9 mai 2013

à Pomerol, le château GOMBAUDE-GUILLOT, au rythme de la terre.

by Patrick Maclart

Cela fait 150 ans que le château GOMBAUDE-GUILLOT est sous la direction de la famille LAVAL. Cette propriété se trouve sur le plateau de Pomerol, sur les beaux terroirs de l’appellation, avec un sol bien vivant d’argiles et de graves glaciaires. C’est à présent Claire LAVAL qui en est à la tête, avec son époux Dominique TECHER. Ce couple dispose non seulement d’une intelligence hors du commun, mais d’un esprit d’analyse qui m’a réellement émerveillé. Depuis 1983, Claire s’est installée aux manettes du destin de Gombaude; Dominique un peu plus tard. Le château s’étend sur 7 hectares pour élaborer entre 25 et 28.000 bouteilles par an. On admirera les gros rendements de la propriété… Il y a quelques années, notre couple achète le clos Plince, un petit château de 1 hectare 15, situé dans le secteur des sables de l’appellation.

Claire et Dominique TECHER peuvent être fiers de leurs choix courageux, intelligents, sans concession, et avec une vision d’avenir sans limite… Et pour épauler tout ça, un autre avenir sans limite, leur fils Olivier, doué dans la communication, et défendant lui aussi ce terroir bec et ongles, et avec un humour dont je partage totalement la forme.

(suite…)

2 mai 2013

Millésimes en Languedoc 2013 : Bourgogne Wineblog déguste L’INTEGRALITE des Languedoc blancs

by Patrick Maclart

J’étais cette année au château des Carrasses près de Saint-Chinian pour la grande manifestation annuelle « Millésimes en Languedoc ». Cette manifestation permet d’être au plus près de la réalité de la production du sud de France, avec de nombreux échantillons présentés dans des conditions optimales. Je souhaite à cet effet à remercier l’interprofession des vins du Languedoc qui met tout en oeuvre pour installer les dégustateurs dans les meilleures conditions. Bravo, on ne peut faire que du bon boulot dans ces conditions.

PORTRAIT

Cet article est consacré aux blancs du Languedoc 2011 et 2012. L’année passée la même dégustation avait lieu, mais avec les millésimes antérieurs. Force est de constater que de bien beaux échantillons furent présentés et appréciés, par rapport à l’année passée. On notera beaucoup de vins présentant un fort taux d’amers, probablement dûs à une maîtrise du pressoir discutable.

(suite…)

26 avril 2013

à Châteauneuf-du-Pape, au domaine Pierre ANDRE, Jacqueline ANDRE : good vibrations !

by Patrick Maclart

« ce n’est pas une question de courage mais de conscience. En effet, faut du courage pour être vigneron, il faut être constamment présent dans sa vigne, sans tenir compte du jour ou de l’heure. Mais à la base, il faut être courageux pour être vigneron ». C’est en ces termes tant paradoxaux dans la forme que si justes dans le fond que Jacqueline ANDRE du domaine éponyme à Châteauneuf-du-Pape entame la discussion. Sa famille a toujours été ici, mais c’est son père qui a été celui qui aura développé le domaine.

Jacqueline ANDRE a la gentillesse génétique, inscrite en elle. Elle l’est avec sa vigne, et ses vins ont une vibration qui n’appartient qu’à eux.

Son arrière grand-père était maréchal-ferrant, et avait quelques lopins de vignes ; à cette époque bien des vignerons avaient une activité principale plus rémunératrice. Mais chez les André, on transmet toujours son savoir, si bien que chaque génération s’en trouve toujours plus forte. « Mon père a réussi à faire croître le domaine en respectant le patrimoine, sans arracher de vieilles vignes, même celles qui étaient mal plantées. Elles n’ont jamais été désherbées chimiquement, et j’ai aujourd’hui un patrimoine hors du commun. Je le remercie au quotidien » me dit Jacqueline avec une telle sincérité. A 55 ans, elle n’a pratiqué que l’école de la vigne, et des apprentissages, plus quelques stages en biodynamie.

(suite…)

23 avril 2013

à Barolo, chez Ferdinando PRINCIPIANO, la vidéo !!

by Patrick Maclart

La différence entre l’homme et Dieu, c’est que l’homme est faillible… Ferdinando PRINCIPIANO est un homme, un vrai.

Parti de ses certitudes scientifiques et chimiques acquises lors de sa scolarité, un jour un choc se produit : une dégustation d’une centaine de Barolo communs, semblables, même si leur qualité était indiscutable, mais des vins sans émotion. Sauf quelques-uns, les vrais, les puristes : Vaira, Mascarello, Rinaldi… Et en rentrant chez lui, le soir, il se dit qu’il se trompe.

(suite…)

5 avril 2013

Bourgogne Wineblog dans les Corbières, avec Rémi JALLIET, la vidéo !!

by Patrick Maclart

Un homme qui a toujours sa tête et son regard dans sa vigne. Rémi JALLIET, 40 ans, a créé con domaine ex nihilo, avec la ferme volonté d’élaborer un vin qui lui ressemble.

Ayant grandi dans le bassin parisien, avec un père qui travaille en grande surface, il se dirige vers des études commerciales. Mais avec l’esprit du vin qu’ont ses parents, il sait que dans ces flacons multicolores se cache le sens de sa vie. Il décide alors d’aller étudier à Tours et obtient son BTS viti-oeno.

