27 mars 2013

en Corbières, le château BEAUREGARD-MIROUZE : l’évidence

by Patrick Maclart

Nicolas MIROUZE, 40 ans, est au domaine depuis 1999. Né à Montpellier et vivant dans cette ville, il part étudier à Paris pour devenir ingénieur agronome. Pas forcément dans l’idée de reprendre le domaine familial alors géré par la grand-mère (le père étant médecin), mais parce que la terre l’intéressait déjà. Dans la capitale, il rencontre Karine, Bordelaise de souche et Espagnole d’origine. Rapidement, tout colle entre eux, et notre tout jeune couple s’installe rapidement au domaine, avec au préalable des stages et même une année en Afrique.

la belle rencontre que Nicolas et Karine MIROUZE. Ces deux-là ont commencé à avoir le sens de la terre, puis celui de la vigne, et donc des racines, qu’elles soient humaines ou végétales… Et le sens du partage; quelques missions en Afrique pour aider ceux qui en ont besoin.

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19 mars 2013

à Pouilly-Fuissé, David BIENFAIT : le bien nommé !

by Patrick Maclart

David BIENFAIT, le bien nommé, est un futur grand du vin. Retenez son nom, et vous me remercierez éternellement. Il a tout pour plaire : une gueule d’ange, une volonté du diable, et un travail d’homme.  A 25 ans, il explique cette vocation toute neuve (ses parents ne sont pas vignerons) par le voisinage de ces derniers justement… « Le voisin de mes parents était vigneron. Petit, je trainais toujours dehors, je ne pouvais faire autrement. J’allais forcément chez lui. C’est quand j’étais en 3ème, alors que je devais faire un « stage découverte » en entreprise que j’ai décidé de le faire chez lui. J’ai fait la taille de la vigne, et j’ai préparé les portes ouvertes. ». Si l’ensemble des tâches du vigneron, les détails du travail qui influeront sur le produit fini, c’est le contact avec la nature, avoir la tête dans le ciel pour travailler, c’est ça qui séduira notre jeune homme.

à peine 25 ans, et David BIENFAIT s’installe comme l’un des talents les plus prometteurs de toute la Bourgogne.

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26 février 2013

à Châteauneuf-du-Pape, le domaine BERTHET-RAYNE, Laure BERTHET : la belle et le bio.

by Patrick Maclart

La jeune Laure BERTHET-RAYNE, 34 ans, est à la tête du domaine éponyme. Elle représente la cinquième génération, mais c’est surtout son père et son grand-père qui ont développé le domaine pour l’amener à une superfice actuelle de 26 hectares, dont du fermage. Les vignes en appellation Châteauneuf s’étendent elles sur 16 hectares, car il y a aussi 8 hectares de côtes-du-Rhône et 2 de vin de table. Le domaine s’appellait à l’origine « les Cigalons », et une partie des vignes fut donnée à Christian, le père de Laure, pour construire le domaine BERTHET-RAYNE.

Laure BERTHET-RAYNE, c’est tout, sauf une diva des vignes. Elle va y travailler, elle participe à tous les travaux exigeants, et n’hésite pas à aller à la rencontre de ses clients. Une femme courageuse au sourire ineffaçable. Une bien belle rencontre.

Le domaine est en bio depuis 2007, mais était déjà en culture raisonnée depuis bien des années. Le passage au bio est dû comme bien souvent suite à une tragédie familiale, là où le grand-père décède d’un cancer des poumons. Certes, mais de nombreux cancers commencent à décimer l’entourage de la famille, et c’est le père de Laure qui va fortement diminuer les doses de produits phyto. On compensera cette diminution par un travail des sols accentué, notamment le cavaillonnage.

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22 février 2013

en Terrasses du Larzac, au clos du Serres, avec Sébastien FILLON, la vidéo !!

by Patrick Maclart

Etre Stéphanois, ingénieur chimiste, et se retrouver dans un vignoble magnifique en Terrasses du Larzac, le tout en conversion bio, il faut le faire. Eh bien ça a été fait.

Sébastien FILLON, la grosse trentaine et la créativité encadrée par un esprit gestionnaire rigoureux et pragmatique, gère ce très beau domaine « clos du Serres » qui était déjà bien géré par son ancien propriétaire sorti de la coopérative.

Le terroir de cette région est simplement extraordinaire. De la terre rouge comme si on était sur mars, et des vignes impeccablement tenues, au sol souple et bien travaillé. Normal : il est tombé amoureux des plantes; son grand-père arboriculteur y est probablement pour quelque chose. Le domaine est en conversion bio depuis 2 ans.

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14 janvier 2013

Bourgogne Wineblog dans les Corbières, au château BEAUREGARD-MIROUZE, la vidéo !

by Patrick Maclart

Lorsqu’on parle Corbières, il vaut mieux utiliser le pluriel, tellement la variété de météos et de géologies sont différentes. Une grande appellation où les pépites sont courantes.

Et ici, dans le massif de Fontfroide, j’ai découvert le château BEAUREGARD-MIROUZE. Nicolas et Karine MIROUZE disposent d’un environnement naturel incroyable. Plus de 350 hectares de garrigues sauvages, et une trentaine d’hectares de vignes.

