5 juillet 2019

dans le Roussillon, au château de l’Ou, Philippe & Séverine BOURRIER : duo eurythmique

by Patrick Maclart

Le domaine viticole a été créé ex nihilo. Philippe BOURRIER, 57 ans, est agronome de formation, il travaille pour un grand groupe manufacturier de pneus au Brésil. Il s’exprime avec un certain plaisir là-bas.. « j’ai même planté du soja en culture bio. J’ai toujours cru en cette méthode culturale. Il fallait nourrir les ouvriers, on pouvait le faire, on l’a fait ». Cet homme est non seulement doté de credo, mais aussi de ressources.

en général je ne me mets jamais sur la photo qui illustre un article. Mais là, l’harmonie était tellement présente que cette photo représente pour moi ce qu’est le domaine. Harmonie d’un couple qui s’est trouvé, et le sourire pour ceux qui sont reçus. Du bonheur

Ses racines sont ce qu’elles sont, et la vigne a toujours fait partie de la culture catalane. Et la possibilité de créer son vin le démange, le titille. Il prend connaissance d’un domaine en état de désuétude, et l’achète en 1998. La vigne est en mauvais état, il va tout remettre en ordre, et surtout que celle-ci corresponde aux canons, à la volonté de notre vigneron. Dès le début, il va ordonner replantation, repalissage, arrachage des pieds malades. Mais il faudra surtout adapter l’orientation des plantations par rapport aux vents, un facteur très important dans les plaines du Roussillon… « c’est une plaie, précise Philippe. Si on plante mal, les sarments cassent et il faut tout remettre en place ». Le bio est immédiatement engagé au domaine dès 2001, car tout comme au Brésil avec le soja, c’est possible. Et le vent, s’il peut être un facteur de casse des sarments, est aussi une bénédiction pour se protéger des maladies. Les pinèdes à l’entour du domaine seront entretenues afin d’accueillir les chauves-souris, insecticide naturel et destructeur des nuisibles, dont notamment l’endémis.

le secteur de Montescot est relativement plat et surtout venteux. Choisir l’orientation et bien palisser, un boulot d’intelligence et de réflexion. C’est ici réussi.

Et la rencontre avec Séverine va couronner un travail qui aujourd’hui fait du château de l’Ou un acteur qualitatif incontournable dans le Roussillon… Elle grandit en Afrique avec ses parents, rentre en France et cherche une voie, un avenir. Elle rencontre un jour un directeur d’école de marketing qui la convainc de la rejoindre. Elle entamera des études qui l’amèneront doucement vers le vin… « quand je l’ai dit à mon père, il a failli casser sa chaise ! » raconte Séverine dans ce rire doux qui peine à cacher un caractère exigeant, inflexible, avec pour vision la qualité ultime des vins produits. La rencontre entre ce beau couple se fera tout simplement sur un salon, elle travaillant alors dans un domaine de l’Entre-Deux-Mers, ayant entre temps obtenu son BTS viti-oeno, et major de promotion siouplait ! … « ça a été le coup de foudre immédiat » disent de concert nos deux vignerons, qui malgré leurs différences ont réussi à trouver une harmonie totale. Philippe s’occupera de la partie culture, Séverine des vinifications, les créations de cuvées, les choix d’étiquettes. Mais l’un ne s’interdit pas de donner son avis sur le travail de l’autre.

Si le domaine s’étend sur 26 hectares situés dans la plaine au sud de Perpignan, Séverine va acquérir 14 hectares de magnifiques vignes dans les Fenouillèdes, sur terroir de schistes, qui eux sont au nord du Roussillon. Il faut être bien organisé au niveau des vendanges, car il peut y avoir plus de deux semaines d’écart en maturité des raisins… « avoir ces deux terroirs, c’est comprendre totalement notre région, affirme Philippe. Quand on sent un vin des Fenouillèdes, on se dit « ça c’est les Fenouillèdes », c’est évident, facile, et l’identité de ce terroir. Disposer de ces deux terroirs, c’est avoir le visage complet de notre pays ».

pour Philippe, la vigne est un crédo, une exigence de tous les jours. Pour Séverine, un confort de voir rentrer de magnifiques raisins.

