10 février 2014

Bourgogne Wineblog déguste les vins de la région des Marche !!

by Patrick Maclart

Lors de la présentation d’un guide lors de la biennale del Gusto à Venise, j’ai eu l’opportunité de déguster l’intégralité des vins de la région de Marche, primés dans ce fameux guide. Inutile de vous dire qu’un haut niveau devait m’attendre, et ça a été le cas. C’était l’occasion unique d’aller tater de la production de cette région très discrète, mais dont les vins m’ont impressionnés.

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LES MARCHE EN QUELQUES MOTS

Une région au relief accidenté, jugez plutôt : 69 % de collines pour 31 % de montagnes; Stendhal était par ailleurs séduit par ce pays à l’absence de plaines. La capitale est Ancône. Sise sur la côte Adriatique, entre la Romagne au nord, la Toscane et l’Ombrie à l’ouest et les Abruzzes au sud, elle s’étend sur 9.366 km carrés, sur la dorsale des Appenins.

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20 décembre 2013

VINEXPO 2013 : Bourgogne Wineblog déguste les Vino Nobile di Montepulciano !!

by Patrick Maclart

Dans le cadre de Vinexpo 2013, je fus invité par le Consorzio del Vino Nobile di Montepulciano à découvrir la production présente sur ce salon mondial. Je profite par ailleurs pour remercier Thomas FRANCIONI, manager des évènements, pour sa disponibilité, et Franco IGNIESTI du service de promotion pour la région Toscane pour sa présence constamment indispensable.

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Cette appellation au centre-est de la Toscane élabore des vins de bonne réputation, mais qu’en a-t-il été lors de la dégustation ? Vous le découvrirez dans mes notes ci-dessous.

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4 novembre 2013

à Maury, le Mas Mudigliza, Dimitri GLIPA, la précision et le partage

by Patrick Maclart

Dimitri GLIPA, 30 ans, est à la tête du domaine depuis 7 ans, créé ex nihilo. Girondin de naissance, il s’est toujours dit qu’il serait vigneron au sortir de l’adolescence; « mon père est cuisinier, il y a toujours eu l’art de vivre, la bonne table et de bonnes bouteilles à la maison ! » me raconte Dimitri avec toute la gentillesse sincère qui le caractérise. Le père est passionné de chevaux, Dimitri et son frère Donald sont des cavaliers émérites; ce dernier étant même dans l’équipe de France d’équitation.

d'une gentillesse légendaire, son sens du partage est chez lui inné. Dimitri GLIPA est un homme bien, qui a choisi sa vie.

d’une gentillesse légendaire, son sens du partage est chez lui inné. Dimitri GLIPA est un homme bien, qui a choisi sa vie.

Etre architecte-paysagiste, ça l’intéresse, mais il intègre par raison le lycée de Montagne Saint-Emilion. La vigne le passionne, le captive, le mordille, et il obtient son BTS viti-oeno. Il rencontre Christian VEYRY, oenologue, qui lui propose de travailler chez lui pendant 6 mois. Il reste et la collaboration durera 4 ans, avec de sacrées responsabilités à gérer sur 10 hectares ! Il veut toutefois vivre son ambition, faire du vin en Fronsac par exemple. Ses parents sont amis avec Ugo ARGUTI, maître de chai du château Fombrauge à Saint-Emilion, mais aussi vigneron dans le Roussillon; et les parents de Caroline BONVILLE, vignerons en Bordelais. Mais leur fille est elle vigneronne en Roussillon, tout comme Ugo… L’hypothèse d’avoir des vignes là-bas se profile de plus en plus… Et en plus ce n’est pas cher, contrairement au Fronsadais (« il faut dire ce qu’il faut dire » ajoute Dimitri avec sincérité).

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14 juin 2013

à Florence, Chianti Classico Collection : dégustation des Riserva 2008 et 2007

by Patrick Maclart

Il y a quelque temps, j’étais à Florence pour la grande dégustation annuelle appelée « Chianti Classico Collection 2013 ». Cette manifestation en est à sa dixième édition. Amoureux de l’Italie et du sangiovese, il me semblait important de vous relater de manière totalement objective l’ensemble des vins dégustés.

Je tiens par la présente à remercier Claudia MARINELLI, secrétaire nationale de la FISAR, pour son intervention auprès des autorités du Consorzio. En effet, malgré des demandes répétées, une confirmation écrite par mail, mon badge n’avait pas été officialisé. Encore un bel exemple d’organisation qui ne va pas changer la réputation de nos amis Transalpins. Toutefois, tout est entré dans l’ordre et la dégustation a pu avoir lieu.

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29 avril 2013

à Barolo, Claudio FENOCCHIO : un sourire de la nature.

by Patrick Maclart

Claudio FENOCCHIO représente la cinquième génération d’un domaine purement familial, « Je suis né dans cette maison blanche, là-bas, ma mère et mon frère y vivent encore, la famille c’est important » me dit dit Claudio avec cette simplicité qui qualifie tant les Piémontais. Le domaine se situe dans le quartier de Bussia, à Monforte d’Alba. D’ici, on voit clairement la limite entre Barolo et ses argiles sablonneuses, et Castiglione. Car le terroir de la DOCG est complexe, et on trouvera des marnes bleues dans le cône en bas de Monforte, et des grès décomposés en allant vers Barolo.

