20 décembre 2012

à Corbières, le domaine des Deux Anes, Dominique TERRIER : des coups de foudre.

by Patrick Maclart

Dominique TERRIER est un vigneron qui a tourné, a voyagé. A 45 ans, il se pose dans les Corbières après avoir été victime de nombreux coups de foudre. Avec son BTA viti-oeno obtenu à Beaune, il arrive à Peyriac-de-Mer en 2000.

Dominique TERRIER est dans sa vie, sur le bon parcours. Au milieu de ses vignes et ses équidés favoris, il se peut qu’on l’entende chantonner « auprès des mes ânes, je vivais heureux… »

Mais il a commencé à travailler dans le Jura, installé avec son père sur l’exploitation familiale « On était bio depuis 1968. J’avais un peu honte à l’école de cela, car j’étais le fils du bio ! Je n’en parlais pas, on allait à contre-courant. Mon père travaillait au cheval et il a acheté un chenillard à la mort de la bête. On avait de tout petits rendements, ce n’était absolument pas rentable… » raconte Dominique avec une nostalgie toute mesurée. Mais la vigne, le vin, voilà son premier coup de foudre.

(suite…)

9 novembre 2012

à Chablis, Denis & Isabelle POMMIER : tout le fruit de leur travail.

by Patrick Maclart

Denis POMMIER, 46 ans, s’est installé en  1990 avec son épouse Isabelle. Ils démarrent avec 2 hectares qui venaient de sa tante. Ses parents ne travaillaient pas la vigne, et c’est pour lui autant une bonne chose qu’une moins bonne, « C’est bien car j’ai pu faire les vins que j’aimais, sans personne derrière moi. J’aurai pu éviter certaines erreurs, mais fort heureusement  j’en ai retiré un enseignement. » Déjà, on sent chez cet homme l’humilité autant qu’une sensibilité qu’il masque du mieux qu’il peut. Aujourd’hui, le domaine s’étend sur 15 hectares, élabore 100.000 bouteilles par an, avec un tout petit peu de vente au négoce.

aller chez Denis & Isabelle POMMIER, c’est comme aller visiter un bon cousin de province. On s’amuse, on discute, avec cette simplicité et cette sincérité qui qualifient les vrais gens de la terre. Puis on regarde l’heure, et on constate qu’on n’a pas vu le temps passer tellement on était bien. C’est ça, une visite chez les Pommier.

(suite…)

9 octobre 2012

à Barolo, Bartolo MASCARELLO, avec Maria-Teresa : tout pour la tradition du vin.

by Patrick Maclart

Maria Teresa MASCARELLO représente la 3ème génération d’un domaine où il y a tant de choses à dire, tant de choses à raconter, tant de choses à vivre. Son grand-père était le président d’une petite cave coopérative locale. C’est son père Bartolo qui créera le domaine tel qu’il est aujourd’hui. Déjà, quand on y arrive, point d’enseigne tapateuse, point de couleur criarde. Juste, dans une rue en contrebas, une sonnette avec une petite plaque en laiton pour se faire connaître, et la mamma qui monte la garde…

Maria-Teresa MASCARELLO a reçu pour héritage l’abnégation pour l’élaboration des vins de la plus haute qualité (c’est réussi), et le respect de l’héritage d’un grand homme : son père.

(suite…)

5 juin 2012

à Fitou, le château les Fenals, Marion FONTANEL : une certaine idée du partage.

by Patrick Maclart

Marion FONTANEL, 38 ans, est à la tête du château des Fenals depuis 2004. Elle a repris la propriété de sa mère. Elle est la troisième génération aux Fenals.

chez Marion FONTANEL au château les Fenals, pas de manière, pas de chichi. Les snobs et les savants, passez votre chemin. Ici, on déguste du vin, on le boit, on partage, on rit. Et on apprécie, car ça tient la route ! Et Marion est d’une personnalité géniale, avec le rire comme ascendant astrologique !

