31 janvier 2017

Bourgogne Wineblog déguste les Vacqueyras rouges 2011 et 2012 !

by Patrick Maclart

Les vins des Côtes-du-rhône sud ont tout pour séduire. Complets, riches sans être outranciers, d’un prix abordable, avec des terroirs parfois spectaculaires, des locomotives qui font avancer le train, ils ont tout pour séduire l’acheteur. En plus, certains vins sont de très belle tenue. Focus sur une A.O.C. qui mériterait plus de lumière.

VACQUEYRAS EN QUELQUES MOTS

Installée dans le nord-ouest du Vaucluse, Vacqueyras s’étend sur près de 1.700 hectares, mais 1.300 sont plantés. AOC depuis 1990, elle est tricolore et c’est la seule de la rive gauche du Rhône. Deux communes composent cette appellation : Vacqueyras et Sarrians.

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14 octobre 2016

en Provence, le château BARBANAU, Sophie CERCIELLO & Didier SIMONINI : créer le vin

by Patrick Maclart

Sophie CERCIELLO et Didier SIMONINI ont créé, ou plutôt recréé Barbanau… « nous l’avons fait revivre. Le bien a toujours été là, mais nous avons créé le vin » annonce Sophie, créative, imaginative, l’esprit serein mais toujours joueur, et qui a trouvé la symbiose avec son époux qui lui est plutôt un perfectionniste, un rarement satisfait, un puriste. « Tout était planté ici avant notre arrivée, mais la vision précédente n’était que productiviste. Et après plus de 25 ans d’exploitation, on ne peut qu’apprécier le travail accompli » me dit Sophie avec cette voix riante, pendant que Didier lui est à bosser ça où là…

Ces deux là se sont trouvés ! Didier SIMONINI, perfectionniste et bosseur sans compter, à l'énergie physique débordante, et Sophie CERCIELLO, plus posée dans le fond, sachant prendre recul et relativiser, même si sa forme est olympique !

Ces deux là se sont trouvés ! Didier SIMONINI, perfectionniste et bosseur sans compter, à l’énergie physique débordante, et Sophie CERCIELLO, plus posée dans le fond, sachant prendre recul et relativiser, même si sa forme est olympique !

Le père de Sophie est moniteur de ski et décide d’acheter ce domaine et Sophie arrive avec la candeur de ses vingt ans, sans vraiment prendre conscience du boulot à accomplir, le vignoble est épuisé par des années de production intensive; « c’est comme si on avait demandé à une chienne d’enfanter 12 petits par an, c’est exactement ça » ajoute Sophie. C’était insecticides et désherbants à tout va, « on n’entendait même plus les oiseaux » précise notre vigneronne. Leur réussite ? Avoir recréé ce biotope actuel, où oiseaux et papillons virevoltent avec bonheur, sous le regard endormi des deux golden retrievers du domaine.

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18 mars 2014

à Châteauneuf-du-Pape, au domaine de la Millière, Michel ARNAUD : une volonté sans cri et sans heurt

by Patrick Maclart

Michel ARNAUD, 52 ans, est à la tête du domaine depuis 1991. Il est toutefois vigneron avec son père Aimé depuis 1983. Il décide de créer son domaine avec son père pour créer la structure actuelle justement en 1991, avec les vignes qu’il avait achetées et celles de son père.

Michel ARNAUD, un homme simple et sincère, qui sourit à la vie. Sa volonté est pragmatique, un vrai sens paysan en quelque sorte.

Michel ARNAUD, un homme simple et sincère, qui sourit à la vie. Sa volonté est pragmatique, un vrai sens paysan en quelque sorte.

Il s’étend donc sur une vingtaine d’hectares. L’étymologie du nom du domaine vient des années 30. Le grand-père de Michel, Fernand, découvre en déboisant une forêt une borne « millière », ces fameuses bornes que les Romains avaient placé tous les miles sur leurs voies.

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5 février 2014

à Châteauneuf-du-Pape, le domaine de la Millière, Michel ARNAUD, la vidéo !!

by Patrick Maclart

au domaine de la Millière, Michel ARNAUD a toujours travaillé bio. Il est passé aux produits chimiques, suite à un gros mal de dos qui l’empêchait de travailler à 100 %. Au vu du résultat, il est vite revenu en arrière; mais doit-on considérer le bio comme une marche en arrière ? Bien sûr que non, là en l’occurrence je vous mets dans un temps défini…

Sur les 27 hectares du domaine, Michel élabore non seulement des Châteauneuf-du-Pape, mais aussi des côtes du Rhône, un peu de vrac.

