17 janvier 2020

au Portugal, en Algarve, Quinta da Rosa, Jaap HONEKAMP : the dreaming Dutchman !

by Patrick Maclart

Jaap HONEKAMP, 63 ans, est à la tête du domaine depuis 20 ans… « la première fois que je suis venu en Algarve, c’était en 1984 avec mon père. Il avait acheté une maison. J’en ai ensuite acheté une à mon tour dans la même région en 1997. C’était une vraie histoire d’amour je pense ». Il était chef d’entreprise à la tête d’une agence immobilière et il a tout vendu en 2000… « durant ce temps, j’étais entre les deux entreprises, le vignoble et l’agence. Je faisais 5.000 kilomètres par semaine ! ». Tout ça sans aucun dopant, juste l’amour du vin.

Jaap HONEKAMP est un peu devenu vigneron par bravade, par défi. Il l’a relevé, avec justesse et pragmatisme. Cela ne l’empêche pas de vivre son rêve.

Car le vignoble est un peu né par hasard ou bravade. Un jour, il achète un beau terrain. Il passe une soirée chez un caviste qui lui demande ce qu’il va faire de son acquisition. Il répond un peu par candeur : « je vais y faire du vin ». Il achète donc des plants de vignes en France via une société aux Pays-Bas, son pays d’origine. « les deux premières années n’ont pas donné grand’chose. J’avais acheté un alambic. On a distillé des vins et on a élaboré des liqueurs avec les fruits des arbres fruitiers présents sur le terrain. Il y avait des orangers, des framboisiers, des figuiers. La production de liqueurs continue encore. »

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7 novembre 2019

en Champagne, à Avenay, le domaine AUGUSTIN, Marc AUGUSTIN : élémentaire.

by Patrick Maclart

Marc AUGUSTIN, 50 ans, représente la cinquième génération au domaine dont il assure le travail depuis 1991. Il reprend les rênes du domaine avec son père qui en fait partie, mais qui aujourd’hui est au repos… « mon père était un vigneron « classique » en raisonné, mais il n’a jamais utilisé de désherbant chimique. De même, il n’a jamais utilisé de gadoues de ville ». Il est certain que le père a probablement et indirectement influencé le travail de son fils.

Marc AUGUSTIN n’a pas que des amis, mais il est bon dans la vie d’avoir des ennemis. L’envie est meilleure que la pitié.

La scolarité de Marc est simple : BTA à Avize, après ça a été le service militaire. Mais la rencontre avec la biodynamie alors ? « c’est avant tout la rencontre avec mon épouse Emmanuelle. Elle s’ennuyait dans son travail et souhaitait devenir réflexologue plantaire, se diriger vers ce qui touchait à la nature. Elle soignait les pieds, et moi je me suis dit que je pouvais aussi soigner des pieds, mais des pieds de vigne ! ». Notre vigneron ne manque ni de formules ni de percussion !

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5 juillet 2019

dans le Roussillon, au château de l’Ou, Philippe & Séverine BOURRIER : duo eurythmique

by Patrick Maclart

Le domaine viticole a été créé ex nihilo. Philippe BOURRIER, 57 ans, est agronome de formation, il travaille pour un grand groupe manufacturier de pneus au Brésil. Il s’exprime avec un certain plaisir là-bas.. « j’ai même planté du soja en culture bio. J’ai toujours cru en cette méthode culturale. Il fallait nourrir les ouvriers, on pouvait le faire, on l’a fait ». Cet homme est non seulement doté de credo, mais aussi de ressources.

en général je ne me mets jamais sur la photo qui illustre un article. Mais là, l’harmonie était tellement présente que cette photo représente pour moi ce qu’est le domaine. Harmonie d’un couple qui s’est trouvé, et le sourire pour ceux qui sont reçus. Du bonheur

Ses racines sont ce qu’elles sont, et la vigne a toujours fait partie de la culture catalane. Et la possibilité de créer son vin le démange, le titille. Il prend connaissance d’un domaine en état de désuétude, et l’achète en 1998. La vigne est en mauvais état, il va tout remettre en ordre, et surtout que celle-ci corresponde aux canons, à la volonté de notre vigneron. Dès le début, il va ordonner replantation, repalissage, arrachage des pieds malades. Mais il faudra surtout adapter l’orientation des plantations par rapport aux vents, un facteur très important dans les plaines du Roussillon… « c’est une plaie, précise Philippe. Si on plante mal, les sarments cassent et il faut tout remettre en place ». Le bio est immédiatement engagé au domaine dès 2001, car tout comme au Brésil avec le soja, c’est possible. Et le vent, s’il peut être un facteur de casse des sarments, est aussi une bénédiction pour se protéger des maladies. Les pinèdes à l’entour du domaine seront entretenues afin d’accueillir les chauves-souris, insecticide naturel et destructeur des nuisibles, dont notamment l’endémis.

