12 avril 2018

à Chablis, au domaine GARNIER, avec Xavier GARNIER, la vidéo !!

by Patrick Maclart

Le domaine GARNIER à Chablis est bicéphale. Tout d’abord Jérôme le volubile motivé, qui s’occupe du commerce, du développement du domaine et de son image, et Xavier, plus silencieux, qui aime justement le doux bruit du doux vent qui souffle dans ses vignes, et la discrète tranquillité de ses chais.

Jérôme GARNIER, 37 ans, plus volubile, et Xavier, 49 ans, plus en retrait, plus dans le silence. Ces deux là ont parfaitement réussi la conjonction coordonnée.

 

Le domaine GARNIER dispose de ses propres vignes, mais a développé une activité de négoce. La raison ? Le commerce à l’export est en demande de crus, et nos compères en ont peu. Ils achètent donc des raisins à des vignerons dignes de confiance et en parfait partenariat avec notre duo.

 

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12 mars 2018

dans le Roussillon, le domaine ARGUTI, Ugo ARGUTI : l’émulation faite vin.

by Patrick Maclart

Ugo ARGUTI, 62 ans, est à la tête du domaine depuis 2004, créé ex nihilo… « Il n’y avait rien. J’étais directeur au château Fombrauge à Saint-Emilion pendant 30 ans. J’y ai fait 30 millésimes. A la fin, je travaillais avec Bernard Magrez. J’ai décidé de partir en pré-retraite à 50 ans, à l’époque c’était intéressant. Mon coup de foudre pour les Fenouillèdes est arrivé alors que je venais faire du repérage de vigne pour lui. J’ai découvert cette région, tout y était possible » me dit notre homme avec cette sincérité qui le caractérise, cet homme qui aime tant les vignes, les vins que les hommes et les femmes qui le font.

Ugo ARGUTI, malgré sa soixantaine, est emprunté d’une émulation qui ferait pâlir bien des trentenaires. Vieux complice de ma vie, un bonhomme qui vit chaque jour comme le premier. L’émulation faite vin.

Il arrive dans les Pyrénées-Orientales, il découvre le terroir et le climat, et comprend très vite qu’on peut élaborer ici de grands vins, tout en se faisant plaisir, sa marotte. Et le rapport financier permettait une certaine prise de risque.

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22 février 2018

Bourgogne Wineblog déguste les vins blancs de Ligurie !

by Patrick Maclart

Il est bien une chose que je dois reconnaître : cet article a été l’un des plus difficiles qu’il m’ait été donnés de rédiger. La raison ? L’individualisme et la très forte identité des vins de la région Ligurie fait que chaque région a elle-même une, voire des sous-régions, avec des règles qui lui sont propres. Un peu comme la Bourgogne, ce n’est pas compliqué, c’est juste complexe. Et je me suis mis ainsi dans la peau d’un journaliste se devant d’écrire son premier article sur cette dernière région. D’où souvent des faits communs plan-plan qui se répètent, car le travail pour certains s’apparente à du copié-collé.

LA LIGURIE EN QUELQUES MOTS

La nature des vins de Ligurie est bigarrée, mais il faut reconnaître que cette région gagne en crédibilité, de par la qualité des vins produits et SURTOUT de l’identité qu’ils donnent, point faible qui est aussi son point fort. Pour preuve, le nombre de domaine augmente dans cette toute petite région, mais pas de manière régulière. Là encore on est dans la complexité.

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4 décembre 2017

à Montagne Saint-Emilion : château BEAUSEJOUR, Pierre BERNAULT : patience d’un terroir

by Patrick Maclart

Pierre BERNAULT, 58 ans, est à la tête du domaine depuis l’acquisition en 2005… « je suis fils de paysan. Mes parents avaient une ferme dans l’Ariège. J’y travaillais avec plaisir et dès que mes pieds sont parvenus à toucher les pédales du tracteur, j’ai commencé à travailler dessus. Acheter Beauséjour, c’était un retour à la terre. C’était ça qui était essentiel » me raconte Pierre. Travaillant chez Microsoft, le patron Bill Gates bombardait (sic) ses bons éléments d’actions. Quand le cours a été favorable, il a quitté son travail tout d’abord pour élever son enfant, prenant un congé parental, puis pour élever ses vins.

Pierre a su créer la patience de son terroir. Il détient désormais la clé des émotions.

Au bout de deux ans, en pleine réflexion intense, s’interrogeant sur son avenir, il décide de se lancer dans cette aventure… « on allait en vacances à l’océan, pas si loin. La Gironde semblait être une évidence pour m’installer comme vigneron. L’accueil par mes futurs collègues a aussi bien été malveillant qu’à bras ouverts ; là il n’y a rien de particulier. Je pense que c’est toujours comme ça » me dit Pierre avec ce ton de sagesse qui le caractérise, laissant plus transparaître ses émotions que les banalités de la vie.

