7 novembre 2019

en Champagne, à Avenay, le domaine AUGUSTIN, Marc AUGUSTIN : élémentaire.

by Patrick Maclart

Marc AUGUSTIN, 50 ans, représente la cinquième génération au domaine dont il assure le travail depuis 1991. Il reprend les rênes du domaine avec son père qui en fait partie, mais qui aujourd’hui est au repos… « mon père était un vigneron « classique » en raisonné, mais il n’a jamais utilisé de désherbant chimique. De même, il n’a jamais utilisé de gadoues de ville ». Il est certain que le père a probablement et indirectement influencé le travail de son fils.

Marc AUGUSTIN n’a pas que des amis, mais il est bon dans la vie d’avoir des ennemis. L’envie est meilleure que la pitié.

La scolarité de Marc est simple : BTA à Avize, après ça a été le service militaire. Mais la rencontre avec la biodynamie alors ? « c’est avant tout la rencontre avec mon épouse Emmanuelle. Elle s’ennuyait dans son travail et souhaitait devenir réflexologue plantaire, se diriger vers ce qui touchait à la nature. Elle soignait les pieds, et moi je me suis dit que je pouvais aussi soigner des pieds, mais des pieds de vigne ! ». Notre vigneron ne manque ni de formules ni de percussion !

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5 juillet 2019

dans le Roussillon, au château de l’Ou, Philippe & Séverine BOURRIER : duo eurythmique

by Patrick Maclart

Le domaine viticole a été créé ex nihilo. Philippe BOURRIER, 57 ans, est agronome de formation, il travaille pour un grand groupe manufacturier de pneus au Brésil. Il s’exprime avec un certain plaisir là-bas.. « j’ai même planté du soja en culture bio. J’ai toujours cru en cette méthode culturale. Il fallait nourrir les ouvriers, on pouvait le faire, on l’a fait ». Cet homme est non seulement doté de credo, mais aussi de ressources.

en général je ne me mets jamais sur la photo qui illustre un article. Mais là, l’harmonie était tellement présente que cette photo représente pour moi ce qu’est le domaine. Harmonie d’un couple qui s’est trouvé, et le sourire pour ceux qui sont reçus. Du bonheur

Ses racines sont ce qu’elles sont, et la vigne a toujours fait partie de la culture catalane. Et la possibilité de créer son vin le démange, le titille. Il prend connaissance d’un domaine en état de désuétude, et l’achète en 1998. La vigne est en mauvais état, il va tout remettre en ordre, et surtout que celle-ci corresponde aux canons, à la volonté de notre vigneron. Dès le début, il va ordonner replantation, repalissage, arrachage des pieds malades. Mais il faudra surtout adapter l’orientation des plantations par rapport aux vents, un facteur très important dans les plaines du Roussillon… « c’est une plaie, précise Philippe. Si on plante mal, les sarments cassent et il faut tout remettre en place ». Le bio est immédiatement engagé au domaine dès 2001, car tout comme au Brésil avec le soja, c’est possible. Et le vent, s’il peut être un facteur de casse des sarments, est aussi une bénédiction pour se protéger des maladies. Les pinèdes à l’entour du domaine seront entretenues afin d’accueillir les chauves-souris, insecticide naturel et destructeur des nuisibles, dont notamment l’endémis.

le secteur de Montescot est relativement plat et surtout venteux. Choisir l’orientation et bien palisser, un boulot d’intelligence et de réflexion. C’est ici réussi.

Et la rencontre avec Séverine va couronner un travail qui aujourd’hui fait du château de l’Ou un acteur qualitatif incontournable dans le Roussillon… Elle grandit en Afrique avec ses parents, rentre en France et cherche une voie, un avenir. Elle rencontre un jour un directeur d’école de marketing qui la convainc de la rejoindre. Elle entamera des études qui l’amèneront doucement vers le vin… « quand je l’ai dit à mon père, il a failli casser sa chaise ! » raconte Séverine dans ce rire doux qui peine à cacher un caractère exigeant, inflexible, avec pour vision la qualité ultime des vins produits. La rencontre entre ce beau couple se fera tout simplement sur un salon, elle travaillant alors dans un domaine de l’Entre-Deux-Mers, ayant entre temps obtenu son BTS viti-oeno, et major de promotion siouplait ! … « ça a été le coup de foudre immédiat » disent de concert nos deux vignerons, qui malgré leurs différences ont réussi à trouver une harmonie totale. Philippe s’occupera de la partie culture, Séverine des vinifications, les créations de cuvées, les choix d’étiquettes. Mais l’un ne s’interdit pas de donner son avis sur le travail de l’autre.