Son envie de reprendre le domaine était ancrée en elle, mais souvent on ne sait pas trop où on va. Marion aime le commerce, la gestion du domaine. Elle va donc obtenir son BTS technico-commercial à Castelnaudary. Toutefois, afin de bien maîtriser le travail du domaine, elle fera différents stages dont un en Californie et un autre au Chili.

(suite…)

9 mars 2012

en Asti, le domaine LA GHERSA, Massimo PASTURA : bien sous tous rapports.

by Patrick Maclart

Ma rencontre avec Massimo PASTURA restera un excellent moment. J’ai aimé chez cet homme sa fierté mesurée, sa bonne conscience et son grand professionnalisme. Il représente à 41 ans la 4ème génération de vignerons au domaine. Il a commencé à travailler dès 1989 « à l’école de la famille ! » aime à dire Massimo. En effet, son père Giulio, suite à des problèmes de santé, était en train de perdre la vue.

Massimo PASTURA fait partie des hommes que j’aime sincèrement. Une fierté justement placée, une conscience du travail bien fait, une volonté énergique… On a tout pour être de bons copains.

En Italie, on est fier de sa famille, et c’est ainsi que Massimo m’apprend que c’est son arrière-grand-père, qui maîtrisait à perfection la greffe, a été l’un des artisans de la reconstruction de la région d’Asti suite au phylloxera, en greffant la barbera sur pied américain, au sortir de la première guerre mondiale.

(suite…)

8 novembre 2011

à Châteauneuf-du-Pape, le domaine du Banneret, Jean-Claude VIDAL : la tradition sur votre table.

by Patrick Maclart

Le nom du domaine vient d’une très ancienne fonction. En effet, le Chevalier Banneret est celui qui avait le privilège de hisser les couleurs du roi. Et nul doute que Jean-Claude VIDAL, actuel propriétaire du domaine, ait envie de hisser haut les couleurs de Châteauneuf !

Ce domaine existe depuis la nuit des temps et Jean-Claude, 72 ans le maintient debout tout comme lui. La pleine forme, les moustaches glorieuses, il prend son temps lorsqu’on le questionne, et sa réflexion est souvent éclairée par la malice de ses yeux. La très charmante Audrey, fille du domaine, assurera la pérennité du domaine car, tout comme son père, elle maintient haut et fort les couleurs du domaine : la tradition.

Pour Jean-Claude VIDAL, un maître-mot dans l’élaboration de ses vins : la tradition. Les 13 cépages (voire 14 !) présents dans les assemblages, pas de cuvée « Parker », et sa fille Audrey qui suit dans ses pas.

Jean-Claude a une trajectoire étonnante et amusante. Architecte-urbaniste de formation, il gère durant plus de 20 ans son cabinet d’architecture, basé à Toulouse, sans s’imaginer un jour qu’il pourrait épouser la vigne.

(suite…)

1 juin 2011

à Chablis : Sébastien CHRISTOPHE : wanted !!

by Patrick Maclart

Ma première rencontre avec Sébastien CHRISTOPHE, jeune vigneron de 35 ans, ne remonte qu’il y a deux ans, aux Grands Jours de Bourgogne. Cette manifestation, durant une semaine, permet de se faire une idée générale des deux derniers millésimes, mais aussi des forces en place.

Alors que je terminais mon tour, ayant dégusté les coups de foudre et coups de gueule (presque) habituels, ce jeune vigneron était là, tranquille, et je me suis dirigé vers lui. Mon instinct, une fois de plus, avait fait son oeuvre. Non seulement j’ai découvert l’un des tous meilleurs jeunes talents du Chablisien, mais aussi un homme droit, net, drôle, volontaire, courageux, et d’une ambition pragmatique. Pas de celle qui comme les échasses vous hausse un homme plus qu’il ne l’élève, mais de celles qui font les bons hommes de la terre.

