5 juillet 2013

à Barbaresco, chez ROAGNA, avec Luca ROAGNA, la vidéo !!

by Patrick Maclart

Le travail a la vigne chez les ROAGNA est vraiment hors norme, et m’a bluffé, époustouflé. En fait, rien ne semble fait, les herbes sont hautes, aucune intervention visible… Mais ce n’est qu’une apparence; « Assurer l’équilibre du vignoble, c’est un travail de tous les instants. En plus, chaque plante est personnelle. Nous refusons la sélection clonale. Imagine qu’on multiplie un plant qui paraît bon et vigoureux, mais qu’en fait il est sensible à une maladie, ça devient une épidémie »

C’est en ces termes que Luca ROAGNA, 31 ans, me présente son domaine de 11 hectares. Au village, on les appelle « les sauvages », de par leur refus à utiliser tout produit intrant, toute chimie, et toute intervention dans les vignes. Et leurs vins sont simplement aussi naturels qu’eux.

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28 juin 2013

en côte Chalonnaise, à Rully, David LEFORT, la vidéo !

by Patrick Maclart

un domaine créé ex nihilo par un esthète de la vigne et du vin, David LEFORT. A presque l’âge du Christ, et fils d’ébéniste, il se cherche durant quelques années avant de trouver sa voie : la vigne, et ça avant même le vin.

Cet homme intelligent et fin d’esprit élabore des vins précis, racinaires, fins et taillés malgré tout pour une bonne garde. Certes si dans leur jeunesse l’élevage est un tantinet marqué, l’ensemble évolue avec grâce et intensité. L’ensemble du vignoble est géré en culture biologique.

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26 juin 2013

à Saint-Chinian, Marion PLA : le sourire pour étandard.

by Patrick Maclart

Il était temps de rendre visite à un domaine que j’avais repéré lors de la dégustation « Millésimes en Languedoc » (cliquez ICI pour voir l’article). Marion PLA a toujours son ineffaçable sourire, et pourtant, elle n’a pas souri tous les jours. A 27 ans, elle s’installe doucement comme l’une des futures pointures du Languedoc. Elle travaille main dans la main avec son père Jean-Pierre. Coopérateur, ce dernier décide en 2006 de quitter la cave. Marion elle décide de se lancer dans l’aventure avec son père… « C’est une affaire vraiment familiale. Le nom sur l’étiquette, c’est la famille. L’empreinte digitale, c’est celle de mon frère. Je n’ai apporté que mon prénom ! » raconte Marion avec cette malice qui démontre plus une intelligence spontanée qu’une candeur signe de ses jeunes années.

il m’a été très difficile de trouver une photo de Marion PLA qui ne sourit pas. Sur l’ensemble, une seule et je la conserve, c’est collector ! Et toute la famille se nourrit de sourires, de plaisirs, et ces dernières années de galère s’estompent doucement…

Le début est difficile, très difficile. Tout est à faire, pas de cuverie, pas de pressoir, rien. Ils vont commencer par louer des cuves dans une autre cave coopérative, « je gardais 10 % du vin, et je leur laissais le reste » raconte Marion. Mais ça ne correspondait pas à l’idée du vin à réaliser, à créer. Ils n’étaient pas chez eux, ils n’avaient pas la clé du chai, et il fallait trouver autre chose. Ils trouveront une cuverie avec quelques cuves, ils bondissent sur l’occasion. L’installation actuelle est pratique, fonctionnelle, à défaut d’être spectaculaire.

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28 mai 2013

à Barolo, chez Ferdinando PRINCIPIANO : et tout est si naturel…

by Patrick Maclart

Ferdinando PRINCIPIANO a 39 ans, et est à la tête du domaine depuis 1993. Il travaillait avec son père… depuis toujours ! « Dès que je savais utiliser mes mains, je suis allé à la vigne. J’avais 5 ans ! » me dit Ferdinando avec authenticité, sa marque de fabrique, et qualité tellement courante ici en Piémont. Il représente désormais la quatrième génération dirigeant la propriété.

