3 décembre 2010

MILLESIME 2009 : au château Malartic-Lagravière – Pessac-Léognan

by Patrick Maclart

les cuves tronconiques sont d’excellents outils de fermentation. Leur forme spécifique va assurer un pigeage très doux et progressif au moût.

L’accueil fut assuré par l’excellent Karim NASSER, directeur commercial du château MALARTIC-LAGRAVIERE.

Karim NASSER, l’élégant directeur du château, fin et drôle, arrive à donner à chaque dégustation un instant d’intensité et de prestige, sans entrer dans un snobisme déplacé. J’aime beaucoup.

Ce cru a été acheté en 1996 par le Belge Alfred-Alexandre BONNIE à Laurent-Perrier.

Immédiatement, un immense programme de modernisation a été mis en place après l’extension du vignoble par achat de vignes.

Désormais, le chai circulaire accueille la vendange par gravité. Les raisins rouges, passant dans un égrappoir très doux, et dont l’égappage sera peaufiné à la main sur table de tri, sont protégés par azote, puis iront fermenter en cuve bois tronconiques. Une partie toutefois fermentera à même la barrique. Les élevages sont longs. Les blancs fermentent eux tous en barrique. Le tout est piloté par contrôle informatique, avec mise en mémoire des températures des millésimes précédents.

La vigne n’est pas en reste. Même si des progrès sont toujours possibles, les désherbants sont utilisés avec parcimonie, le travail des vignes visitées était convaincant.

De l’herbe dans une vigne bordelaise, et d’un grand cru de surcroît. Ca se voit de plus en plus. Dans le bordelais, après avoir donné tant d’importance au winemaker, on s’attarde sur la genèse du vin : le sol.

Dans le chai à barriques, un brumisateur assure une humidité constante, et l’eau brumisée part dans un circuit fermé où elle est filtrée à chaque passage.

Aujourd’hui, dans les dégustations comparatives à l’aveugle, Malartic sort parmi les tous premiers, dans le peloton de tête, manquant d’une petite casquette les maillots en tête, mais ça n’est que partie remise.

Un vieux pied de cabernet-sauvignon, probablement planté juste après les grandes gelées des années 50.

Voici le rapport de la dégustation des Malartic 2009 en échantillons «brut de barrique», avec la dégustation d’un millésime plus ancien, en attendant un reportage plus complet et mieux structuré.

Duo de choc, il y en aura pour tout le monde !

Malartic-Lagravière Pessac-Léognan blanc 2009
Nez marqué par le sauvignon mûr, poire juteuse, vanille, végétal frais, notes fenouillées et exotiques, notes boisées. Bouche sapide, tendue, une prise de «gras» doit encore se faire. Prometteur, du caractère, long et multidimensionnel.

Malartic-Lagravière Pessac-Léognan rouge 2009
nez magnifique : fruits rouges, prune sauvage, notes fumées, intense, profond. Bouche bien construite, en devenir, encore souple à ce stade d’élevage. Il apportera de la structure. Très ample en milieu de bouche, la finale est aussi riche que longue. Superbe.

ce 2001 s’est avéré être un agréable compagnon de table, rond et affable, parfumé et bien construit. Sa rondeur et sa loquacité n’ont pu que séduire.

Malartic-Lagravière Pessac-Léognan rouge 2001
dégusté au restaurant. Le nez est rond, parfumé, agréable, avec ces notes de motte de terre mouillée typique du terroir de cette appellation. La bouche est souple, charmeuse et charnue, bon à boire. Reste bien en bouche.

Château MALARTIC-LAGRAVIERE

43 avenue de Mont-de-Marsan
F-33850 LEOGNAN

tél.  +33 (0)5 56 64 75 08
site internet : CLIQUEZ ICI 

 

Le château dispose de chambres d’hôtes de luxe, bien équipées, que je n’ai pu hélas visiter. Ce sera pour une prochaine fois.

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