20 juin 2017

dans le Mâconnais, à Saint-Véran, Frantz CHAGNOLEAU : écoute, réflexion

by Patrick Maclart

Frantz CHAGNOLEAU, 33 ans, a créé ce domaine ex nihilo fin 2009. Responsable de cave pendant 7 ans chez l’excellent Olivier MERLIN lui aussi vigneron dans le Mâconnais, il passe 50 % de son temps à  la vigne… « J’adore la viticulture, c’est un bien-être pour moi. C’est quasiment une psychothérapie, ça me fait sortir de l’univers clos ». C’est un sentiment qui se ressent lorsqu’on se trouve à la vigne avec lui.

de la volonté mais sans certitude, sans dogme. Voilà le portrait de ce jeune talent qui viendra bretter avec les plus grands dans quelques années, voire quelques mois.

de la volonté mais sans certitude, sans dogme. Voilà le portrait de ce jeune talent qui viendra bretter avec les plus grands dans quelques années, voire quelques mois.

Lui qui aime travailler à l’extérieur, il cherche sa voie. Ses parents l’amenaient alors qu’il était plus jeune en vacances dans le Bordelais, et cela l’avait forcément interpellé. C’est décidé, il sera vigneron. Charentais d’origine, il suivra et obtiendra son BTS viti-oeno au lycée viticole d’Angoulême. « On devait choisir un voyage d’études à la fin de nos études. C’est grâce à ce voyage que j’ai rencontré Olivier MERLIN. C’est lui avec son épouse Corinne qui m’ont appris le métier », on  ne pouvait tomber guère mieux.

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25 avril 2017

dans le Mâconnais, à Saint-Véran, avec Frantz CHAGNOLEAU, la vidéo !!

by Patrick Maclart

Voilà un futur très grand. On parlera demain de lui comme on parle aujourd’hui des Merlin et autres Vessigaud ou Saumaize.

Etabli sur un bon 6 hectares, formé par Olivier MERLIN, le tempétueux mais avec tellement de talents, Frantz, natif de Charente, va vite apprendre, écouter et appliquer. Aujourd’hui, tous ses vins sont bons, vibrants, profonds, intenses. Tout est en bio, avec un travail spontanément réfléchi.

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23 février 2017

à Morey Saint-Denis, Gilles BALLORIN : sur le bon chemin de vie.

by Patrick Maclart

Gilles BALLORIN, 49 ans, a créé son domaine ex nihilo en 2005. Tour à tour vendeur, responsable export, marketing, et même directeur commercial ! « J’ai toujours fait les vendanges, j’adorais ça. Mais il fallait que je fasse mon truc (sic). Je ne savais pas tailler une vigne mais j’y suis allé. En fait, quand on travaille comme commercial, on met un costume. Eh bien voilà, je mettais un costume » dit Gilles avec cette sincérité spontanée qui le caractérise si bien.

à 45 ans, Gilles BALLORIN est dans la fleur de l'âge, mais dans le parcours de vie qu'il veut vivre. D'où cette harmonie qu'on ressent chez lui.

à 49 ans, Gilles BALLORIN est dans la fleur de l’âge, mais dans le parcours de vie qu’il veut vivre. D’où cette harmonie qu’on ressent chez lui.

Il va s’installer en 2005 donc avec seulement 30 ares de Bourgogne, au chapître de Chenove. Même si cette terre est classée simple Bourgogne, elle a quand même été reconnue au XIIème siècle comme l’une des meilleures du coin, o tempora o mores… Il trouve 3 hectares en 3 mois (belle performance) et le domaine s’étend presque 2 hectares en plus en 2006 pour arriver à la superficie actuelle.

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29 novembre 2016

à Morey Saint-Denis, Gilles BALLORIN, la vidéo !!

by Patrick Maclart

On en écrit des choses sur Gilles BALLORIN, j’ai même entendu des sornettes concernant cet homme riche de volontés : doux rêveur, poète, idéaliste… Peu importe. En ce qui me concerne, je le qualifie de grand talent.