(suite…)

20 mai 2011

dégustation Saumur-Champigny 2008 : hétéroclite.

by Patrick Maclart

Une grande dégustation de cette belle appellation du Val de Loire. Une cinquantaine d’échantillons, tous millésimés 2008, ont été soumis à la sagacité de mon palais. Les notes vont de 0 à 5 étoiles, et uniquement les vins notés à partir de ** sont repris.

Tous les vins étaient ouverts et servis à température identique et idéale. Les notes sont retranscrites dans l’ordre des vins dégustés, prélevés aléatoirement dans les bouteilles présentes. Bien que les vins n’aient été dégustés à l’aveugle, je n’ai pas tenu compte de la réputation du domaine, tentant de respecter au plus juste, comme une dégustation à l’aveugle.

Je remercie encore le syndicat des producteurs de Saumur Champigny pour cette dégustation et pour leur disponibilité face à mes différentes questions.

LE MILLESIME 2008 EN QUELQUES MOTS

Fort ressemblant au 2007, 2008 est une vraie année de vigneron. Une fleur tardive, de fortes pluies au printemps qui se sont fort heureusement estompées à l’arrivée de l’été. La véraison s’est elle aussi bien passée malgré des températures fraîches. C’est la toute fin de saison qui a permis d’obtenir des résultats satisfaisants. Toutefois, la poussée de mildiou a dû obliger certains à rester près de leurs vignes. C’est là que toute la différence s’est faite. Ceux qui ont été attentifs et instinctifs auront mieux réussi que les autres.

C’est toujours agréable de retrouver le cabernet, surtout quand il est bien franc.

(suite…)

20 avril 2011

en Alsace : domaine André RIEFFEL, l’écoute du vin.

by Patrick Maclart

Je connaissais déjà le domaine du temps de Julien, le père de Lucas. Le beau domaine André Rieffel de 10 hectares, élaborant 70.000 bouteilles par an (toujours une partie vendue au négoce) a toujours élaboré des vins intéressants, qui interpellent le palais.

C’est désormais Lucas RIEFFEL, 35 ans, qui a pris les rênes du domaine. Sa formation ? L’école de la vigne, comme il aime à le dire. Il représente la troisième génération présente d’un domaine constitué en 1946, et lui depuis 1997 a changé beaucoup de choses… « j’ai commencé par baisser les rendements, je fais des pressurages lents, avec des élevages plus longs, plus suivis. Ensuite, j’ai décidé de passer en bio. Nous en sommes à la deuxième année de conversion, et je fais des essais en biodynamie ». dit tranquillement Lucas.

Lucas RIEFFEL, un gars bien, à l’écoute des autres et de son vin.

(suite…)

1 mars 2011

Dégustation de 12 Bourgogne blancs « générique » 2008

by Patrick Maclart

J’ai organisé une dégustation de Bourgogne blancs « génériques » (Dieu que ce mot est laid !), ou régionaux (guère mieux comme adjectif…),  du millésime 2008. Ce fabuleux millésime apportera bien du plaisir dans les années à venir, car il s’agit d’un vrai millésime de garde. Mais qu’en est-il des vins sensés être plus abordables, destinés à une consommation plus rapide ?

Le but de cette dégustation était de confronter des « stars » de Bourgogne, plus connus pour d’autres productions (Anne Gros, Comte Armand, Gambal, Tollot-Beaut), ceux qui ont le terroir et le savoir-faire en vins blancs (JM Boillot, Sylvain Dussort, Sylvain Morey), des seconds couteaux pas assez connus (Thiébault HUBER, Jean-Marc Vincent), et ceux qui ne sont pas supposés en avoir le terroir ni le « coup de patte » à vins blancs (Heresztyn, Naddef).

de gauche à droite : Sylvain MOREY, Jean-Marc-BOILLOT, Comte Armand, Louis Latour Grand Ardèche (bouteille piège), Anne GROS et le domaine TOLLOT-BEAUT

(suite…)

Pages :«123»