de ses vingt ans, sans vraiment prendre conscience du boulot à accomplir, le vignoble est épuisé par des années de production intensive; « c’est comme si on avait demandé à une chienne d’enfanter 12 petits par an, c’est exactement ça » ajoute Sophie. C’était insecticides et désherbants à tout va, « on n’entendait même plus les oiseaux » précise notre vigneronne. Leur réussite ? Avoir recréé ce biotope actuel, où oiseaux et papillons virevoltent avec bonheur, sous le regard endormi des deux golden retrievers du domaine.

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28 septembre 2016

à Bourgueil, au domaine de l’Oubliée, Xavier COURANT, la vidéo !!

by Patrick Maclart

Xavier COURANT a créé le domaine de l’Oubliée à Saint-Patrice, en Bourgueillois. Il a choisi sa vie, enfin il subit la vie qu’il a choisie, comme il l’aime à dire. Caviste, il voulait élaborer des vins qui lui ressemblent, « féminins » comme il l’aime à le dire, soyeux, et du plus droit chemin du terroir.

C’est chose qui sera faite lors de son installation dans le pays de Bourgueil. Et c’est réussi. Ses vins sont caressants, charmeurs, et droits, purs, nets. Le vin le plus viril de sa gamme ? Son blanc de chenin, qui lui, même s’il n’est pas une brute épaisse, a du punch et du caractère à revendre.

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2 septembre 2016

en Crozes-Hermitage, le domaine HABRARD, Laurent HABRARD : un chercheur qui trouve

by Patrick Maclart

Des chercheurs qui cherchent, on en trouve, pendant qu’on cherche des chercheurs qui trouvent. Laurent HABRARD fait partie de cette deuxième catégorie, curieux de tout, jamais rassasié de savoir, sachant appliquer avec pragmatisme ses expériences, et surtout sachant aussi humble que simple. A 42 ans, il représente la cinquième génération présente au domaine. Au début, il travaillait avec son frère Emmanuel mais ce dernier a suivi une autre voie… « J’ai repris l’exploitation en 1998, on ne faisait que du vrac et du bag-in-box. Je bossais jusque le dimanche midi, et ma femme m’a bien fait comprendre qu’il lui était difficile de vivre avec quelqu’un qu’elle ne voyait pas. Il a fallu valoriser, j’ai fait de la bouteille. Ca a marché, mais au lieu d’acheter une belle BMW, j’ai pris un ouvrier » me dit Laurent avec ce bon sens que j’aime tant à trouver chez le vigneron.

à 40 ans, Laurent HABRARD arrive à une belle maturité. Sûr de rien, il cherche, expérimente, et prend ce qu'il y a de meilleur. Bref, un chercheur qui trouve.

à 40 ans, Laurent HABRARD arrive à une belle maturité. Sûr de rien, il cherche, expérimente, et prend ce qu’il y a de meilleur. Bref, un chercheur qui trouve.

Laurent a fait 2 BTS, à Avignon et Montpellier, un viti-oeno bien sûr, mais surtout le commerce du vin. A un certain moment, Laurent se pose des questions. Les traitements lui donnent mal à la tête, il fallait changer. La réflexion prend son temps, il regarde ça et là ce qui se passe, et se lance en 2008 dans la culture biologique… « c’est ma façon de m’excuser auprès de la nature. De plus, l’arrêt des insecticides a rapidement créé une concurrence naturelle dans le vignoble ! »

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17 juin 2014

Le limoncello : mode d’emploi !!

by Patrick Maclart

ah, le limoncello, c’est bon. Et surtout quand ça ressemble vraiment à un alcool de citron, et non à un succédané pour rafraichir le touriste qui se baladerait outre-Alpes, dans la jolie botte.

Venez avec moi à la rencontre de la famille GAMBARDELLA, installée à Minori, sur la côte amalfitaine. Une famille de pâtissiers depuis de nombreuses générations, et qui élabore du limoncello depuis une trentaine d’années. Leur provenance : des petits paysans du coin, qui travaillent le citronnier après leurs heures, sans produit chimique, insecticide ou toute autre cochonnerie.

GAMBARDELLA, c’est l’excellence du limoncello de l’Italie continentale, le meilleur de toute l’Italie avec Limonio en Sicile.

Alors, comment fait-on le limoncello ? Mode d’emploi, suivez-moi ! Merci Gianluigi CARLINO, journaliste à Salerne, pour cette adresse magnifique.

Bon visionnage, elle est pas belle la vie ?

13 juin 2014

en Alsace, à Ammerschwihr, Katia et Etienne SIMONIS : la biodynamie évidente.

by Patrick Maclart

Etienne SIMONIS, 39 ans, est à la tête du domaine depuis 1996… « le 1 janvier, ça ne s’oublie pas ! Ma mère était fonctionnaire et mon père prenait sa retraite anticipée. Et la même année, comme on n’avait pas assez de vigne, je commence aussi à travailler à mi-temps dans un autre domaine ». Il démarre seulement avec un BEPA agricole et n’avait jamais vinifié… « mon père était derrière moi mais ne me disait rien, il regardait, c’est tout. Et quand il disait quelque chose, je ne le faisais pas forcément, je voulais mettre mon empreinte. C’est une expérience aussi terrible que riche. Seul l’oenologue mettait mes vins dans les clous, et encore ! En plus, avec mon boulot à mi-temps, ça n’a pas été tous les jours simple ».

Katia et Etienne SIMONIS, complices en diable, avec la même énergie qui les anime : faire le meilleur vin possible pour apporter le meilleur plaisir possible. Vraiment un beau couple.

Katia et Etienne SIMONIS, complices en diable, avec la même énergie qui les anime : faire le meilleur vin possible pour apporter le meilleur plaisir possible. Vraiment un beau couple.

Curieusement, c’est par candeur et un peu par paresse qu’Etienne va devenir non-interventionniste. Le soir en rentrant de son boulot, il n’avait pas envie de mettre les petits sachets de l’oenologue dans la cuve, trop fatigué. Et pourtant le vin se dégustait très bien. La candeur de ses vingt ans n’imaginait même pas ce que cela pourrait ne pas produire dans le pire des cas !

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6 juin 2014

à Bandol, au domaine PIERACCI, avec Jean-Pierre PIERACCI, la vidéo !!

by Patrick Maclart

Il y a peu de domaines à Bandol, et plein qui ne sont pas connus. La raison principale est qu’une grande partie de la production est vendue localement, et cette proportion peut aller jusque 95 %. Et puis il est des hommes qui sont aussi plus discrets. C’est le cas de Jean-Pierre PIERACCI au domaine PIERACCI.

Notre rencontre date d’une bonne dizaine d’années, lors de la fête du vin au port de Bandol. Seul dans sa petite cabane, il proposait alors des vins de bonne facture, honnêtes et gourmands. Depuis, il a progressé, s’est converti à la culture biologique. Les vins ont gagné en précision, en profondeur, et ont conservé leur caractère gourmand et sincère.

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