(suite…)

2 avril 2013

à Pomerol, au château GOMBAUDE-GUILLOT, avec Claire et Dominique TECHER, la vidéo !!

by Patrick Maclart

Pomerol est une appellation qui fait tourner bien des têtes… Pendant que d’autres ont les pieds sur terre, les pieds sur leurs terres. C’est le cas de la famille TECHER-LAVAL, au château Gombaude-Guillot.

Claire et Dominique TECHER conduisent leur vignoble selon la méthode biologique. Et chez eux, plus qu’une méthode, c’est une volonté, un crédo… En gros, la nature. Et notre couple, à l’instar de Monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir, pratiquait déjà cette culture avant la création du cahier des charges en France. Bio avant le bio, apprécions.
(suite…)

27 mars 2013

en Corbières, le château BEAUREGARD-MIROUZE : l’évidence

by Patrick Maclart

Nicolas MIROUZE, 40 ans, est au domaine depuis 1999. Né à Montpellier et vivant dans cette ville, il part étudier à Paris pour devenir ingénieur agronome. Pas forcément dans l’idée de reprendre le domaine familial alors géré par la grand-mère (le père étant médecin), mais parce que la terre l’intéressait déjà. Dans la capitale, il rencontre Karine, Bordelaise de souche et Espagnole d’origine. Rapidement, tout colle entre eux, et notre tout jeune couple s’installe rapidement au domaine, avec au préalable des stages et même une année en Afrique.

la belle rencontre que Nicolas et Karine MIROUZE. Ces deux-là ont commencé à avoir le sens de la terre, puis celui de la vigne, et donc des racines, qu’elles soient humaines ou végétales… Et le sens du partage; quelques missions en Afrique pour aider ceux qui en ont besoin.

(suite…)

19 mars 2013

à Pouilly-Fuissé, David BIENFAIT : le bien nommé !

by Patrick Maclart

David BIENFAIT, le bien nommé, est un futur grand du vin. Retenez son nom, et vous me remercierez éternellement. Il a tout pour plaire : une gueule d’ange, une volonté du diable, et un travail d’homme.  A 25 ans, il explique cette vocation toute neuve (ses parents ne sont pas vignerons) par le voisinage de ces derniers justement… « Le voisin de mes parents était vigneron. Petit, je trainais toujours dehors, je ne pouvais faire autrement. J’allais forcément chez lui. C’est quand j’étais en 3ème, alors que je devais faire un « stage découverte » en entreprise que j’ai décidé de le faire chez lui. J’ai fait la taille de la vigne, et j’ai préparé les portes ouvertes. ». Si l’ensemble des tâches du vigneron, les détails du travail qui influeront sur le produit fini, c’est le contact avec la nature, avoir la tête dans le ciel pour travailler, c’est ça qui séduira notre jeune homme.

à peine 25 ans, et David BIENFAIT s’installe comme l’un des talents les plus prometteurs de toute la Bourgogne.

(suite…)

26 février 2013

à Châteauneuf-du-Pape, le domaine BERTHET-RAYNE, Laure BERTHET : la belle et le bio.

by Patrick Maclart

La jeune Laure BERTHET-RAYNE, 34 ans, est à la tête du domaine éponyme. Elle représente la cinquième génération, mais c’est surtout son père et son grand-père qui ont développé le domaine pour l’amener à une superfice actuelle de 26 hectares, dont du fermage. Les vignes en appellation Châteauneuf s’étendent elles sur 16 hectares, car il y a aussi 8 hectares de côtes-du-Rhône et 2 de vin de table. Le domaine s’appellait à l’origine « les Cigalons », et une partie des vignes fut donnée à Christian, le père de Laure, pour construire le domaine BERTHET-RAYNE.

Laure BERTHET-RAYNE, c’est tout, sauf une diva des vignes. Elle va y travailler, elle participe à tous les travaux exigeants, et n’hésite pas à aller à la rencontre de ses clients. Une femme courageuse au sourire ineffaçable. Une bien belle rencontre.

Le domaine est en bio depuis 2007, mais était déjà en culture raisonnée depuis bien des années. Le passage au bio est dû comme bien souvent suite à une tragédie familiale, là où le grand-père décède d’un cancer des poumons. Certes, mais de nombreux cancers commencent à décimer l’entourage de la famille, et c’est le père de Laure qui va fortement diminuer les doses de produits phyto. On compensera cette diminution par un travail des sols accentué, notamment le cavaillonnage.

(suite…)

22 février 2013

en Terrasses du Larzac, au clos du Serres, avec Sébastien FILLON, la vidéo !!

by Patrick Maclart

Etre Stéphanois, ingénieur chimiste, et se retrouver dans un vignoble magnifique en Terrasses du Larzac, le tout en conversion bio, il faut le faire. Eh bien ça a été fait.

Sébastien FILLON, la grosse trentaine et la créativité encadrée par un esprit gestionnaire rigoureux et pragmatique, gère ce très beau domaine « clos du Serres » qui était déjà bien géré par son ancien propriétaire sorti de la coopérative.

Le terroir de cette région est simplement extraordinaire. De la terre rouge comme si on était sur mars, et des vignes impeccablement tenues, au sol souple et bien travaillé. Normal : il est tombé amoureux des plantes; son grand-père arboriculteur y est probablement pour quelque chose. Le domaine est en conversion bio depuis 2 ans.

(suite…)

Pages :«123456789»