A la vigne, le travail est bio certifié depuis 2001… « le travail est très différent entre Montescot où on cherche l’eau et l’ombre, et dans les Fenouillèdes où il y a la fraîcheur » ajoute Philippe, intarissable quand il faut défendre sa région. Meilleur ambassadeur, il faut chercher ! Le travail du sol est donc important : labours intercep, passages de griffes, et dans les Fenouillèdes de la surveillance. Il n’y a bien sûr aucun intrant synthétique dans la vigne.

Au chai, les vendanges sont exclusivement manuelles, fait rare dans la plaine de Perpignan. Les rouges sont totalement égrappés. Table de tri vibrante, mise en chambre froide des raisins pendant 12 heures minimum. Passage en cuve inox pour les préfermentaires, soit en foudres pour les macérations, ou en barriques ouvertes protégées par film alimentaire. En tout cas, à ce stade, pas d’utilisation de SO2, c’est le gaz carbonique qui va assurer la protection du moût. L’élevage durera entre 10 et 19 mois selon les cuvées. La mise en bouteilles se fera sans collage et filtré très lâche, à 3 microns, pour sécurité alimentaire.

Séverine a apporté sa « woman touch » en mettant ses cuves dans des jolies couleurs… « j’ai besoin de couleurs quand je travaille ». Un point qui nous rapproche.

Pour les blancs, vendanges manuelles là encore. Passage à froid, macération au pressoir avant un pressurage qui durera 1 heure 20 environ. Débourbage statique, élevage en cuves, barriques, et depuis deux ans en œufs en terra cotta venant de Toscane. La durée sera entre 4 et 8 mois.

Aujourd’hui, le domaine s’étend sur 40 hectares, tout en culture bio, et produit 100.000 bouteilles environ. L’export représente 40 % de la production, avec pour marchés principaux le Canada, le Brésil, le Japon, la Corée, la Belgique…

Séverine et Philippe BOURRIER, c’est le duo eurythmique. Une évidence, avérée malgré leurs différences qui ne s’arrêtent qu’au visuel. L’âme et l’esprit seront décidément toujours les plus forts.

Château de l’Ou
Philippe & Séverine BOURRIER

départementale 8 – route de Villeneuve
F-66220  MONTESCOT

tél. +33 (0)4 68 54 68 67
site internet : CLIQUEZ ICI

DEGUSTATION

Elle a eu lieu in situ. Merci Séverine et Philippe de votre invitation, malgré quelques soucis de santé qui ce jour-là avaient certes altéré ma forme, mais pas mon palais ! Nous nous reverrons, ça c’est sûr ! Pour voir la vidéo réalisée avec Philippe et Séverine, CLIQUEZ ICI.

une gamme de haut vol, où il serait très difficile d’y trouver un vin quelconque, banal. Quant aux défauts, là encore il vous faudra patience. C’est du haut vol.

assemblage grenache blanc – grenache gris – roussanne 2016
Brut de cuve. Composante générale du château de l’Ou. Nez très friand, fruits jaunes, floral, petites notes agréables de nougat, du plaisir. La bouche est complète, bien parfumée, petites notes évoquant le noyau. Finale pleine.

Tous les blancs sont convaincants, riches sans excès, de belle balance. Difficile de faire son choix…

grenache gris 2016
Nez complexe, profond, magnifique. La bouche est en devenir, très retenue, mais se lâche en finale.

le même vin en œuf en terre cuite de Toscane
Le nez est très raisin, l’impression de manger le fruit. Compliqué de trouver à dire sur quelque chose d’aussi direct, d’aussi droit et sincère. La bouche par contre est bien plus intense, longue, et dotée d’un fruit incroyable.

les détracteurs pourraient dire que ce contenant est stérile, et momifie plus le vin qu’autre chose. Il protège pour moi son fruité, et lui donne une sincérité sans pareil. Goûtez, et on en reparlera.

chardonnay 2016
La bouche est en pleine prise de bois. Mais c’est prometteur.