Si le domaine s’étend sur 26 hectares situés dans la plaine au sud de Perpignan, Séverine va acquérir 14 hectares de magnifiques vignes dans les Fenouillèdes, sur terroir de schistes, qui eux sont au nord du Roussillon. Il faut être bien organisé au niveau des vendanges, car il peut y avoir plus de deux semaines d’écart en maturité des raisins… « avoir ces deux terroirs, c’est comprendre totalement notre région, affirme Philippe. Quand on sent un vin des Fenouillèdes, on se dit « ça c’est les Fenouillèdes », c’est évident, facile, et l’identité de ce terroir. Disposer de ces deux terroirs, c’est avoir le visage complet de notre pays ».

pour Philippe, la vigne est un crédo, une exigence de tous les jours. Pour Séverine, un confort de voir rentrer de magnifiques raisins.

A la vigne, le travail est bio certifié depuis 2001… « le travail est très différent entre Montescot où on cherche l’eau et l’ombre, et dans les Fenouillèdes où il y a la fraîcheur » ajoute Philippe, intarissable quand il faut défendre sa région. Meilleur ambassadeur, il faut chercher ! Le travail du sol est donc important : labours intercep, passages de griffes, et dans les Fenouillèdes de la surveillance. Il n’y a bien sûr aucun intrant synthétique dans la vigne.

Au chai, les vendanges sont exclusivement manuelles, fait rare dans la plaine de Perpignan. Les rouges sont totalement égrappés. Table de tri vibrante, mise en chambre froide des raisins pendant 12 heures minimum. Passage en cuve inox pour les préfermentaires, soit en foudres pour les macérations, ou en barriques ouvertes protégées par film alimentaire. En tout cas, à ce stade, pas d’utilisation de SO2, c’est le gaz carbonique qui va assurer la protection du moût. L’élevage durera entre 10 et 19 mois selon les cuvées. La mise en bouteilles se fera sans collage et filtré très lâche, à 3 microns, pour sécurité alimentaire.

Séverine a apporté sa « woman touch » en mettant ses cuves dans des jolies couleurs… « j’ai besoin de couleurs quand je travaille ». Un point qui nous rapproche.

Pour les blancs, vendanges manuelles là encore. Passage à froid, macération au pressoir avant un pressurage qui durera 1 heure 20 environ. Débourbage statique, élevage en cuves, barriques, et depuis deux ans en œufs en terra cotta venant de Toscane. La durée sera entre 4 et 8 mois.

Aujourd’hui, le domaine s’étend sur 40 hectares, tout en culture bio, et produit 100.000 bouteilles environ. L’export représente 40 % de la production, avec pour marchés principaux le Canada, le Brésil, le Japon, la Corée, la Belgique…

Séverine et Philippe BOURRIER, c’est le duo eurythmique. Une évidence, avérée malgré leurs différences qui ne s’arrêtent qu’au visuel. L’âme et l’esprit seront décidément toujours les plus forts.

Château de l’Ou
Philippe & Séverine BOURRIER

départementale 8 – route de Villeneuve
F-66220  MONTESCOT

tél. +33 (0)4 68 54 68 67
site internet : CLIQUEZ ICI

DEGUSTATION

Elle a eu lieu in situ. Merci Séverine et Philippe de votre invitation, malgré quelques soucis de santé qui ce jour-là avaient certes altéré ma forme, mais pas mon palais ! Nous nous reverrons, ça c’est sûr ! Pour voir la vidéo réalisée avec Philippe et Séverine, CLIQUEZ ICI.

une gamme de haut vol, où il serait très difficile d’y trouver un vin quelconque, banal. Quant aux défauts, là encore il vous faudra patience. C’est du haut vol.

assemblage grenache blanc – grenache gris – roussanne 2016
Brut de cuve. Composante générale du château de l’Ou. Nez très friand, fruits jaunes, floral, petites notes agréables de nougat, du plaisir. La bouche est complète, bien parfumée, petites notes évoquant le noyau. Finale pleine.

