2 juillet 2013

Bourgogne Wineblog déguste les Savennières et Savennières Roche-aux-Moines !!

by Patrick Maclart

J’étais invité il y a quelques mois lors des salons des vins de Loire à une grande dégustation des Savennières et de Roche-aux-Moines. La possibilité pour moi de redécouvrir l’une des plus belles appellations de France, voire du monde. Je profite de la présente pour remercier les syndicats de Savennières et de Savennières Roche-aux-Moines de leur disponibilité. Je remercie aussi le travail de l’agence Clair de Lune de Lyon d’organiser autant les déplacements que les communications officielles.

PORTRAIT

En effet, depuis des années que je déguste ou bois des vins de ces AOC, c’est à chaque moment un monumental frisson, vraiment la sensation qu’il s’agit là d’un immense terroir, avec une expression dans le verre qui n’appartient qu’aux vins de ce coin. Les prix restent raisonnables au vu de l’incommensurable expression et de la qualité générale de ces AOC.

SAVENNIERES EN QUELQUES MOTS

une petite appellation de 150 hectares, soit environ 3 fois le clos de Vougeot ! Royaume des grands vins blancs uniquement, elle s’étend sur 3 communes : Savennières, Bouchemaine et la Possonière. La nature des sols est essentiellement schisteuse, de schistes gréseux, avec ça et là des veines volcaniques de rhyolites, une roche magmatique dont certaines variétés sont utilisées comme ballasts de chemin de fer. On trouvera aussi des sables éoliens. L’AOC a été reconnue le 8 décembre 1952.

SAVENNIERES CARTE 0

source Interloire

Les coteaux sont perpendiculaires à la Loire sur la rive droite, ce qui assure il va de soi une bonne exposition. Mais le fleuve assure aussi une barrière climatique au vignoble, ce qui assure une bonne maturité générale des raisins. Si les orages sont courants, ils passent souvent sur la rive gauche de la Loire, du côté opposé.

La production annuelle est d’environ 4.300 hectolitres par an. Les rendements autorisés sont de 50 hectos/hectare, et 40 pour les demi-secs ou moelleux, très minoritaires sur l’appellation. Le seul cépage autorisé est le chenin blanc, aussi appelé pineau de la Loire.

Les contraintes techniques sont drastiques : vendanges manuelles avec obligatoirement 2 tries successives minimum afin que les raisins soient en surmaturité. Contrôles dans les parcelles.

Le mariage idéal avec un Savennières est pour moi les poissons de rivière, particulièrement les sandre et brochet, où leur côté « viandé » ira à merveille avec le caractère corsé de ces vins. Certaines volailles sont aussi à conseiller, notamment les volailles d’un certain caractère. J’ai souvenir d’une pintade mijotée aux coings, où le mariage avec un vieux Savennières était simplement parfait. Pensez aussi au faisan.

Car très certainement le Savennières est un vrai vin de garde, où quelques années seront nécessaires pour qu’il révèle toute sa complexité, toute la richesse de son terroir. J’ai déjà dégusté des Savennières fringants après une trentaine d’années en bouteilles, mais ils étaient issus il va de soi d’un millésime exceptionnel.

LA ROCHE AUX MOINES EN QUELQUES MOTS

Ce sont 33 hectares des 150 de l’AOC Savennières qui ont été isolés depuis très longtemps. En fait, il n’y a que 17 hectares plantés, et 5 hectares de plantiers qui obtiendront leur agrément après production des fruits. Leur qualité indiscutable leur a permis d’obtenir une AOC spécifique le 24 novembre 2011. La Roche aux Moines a été isolée depuis bien des siècles grâce à son terroir spécifique de schistes rouges et de schistes verts décomposés, tout en comportant ici aussi des rhyolites. L’orientation exceptionnelle en sud/sud-ouest a lui aussi attiré l’attention des ordres religieux.

SAVENNIERES CARTE 1

source Interloire

Les conditions de production sont encore plus drastiques : seulement 30 hectos à l’hectare pour les secs et 25 pour les doux. Les demi-secs sont interdits en AOC Roche-aux-Moines.

