25 février 2020

dans le Roussillon, le domaine LAGUERRE, Eric LAGUERRE, la vidéo !!

by Patrick Maclart

Il faut être un peu fou pour élaborer du vin à Saint-Martin de Fenouillet. Fou à cause de l’altitude, à la limite de la culture de la vigne, fou car le village n’a plus qu’une trentaine d’âmes, qu’on est loin de tout. Mais fou aussi car le terroir est fabuleux, et il faut être idiot pour ne pas s’en rendre compte.

Des granits de toute beauté, deux coulées calcaires qui descendent de la montagne. Ce qui permet de créer des vins incroyables, et tenter des expériences telles des parcelles de pinot noir.

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31 janvier 2020

à Bordeaux, St-André de Caplong, Chapelle-Bérard, Jean-Christophe MAURO : les fondamentaux

by Patrick Maclart

Jean-Christophe MAURO, 48 ans, a créé le domaine depuis 2015… « il faut préciser que ce domaine est la fusion de la propriété familiale, reprise en 1989 et qui s’étend sur 35 hectares, et mon vignoble personnel que j’avais acquis en 2001 de 12 hectares et déjà travaillé en bio. J’ai ensuite racheté des vignes pour arriver à la superficie actuelle. Tout est bio depuis 2009 » raconte Jean-Christophe, un homme qui aime à réfléchir, à trouver les meilleures solutions aux problèmes, et à appliquer.

Jean-Christophe MAURO est un homme d’une grande sensibilité, d’une grande pudeur. Pourtant, il aime autant les vins que la vie, et que ses proches. Quelqu’un à découvrir.

Étant jeune, il voulait déjà travailler dans l’agricole, mais dans la recherche. Il obtient son BTA à Montagne, mais doit rentrer au domaine. Son frère parti prématurément, c’est son père rendu aveugle par un accident qui lui donne la raison de revenir au domaine. Il sera les yeux de son père jusqu’à son décès 5 ans plus tard. Sa carrière démarre prématurément, mais l’homme s’adapte, écoute son père, apprend et applique toujours… « l’accident de mon père m’a fait réfléchir sur mon boulot. Mon père m’a appris beaucoup de choses en réfléchissant à toutes les solutions possibles face à un problème, quitte à en inventer de nouvelles, ou les imaginer, faire intervenir l’émotif s’il le faut » me dit Jean-Christophe. Pudique, il évoque ces moments en conservant ses émotions pour lui, mais elles sont palpables si on s’en donne la peine.

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17 janvier 2020

au Portugal, en Algarve, Quinta da Rosa, Jaap HONEKAMP : the dreaming Dutchman !

by Patrick Maclart

Jaap HONEKAMP, 63 ans, est à la tête du domaine depuis 20 ans… « la première fois que je suis venu en Algarve, c’était en 1984 avec mon père. Il avait acheté une maison. J’en ai ensuite acheté une à mon tour dans la même région en 1997. C’était une vraie histoire d’amour je pense ». Il était chef d’entreprise à la tête d’une agence immobilière et il a tout vendu en 2000… « durant ce temps, j’étais entre les deux entreprises, le vignoble et l’agence. Je faisais 5.000 kilomètres par semaine ! ». Tout ça sans aucun dopant, juste l’amour du vin.

Jaap HONEKAMP est un peu devenu vigneron par bravade, par défi. Il l’a relevé, avec justesse et pragmatisme. Cela ne l’empêche pas de vivre son rêve.

Car le vignoble est un peu né par hasard ou bravade. Un jour, il achète un beau terrain. Il passe une soirée chez un caviste qui lui demande ce qu’il va faire de son acquisition. Il répond un peu par candeur : « je vais y faire du vin ». Il achète donc des plants de vignes en France via une société aux Pays-Bas, son pays d’origine. « les deux premières années n’ont pas donné grand’chose. J’avais acheté un alambic. On a distillé des vins et on a élaboré des liqueurs avec les fruits des arbres fruitiers présents sur le terrain. Il y avait des orangers, des framboisiers, des figuiers. La production de liqueurs continue encore. »

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18 décembre 2019

en Saumur-Champigny, le clos de la Folie Lucé, Loïc TERQUEM, la vidéo !!

by Patrick Maclart

Quand on est Parisien, qu’on vit à Paris, qu’on a une vie bien installée, un boulot rémunérateur, on croit que les choses sont immuables. Sauf si on décide d’être l’aiguilleur de sa vie.

C’est le cas de Loïc TERQUEM qui en a assez de ce travail qui ne l’enrichit pas intrinsèquement. Il va donc entamer un bilan de compétence, et se rendre compte que le boulot de vigneron l’appelle.

Il s’installe en Loire avec l’approbation de son épouse, et élabore des Saumur-Champigny de grande expression, aux saveurs justes et droites du cabernet qui se doit toujours franc, et un pet’ nat’ réussi, sapide, dont on en boirait des seaux.

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7 novembre 2019

en Champagne, à Avenay, le domaine AUGUSTIN, Marc AUGUSTIN : élémentaire.

by Patrick Maclart

Marc AUGUSTIN, 50 ans, représente la cinquième génération au domaine dont il assure le travail depuis 1991. Il reprend les rênes du domaine avec son père qui en fait partie, mais qui aujourd’hui est au repos… « mon père était un vigneron « classique » en raisonné, mais il n’a jamais utilisé de désherbant chimique. De même, il n’a jamais utilisé de gadoues de ville ». Il est certain que le père a probablement et indirectement influencé le travail de son fils.