Ferdinando PRINCIPIANO est un vigneron hors pair, ses méthodes de travail sont si proches de la nature, et de la logique des choses. Probablement l’une des plus belles rencontres, comme je le fais presque à chaque fois en Piémont.

Il étudie durant 8 ans à Alba pour devenir oenologue technicien, avec un diplôme viti-oeno en poche. Il va donc commencer à élaborer le vin d’une manière oenologique, scientifique. Et pendant des années, il utilisera toute la modernité du vin, jusqu’au jour où il se demande si ce vin est lui. Il participe à une dégustation globale de Barolo, et sur une centaine d’échantillons, seuls 2 ou 3 l’émeuvent : MASCARELLO, Beppe RINALDI, Aldo VAIRA, bref les authentiques.

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21 mai 2013

en Corbières, Rémi JALLIET : l’homme au coeur de ses vignes.

by Patrick Maclart

Rémi JALLIET, 40 ans, né à Paris, a vécu dans le grand bassin parisien. Après le bac, il commence ses études d »économie qui vraiment ne l’intéressent pas. Ses parents eux aiment le vin. Son père, qui travaille pour un groupe d’hypermarchés, est souvent en contact avec le monde du vin. Rémi est donc en contact avec eux, le virus le mord. Il va donc commencer par un BTS viti-oeno à Tours, persuadé qu’au bout de ce parcours la magie s’y trouve, mais laquelle ? Différents stages vont meubler la vie de notre vigneron : Cahors, Nouvelle-Zélande, Maroc… Et il part même faire les vinifications dans le Piémont.

Rémi, l’homme qui vit au coeur de ses vignes. Lors de notre interview, il fermait souvent les yeux dans son vignoble… J’avais l’impression qu’il était en relation quasi-mystique avec sa terre.

Un domaine à Lagrasse cherche un régisseur. Il postule, obtient le poste. Mais élaborer un vin anonyme l’intéresse peu… « On ne va pas au bout des choses, c’est comme rouler sur l’autoroute et trouver des zones industrielles, alors que prendre les petites routes, c’est quand même bien plus excitant… » me dit Rémi avec ce détachement qui le caractérise tant. Bref, il cherche à élaborer des vins qui soient à son image, celle qu’il se forge d’une création de son imagination.

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17 mai 2013

Bourgogne Wineblog à Saint-Chinian chez Marion PLA, la vidéo !!

by Patrick Maclart

A 27 ans, Marion PLA s’inscrit gentiment comme l’une des valeurs montantes du Languedoc. Avec l’aide de toute sa famille, car c’est avant tout une affaire de famille, elle élabore des vins de pur plaisir, gourmands, sincères, souriants et tellement juteux.

Le domaine de 22 hectares est en conversion bio, mais il a toujours été travaillé proprement. Alors que je discutais avec son père, il me répondit : « La dernière fois que j’ai mis de l’engrais, je ne sais plus quand et je ne sais plus trop ce que c’était, mais c’était de l’organique »… Tout est dit.

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14 mai 2013

salon des Vins de Loire 2013 : dégustation des vins rouges bio !!

by Patrick Maclart

Durant le Salon des Vins de Loire à Angers, les vignerons bio de cette belle région eurent l’idée d’un rassemblement en stand commun. En voilà une idée qu’elle est bonne. Les 94 vignerons certifiés de cette grande et belle contrée faire front commun pour présenter leur production, l’idée ne pouvait que me séduire.

PORTRAIT

Ce n’est pas tous les jours que j’ai la possibilité de tâter de ces dives bouteilles. En effet, une année comprend 365 jours et elles sont déjà bien meublées. D’autre part, la Loire a été longtemps un vignoble difficile à atteindre par la route de Burgondie. Le vignoble du Centre demande la traversée du Morvan, entre des virages à faire pâlir le rallye de Monte-Carlo, et ses camions chargés d’arbres. Quant aux autres, la traversée de la forêt avant l’arrivée à Orléans était la route de tous les périls, entre ces curieuses camionnettes éclairées même de nuit (!) et les radars à foison. Malgré le contournement, le réflexe d’y aller n’est pas toujours spontané.