le même vin en barrique « fond iodé »
Un travail particulier commandé par Séverine. Le fond des barriques est immergé en mer, séché puis assemblé sur le corps des fûts. L’ensemble du vin est très complexe, bien plus parlant que le précédent. La prise de bois est en cours, et la bouche pour l’instant austère. Mais la différence est indéniable, et étonnante.

côtes du Roussillon Château de l’Ou rouge 2015
60 % syrah, 40 % mourvèdre. Nez mûr sans excès, prune, pointe florale, tabac brun. La bouche est abordable, séduisante, jolie trame acide qui dirige le vin. Moelle élégante, bonne buvabilité, long.

IGP côtes catalanes rouge « l’Ove » 2015
100 % syrah du secteur Montescot. Nez intense, poivré, fruit noir. La bouche est plus fluide et élégante. Sur la longueur, ça doit encore se centrer.

IGP côtes catalanes rouges « Infiniment » 2015
100 % syrah sur secteur Montescot. Elevage en barrique pendant un an. Superbe nez de syrah mûre à point, ni trop ni trop peu, poivre noir, épices, intense, et ça va s’ouvrir et exploser ! La bouche est compacte mais reste élégante, notes de café. Le vin n’avait qu’une semaine de bouteille, ça va donc péter ! Excellent, très long.

un tel équilibre et une telle fraîcheur sur le secteur de Montescot, c’est une performance. Un grand travail au chai. Bravo.

IGP côtes catalanes « Velours Noir » 2015
100 % syrah des Fenouillèdes élevée en barriques. Nez frais, floral, mais la maturité du raisin est perceptible, parfaite, romarin frais, menthe, poivre. Belle dimension olfactive. La bouche est superbe, traçante, élégante, au grain de tanin enrobé. Beau travail d’élevage très intelligent. Ça finit long sur la fraîcheur. Très long.

une longueur à faire pâlir une autoroute de jalousie…

IGP côtes catalanes « Secret de Schistes » 2015
Brut de fût. Elevage un an en barriques. Terroir de Saint-Paul de Fenouillet. Nez magnifique, épices, poivre, chair de cerise, typique du secteur. C’est intense et vibrant au nez. La bouche est du même acabit, ça cause dans le poste ! La bouche est quasi-parfaite, élégante, soyeuse, tout en ayant une belle structure. Très long, énorme, j’achète !!

probablement l’une des plus belles syrahs qu’il m’ait été données de déguster. Plus de mots seraient superflus.

IGP côtes catalanes « Ipso Facto » 2015
100 % syrah, sélection des quatre meilleures barriques du domaine. Nez profond, intense, riche. La bouche est compacte, ronde et ramassée, ça doit encore se faire. Un fruit très mûr en milieu de bouche. Très long mais encore ramassé.

Rivesaltes ambré 2008
Couleur ambrée, comme le veut son nom, le bien nommé ! Nez fruité, miel, pêche de vigne, charnu, net, droit et franc. La bouche est atypique, le sucre ne marque pas trop. Finale élégante et bretteuse.

4 juillet 2018

pourquoi les Santenay blancs ??

by Patrick Maclart

Un anglais a dit un jour « la vie est trop courte pour boire du Santenay ». Probablement notre meilleur ami de la Perfide Albion ne s’était pas arrêté dans ce très beau village, peut-être s’était-il trompé d’endroit.

Ce qui est sûr, c’est qu’à Santenay on y trouve de très bons vins, mais aussi de moins bons. C’est aussi une question de goût. Depuis une trentaine d’années que je déguste les vins de ce finage, et force est de constater en effet, dans des années froides ou délicates, les équilibres ne sont pas toujours là. On en trouvera peut-être plus à Chambolle-Musigny ou Vosne-Romanée, mais les prix sont loin d’être les mêmes. On y trouve souvent des rouges plus convaincants que ceux de Chassagne voire de Meursault, et à des prix plus doux.