Anecdote amusante : les deux AOC sont présidées par des femmes : Evelyne de Pontbriand pour Savennières, et la très talentueuse et sans concession Tessa LAROCHE pour Roche-aux-Moines.

DEGUSTATION

Dussé-je le répéter : Savennières fait partie des plus grandes AOC de France. J’ai peine à tolérer des vins médiocres alors que le terroir, le cépage et la météorologie sont en parfaite adéquation, en osmose totale. Donc, je suis vraiment sévère. Et je dois constater que la dégustation était d’un très bon niveau, peu de vins ordinaires ou tarés. Il faut aussi signaler que les Roche-aux-Moines dominaient la dégustation de la tête et des épaules. Des vins plus pleins, plus riches, du niveau de grands crus. L’AOC particulière est selon moi totalement justifiée.

une foule assez importante s'était déplacée pour déguster les Savennières, signe que l'appellation produit des vins de qualité. Toutefois, Mesdames et Messieurs des AOC, soyez gentils d'imposer calme et silence dans votre salon de dégustation. Il est des moments où l'ambiance s'apparentait plus au café des Sports ou à une kermesse belge !

une foule assez importante s’était déplacée pour déguster les Savennières, signe que l’appellation produit des vins de qualité. Toutefois, Mesdames et Messieurs des AOC, soyez gentils d’imposer calme et silence dans votre salon de dégustation. Il est des moments où l’ambiance s’apparentait plus au café des Sports ou à une kermesse belge !

La dégustation s’est effectuée bouteilles sur tables, étiquettes visibles. Néanmoins, comme je le dis souvent, en dégustation, je n’ai ni ami ni ennemi. Donc les conditions étaient comme à l’aveugle. Les vins étaient à parfaite température, la lumière de bonne qualité. On déplorera une nuée de bavards qui décidément n’ont pas compris que la dégustation est un moment de concentration et de recueillement. Il existe dans bien des villages des petits bistrots où il fait bon papoter et taper le bout de gras. Une salle de dégustation n’est pas le lieu ad hoc, et que les syndicats concernés pensent à l’avenir se prémunir de ce genre de goujats.

PANNEAU SAVENNIERES

**** château PIERRE-BISE « le Grand Beaupré » 2011
nez réservé, mais potentiel perceptible : fond minéral, pomme. Très belle bouche fine et minérale, et qui ne manque pas de saveurs, de caractère. La finale est réservée mais la rétro est terrible, ça cailloute bien.

un Savennières riche en saveurs, en émotions, avec une belle trame acide et du caractère, forcément j'adore ! Enorme potentiel.

un Savennières riche en saveurs, en émotions, avec une belle trame acide et du caractère, forcément j’adore ! Enorme potentiel.

***(*) Clément BARAUT « le Pitrouillet » 2011
bouche dans un bon esprit, il y a du caractère, de beaux amers et une très belle trame acide, soutenue par une belle minéralité. Belle finale tonique.

**(*) château de Bellevue « Croix Picot » 2011
nez discret, effacé. Bouche plus intéressante, mais plus aromatique que profonde. L’impression de terroir est en retrait. La finale par contre est tonique et longue. A revoir, le vin est sur la réserve.

**** château d’Epiré « Spéciale » 2011
nez discret mais profond, notes minérales perceptibles. Très belle bouche élancée, en devenir, tendue avec une amertume de bon aloi. Pas spectaculaire, mais Dieu qu’il y a du vin ! Très long. Notes de coing en finale.

dans un style élancé, tendu, et doté d'une belle nervosité et d'une élégance sans pareil. Belle bouteille.

dans un style élancé, tendu, et doté d’une belle nervosité et d’une élégance sans pareil. Belle bouteille.

*** domaine BOUDIGNON 2011
nez sur l’aubépine, l’amande, pointe de poire. La bouche sort de l’ordinaire, avec une trame acide végétale, une rétro qui évoque les plantes, l’ortie. C’est long.