Tous les blancs sont convaincants, riches sans excès, de belle balance. Difficile de faire son choix…

grenache gris 2016
Nez complexe, profond, magnifique. La bouche est en devenir, très retenue, mais se lâche en finale.

le même vin en œuf en terre cuite de Toscane
Le nez est très raisin, l’impression de manger le fruit. Compliqué de trouver à dire sur quelque chose d’aussi direct, d’aussi droit et sincère. La bouche par contre est bien plus intense, longue, et dotée d’un fruit incroyable.

les détracteurs pourraient dire que ce contenant est stérile, et momifie plus le vin qu’autre chose. Il protège pour moi son fruité, et lui donne une sincérité sans pareil. Goûtez, et on en reparlera.

chardonnay 2016
La bouche est en pleine prise de bois. Mais c’est prometteur.

le même vin en barrique « fond iodé »
Un travail particulier commandé par Séverine. Le fond des barriques est immergé en mer, séché puis assemblé sur le corps des fûts. L’ensemble du vin est très complexe, bien plus parlant que le précédent. La prise de bois est en cours, et la bouche pour l’instant austère. Mais la différence est indéniable, et étonnante.

côtes du Roussillon Château de l’Ou rouge 2015
60 % syrah, 40 % mourvèdre. Nez mûr sans excès, prune, pointe florale, tabac brun. La bouche est abordable, séduisante, jolie trame acide qui dirige le vin. Moelle élégante, bonne buvabilité, long.

IGP côtes catalanes rouge « l’Ove » 2015
100 % syrah du secteur Montescot. Nez intense, poivré, fruit noir. La bouche est plus fluide et élégante. Sur la longueur, ça doit encore se centrer.

IGP côtes catalanes rouges « Infiniment » 2015
100 % syrah sur secteur Montescot. Elevage en barrique pendant un an. Superbe nez de syrah mûre à point, ni trop ni trop peu, poivre noir, épices, intense, et ça va s’ouvrir et exploser ! La bouche est compacte mais reste élégante, notes de café. Le vin n’avait qu’une semaine de bouteille, ça va donc péter ! Excellent, très long.

un tel équilibre et une telle fraîcheur sur le secteur de Montescot, c’est une performance. Un grand travail au chai. Bravo.

IGP côtes catalanes « Velours Noir » 2015
100 % syrah des Fenouillèdes élevée en barriques. Nez frais, floral, mais la maturité du raisin est perceptible, parfaite, romarin frais, menthe, poivre. Belle dimension olfactive. La bouche est superbe, traçante, élégante, au grain de tanin enrobé. Beau travail d’élevage très intelligent. Ça finit long sur la fraîcheur. Très long.

une longueur à faire pâlir une autoroute de jalousie…

IGP côtes catalanes « Secret de Schistes » 2015
Brut de fût. Elevage un an en barriques. Terroir de Saint-Paul de Fenouillet. Nez magnifique, épices, poivre, chair de cerise, typique du secteur. C’est intense et vibrant au nez. La bouche est du même acabit, ça cause dans le poste ! La bouche est quasi-parfaite, élégante, soyeuse, tout en ayant une belle structure. Très long, énorme, j’achète !!

probablement l’une des plus belles syrahs qu’il m’ait été données de déguster. Plus de mots seraient superflus.

IGP côtes catalanes « Ipso Facto » 2015
100 % syrah, sélection des quatre meilleures barriques du domaine. Nez profond, intense, riche. La bouche est compacte, ronde et ramassée, ça doit encore se faire. Un fruit très mûr en milieu de bouche. Très long mais encore ramassé.

Rivesaltes ambré 2008
Couleur ambrée, comme le veut son nom, le bien nommé ! Nez fruité, miel, pêche de vigne, charnu, net, droit et franc. La bouche est atypique, le sucre ne marque pas trop. Finale élégante et bretteuse.

20 juin 2019

en Champagne, à Avenay, Marc AUGUSTIN : la vidéo !!

by Patrick Maclart

Marc AUGUSTIN, qui aime à s’appeler « coeur-viculteur » tellement son travail lui est viscéral, ne peut laisser indifférent. Vigneron atypique à Avenay, ayant fait de sa biodynamie une évolution, son travail créera admiration ou agacement. En tout cas, il ne laissera pas indifférent.

Pourtant, ses intentions sont plus que louables. Il veut non seulement revenir aux sources de la culture originelle, mais aussi faire progresser la viticulture sans céder aux chants des sirènes du modernisme. Tout l’intéresse, le travail des sols, de la vigne, la gemmologie, le nombre d’or, le tableau des éléments, et j’en oublie.

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5 avril 2019

à Santenay, chez Jean-Marc VINCENT : l’esprit en perpétuel mouvement.

by Patrick Maclart

Un journaliste anglais avait écrit un jour : « life is too short to drink Santenay ». Laissons à cet enfant mal élevé de la perfide Albion la totale responsabilité de ses propos. Santenay a des terroirs sublimes qu’il suffit de savoir glorifier avec talent. Après le portrait d’Antoine OLIVIER, je vous emmène auprès d’un autre immense talent de ce village du sud de la côte de Beaune.