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8 novembre 2017

focus sur les Marsannay rouges, millésimes 2012 et 2011 !!

by Patrick Maclart

Après une réflexion intense sur la modification profonde actuelle de la Bourgogne, j’ai pris la décision de mettre un focus sur Marsannay. Cette jeune appellation est dotée de volontés fortes, et c’est l’une des raisons qui m’a poussé à écrire cet article. L’autre raison est que Marsannay reste pour l’instant l’une des dernières sources d’achats de vins de Bourgogne à prix raisonnable, tout en ayant une belle spécificité, une identité, un caractère et des vignerons ambitieux.

MARSANNAY EN QUELQUES MOTS

Située tout au nord de la côte de Nuits, à quelques encablures de Dijon, Marsannay est la première AOC au nord de cette zone, reconnue depuis 1987 seulement. Dans son histoire, Marsannay loupe souvent le train par des décisions qui au moment donné étaient les bonnes. Tout d’abord, la proximité de la ville de Dijon, capitale des Ducs de Bourgogne. Marsannay est alors en bonne posture pour livrer à la cour ses meilleurs vins. Les pressoirs monumentaux ne sont d’ailleurs pas très loin de notre village, à Chenôve, juste au nord. Lavalle parlera de vins communs, mais de qualité; on ne pouvait à l’époque meilleure définition. Par la suite, au XIXème siècle, Marsannay se lance dans la production de vins quelconques afin d’abreuver les bistrots de la grande ville; on ne peut oublier que la raison première d’un vigneron est avant tout de gagner sa vie. On trouvera notamment beaucoup de gamays plantés dans la partie basse du finage. Après la crise phylloxérique, alors que tout le monde tente de rattraper le retard sur les marchés qui ont opté pour les vins des colonies françaises, Marsannay va se lancer dans la production de vins rosés sous l’impulsion du visionnaire et hyper-actif Joseph CLAIR-DAU. Afin de sortir les vins de son village de la crise, il crée un rosé en défendant le nom de « rosé de Marsannay » qui dans les années 30 n’est pas reconnu comme une appellation. Et c’est hélas cela qui entre autres fera louper le coche des AOC au moment de leur distribution. Plus tard, après des années d’âpres combats, la production du village sera enfin reconnue à son juste titre fin des années 80.

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6 juillet 2017

Bourgogne Wineblog déguste les vins « nature » du Piémont à Paris !

by Patrick Maclart

Il y a quelques temps, j’ai été convié à une bien jolie dégustation de vins « nature » italiens. Il est indispensable de remercier ici Florence ANDRIEU de l’agence BALPOP, ainsi que toute son équipe, pour la qualité de l’organisation et de l’accueil. Tout a été fait en toute simplicité et convivialité.

BON, UN NATURE, C’EST QUOI ?

Il y a quelques années, c’était avant tout un sujet de polémiques sur les réseaux sociaux. Quand les vins nature sont apparus, une flopée de défenseurs invétérés sont montés au créneau, créant à foison des blogs spécialisés en la matière, mais aussi autant de détracteurs hélas. Malheur à celui qui les critiquait, il risquait dans le meilleur de perdre plein « d’amis », et dans le pire des cas l’écartèlement sur place publique. J’exagère un tantinet, mais on n’en était pas loin. J’en ai fait l’amère expérience en « osant » critiquer une dégustation de vins nature du Beaujolais, estimant que les vins n’étaient pas au top. Un commentaire cinglant d’une blogueuse avait été assez net en écrivant, je cite : « si c’est comme ça, tu n’as rien à faire dans le Beaujolais, rentre chez toi ». Avouez que c’est bien épicé !

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20 juin 2017

dans le Mâconnais, à Saint-Véran, Frantz CHAGNOLEAU : écoute, réflexion

by Patrick Maclart

Frantz CHAGNOLEAU, 33 ans, a créé ce domaine ex nihilo fin 2009. Responsable de cave pendant 7 ans chez l’excellent Olivier MERLIN lui aussi vigneron dans le Mâconnais, il passe 50 % de son temps à  la vigne… « J’adore la viticulture, c’est un bien-être pour moi. C’est quasiment une psychothérapie, ça me fait sortir de l’univers clos ». C’est un sentiment qui se ressent lorsqu’on se trouve à la vigne avec lui.

de la volonté mais sans certitude, sans dogme. Voilà le portrait de ce jeune talent qui viendra bretter avec les plus grands dans quelques années, voire quelques mois.

de la volonté mais sans certitude, sans dogme. Voilà le portrait de ce jeune talent qui viendra bretter avec les plus grands dans quelques années, voire quelques mois.