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11 janvier 2013

TSANTALI TRIP 2012 au Mont Olympe et au Mont Athos : tout simplement ENORME !!

by Patrick Maclart

Une superproduction « in situ » de la visite du Mont Athos en Grèce. C’est déjà un privilège. Visiter le vignoble, les chais et déguster les vins produits sur cette montagne consacrée, c’en est une autre, mais enfin déjeuner, dîner et dormir dans le monastère, c’est une expérience incroyable, où la spiritualité vous envahit, vous pénètre, vous éblouit…

Grâce à mon ami journaliste Grec Ted LELEKAS, j’ai été invité à un moment inoubliable que je voulais partager avec vous. Accompagné du gratin du blog vin mondial, j’ai fait ce périple incroyable, et je voulais surtout le partager avec vous, comme je l’avais vécu.

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8 janvier 2013

Bourgogne Wineblog à Châteauneuf-du-Pape, au domaine BERTHET-RAYNE, la vidéo !!

by Patrick Maclart

Une vidéo chez la belle Laure BERTHET-RAYNE, qui est à la tête d’un très beau vignoble d’une vingtaine d’hectares en Châteauneuf-du-Pape, mais aussi en côtes-du-Rhône, au domaine BERTHET-RAYNE.

Depuis très longtemps, on travaille très naturellement au domaine, au point où la conversion bio a coulé de source. Différents avatars familiaux, quelques prises de conscience, et une méthode de travail qui devient désormais plus qu’une philosophie, le labeur quotidien.

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20 décembre 2012

à Corbières, le domaine des Deux Anes, Dominique TERRIER : des coups de foudre.

by Patrick Maclart

Dominique TERRIER est un vigneron qui a tourné, a voyagé. A 45 ans, il se pose dans les Corbières après avoir été victime de nombreux coups de foudre. Avec son BTA viti-oeno obtenu à Beaune, il arrive à Peyriac-de-Mer en 2000.

Dominique TERRIER est dans sa vie, sur le bon parcours. Au milieu de ses vignes et ses équidés favoris, il se peut qu’on l’entende chantonner « auprès des mes ânes, je vivais heureux… »

Mais il a commencé à travailler dans le Jura, installé avec son père sur l’exploitation familiale « On était bio depuis 1968. J’avais un peu honte à l’école de cela, car j’étais le fils du bio ! Je n’en parlais pas, on allait à contre-courant. Mon père travaillait au cheval et il a acheté un chenillard à la mort de la bête. On avait de tout petits rendements, ce n’était absolument pas rentable… » raconte Dominique avec une nostalgie toute mesurée. Mais la vigne, le vin, voilà son premier coup de foudre.

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31 octobre 2012

à Fitou, le domaine des Enfants Sauvages : « I’m the Lizzard King ! »

by Patrick Maclart

… and I can do anything ! Cette phrase surréaliste prononcée par Jim Morrison peut introduire un couple extraordinaire : Nikolaus et Carolin BANTLIN. Ils sont vraiment hors norme. Originaires de Stuttgart, ils ont une trajectoire que seuls ceux qui croient en leur parcours de vie peuvent comprendre. Elle architecte, lui dirigeant d’une petite entreprise de cuirs industriels, c’est tout un cheminement qui les amènera à plus de mille kilomètres de leur ancienne vie.

Nikolaus et Carolin BANTLIN sont vraiment sur leur trajectoire de vie… Dans leur ancienne vie, elle architecte, lui chef d’entreprise… Et aujourd’hui au plus vrai de la nature. Hors norme vous dis-je…

Ils sont tous les deux fanas de varappe, « je n’avais que la montagne en tête, grimper l’Himalaya, le Pérou… Mon rêve était de travailler dehors, m’aérer, ne plus être en face de cet ordinateur, dans ce bureau ! » me lance Nikolaus comme une évidence. Ils passent leurs vacances en France, tout le temps. Le projet de quitter l’Allemagne et cette ville hyper-industrialisée les démange de plus en plus, le projet de s’installer en France s’étoffe : acheter une petite maison au soleil, et pourquoi pas amener la production de l’entreprise… « La vie à Stuttgart nous ennuyait, c’est très industrialisé, les gens ne vivent pas, la compétitivité est le maître-mot » me dit Nikolaus avec conviction.

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25 octobre 2012

sur l’île d’Oléron, avec Pascal Favre du domaine FAVRE : la vidéo !!

by Patrick Maclart

Il est des hommes capables de prendre des risques certains pour le bien des autres. Pascal Favre du domaine éponyme fait partie de ces hommes, ces vrais.

Basé sur l’île d’Oléron, il élabore vins de pays fort savoureux, et des pineaux des Charentes fruités, propres, nets, et d’une liqueur hédoniste. Toutefois, la proximité de l’océan peut contrarier le travail des vignerons. Le mildiou vient au printemps, même plus tard, pour nuire à cette fragile plante qu’est la vigne. Et il faut la protéger.

S’il existe des produits chimiques pour le faire, la culture bio relève d’un vrai défi dans ces endroits pour la pression de la maladie est la plus forte. Pascal a relevé le défi de la culture bio. Et pourquoi ? Parce qu’il trouverait insupportable qu’un membre de sa famille ou de son personnel tombe malade à cause d’un produit de traitement; traitements qu’il a par ailleurs fortement réduits, voire supprimés ces dernières années.

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