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20 juin 2019

en Champagne, à Avenay, Marc AUGUSTIN : la vidéo !!

by Patrick Maclart

Marc AUGUSTIN, qui aime à s’appeler « coeur-viculteur » tellement son travail lui est viscéral, ne peut laisser indifférent. Vigneron atypique à Avenay, ayant fait de sa biodynamie une évolution, son travail créera admiration ou agacement. En tout cas, il ne laissera pas indifférent.

Pourtant, ses intentions sont plus que louables. Il veut non seulement revenir aux sources de la culture originelle, mais aussi faire progresser la viticulture sans céder aux chants des sirènes du modernisme. Tout l’intéresse, le travail des sols, de la vigne, la gemmologie, le nombre d’or, le tableau des éléments, et j’en oublie.

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5 avril 2019

à Santenay, chez Jean-Marc VINCENT : l’esprit en perpétuel mouvement.

by Patrick Maclart

Un journaliste anglais avait écrit un jour : « life is too short to drink Santenay ». Laissons à cet enfant mal élevé de la perfide Albion la totale responsabilité de ses propos. Santenay a des terroirs sublimes qu’il suffit de savoir glorifier avec talent. Après le portrait d’Antoine OLIVIER, je vous emmène auprès d’un autre immense talent de ce village du sud de la côte de Beaune.

Jean-Marc VINCENT, la quarantaine, a repris le domaine il y a 17 ans maintenant…  » le domaine était en sommeil depuis 30 ans. Je suis né quand mon grand-père prenait sa retraite. Les vignes étaient louées. C’est par affection pour mon grand-père que je suis devenu vigneron. J’aime ce côté artisan » me dit Jean-Marc avec cette émotion qui lui appartient. Dans le discours déjà, il est clair que l’affectif compte chez lui.

Anne-Marie et Jean-Marc VINCENT, un couple dédié à son domaine, où la qualité n’est ni plus ni moins que le quotidien.

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20 septembre 2018

à Chablis, le domaine GARNIER : Jérôme & Xavier GARNIER : la conjonction bien coordonnée

by Patrick Maclart

Jérôme GARNIER 39 ans, et Xavier son frère, 50 ans, représentent la première génération de vignerons au domaine… « Notre père avait 110 hectares de céréales. Certaines de ces parcelles pouvaient être plantées en vignes. J’avais bossé chez Roland Lavantureux. Mon calcul n’a pas été pécuniaire, je voulais être vigneron » me dit alors Xavier, plutôt sage et silencieux. On est alors en 1988, et Joseph le père continue les céréales jusque 1992. Il continuera à travailler avec son fils jusque 2000, où il prendra sa retraite et où Jérôme rejoindra le domaine. Il s’occupera donc d’administrer le domaine, les vinifications et le commerce, pendant que l’ainé lui s’occupera de la partie extrêmement importante : le vignoble. Tout sera décidé ensemble… « On est arrivé à une telle entente que nous ne nous parlons quasiment pas sur nos décisions courantes. On se fait une confiance mutuelle, c’est génial » me confie Jérôme.

Jérôme GARNIER, 37 ans, plus volubile, et Xavier, 49 ans, plus en retrait, plus dans le silence. Ces deux là ont parfaitement réussi la conjonction coordonnée.

Xavier est déjà bien dans sa vigne, et Jérôme va apporter une touche commerciale, va développer la vente en bouteilles aux dépends du vrac, et l’entreprise file son train. L’affaire de négoce elle sera créée en 2005; « une reconnaissance passe par les crus, surtout à l’export. On connaissait des gens d’un point de vue professionnel, et leur sérieux correspondait à notre niveau de qualité, tout ça sans intermédiaire » confirme Xavier. Donc, en plus de la gamme des Petits Chablis et Chablis s’ajoutèrent 2 premiers crus (Montmains et Mont de Milieu), et 2 grands crus (Vaudésir et les Clos).