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Gilles, c’est un homme qui a eu le courage de choisir sa vie, pendant que d’autres la subissent. Une belle place comme directeur commercial, mais le costume qu’il portait était tant sur son dos que dans sa tête. L’appel de la terre, de la vigne était là. Il a eu l’ouverture d’âme pour l’écouter et suivre ce chemin, à notre grand bonheur.

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28 avril 2014

à Chablis, le domaine SEGUINOT-BORDET, Jean-François BORDET : comme un parfum d’idéal

by Patrick Maclart

Jean-François BORDET, 38 ans, est à la tête du domaine depuis 1998. Il a repris l’affaire de son grand-père; « ça a sauté une génération. Le domaine provient du côté maternel de mon père qui était maçon pour le compte de l’armée. Il aidait certes mon grand-père mais ce n’était pas sa vocation d’être vigneron. Il adore le boulot mais son destin n’était pas d’être vigneron ». Le grand-père amenait déjà Jean-François à la vigne alors qu’il était tout petit, et qui était heureux de vivre ces moments là, partage de la terre et de la plante.

Jean-François BORDET est sur le bon chemin de vie. Son travail est autant sa vie que sa famille. Un mec bien.

Jean-François BORDET est sur le bon chemin de vie. Son travail est autant sa vie que sa famille. Un mec bien.

Ces moments là sont imprimés dans le destin de Jean-François, il sera vigneron. Diplômé d’un BTA à Beaune, Jean-François obtient un BTS viti-oeno dans la même ville. Un stage de 6 mois dans le Michigan; « il faut savoir ouvrir son esprit aux autres cultures, et voir autre chose, être curieux » me dit notre vigneron dans son flot de paroles tellement naturel, sincère. Son patrimoine viticole est très beau, et Jean-François va pouvoir travailler. Il va apporter d’avantage de finesse aux vins, son style, son coup de patte, et va ensuite adapter la cuverie aux élevages sur lies, un autre de ses crédos. Tout est passé en cuves basses et horizontales dont certaines sont équipées d’un système de pigeage. Ces cuves permettent un contact de 75 % des jus avec les lies, autant dire de l’efficacité.

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9 avril 2014

dans le Mâconnais, Marcel COUTURIER : une sensibilité drapée de sourire.

by Patrick Maclart

Marcel COUTURIER, c’est un regard toujours bleu empli de malice, et un sourire franc et spontané. A 48 ans, il a créé le domaine de rien, avec même pas un hectare de vignes… « Il n’y avait rien ici, à la place de la cave c’était une friche. Mes parents ont toujours eu peu de vignes, mais ils avaient surtout des vaches et des céréales » dit Marcel avec justesse et bon sens, qualités qui sont chez lui nature.

un éternel sourire sincère boulonné sur son visage, Marcel COUTURIER est on ne peut plus authentique.

un éternel sourire sincère boulonné sur son visage, Marcel COUTURIER est on ne peut plus authentique.

On se demande alors ce qui va amener notre vigneron à la vigne. C’est simple, son oncle René PERRATON a un domaine et Marcel y travaillait, faisait les vendanges. A l’installation, il sera au départ coopérateur et en sortira en 2005, bien qu’il livre encore quelques raisins; « j’ai commis des erreurs à mes débuts, mais j’apprends vite, et longtemps » dit notre homme en toute simplicité.

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31 mars 2014

Grands Jours de Bourgogne 2014 : focus sur les vins de l’Auxerrois

by Patrick Maclart

Traditionnellement, l’ouverture des Grands Jours de Bourgogne commence toujours par le nord de notre région, à savoir le chablisien et l’auxerrois; dégustation qui porte le très joli nom de « porte d’Or de la Bourgogne ». Cette année, je donne priorité aux vins de l’auxerrois, Chablis ne sera pas dégusté cette année.