Marc AUGUSTIN n’a pas que des amis, mais il est bon dans la vie d’avoir des ennemis. L’envie est meilleure que la pitié.

La scolarité de Marc est simple : BTA à Avize, après ça a été le service militaire. Mais la rencontre avec la biodynamie alors ? « c’est avant tout la rencontre avec mon épouse Emmanuelle. Elle s’ennuyait dans son travail et souhaitait devenir réflexologue plantaire, se diriger vers ce qui touchait à la nature. Elle soignait les pieds, et moi je me suis dit que je pouvais aussi soigner des pieds, mais des pieds de vigne ! ». Notre vigneron ne manque ni de formules ni de percussion !

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27 septembre 2019

à Bordeaux, Chapelle-Bérard, Jean-Christophe MAURO : la vidéo !!

by Patrick Maclart

Timide ? Pas vrament. Pudique ? Un tantinet, notre homme aime à avoir sa zone de confort. Sensible ? Sans aucun doute. Jean-Christophe MAURO, Chapelle-Bérard, vigneron à Saint-André de Caplong, cultive cette sensibilité tant dans sa vie d’homme que dans sa vie de vigneron.

Les circonstances de la vie ont fait qu’il est devenu plus vite vigneron qu’il ne l’aurait souhaité, lui le chercheur qui aime autant à chercher qu’à trouver. Le décès de son père le mettra sur la selle du travail plus vite que prévu.

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20 juin 2019

en Champagne, à Avenay, Marc AUGUSTIN : la vidéo !!

by Patrick Maclart

Marc AUGUSTIN, qui aime à s’appeler « coeur-viculteur » tellement son travail lui est viscéral, ne peut laisser indifférent. Vigneron atypique à Avenay, ayant fait de sa biodynamie une évolution, son travail créera admiration ou agacement. En tout cas, il ne laissera pas indifférent.

Pourtant, ses intentions sont plus que louables. Il veut non seulement revenir aux sources de la culture originelle, mais aussi faire progresser la viticulture sans céder aux chants des sirènes du modernisme. Tout l’intéresse, le travail des sols, de la vigne, la gemmologie, le nombre d’or, le tableau des éléments, et j’en oublie.

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10 mai 2019

en Sardaigne, le domaine CONTINI, Mauro CONTINI : étape par étape

by Patrick Maclart

Mauro CONTINI, 41 ans, est le responsable de production du domaine. Il s’occupe de la partie technique… « c’est une entreprise familiale ici, et les décisions se prennent en famille. Mais je m’occupe de tout ce qui est vin. Chez nous, il y a une parfaite interaction entre le commercial et la production », affirme cet homme humble, qui est la qualité première de toute cette famille, comme si cette valeur était inscrite dans leurs gênes.

Mauro CONTINI est le responsable de la production. Pragmatique, aimable, il cultive tout comme sa famille la vigne, l’humilité et la qualité de l’accueil.

La propriété existe depuis 1898. C’est la plus ancienne propriété de Sardaigne. Salvatore est le fondateur, mais Attilio son fils qui est le grand-père de Mauro, est celui qui a vraiment développé le domaine.

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15 mars 2019

dans le Roussillon, au château de l’Ou, avec Séverine & Philippe BOURRIER : la vidéo !!

by Patrick Maclart

Je n’ai pas pensé au destin, mais je crois aux rencontres. Et ici ma croyance est preuve vivante (plutôt rare en la matière !). Séverine grandit en Afrique, Philippe BOURRIER lui vit au Brésil. Agronome de formation, il s’occupe de plantations d’hévéas pour un manufacturier français qu’il n’est plus nécessaire de citer. Et en plus, il cultive du soja pour nourrir les ouvriers, mais déjà en bio. Car Philippe est un terrien, un vrai, et il aime la terre.

Le mal du pays le ronge, il rentre et achète un domaine tombé en désuétude… Et dans un salon de vins, il rencontre Séverine qui, rentrée d’Afrique, a elle aussi fait une rencontre. Un manager la convainc de rejoindre son école du vin.

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1 mars 2019

en Alsace, à Wolxheim, Nicolas SCHARSCH du domaine Joseph SCHARSCH : plus penser à léguer qu’être légataire

by Patrick Maclart

Nicolas SCHARSCH, 39 ans, est à la tête du domaine depuis 2011, suite au décès de son père… « on était associés, il était la 8ème génération du domaine. Mais la famille est installée depuis 1755 » dit Nicolas avec cette pudeur qui le caractérise. Car notre homme n’est pas un orateur, quelqu’un qui va se faire mousser. Il reste en retrait, et préfère laisser ses vins parler à sa place. Son père avait repris le domaine en 1972 avec presque rien, 2 hectares et quelques vaches, on peut le considérer comme le fondateur moderne du domaine.

Nicolas SCHARSCH, un pudique, pas un orateur, pas un type qui vous en mettra plein la vue. Mais dégustez donc ses vins, et vous comprendrez toute la richesse intérieure de cet homme.

« Etre vigneron, c’était une évidence pour moi, me raconte Nicolas, j’ai obtenu mon BTA et BTS à Rouffach, et le domaine est désormais à moi ». Aucune possessivité chez notre homme, juste le sens des responsabilités. De nombreux stages en Bourgogne à Saint-Aubin auprès de la belle famille Thomas, mais aussi en Australie, vont compléter le cursus de notre vigneron.

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