***(*) domaine des Deux Vallées 2010
le premier échantillon était défaillant. Nez net, frais, sur la chair, plus france que complexe. La bouche est bien faite, gourmande, ronde, charnue et de bonne finale. Sapide.

**** domaine des Forges « Moulin du Gué » 2011
nez fin, élégant, discret, petites notes minérales et zestées. Très belle bouche en devenir, superbe caractère à l’évolution, admirable minéralité qui soutient des amers impeccables. Longueur inoubliable. Très belle bouteille.

le trio gagnant en millésime 2011, dans l'ordre. Belle médaille de bronze pour le domaine des Forges, présentant un Savennières qui se retient, mais qui est tellement prometteur, tellement sur la longueur, et le tout sans esbroufe. Admirable.

le trio gagnant en millésime 2011, dans l’ordre. Belle médaille de bronze pour le domaine des Forges, présentant un Savennières qui se retient, mais qui est tellement prometteur, tellement sur la longueur, et le tout sans esbroufe. Admirable.

*** moulin de Chauvigné « clos Brochard » 2011
nez assez simple, variétal, mais le minéral est marqué. La bouche est assez linéaire, dispose d’une belle touche en milieu de bouche. C’est hélas assez simple. Longueur dans les clous.

***(*) Damien LAUREAU « Bel Ouvrage » 2011
robe soutenue. Nez de belle profondeur, réservé, notes florales, minéral en retrait. La bouche est fluide mais les amers du chenin sont soutenus par une belle touche boisée. Belle longueur.

**(*) château du Breuil 2010
beau nez mais construit sur un boisé opulent et dominateur. La bouche est moyenne, dominée par le bois avec des notes beurrées donnant une impression très ronde. Longueur convenable.

**(*) Patrick BAUDOUIN 2010
nez très réservé, plus fin et floral. La bouche est fluide, ronde, gourmande, de bonne expression et à la finale hélas moyenne.

*** château SOUCHERIE « clos des Perrières » 2010
nez fin, lamelle de champignon, minéral marqué. La bouche est tendue, acide, nerveuse, aux notes salines marquées. Bonne persistance. Très belle longueur.

*** ?? domaine des BAUMARD « trie spéciale » 2010
nez fin, profond, un côté arnica-aubépine très marqué. La bouche est fine, assez creuse, qui revient en finale sur des petits amers. Bonne longueur, un vin qui ne doit pas être à son apogée.

***(*) domaine de la Bergerie « clos du Grand Beaupréau » 2010
joli nez aujourd’hui réservé, fin, chenin, jolies notes florales élégantes en fond de nez. Bonne bouche sapide, concentrée, complète, avec tout ce qu’il faut. Vin très complet, belle présence en finale.

**** domaine OGEREAU « le Grand Beaupréau » 2010
très beau nez sur le chenin, petites pommes, notes d’amande fraîche, une certaine gourmandise. Très belle bouche aussi large que longue, avec à la fois de la race et de la présence. C’est sapide, long, très long et gourmand. Finale sur le cépage. La longueur gagnera en complexité avec le temps.

le duo gagnant sur le millésime 2010, avec un petit avantage aux points au domaine du Closel, élégant comme un fleuretiste en action. Ogereau reste une valeur sûre et largement sous-estimée par certains médias.

le duo gagnant sur le millésime 2010, avec un petit avantage aux points au domaine du Closel, élégant comme un fleuretiste en action. Ogereau reste une valeur sûre et largement sous-estimée par certains médias.

****(*) domaine du Closel « clos du Papillon » 2010
très beau nez frais, élégant, fruité (pomme, poire) et floral (acacia). C’est très élégant, presque féminin. Belel bouche tout en finesse, en élégance, un léger creux en milieu de bouche, mais c’est la jeunesse. Car la finale elle est dynamique, fine, minérale, et revient sur une minéralité sans exagération. Un style superbe.