Jean-Marc VINCENT, la quarantaine, a repris le domaine il y a 17 ans maintenant…  » le domaine était en sommeil depuis 30 ans. Je suis né quand mon grand-père prenait sa retraite. Les vignes étaient louées. C’est par affection pour mon grand-père que je suis devenu vigneron. J’aime ce côté artisan » me dit Jean-Marc avec cette émotion qui lui appartient. Dans le discours déjà, il est clair que l’affectif compte chez lui.

Anne-Marie et Jean-Marc VINCENT, un couple dédié à son domaine, où la qualité n’est ni plus ni moins que le quotidien.

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20 septembre 2018

à Chablis, le domaine GARNIER : Jérôme & Xavier GARNIER : la conjonction bien coordonnée

by Patrick Maclart

Jérôme GARNIER 39 ans, et Xavier son frère, 50 ans, représentent la première génération de vignerons au domaine… « Notre père avait 110 hectares de céréales. Certaines de ces parcelles pouvaient être plantées en vignes. J’avais bossé chez Roland Lavantureux. Mon calcul n’a pas été pécuniaire, je voulais être vigneron » me dit alors Xavier, plutôt sage et silencieux. On est alors en 1988, et Joseph le père continue les céréales jusque 1992. Il continuera à travailler avec son fils jusque 2000, où il prendra sa retraite et où Jérôme rejoindra le domaine. Il s’occupera donc d’administrer le domaine, les vinifications et le commerce, pendant que l’ainé lui s’occupera de la partie extrêmement importante : le vignoble. Tout sera décidé ensemble… « On est arrivé à une telle entente que nous ne nous parlons quasiment pas sur nos décisions courantes. On se fait une confiance mutuelle, c’est génial » me confie Jérôme.

Jérôme GARNIER, 37 ans, plus volubile, et Xavier, 49 ans, plus en retrait, plus dans le silence. Ces deux là ont parfaitement réussi la conjonction coordonnée.

Xavier est déjà bien dans sa vigne, et Jérôme va apporter une touche commerciale, va développer la vente en bouteilles aux dépends du vrac, et l’entreprise file son train. L’affaire de négoce elle sera créée en 2005; « une reconnaissance passe par les crus, surtout à l’export. On connaissait des gens d’un point de vue professionnel, et leur sérieux correspondait à notre niveau de qualité, tout ça sans intermédiaire » confirme Xavier. Donc, en plus de la gamme des Petits Chablis et Chablis s’ajoutèrent 2 premiers crus (Montmains et Mont de Milieu), et 2 grands crus (Vaudésir et les Clos).

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4 juillet 2018

pourquoi les Santenay blancs ??

by Patrick Maclart

Un anglais a dit un jour « la vie est trop courte pour boire du Santenay ». Probablement notre meilleur ami de la Perfide Albion ne s’était pas arrêté dans ce très beau village, peut-être s’était-il trompé d’endroit.

Ce qui est sûr, c’est qu’à Santenay on y trouve de très bons vins, mais aussi de moins bons. C’est aussi une question de goût. Depuis une trentaine d’années que je déguste les vins de ce finage, et force est de constater en effet, dans des années froides ou délicates, les équilibres ne sont pas toujours là. On en trouvera peut-être plus à Chambolle-Musigny ou Vosne-Romanée, mais les prix sont loin d’être les mêmes. On y trouve souvent des rouges plus convaincants que ceux de Chassagne voire de Meursault, et à des prix plus doux.

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31 mai 2018

en Champagne, à Mardeuil : le domaine CHARLOT-TANNEUX : artisan du terroir

by Patrick Maclart

Vincent CHARLOT, la quarantaine heureuse, est à la tête du domaine depuis 2001… « ma vie a démarré en 1992 quand j’ai fait mon premier vin. On peut parler là de ma naissance ». Il a commencé son parcours avec un BEP à Avize, puis un BTA à Rouffach. Enfin, et c’est assez rare dans le parcours d’un vigneron, un BTS technico-commercial à Montpellier… « mes parents étaient coopérateurs. J’avais envie de voir comment le vin se vendait, les marchés, et surtout comment présenter ses vins ». On peut avoir du savoir-faire, encore faut-il le faire savoir…

Vincent CHARLOT est un homme sans la moindre concession avec lui-même. Tout le monde a droit de parole avec lui, mais il garde sa ligne de conduite : le terroir, le vrai.

