9 février 2013

Le premier concours « Grenaches du Monde » à Perpignan… Tous les résultats !

by Patrick Maclart

Le 24 janvier dernier s’est déroulé à Perpignan le premier concours Mondial des grenaches, appelé « Grenaches du Monde ». C’est le CIVR, interprofession des vins du Roussillon, qui a eu l’insigne honneur et surtout l’audace d’organiser ce concours. En effet, ce cépage n’est pas des plus emblématiques ou des plus médiatiques, mais Dieu qu’il est bon ! Surtout que grenaches doit prendre un « s », car on entend non seulement le grenache gris ou blanc, mais aussi la variété de vins qu’on peut produire : mousseux, effervescent, sec, doux, rancio…

J’en vois déjà qui vont fustiger mes propos, disant que les concours ça ne sert à rien, que ça fait le bonheur des gros opérateurs, etc… Je répondrai à cette intelligentsia du vin, qui ne daigne boire que des vins à leur image, donc sectaire en diable, ou que de grandes étiquettes afin de satisfaire son égo, que ces concours ont pour moi une utilité multiple. Tout d’abord, c’est l’occasion de revoir des copains, mais aussi de faire des rencontres, et récolter ainsi précieuses informations. Car comment être tenu au courant de ce qu’il se passe quand on ne va jamais sur le terrain ? La question reste posée…

Ensuite, c’est aussi le bon moment pour se rendre compte du niveau d’une appellation, d’une région, d’un pays. Déguster la base, c’est comprendre et apprécier l’excellence. Je ne changerai pas un iota sur mon fond de pensée. Et ce genre de concours est là pour ça. Enfin, la sélection et la compétence des jurys feront la qualité des résultats. Sur ce dernier point, on peut faire confiance aux organisateurs. Je tiens à les remercier par ailleurs, par le biais de mon ami Yves ZIER, responsable de la communication, avec lequel nous avions parlé du concours il y a quelques mois (voir la vidéo EN CLIQUANT ICI).

Yves ZIER, responsable de la communication du CIVR, a été un maître de cérémonie parfait. Chapeau à l’organisation sans faille.

La journée démarrait dans un stress certain. Le nouveau plan de circulation de Perpignan n’a fait que contrarier mon GPS qui n’a vraiment pas aimé, moi non plus. C’est donc dans un état de petite tension que j’arrivais au Palais des Congrès. De bons dégustateurs étaient présents, tels Emmanuel DELMAS, Olivier ZAVATTIN, Dominique LAPORTE, et tous les autres. Du bon niveau, les résultats n’en seront que meilleurs.

L’organisation m’a nommé président de jury, bel honneur. Je me retrouve à une tablée sympathique et de très bon niveau. Les notes ont toutes été homogènes; cela m’a réjoui. Deux séries de vins, la première des rosés du Roussillon, discutable, et la deuxième plus convaincainte de Campo del Borja, une D.O. de la province d’Aragon en Espagne, avec des vins pour certains excellents. Vers 12 heures 30, la dégustation était terminée, et les résultats sont présents sur le lien ICI.

Mon jury, de gauche à droite : Kelly McAULIFFE, sommelier, oenologue Italien, Joël JULIEN, oenologue Français, Isabelle JOMAIN, sommelière-conseil Française, Nuria RUIZ, de l’interprofession des vins Catalans, Catalane, et votre serviteur.

Après un déjeuner où l’organisation avait pris certains risques (chou fleur et haricots !), une table ronde sur la production, la vision ou l’histoire du grenache, avec plusieurs conférenciers. La Sardaigne nous a appris qu’elle avait inventé le grenache, l’Aragon et la Catalogne se sont illustrés avec un discours très différent, et Eric ARASIL lui prônait l’originalité en présentant deux vins doux naturels élevés en milieu réducteur, avec un choix aussi audacieux que qualitatif… De la bien belle ouvrage !

Enfin, un fou Australien nous a fait déguster un grenache de… 100 ans ! La soirée se terminait joyeusement à la chapelle des Dominicains à Perpignan, en ayant la possibilité de déguster la totalité des vins primés, dont un étonnant vin mousseux brésilien, comme quoi…

déguster un vin de 1913… Toute une émotion… Les saveurs sont difficiles à énoncer, difficile à jauger. La seule chose dont on soit sûrs, le prix : 850 € environ le flacon de 375 ml…

Bref, j’ai encore appris plein de choses, eu le plaisir de voir ou revoir plein de gens, d’étalonner mon palais à la production des grenaches d’aujourd’hui, et de passer un bon moment au soleil… Vous allez dire que je me répète, mais franchement, elle est pas belle la vie ? A l’année prochaine, ci-dessous quelques photos.

Le syndicat de Châteauneuf-du-Pape avait apporté une bouteille magnifique : « cuvée de mon Aïeul » du domaine Pierre USSEGLIO. Sublime grenache traditionnel, corsé et épicé.

un effervescent brésilien, qui a été l’attraction de la soirée !

Un jury de qualité, avec entre autres Emmanuel DELMAS, sommelier et formateur, de Paris.

la chapelle des Dominicains fut un cadre éblouissant pour la soirée qui a suivi le concours… Magnifique.

Eric ARASIL a défendu les vins du Roussillon avec brio, notamment en présentant ce superbe Maury « grenat » du Mas Karolina… Domaine qui fera les honneurs de mon blog dans quelques semaines…

le grenache catalan dans toute sa splendeur.

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