***?? Eric MORGAT « l’Enclos » 2010
nez discret, très chenin, petites notes florales, c’est réservé. La bouche est en devenir, c’est un peu bousculé à l’attaque et en milieu, avec un côté chenin très marqué. C’est long, ça se bouscule même si la définition est meilleure à ce stade. A revoir, un certain potentiel.

**(*) domaine Loïc MAHE « les Fougeraies » 2010
robe soutenue. Nez de pomme à cidre, droit et net, mais pas charmeur ni complexe. Bouche sur le chenin, qui attaque bien mais finit court, sur des notes de pomme à cidre qui évoquent une impression oxydative.

***(*) domaine PITHON-PAILLE « Schistes » 2010
nez complexe, partant sur des notes de foin, et une impression tellurique. La bouche est vive, tranchante, droite, sanas gros volume. Ca trace sur des notes salines marquées. Belle longueur.

*** domaine FL « Chamboureau » 2009
nez rond, fruits jaunes, simple. Bouche ronde, concentrée, bien qu’un petit creux se manifeste en milieu de bouche. La finale est très belle, beau résultat pour le millésime. Très long.

***(*) château de la Mulonnière « Effet Papillon » 2008
nez étonnant, complexe, beurre qui fond, pointe végétale fraîche. La bouche est sur la pâte de coing, il y a du volume, de la matière. Bonne longueur.

**(*) château de Varennes 2008
nez de petite pomme, lamelle de champignon. Bouche simple, tendue, mais sans grand volume. Ca arrive vite sur la finale qui s’avère plus intéressante.

***(*) château la Franchaie 2007
nez qui champignonne, certaine profondeur. Bouche tonique, qui part bien en longueur, intéressante dans sa palette aromatique. Belle expression, belle finale. Pour la table.

SAVENNIERES- ROCHE AUX MOINES

*** château Pierre Bise 2011
robe soutenue. Nez de pomme fraîche, assez simple. La bouche déçoit, assez coulante, souple. Ca finit mieux, avec de beaux amers. PAPIN nous a habitués à mieux.

LA BOUTEILLE DE LA DEGUSTATION
SAVENNIERES ROCHE-AUX-MOINES DU DOMAINE LAROCHE

Tessa LAROCHE s’est installée aux manettes du domaine déjà immense, déjà impeccablement tenu par sa mère. Elle a marqué tant le vignoble que les vins de sa patte précise et volontaire. La particularité du domaine LAROCHE ? Tous les vins que j’y ai dégustés étaient simplement exceptionnels. Jamais une bouteille décevante, jamais une bouteille « banale », que du bon, du grand, et à un prix qui reste raisonnable. Tout amateur de grands vins se doit d’avoir quelques quilles de cette propriété dans sa cave. Toujours immense.

***** domaine aux Moines 2011
nez profond, racé, impression de cailloux, de zeste et de chair de pomme, ça se retient un peu mais le potentiel est là. La bouche est tout bonnement magnifique, tonique, une minéralité sans égal, d’une austérité gastronomique. Du vin et la longueur bat à plates coutures un final de Verdi. Sublime.

rien à rajouter, tout est dit dans le commentaire de dégustation.

rien à rajouter, tout est dit dans le commentaire de dégustation.

**(*) Clément BARAUT 2011
nez étonnant, pomme, poire, arnica. La bouche est tendue, acide, manquant de volume et finit très raide. Dans un esprit « mode parisienne ».

**** domaine des Forges 2011
robe soutenue. Superbe nez de coing, fleurs, petite touche de miel, génial. Bouche intense, concentrée sans trop de largeur, belle minéralité, petites notes salines qui étonnent. Ca finit long, ça fait saliver, très beau, j’y reviens.

*** ?? Damien LAUREAU 2011
nez profond, assez réservé. La bouche est aujourd’hui dominée par un boisé qui donne des saveurs curieuses en bouche, genre « pharmacie à l’ancienne ». Ca finit long, mais boisé. Je m’interroge sur l’intégration du bois dans l’ensemble.