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14 mai 2018

à Marie-Galante, la rhumerie BIELLE : oh la bielle vie !!

by Patrick Maclart

Aller à Marie-Galante, c’est un rêve pour certains. Tant pour les amateurs de tourisme encore « calme » que pour les amateurs de rhums. Et vous aurez vite compris que le sujet de mon article concerne plus le deuxième aspect de la chose, même si le motif premier était bien sûr les vacances.

Mais il faut aussi se rendre compte que pour aller à Marie-Galante, c’est un périple. Il faut d’abord atteindre l’aéroport, puis le port de Pointe-à-Pitre, où éviter de se faire arnaquer par les taxis locaux, balèzes en matière pour vous pigeonner au possible. Enfin prendre le bateau pour une sublime traversée idyllique sur une mer aux remous turquoise et au ciel étouffant de beauté.

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22 mars 2018

en Chianti Classico, Villa Calcinaia, Sebastiano CAPPONI : le Comte du sangiovese

by Patrick Maclart

Ma rencontre avec Sebastiano CAPPONI, noble tant dans le sang que dans l’esprit, date de quelque années. Alors que je dégustais l’intégralité des Chianti classico au stand de Toscane à Vinexpo, je tombais en admiration devant un vin authentique, un vrai sangiovese fougueux mais malgré tout souriant. Un prototype de vrai vin des collines du Chianti. Ce vin était le chianti classico du domaine Villa Calcinaia.

Sebastiano CAPPONI, l’attitude noble, le regard d’un simple vigneron, le regard d’un homme qui veut voir loin. Une grande et belle rencontre.

L’hôtesse du stand me fait alors savoir que le propriétaire est présent. Il arrive. Il s’agit du Comte Sebastiano CAPPONI. L’allure noble, le costume clair, la voix posée, calme, mais qui ne peut cacher une volonté ferme de réussite : c’est lui. Entre nous, le courant passe de suite, et l’échange sur notre vision du sangiovese, de la culture de la vigne, tout cela semble commun, instinctif.

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22 février 2018

Bourgogne Wineblog déguste les vins blancs de Ligurie !

by Patrick Maclart

Il est bien une chose que je dois reconnaître : cet article a été l’un des plus difficiles qu’il m’ait été donnés de rédiger. La raison ? L’individualisme et la très forte identité des vins de la région Ligurie fait que chaque région a elle-même une, voire des sous-régions, avec des règles qui lui sont propres. Un peu comme la Bourgogne, ce n’est pas compliqué, c’est juste complexe. Et je me suis mis ainsi dans la peau d’un journaliste se devant d’écrire son premier article sur cette dernière région. D’où souvent des faits communs plan-plan qui se répètent, car le travail pour certains s’apparente à du copié-collé.

LA LIGURIE EN QUELQUES MOTS

La nature des vins de Ligurie est bigarrée, mais il faut reconnaître que cette région gagne en crédibilité, de par la qualité des vins produits et SURTOUT de l’identité qu’ils donnent, point faible qui est aussi son point fort. Pour preuve, le nombre de domaine augmente dans cette toute petite région, mais pas de manière régulière. Là encore on est dans la complexité.

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18 décembre 2017

à Barbaresco, Teobaldo RIVELLA, la vidéo !!

by Patrick Maclart

Une rencontre, une vraie… Celle avec un vigneron, Teobaldo RIVELLA, qui cultive son vignoble comme d’autres leur jardin. On pourrait presque croire que lorsqu’il va voir sa vigne, il lui parle, secrètement, silencieusement. J’ai eu le privilège de cette balade.

2 hectares de vieux nebbiolo dans le secteur de Montestefano, là où on élabore des Barbaresco de finesse et d’expression, sans pour autant enlever le très haut potentiel de garde de ces vins.

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10 février 2014

Bourgogne Wineblog déguste les vins de la région des Marche !!

by Patrick Maclart

Lors de la présentation d’un guide lors de la biennale del Gusto à Venise, j’ai eu l’opportunité de déguster l’intégralité des vins de la région de Marche, primés dans ce fameux guide. Inutile de vous dire qu’un haut niveau devait m’attendre, et ça a été le cas. C’était l’occasion unique d’aller tater de la production de cette région très discrète, mais dont les vins m’ont impressionnés.

