1 septembre 2011

en Languedoc, le clos des Augustins : une belle histoire de famille.

by Patrick Maclart

Les vignes du domaine appartenaient initialement aux arrière-grands-pères respectifs qui s’appelaient tous deux Augustin.

Le domaine n’avait jamais mis de vin en bouteille et livrait  tout à la cave coopérative. C’est Roger, le père du propriétaire actuel Frédéric MEZY, qui voyant ses vignes délabrées lors d’une partie de chasse, décide de faire du vin pour ses clients. Il possède en effet une société de prothèses médicales.

Il interroge alors ses 2 fils, Damien et Frédéric. Ce dernier, aux études de chimie, saute sur l’occasion. Il ne se voyait de toute façon pas évoluer sous les néons des laboratoires et préférait les rayons du soleil.

Frédéric va donc démarrer son premier millésime en 2003, après 2 vendanges en vert. Résultat : ses vins tirent 12,5 ° seulement. Sa compagne Pauline le rejoint en 2007, après un BTS viti-oeno. Et après avoir travaillé comme caviste aux caves de Trinque-Fougasse, un bar à vins hors du commun à Montpellier.

Frédéric et Pauline MEZY, un couple sympa, sincère et bosseur.

L’étape suivante est la demande en conversion bio. Frédéric travaillait déjà en respectant les principes de la culture biologique, mais il voulait  se garder une marge de manoeuvre. En 2008, il saute le pas et le domaine est en conversion depuis cette date. Le premier millésime sera certifié en 2010.

Aujourd’hui, le domaine s’étend sur 21 hectares, sur lesquels se sont ajoutés 7 hectares de grenache et syrah, pour l’élaboration de la cuvée d’entrée de gamme « les Bambins ».

Le terroir est essentiellement composé d’argilo-calcaire et d’éboulis du Pic. Les vendanges sont manuelles. Les rouges sont égrappés, foulés. Les fermentations alcoolique et malolactique se font en cuve tronconique en bois. Entonnage, puis un élevage entre 12 et 18 mois, mais sans règle précise, c’est la dégustation qui décide. La proportion de bois neuf est de 100 % pour « l’Aîné », « le Sourire d’Odile » et « les deux Rogers ». La cuvée « les Gamins » sera elle élevée en demi-muids, et en cuve tronconique qui ainsi est utilisée après les fermentations des autres vins.

Que ce soit dans le Languedoc ou ailleurs, c’est le retour des cuves bois tronconiques !

Pour les blancs, les vins subissent, après un pressurage de deux heures, un débourbage à froid. Puis ils seront élevés en fûts, avec les malos bloquées, et seront mis en bouteilles après une filtration sur terre.

Les vins du clos des Augustins sont nets, sapides, profonds et gourmands. On sent tout le travail de ce jeune couple dans une qualité irréprochable. Et les récompenses pleuvent, les professionnels reconnaissent le travail acharné de ce jeune couple. Découvrez leur travail; les prix sont assez raisonnables. Vous serez reçus avec simplicité et chaleur.

sous un beau ciel bleu, le clos des Augustins va s'offrir à mes papilles...

sous un beau ciel bleu, le clos des Augustins va s’offrir à mes papilles…

LE CLOS DES AUGUSTINS
Frédéric & Pauline MEZY

111  chemin de la Vieille
F-34270  SAINT-MATHIEU DE TREVIERS

tél. +33 (0)4 67 54 73 45
site internet : CLIQUEZ ICI

DEGUSTATION

Elle a eu lieu in situ en présence du couple. Le premier contact avec les vins avait eu lieu à Vinisud Montpellier. Merci Pauline et Frédéric pour la chaleur de votre accueil.

VDP du val de Montferrand 2009 blanc
constitué à base de chardonnay à 90 %. Le solde est de roussanne et marsanne. Le nez est de poire mûre, vanillé, avec des parfums en fond de nez évoquant l’abricot et le noyau. La bouche présente une attaque riche et grasse, où les arômes doivent encore se centrer. C’est ample, riche, et la finale personnelle, sur la noisette fraîche et un côté de crème à la vanille.

Pic saint-Loup « le Gamin » 2008
80 % syrah, 20 % grenache. Superbe nez de fraise compotée, violette, prune bleue. L’attaque est un peu timide, mais le développement va sur les fruits rouges et noirs, un côté terrien en fin de bouche qui est séductrice en diable, avec un peu de banane fraîche. Casanova en devenir.

Pic Saint-Loup « les Bambins » 2007
Cet assemblage de syrah, grenache et mourvèdre est bien fait. Sous un nez de violette, de thé, de cerises rouges, on trouve une bonne bouche souple, fruitée, longue, ample, avec une fraîcheur zestée bien imbriquée. J’adore ce vin de gourmandise.

Pic saint-Loup « le Gamin » 2004
nez complexe, abouti : fruits noirs, truffe, pointe animale, minéral marqué. Bouche coulante, très fruitée, pruneau frais. La bouche est évoluée mais encore bien présente. Finale sur le minérale et toujours ce petit côté « truffé ».

Pic saint-Loup « le Sourire d’Odile » 2006
Constitué à 95 % de syrah, le solde en mourvèdre. Le nez est très opulent, fruits très mûrs, banane fraîche, poivre, épices à profusion. La bouche est bien construite, équilibrée, un tanin au grain marqué qui fait penser plutôt au grenache. Finale sur les fruits noirs, cacao et épices douces.

Pic saint-Loup « le Sourire d’Odile », probablement la cuvée phare du domaine en terme de rapport qualité-prix-plaisir.

Pic saint-Loup « le Sourire d’Odile » 2007
Nez frais, fruité, superbe : violettes, cerise griotte, fruité délicat, notes florales. Bouche fraîche, fruitée, pleine, riche sans excès.  Longueur aromatique et fraîche. Dans un esprit printanier.

Pic saint-Loup « l’Aîné » 2006
Syrah avec un tout petit poil de grenache et de mourvèdre. Le nez est minéral, avec de petites notes animales, herbes de garrigue en fond de nez. Après aération (le vin était très réservé), la bouche se présente anguleuse et d’une certaine austérité, qui domine la chair à ce jour. Finale aromatique qui conserve ses angles, mais avec une sympathie d’ensemble.

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