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9 mai 2013

à Pomerol, le château GOMBAUDE-GUILLOT, au rythme de la terre.

by Patrick Maclart

Cela fait 150 ans que le château GOMBAUDE-GUILLOT est sous la direction de la famille LAVAL. Cette propriété se trouve sur le plateau de Pomerol, sur les beaux terroirs de l’appellation, avec un sol bien vivant d’argiles et de graves glaciaires. C’est à présent Claire LAVAL qui en est à la tête, avec son époux Dominique TECHER. Ce couple dispose non seulement d’une intelligence hors du commun, mais d’un esprit d’analyse qui m’a réellement émerveillé. Depuis 1983, Claire s’est installée aux manettes du destin de Gombaude; Dominique un peu plus tard. Le château s’étend sur 7 hectares pour élaborer entre 25 et 28.000 bouteilles par an. On admirera les gros rendements de la propriété… Il y a quelques années, notre couple achète le clos Plince, un petit château de 1 hectare 15, situé dans le secteur des sables de l’appellation.

Claire et Dominique TECHER peuvent être fiers de leurs choix courageux, intelligents, sans concession, et avec une vision d’avenir sans limite… Et pour épauler tout ça, un autre avenir sans limite, leur fils Olivier, doué dans la communication, et défendant lui aussi ce terroir bec et ongles, et avec un humour dont je partage totalement la forme.

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2 mai 2013

Millésimes en Languedoc 2013 : Bourgogne Wineblog déguste L’INTEGRALITE des Languedoc blancs

by Patrick Maclart

J’étais cette année au château des Carrasses près de Saint-Chinian pour la grande manifestation annuelle « Millésimes en Languedoc ». Cette manifestation permet d’être au plus près de la réalité de la production du sud de France, avec de nombreux échantillons présentés dans des conditions optimales. Je souhaite à cet effet à remercier l’interprofession des vins du Languedoc qui met tout en oeuvre pour installer les dégustateurs dans les meilleures conditions. Bravo, on ne peut faire que du bon boulot dans ces conditions.

PORTRAIT

Cet article est consacré aux blancs du Languedoc 2011 et 2012. L’année passée la même dégustation avait lieu, mais avec les millésimes antérieurs. Force est de constater que de bien beaux échantillons furent présentés et appréciés, par rapport à l’année passée. On notera beaucoup de vins présentant un fort taux d’amers, probablement dûs à une maîtrise du pressoir discutable.

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26 avril 2013

à Châteauneuf-du-Pape, au domaine Pierre ANDRE, Jacqueline ANDRE : good vibrations !

by Patrick Maclart

« ce n’est pas une question de courage mais de conscience. En effet, faut du courage pour être vigneron, il faut être constamment présent dans sa vigne, sans tenir compte du jour ou de l’heure. Mais à la base, il faut être courageux pour être vigneron ». C’est en ces termes tant paradoxaux dans la forme que si justes dans le fond que Jacqueline ANDRE du domaine éponyme à Châteauneuf-du-Pape entame la discussion. Sa famille a toujours été ici, mais c’est son père qui a été celui qui aura développé le domaine.

Jacqueline ANDRE a la gentillesse génétique, inscrite en elle. Elle l’est avec sa vigne, et ses vins ont une vibration qui n’appartient qu’à eux.

Son arrière grand-père était maréchal-ferrant, et avait quelques lopins de vignes ; à cette époque bien des vignerons avaient une activité principale plus rémunératrice. Mais chez les André, on transmet toujours son savoir, si bien que chaque génération s’en trouve toujours plus forte. « Mon père a réussi à faire croître le domaine en respectant le patrimoine, sans arracher de vieilles vignes, même celles qui étaient mal plantées. Elles n’ont jamais été désherbées chimiquement, et j’ai aujourd’hui un patrimoine hors du commun. Je le remercie au quotidien » me dit Jacqueline avec une telle sincérité. A 55 ans, elle n’a pratiqué que l’école de la vigne, et des apprentissages, plus quelques stages en biodynamie.

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