Le style de Michel ? La fraîcheur, l’équilibre et l’harmonie, sans pour autant renoncer sur les Châteauneuf à un bon potentiel de garde, signe des grands vins de l’appellation.

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20 novembre 2013

à Châteauneuf-du-Pape, le domaine BENEDETTI, Christian BENEDETTI : un certain bio-rythme…

by Patrick Maclart

Lors d’un de mes nombreux périples en terre châteauneuvoise, l’adresse de ce vigneron m’avait été chuchotée, me parlant d’un vigneron simple aux vins de haut niveau. Ma rencontre avec Christian m’étonnera longtemps, avec cet homme à l’esprit vif, mais capable lorsqu’il se retrouve dans son vignoble de parler à ses vignes, à ses vins, et où le silence semble tellement plus important que les paroles.

Christian BENEDETTI, 56 ans, est installé au domaine depuis 1998. Auparavant, il était licencié en droit, chef comptable, et c’est son père qui travaillait les vignes et vendait les raisins à la coopérative.

bien qu'excellent gestionnaire par sa formation, Christian BENEDETTI est aussi un paysan, bien dans sa vigne, où il écoute le vent parler...

bien qu’excellent gestionnaire par sa formation, Christian BENEDETTI est aussi un paysan, bien dans sa vigne, où il écoute le vent parler…

Mais les origines des vignes viennent du grand-père de Christian, venu d’Italie et marié à une fille Petit. Bien que travaillant à l’usine, les conduisait en même temps jusque 10 hectares ! Le courage est, je l’ai ressenti lors de ma visite au domaine, une marque de fabrique de la famille.

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9 octobre 2013

à Châteauneuf-du-Pape, le domaine Jean Royer, Jean-Marie ROYER : des Châteauneufs humains.

by Patrick Maclart

C’est lors d’une dégustation il y a quelques années que j’ai fait la connaissance de Jean-Marie ROYER. Je dégustais ses vins et demandais à Michel BLANC, directeur de l’interprofession de Châteauneuf, qui en était le géniteur. Il me présenta alors à notre vigneron, alors en pleine discussion remplie de rires et de claquages de cuisses avec Rémy MARTIN, fameux troisième ligne du club de rugby de Montpellier. A ce moment là, précisément, je savais que non seulement j’avais rencontré des Châteauneuf autrement, mais aussi un bonhomme avec lequel je ne pourrai que m’entendre.

Le domaine existe depuis 1986, mais c’est plus complexe que cela… « Mon grand-père était le caviste du curé ! En plus de lui acheter le vin, il travaillait les 4 hectares du domaine, mais son père Emile les avait déjà en propriété ». Le père de Jean-Marie décède très jeune à 38 ans. Jean-Marie a à peine 2 ans. Les vignes seront remises à un fermier qui s’occupera du patrimoine familial. Jean-Marie ne sera pas imprégné donc de la culture de la vigne et du vin.

Jean-Marie ROYER est arrivé à une forme de sérénité, et ce sont des rencontres qui ont exalté le vigneron qu'il est.

Jean-Marie ROYER est arrivé à une forme de sérénité, et ce sont des rencontres qui ont exalté le vigneron qu’il est.

Il apprend alors que la famille dispose d’un vignoble, et il va se diriger vers une carrière de vigneron en intégrant le lycée viticole d’Orange, mais c’était latent... « Il n’y a pas d’élément déclencheur, c’est l’âge où on s’intéresse plus aux gonzesses ou au rugby (sic), mais il fallait bosser. Dans le coin, quand on bosse l’été, c’est forcément à la vigne » ajoute Jean-Marie avec ce franc-parler qui est l’une de ses nombreuses qualités, avec l’humour.

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27 août 2013

Millésimes en Languedoc 2013 : dégustation des Minervois rosés 2012 et Minervois rouges 2011 !!

by Patrick Maclart

  J’étais cette année au château des Carrasses près de Saint-Chinian pour la grande manifestation annuelle « Millésimes en Languedoc ». Cette manifestation permet d’être au plus près de la réalité de la production du sud de France, avec de nombreux échantillons présentés dans des conditions optimales. Je souhaite à cet effet à remercier l’interprofession des vins du Languedoc qui met tout en oeuvre pour installer les dégustateurs dans les meilleures conditions. Bravo, on ne peut faire que du bon boulot dans ces conditions.