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4 juillet 2018

pourquoi les Santenay blancs ??

by Patrick Maclart

Un anglais a dit un jour « la vie est trop courte pour boire du Santenay ». Probablement notre meilleur ami de la Perfide Albion ne s’était pas arrêté dans ce très beau village, peut-être s’était-il trompé d’endroit.

Ce qui est sûr, c’est qu’à Santenay on y trouve de très bons vins, mais aussi de moins bons. C’est aussi une question de goût. Depuis une trentaine d’années que je déguste les vins de ce finage, et force est de constater en effet, dans des années froides ou délicates, les équilibres ne sont pas toujours là. On en trouvera peut-être plus à Chambolle-Musigny ou Vosne-Romanée, mais les prix sont loin d’être les mêmes. On y trouve souvent des rouges plus convaincants que ceux de Chassagne voire de Meursault, et à des prix plus doux.

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31 mai 2018

en Champagne, à Mardeuil : le domaine CHARLOT-TANNEUX : artisan du terroir

by Patrick Maclart

Vincent CHARLOT, la quarantaine heureuse, est à la tête du domaine depuis 2001… « ma vie a démarré en 1992 quand j’ai fait mon premier vin. On peut parler là de ma naissance ». Il a commencé son parcours avec un BEP à Avize, puis un BTA à Rouffach. Enfin, et c’est assez rare dans le parcours d’un vigneron, un BTS technico-commercial à Montpellier… « mes parents étaient coopérateurs. J’avais envie de voir comment le vin se vendait, les marchés, et surtout comment présenter ses vins ». On peut avoir du savoir-faire, encore faut-il le faire savoir…

Vincent CHARLOT est un homme sans la moindre concession avec lui-même. Tout le monde a droit de parole avec lui, mais il garde sa ligne de conduite : le terroir, le vrai.

Bien que ses études se terminent en 1996, il commence à bricoler ses premiers vins en 1992; « c’est quand j’ai commencé à travailler sur barriques que la révélation s’est produite. C’est à ce moment précis que j’ai su ce que j’allais vraiment faire » me dit notre vigneron avec simplicité, et cette volonté calme et posée qui le caractérise, même si son côté puriste est et reste un fond de sa nature.

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12 avril 2018

à Chablis, au domaine GARNIER, avec Xavier GARNIER, la vidéo !!

by Patrick Maclart

Le domaine GARNIER à Chablis est bicéphale. Tout d’abord Jérôme le volubile motivé, qui s’occupe du commerce, du développement du domaine et de son image, et Xavier, plus silencieux, qui aime justement le doux bruit du doux vent qui souffle dans ses vignes, et la discrète tranquillité de ses chais.

Jérôme GARNIER, 37 ans, plus volubile, et Xavier, 49 ans, plus en retrait, plus dans le silence. Ces deux là ont parfaitement réussi la conjonction coordonnée.

 

Le domaine GARNIER dispose de ses propres vignes, mais a développé une activité de négoce. La raison ? Le commerce à l’export est en demande de crus, et nos compères en ont peu. Ils achètent donc des raisins à des vignerons dignes de confiance et en parfait partenariat avec notre duo.

 

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12 février 2018

en Champagne, à Mardeuil, avec Vincent CHARLOT : la vidéo !!

by Patrick Maclart

Vincent CHARLOT, au domaine CHARLOT-TANNEUX à Mardeuil, se dit « artisan de la terre, de la vigne, du terroir ». En tout cas, en pleine quarantaine, c’est un puriste, un homme qui ne laisse aucune concession.

Ayant repris le domaine familial, il dit être né en 1992, là où il a élaboré son premier vin. Ses études sont étonnantes, car il suivra même un BTS technico-commercial vins. Il a vite compris qu’après le savoir-faire, il faut le faire savoir.

Aujourd’hui, je suis époustouflé par la droiture et surtout la longueur des vins de Vincent. Son travail pur se retrouve dans ses vins. Et l’homme, même s’il doute dans ses certitudes, a trouvé son harmonie et son bonheur. Là encore ça se sent.

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