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LES MARCHE EN QUELQUES MOTS

Une région au relief accidenté, jugez plutôt : 69 % de collines pour 31 % de montagnes; Stendhal était par ailleurs séduit par ce pays à l’absence de plaines. La capitale est Ancône. Sise sur la côte Adriatique, entre la Romagne au nord, la Toscane et l’Ombrie à l’ouest et les Abruzzes au sud, elle s’étend sur 9.366 km carrés, sur la dorsale des Appenins.

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20 décembre 2013

VINEXPO 2013 : Bourgogne Wineblog déguste les Vino Nobile di Montepulciano !!

by Patrick Maclart

Dans le cadre de Vinexpo 2013, je fus invité par le Consorzio del Vino Nobile di Montepulciano à découvrir la production présente sur ce salon mondial. Je profite par ailleurs pour remercier Thomas FRANCIONI, manager des évènements, pour sa disponibilité, et Franco IGNIESTI du service de promotion pour la région Toscane pour sa présence constamment indispensable.

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Cette appellation au centre-est de la Toscane élabore des vins de bonne réputation, mais qu’en a-t-il été lors de la dégustation ? Vous le découvrirez dans mes notes ci-dessous.

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4 novembre 2013

à Maury, le Mas Mudigliza, Dimitri GLIPA, la précision et le partage

by Patrick Maclart

Dimitri GLIPA, 30 ans, est à la tête du domaine depuis 7 ans, créé ex nihilo. Girondin de naissance, il s’est toujours dit qu’il serait vigneron au sortir de l’adolescence; « mon père est cuisinier, il y a toujours eu l’art de vivre, la bonne table et de bonnes bouteilles à la maison ! » me raconte Dimitri avec toute la gentillesse sincère qui le caractérise. Le père est passionné de chevaux, Dimitri et son frère Donald sont des cavaliers émérites; ce dernier étant même dans l’équipe de France d’équitation.

d'une gentillesse légendaire, son sens du partage est chez lui inné. Dimitri GLIPA est un homme bien, qui a choisi sa vie.

d’une gentillesse légendaire, son sens du partage est chez lui inné. Dimitri GLIPA est un homme bien, qui a choisi sa vie.

Etre architecte-paysagiste, ça l’intéresse, mais il intègre par raison le lycée de Montagne Saint-Emilion. La vigne le passionne, le captive, le mordille, et il obtient son BTS viti-oeno. Il rencontre Christian VEYRY, oenologue, qui lui propose de travailler chez lui pendant 6 mois. Il reste et la collaboration durera 4 ans, avec de sacrées responsabilités à gérer sur 10 hectares ! Il veut toutefois vivre son ambition, faire du vin en Fronsac par exemple. Ses parents sont amis avec Ugo ARGUTI, maître de chai du château Fombrauge à Saint-Emilion, mais aussi vigneron dans le Roussillon; et les parents de Caroline BONVILLE, vignerons en Bordelais. Mais leur fille est elle vigneronne en Roussillon, tout comme Ugo… L’hypothèse d’avoir des vignes là-bas se profile de plus en plus… Et en plus ce n’est pas cher, contrairement au Fronsadais (« il faut dire ce qu’il faut dire » ajoute Dimitri avec sincérité).

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14 juin 2013

à Florence, Chianti Classico Collection : dégustation des Riserva 2008 et 2007

by Patrick Maclart

Il y a quelque temps, j’étais à Florence pour la grande dégustation annuelle appelée « Chianti Classico Collection 2013 ». Cette manifestation en est à sa dixième édition. Amoureux de l’Italie et du sangiovese, il me semblait important de vous relater de manière totalement objective l’ensemble des vins dégustés.

Je tiens par la présente à remercier Claudia MARINELLI, secrétaire nationale de la FISAR, pour son intervention auprès des autorités du Consorzio. En effet, malgré des demandes répétées, une confirmation écrite par mail, mon badge n’avait pas été officialisé. Encore un bel exemple d’organisation qui ne va pas changer la réputation de nos amis Transalpins. Toutefois, tout est entré dans l’ordre et la dégustation a pu avoir lieu.

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