Lui qui aime travailler à l’extérieur, il cherche sa voie. Ses parents l’amenaient alors qu’il était plus jeune en vacances dans le Bordelais, et cela l’avait forcément interpellé. C’est décidé, il sera vigneron. Charentais d’origine, il suivra et obtiendra son BTS viti-oeno au lycée viticole d’Angoulême. « On devait choisir un voyage d’études à la fin de nos études. C’est grâce à ce voyage que j’ai rencontré Olivier MERLIN. C’est lui avec son épouse Corinne qui m’ont appris le métier », on  ne pouvait tomber guère mieux.

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14 mars 2017

en Campanie, à la Tenuta San Francesco, chez Gaetano BOVE : le temps d’hier, d’aujourd’hui et de demain

by Patrick Maclart

Alors que je dégustais les vins de Campanie lors d’une présentation à Turin, je restais bluffé devant un grand vin rouge, profond, complexe, racinaire. Cette bouteille, c’est « E Iss » de la tenuta San Francesco. Son propriétaire m’explique alors que ce vin est élaboré avec des pieds de vignes préphylloxériques et m’invite à venir découvrir son travail là-bas en Italie. Ni une ni deux, voyage organisé, et rencontre in situ avec un domaine qu’il faudra plus que suivre. Pour voir l’article qui a été écrit sur les vins de Campanie, CLIQUEZ ICI.

La propriété existe depuis 2004, son nom venant d’un ancien monastère franciscain. Saint-François d’Assise est le patron de bien des vignes en Italie. C’est une propriété familiale depuis longtemps. La qualité des raisins était toujours indiscutable, mais les prix étaient au plus bas… « Cette vallée a toujours été réputée pour la qualité de ses raisins, on a compté ici jusque mille caves ! » me dit le propriétaire Gaetano BOVE, 58 ans, et vétérinaire de son état.L’idée de Gaetano était de créer une coopérative dans sa vallée, mais ce n’était pas simple de fédérer autant de partenaires, une vingtaine environ.

Gaetano BOVE, grâce à sa volonté et une vision juste des choses, amènera sans nul doute San Francesco au top des vins de Campanie, qu'on se le dise !

Gaetano BOVE, grâce à sa volonté et une vision juste des choses, amènera sans nul doute San Francesco au top des vins de Campanie, qu’on se le dise !

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31 janvier 2017

Bourgogne Wineblog déguste les Vacqueyras rouges 2011 et 2012 !

by Patrick Maclart

Les vins des Côtes-du-rhône sud ont tout pour séduire. Complets, riches sans être outranciers, d’un prix abordable, avec des terroirs parfois spectaculaires, des locomotives qui font avancer le train, ils ont tout pour séduire l’acheteur. En plus, certains vins sont de très belle tenue. Focus sur une A.O.C. qui mériterait plus de lumière.

VACQUEYRAS EN QUELQUES MOTS

Installée dans le nord-ouest du Vaucluse, Vacqueyras s’étend sur près de 1.700 hectares, mais 1.300 sont plantés. AOC depuis 1990, elle est tricolore et c’est la seule de la rive gauche du Rhône. Deux communes composent cette appellation : Vacqueyras et Sarrians.

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13 décembre 2016

en Italie, en Veneto, LOREDAN GASPARINI : la transmission

by Patrick Maclart

Quand un Italien faisait fortune, il achetait dès qu’il le pouvait une affaire, souvent agricole, pour assurer un avenir à sa descendance, et puis la terre, voyez-vous, ça ne bouge pas. C’est un peu ainsi que démarre l’histoire actuelle de Loredan Gasparini, vieille propriété tombée en désuétude et gérée par un comte un tantinet valétudinaire.

Le domaine est désormais dans la famille PALLA depuis 1972. C’est le père de Lorenzo, l’actuel gérant,  qui a acheté cette propriété par pure passion, car il a toujours été un amoureux du vin. Ayant fait fortune dans la confection textile, il se dirige vers ce métier par amour; « ça n’a pas été simple d’acheter cette propriété très convoitée, raconte Lorenzo, c’est le Comte Gasparini qui a choisi mon père ».

Lorenzo PALLA, 46 ans, sait qu'il faut certes s'occuper du vignoble, mais penser aussi à vendre son vin. La production est convaincante.

Lorenzo PALLA, 48 ans, sait qu’il faut certes s’occuper du vignoble, mais penser aussi à vendre son vin. La production est convaincante.

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