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Non pas que je boude la belle appellation de Chablis, mais l’occasion m’est souvent donnée de déguster les vins en fort progrès de cette AOC ces dernières années. J’ai donc préféré aller tâter de la production auxerroise. Ces vins ne sont par ailleurs pas toujours simples à comprendre.

Souffrant de l’ombre de leur prestigieux voisin, l’auxerrois a parfois peine à trouver la lumière médiatique. Et pourtant, leur différence, leur originalité, leur authenticité, en font des vins à part. Les pinots partent souvent sur des notes de noyau de griotte vraiment typiques, mâtinées de notes cendrées. Quant au chardonnay, il arrive à avoir une gueule à lui, que ce soit à Vézelay, secteur en plein développement et qu’il faut désormais suivre à la loupe, ou ailleurs, avec des tensions et de la vivacité qui plaisent tant aujourd’hui. On trouve aussi dans cette région deux cépages bien exclusifs : le césar, parfois austère, mais qui ne manque ni de structure et de tanins, et le sauvignon, planté à Saint-Bris, qui donne des résultats aujourd’hui jamais atteints.

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21 mars 2014

à Chablis, le domaine SEGUINOT-BORDET, avec Jean-François BORDET : la vidéo !!

by Patrick Maclart

Jean-François BORDET, au domaine SEGUINOT-BORDET, c’est la volonté et l’exigence mises au profit du bon sens. Un beau domaine de 20 hectares à Chablis, et qui a sauté une génération, car le père de Jean-François était maçon… dans l’armée !

Cette volonté, c’est d’élaborer des vins typiques de leur terroir, sans pour autant partir dans tous les sens et faire l’artiste maudit ou le créateur universel, non. C’est un homme de bon sens, qui sait que la vigne doit être soignée pour donner le meilleur, avec des vins aussi intenses qu’expressifs.

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3 mars 2014

dans le Mâconnais, à Fuissé, Marcel COUTURIER, la vidéo !!

by Patrick Maclart

« tout sourire dehors », telle pourrait être la devise de Marcel COUTURIER à Fuissé, dont le talent atteint les sommets de sa modestie. Avec ses 10 hectares, il élabore des vins gourmands, bien en bouche, concentrés et de caractère.

Il est venu de rien, ou presque. Ses parents étaient polyculteurs, et ils n’avaient qu’une toute petite vigne. Mais Marcel a des ressources, de la volonté, et un parrain qui s’appelle René PERRATON, qui est vigneron. Durant ses jeunes années, Marcel va se faire le dos, les bras, les jambes, bref le physique chez René, et apprendra en silence, en humilité.

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14 janvier 2014

le 28ème concours des vins de Chablis, vous saurez tout, tout, tout !!

by Patrick Maclart

J’ai eu l’immense plaisir d’être invité au dernier concours des vins de Chablis, le 28ème du nom. Comme à son habitude, ce concours permet une confrontation sympathique entre vignerons. L’adresse habituelle ? Le Petit Pontigny, bâtiment du XIIème siècle, construit pour être un chai, et désormais endroit de libations chablisiennes.

bel endroit que ce Petit Pontigny, et lieu d'un concours dont le sérieux n'est plus à démontrer.

bel endroit que ce Petit Pontigny, et lieu d’un concours dont le sérieux n’est plus à démontrer.

Une fois de plus, je me retrouve ce samedi matin, le deuxième de l’année, de bonne heure et de bonne humeur, papilles affûtées à affronter les Chablis qui me seront proposés. Afin d’éviter tout copinage, tout arrangement ou toute amitié pas forcément bien placée, les vignerons de Chablis ont eu une amusante et intelligente idée : le numéro de table est attribué en fonction de votre arrivée. Donc impossible de savoir dans quel jury vous vous trouverez. Pour moi, pas une mauvaise pioche. Je me retrouve au jury n° 16, qui va déguster les premiers crus de la rive gauche. Plus tourmentés, d’expositions complètement différentes, ces premiers crus moins prestigieux pour certains auront d’autant plus de mérites s’ils vont chercher quelques médailles.

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