Claudio FENOCCHIO est un homme simple, qui ne fait que du vin. Voilà la vision qu’il a de lui, mais ces nectars de nebbiolo mettent un feu mesuré mais ô combien vibrant dans nos palais…

Notre vigneron comme bien des vignerons a commencé à l’école, et a fini à l’école… de la vigne ! Dès 14 ans, il travaille au domaine, et à 18, il y sera à temps plein. Son père décédant prématurément en 1989, il assurera seul son premier millésime. Et depuis, il continue son travail avec passion et cette logique terrienne qu’on ressent partout chez les bons vignerons d’ici. Il a désormais un domaine de 20 hectares dont 14 plantés, en tenant aussi compte de la vigne qui provient de son épouse, le Villero. La production s’élève à 90.000 bouteilles par an.

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20 décembre 2012

à Corbières, le domaine des Deux Anes, Dominique TERRIER : des coups de foudre.

by Patrick Maclart

Dominique TERRIER est un vigneron qui a tourné, a voyagé. A 45 ans, il se pose dans les Corbières après avoir été victime de nombreux coups de foudre. Avec son BTA viti-oeno obtenu à Beaune, il arrive à Peyriac-de-Mer en 2000.

Dominique TERRIER est dans sa vie, sur le bon parcours. Au milieu de ses vignes et ses équidés favoris, il se peut qu’on l’entende chantonner « auprès des mes ânes, je vivais heureux… »

Mais il a commencé à travailler dans le Jura, installé avec son père sur l’exploitation familiale « On était bio depuis 1968. J’avais un peu honte à l’école de cela, car j’étais le fils du bio ! Je n’en parlais pas, on allait à contre-courant. Mon père travaillait au cheval et il a acheté un chenillard à la mort de la bête. On avait de tout petits rendements, ce n’était absolument pas rentable… » raconte Dominique avec une nostalgie toute mesurée. Mais la vigne, le vin, voilà son premier coup de foudre.

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9 novembre 2012

à Chablis, Denis & Isabelle POMMIER : tout le fruit de leur travail.

by Patrick Maclart

Denis POMMIER, 46 ans, s’est installé en  1990 avec son épouse Isabelle. Ils démarrent avec 2 hectares qui venaient de sa tante. Ses parents ne travaillaient pas la vigne, et c’est pour lui autant une bonne chose qu’une moins bonne, « C’est bien car j’ai pu faire les vins que j’aimais, sans personne derrière moi. J’aurai pu éviter certaines erreurs, mais fort heureusement  j’en ai retiré un enseignement. » Déjà, on sent chez cet homme l’humilité autant qu’une sensibilité qu’il masque du mieux qu’il peut. Aujourd’hui, le domaine s’étend sur 15 hectares, élabore 100.000 bouteilles par an, avec un tout petit peu de vente au négoce.

aller chez Denis & Isabelle POMMIER, c’est comme aller visiter un bon cousin de province. On s’amuse, on discute, avec cette simplicité et cette sincérité qui qualifient les vrais gens de la terre. Puis on regarde l’heure, et on constate qu’on n’a pas vu le temps passer tellement on était bien. C’est ça, une visite chez les Pommier.

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9 octobre 2012

à Barolo, Bartolo MASCARELLO, avec Maria-Teresa : tout pour la tradition du vin.

by Patrick Maclart

Maria Teresa MASCARELLO représente la 3ème génération d’un domaine où il y a tant de choses à dire, tant de choses à raconter, tant de choses à vivre. Son grand-père était le président d’une petite cave coopérative locale. C’est son père Bartolo qui créera le domaine tel qu’il est aujourd’hui. Déjà, quand on y arrive, point d’enseigne tapateuse, point de couleur criarde. Juste, dans une rue en contrebas, une sonnette avec une petite plaque en laiton pour se faire connaître, et la mamma qui monte la garde…

Maria-Teresa MASCARELLO a reçu pour héritage l’abnégation pour l’élaboration des vins de la plus haute qualité (c’est réussi), et le respect de l’héritage d’un grand homme : son père.

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5 juin 2012

à Fitou, le château les Fenals, Marion FONTANEL : une certaine idée du partage.

by Patrick Maclart

Marion FONTANEL, 38 ans, est à la tête du château des Fenals depuis 2004. Elle a repris la propriété de sa mère. Elle est la troisième génération aux Fenals.

chez Marion FONTANEL au château les Fenals, pas de manière, pas de chichi. Les snobs et les savants, passez votre chemin. Ici, on déguste du vin, on le boit, on partage, on rit. Et on apprécie, car ça tient la route ! Et Marion est d’une personnalité géniale, avec le rire comme ascendant astrologique !

Son envie de reprendre le domaine était ancrée en elle, mais souvent on ne sait pas trop où on va. Marion aime le commerce, la gestion du domaine. Elle va donc obtenir son BTS technico-commercial à Castelnaudary. Toutefois, afin de bien maîtriser le travail du domaine, elle fera différents stages dont un en Californie et un autre au Chili.

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9 mars 2012

en Asti, le domaine LA GHERSA, Massimo PASTURA : bien sous tous rapports.

by Patrick Maclart

Ma rencontre avec Massimo PASTURA restera un excellent moment. J’ai aimé chez cet homme sa fierté mesurée, sa bonne conscience et son grand professionnalisme. Il représente à 41 ans la 4ème génération de vignerons au domaine. Il a commencé à travailler dès 1989 « à l’école de la famille ! » aime à dire Massimo. En effet, son père Giulio, suite à des problèmes de santé, était en train de perdre la vue.

Massimo PASTURA fait partie des hommes que j’aime sincèrement. Une fierté justement placée, une conscience du travail bien fait, une volonté énergique… On a tout pour être de bons copains.

En Italie, on est fier de sa famille, et c’est ainsi que Massimo m’apprend que c’est son arrière-grand-père, qui maîtrisait à perfection la greffe, a été l’un des artisans de la reconstruction de la région d’Asti suite au phylloxera, en greffant la barbera sur pied américain, au sortir de la première guerre mondiale.

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