Bien que ses études se terminent en 1996, il commence à bricoler ses premiers vins en 1992; « c’est quand j’ai commencé à travailler sur barriques que la révélation s’est produite. C’est à ce moment précis que j’ai su ce que j’allais vraiment faire » me dit notre vigneron avec simplicité, et cette volonté calme et posée qui le caractérise, même si son côté puriste est et reste un fond de sa nature.

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12 avril 2018

à Chablis, au domaine GARNIER, avec Xavier GARNIER, la vidéo !!

by Patrick Maclart

Le domaine GARNIER à Chablis est bicéphale. Tout d’abord Jérôme le volubile motivé, qui s’occupe du commerce, du développement du domaine et de son image, et Xavier, plus silencieux, qui aime justement le doux bruit du doux vent qui souffle dans ses vignes, et la discrète tranquillité de ses chais.

Jérôme GARNIER, 37 ans, plus volubile, et Xavier, 49 ans, plus en retrait, plus dans le silence. Ces deux là ont parfaitement réussi la conjonction coordonnée.

 

Le domaine GARNIER dispose de ses propres vignes, mais a développé une activité de négoce. La raison ? Le commerce à l’export est en demande de crus, et nos compères en ont peu. Ils achètent donc des raisins à des vignerons dignes de confiance et en parfait partenariat avec notre duo.

 

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12 février 2018

en Champagne, à Mardeuil, avec Vincent CHARLOT : la vidéo !!

by Patrick Maclart

Vincent CHARLOT, au domaine CHARLOT-TANNEUX à Mardeuil, se dit « artisan de la terre, de la vigne, du terroir ». En tout cas, en pleine quarantaine, c’est un puriste, un homme qui ne laisse aucune concession.

Ayant repris le domaine familial, il dit être né en 1992, là où il a élaboré son premier vin. Ses études sont étonnantes, car il suivra même un BTS technico-commercial vins. Il a vite compris qu’après le savoir-faire, il faut le faire savoir.

Aujourd’hui, je suis époustouflé par la droiture et surtout la longueur des vins de Vincent. Son travail pur se retrouve dans ses vins. Et l’homme, même s’il doute dans ses certitudes, a trouvé son harmonie et son bonheur. Là encore ça se sent.

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8 novembre 2017

focus sur les Marsannay rouges, millésimes 2012 et 2011 !!

by Patrick Maclart

Après une réflexion intense sur la modification profonde actuelle de la Bourgogne, j’ai pris la décision de mettre un focus sur Marsannay. Cette jeune appellation est dotée de volontés fortes, et c’est l’une des raisons qui m’a poussé à écrire cet article. L’autre raison est que Marsannay reste pour l’instant l’une des dernières sources d’achats de vins de Bourgogne à prix raisonnable, tout en ayant une belle spécificité, une identité, un caractère et des vignerons ambitieux.

MARSANNAY EN QUELQUES MOTS

Située tout au nord de la côte de Nuits, à quelques encablures de Dijon, Marsannay est la première AOC au nord de cette zone, reconnue depuis 1987 seulement. Dans son histoire, Marsannay loupe souvent le train par des décisions qui au moment donné étaient les bonnes. Tout d’abord, la proximité de la ville de Dijon, capitale des Ducs de Bourgogne. Marsannay est alors en bonne posture pour livrer à la cour ses meilleurs vins. Les pressoirs monumentaux ne sont d’ailleurs pas très loin de notre village, à Chenôve, juste au nord. Lavalle parlera de vins communs, mais de qualité; on ne pouvait à l’époque meilleure définition. Par la suite, au XIXème siècle, Marsannay se lance dans la production de vins quelconques afin d’abreuver les bistrots de la grande ville; on ne peut oublier que la raison première d’un vigneron est avant tout de gagner sa vie. On trouvera notamment beaucoup de gamays plantés dans la partie basse du finage. Après la crise phylloxérique, alors que tout le monde tente de rattraper le retard sur les marchés qui ont opté pour les vins des colonies françaises, Marsannay va se lancer dans la production de vins rosés sous l’impulsion du visionnaire et hyper-actif Joseph CLAIR-DAU. Afin de sortir les vins de son village de la crise, il crée un rosé en défendant le nom de « rosé de Marsannay » qui dans les années 30 n’est pas reconnu comme une appellation. Et c’est hélas cela qui entre autres fera louper le coche des AOC au moment de leur distribution. Plus tard, après des années d’âpres combats, la production du village sera enfin reconnue à son juste titre fin des années 80.

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