PORTRAIT

Cet article est consacré aux Minervois rosés 2012 et rouges 2011. J’étais franchement curieux de déguster une appellation que je connais somme toute pas très bien. J’ai certes dans ma cave quelques bouteilles dont certaines de l’excellent Clos du Marbrier d’Irène PRIOTON, mais ça s’arrêtait là. Aller tâter des vins d’un terroir qui m’avait impressionné lors de mes visites in situ m’excitait par avance, mais las…

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26 juin 2013

à Saint-Chinian, Marion PLA : le sourire pour étandard.

by Patrick Maclart

Il était temps de rendre visite à un domaine que j’avais repéré lors de la dégustation « Millésimes en Languedoc » (cliquez ICI pour voir l’article). Marion PLA a toujours son ineffaçable sourire, et pourtant, elle n’a pas souri tous les jours. A 27 ans, elle s’installe doucement comme l’une des futures pointures du Languedoc. Elle travaille main dans la main avec son père Jean-Pierre. Coopérateur, ce dernier décide en 2006 de quitter la cave. Marion elle décide de se lancer dans l’aventure avec son père… « C’est une affaire vraiment familiale. Le nom sur l’étiquette, c’est la famille. L’empreinte digitale, c’est celle de mon frère. Je n’ai apporté que mon prénom ! » raconte Marion avec cette malice qui démontre plus une intelligence spontanée qu’une candeur signe de ses jeunes années.

il m’a été très difficile de trouver une photo de Marion PLA qui ne sourit pas. Sur l’ensemble, une seule et je la conserve, c’est collector ! Et toute la famille se nourrit de sourires, de plaisirs, et ces dernières années de galère s’estompent doucement…

Le début est difficile, très difficile. Tout est à faire, pas de cuverie, pas de pressoir, rien. Ils vont commencer par louer des cuves dans une autre cave coopérative, « je gardais 10 % du vin, et je leur laissais le reste » raconte Marion. Mais ça ne correspondait pas à l’idée du vin à réaliser, à créer. Ils n’étaient pas chez eux, ils n’avaient pas la clé du chai, et il fallait trouver autre chose. Ils trouveront une cuverie avec quelques cuves, ils bondissent sur l’occasion. L’installation actuelle est pratique, fonctionnelle, à défaut d’être spectaculaire.

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24 juin 2013

Millésimes en Languedoc 2013 : Bourgogne Wineblog et la dégustation de l’intégrale des Languedoc rouges 2010 !!

by Patrick Maclart

J’étais cette année au château des Carrasses près de Saint-Chinian pour la grande manifestation annuelle « Millésimes en Languedoc ». Cette manifestation permet d’être au plus près de la réalité de la production du sud de France, avec de nombreux échantillons présentés dans des conditions optimales. Je souhaite à cet effet à remercier l’interprofession des vins du Languedoc qui met tout en oeuvre pour installer les dégustateurs dans les meilleures conditions. Bravo, on ne peut faire que du bon boulot dans ces conditions.

PORTRAIT

Cet article est consacré aux Languedoc rouges, y compris crus, millésime 2010. J’avais déjà dégusté ce même millésime l’année passée (voir l’article en CLIQUANT ICI), et il fut amusant de comparer certains vins, et surtout d’en découvrir de nouveaux. Si je suis toujours enthousiaste à l’idée de déguster les vins du Languedoc, il me vient aussi l’esprit critique.

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26 avril 2013

à Châteauneuf-du-Pape, au domaine Pierre ANDRE, Jacqueline ANDRE : good vibrations !

by Patrick Maclart

« ce n’est pas une question de courage mais de conscience. En effet, faut du courage pour être vigneron, il faut être constamment présent dans sa vigne, sans tenir compte du jour ou de l’heure. Mais à la base, il faut être courageux pour être vigneron ». C’est en ces termes tant paradoxaux dans la forme que si justes dans le fond que Jacqueline ANDRE du domaine éponyme à Châteauneuf-du-Pape entame la discussion. Sa famille a toujours été ici, mais c’est son père qui a été celui qui aura développé le domaine.

Jacqueline ANDRE a la gentillesse génétique, inscrite en elle. Elle l’est avec sa vigne, et ses vins ont une vibration qui n’appartient qu’à eux.

Son arrière grand-père était maréchal-ferrant, et avait quelques lopins de vignes ; à cette époque bien des vignerons avaient une activité principale plus rémunératrice. Mais chez les André, on transmet toujours son savoir, si bien que chaque génération s’en trouve toujours plus forte. « Mon père a réussi à faire croître le domaine en respectant le patrimoine, sans arracher de vieilles vignes, même celles qui étaient mal plantées. Elles n’ont jamais été désherbées chimiquement, et j’ai aujourd’hui un patrimoine hors du commun. Je le remercie au quotidien » me dit Jacqueline avec une telle sincérité. A 55 ans, elle n’a pratiqué que l’école de la vigne, et des apprentissages, plus quelques stages en biodynamie.

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