***** Nicolas JOLY 2011
robe soutenue. Nez complexe de pâte de coing, lamelle de champignon, notes épicées, trognon de poire en fond de nez. La bouche est complète, sublime, pleine, racée, pas un seul trou en bouche. Ca finit long, complexe, sans esbroufe. Là, il y a du vin, du vrai. Ca m’a curieusement évoqué certaines dégustations de Montrachets.

une émotion et une complexité que je n'ai retrouvé que dans les plus grands vins que j'aie dégustés dans ma vie.

une émotion et une complexité que je n’ai retrouvé que dans les plus grands vins que j’aie dégustés dans ma vie.

CONCLUSION

Les Roche-aux-Moines ont vraiment survolé la dégustation, et les notes peuvent paraître sévères car je les ai dégustés par rapport au niveau de l’appellation, en me disant que la banalité était un défaut. Quand on voit le prix de certains « Grands crus » d’ici ou de là, les Roche-aux-Moines représentent une immense bonne affaire. Les gagnants de cette petite appellation d’à peine une vingtaine d’hectares sont sans surprise le domaine aux Moines de Tessa LAROCHE, et le clos de la Bergerie de Nicolas JOLY. Plus de droiture pour le premier, sans concession, avec l’expression immense du terroir, et de la complexité pour le second, avec un côté qui musarde ça et là entre les petits chenins qui sentent la pomme et la poire… Mon goût a tranché pour le premier, mais éclatez-vous en dégustant les autres ! Large soif à tous.

DUO ROCHE AUX MOINES

4 Responses to “Bourgogne Wineblog déguste les Savennières et Savennières Roche-aux-Moines !!”

  • Berghmans marie

    Très beau compte rendu comme toujours. Tu m’as fait monter l’eau à la bouche 😉

    En cave j’ai 4 bouteilles « clos de la Bergerie » tu aurais une idée du potentiel de garde de vin.

    Merci.

    Marie

    .

    • salut Marie,

      heureux de te retrouver ici. Tu sembles avoir fait un bel achat. le « clos de la Bergerie » présentait à la dégustation comme des petites notes évoquant une légère oxydation, mais comme je le sentais dans le temps en Bourgogne sur les Corton-Charlemagne notamment. Ces vins n’ont jamais tenu aussi bien. Donc, je suppute une bonne garde, et quelque 6 à 8 ans ne me surprendraient pas. Ce qui est sûr, c’est que ce genre de vins est bu toujours trop jeune.

      Merci encore de tes commentaires qui font chaud au coeur, et gourmandes salutations !
      Amitiés.

      Pat

  • Olivier

    Hello Patrick,

    Très bel échantillonnage de ce cru angevin qui signe, pour mon goût, l’une des plus belles expressions « traçante » du Chenin.
    En vin jeune, j’ai souvent bien goûté le Clos de la Bergerie de Nicolas Joly, bien mieux que sa grande sœur de la Coulée de Serrant.
    J’apprécie dans ces échantillons les Savennières d’Eric Morgat et de Damien Laureau ainsi que ceux du domaine Aux Moines qui livrent de belles expressions de ce terroir à vin de … longue garde.

    Salutations viniques,

    Olivier

    • salut Olivier,

      je suis étonné du peu d’intérêt de la presse classique vins pour cette appellation qui pour moi atteint des sommets en France et dans le monde. Mais quelle expression de vins dans les Savennières et Roche-aux-Moines !! Quels pétards, quelle émotion ! Et je trouve une espèce de silence là autour… Pas assez cher mon fils, aurait dit l’émir dans une vieille pub Renault ?

      Chaque fois que j’ai dégusté les vins du domaine Laroche, j’ai chaque fois eu un choc, une émotion vive et intense, une introspection du ressenti. Et les prix restent bien plus bas que des Pessac-Léognan par exemple qui sont souvent des caricatures de grands vins blancs (il y a des exceptions je sais), ou bien des Sancerre qui ne valent pas leurs prix. Ici on est dans le Wagnérien, le Rubens, le grand…

      Merci de tes commentaires, et fais donc connaître mon blog à tes amis, ça me dopera !
      Gourmandes salutations.

      Pat

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