2 janvier 2011

Bulletin d’humeur : ce bon Monsieur HACHELLE…

by Patrick Maclart

J’ai récemment pris connaissance par le biais de Bourgogne Live et de quelques amis d’un « pavé » écrit par un certain Monsieur HACHELLE, qui ne semble pas apprécier les blogs vins existant actuellement, leur reprochant soit un discours trop prononcé, trop « spécialiste » (Debussy disait que les spécialistes se réduisaient l’esprit), ou alors totalement inutiles. En tant que blogueur, il me semblait pertinent de répondre.

Récent blogueur passionné par le vin depuis plus de 20 ans, c’est avec une certaine curiosité que j’ai découvert la blogosphère. Tout d’abord en tant que spectateur, lisant ça et là des commentaires plus ou moins pertinents, puis passant comme Alice de l’autre côté du miroir, en tant qu’acteur.

Cette décision a été réfléchie, afin de surtout faire partager à la fois ma passion (bien que je reproche à ce mot un côté tant exclusif qu’excessif), mais surtout mes plaisirs, mes joies, et en quelque sorte « désacraliser » les vins de Bourgogne.

Comme tout le monde, j’ai commencé mon parcours de la connaissance du vin par du libresque, et notamment des revues. Il y en a là aussi des choses à dire. Aujourd’hui, je pense avoir autant de choses à dire que ces revues.

Car celles-ci qui semblent avoir grâce aux yeux de Monsieur HACHELLE ne sont pas exemptes de reproches. Il semble minimiser leur médiocrité intermittente. Que dire des fameux marronniers ? Décembre : numéro spécial Champagne. Ah, ça y est, on va savoir quoi boire ! Et que dire des dégustations primeur ? Des vins qui au sortir de leur fermentation malolactique, clignent des yeux à une lumière qu’ils ne souhaitent pas encore rencontrer. Et là, ça ne fait non pas les choux gras, mais les comptes gras des revues. Car celles-ci s’engraissent sur un travail que je juge très discutable, tant dans la forme que dans le fond.

Il y a aussi les numéros spéciaux. Le dernier qui m’a bien fait rire était dédié à l’oenotourisme. Pour la Bourgogne (je vais parler de ce que je sais), on faisait l’apologie d’un restaurant qui était « the place to be ». Pour info, il s’agissait d’un snack amélioré, mais qui hélas était fermé depuis près de deux ans à la parution du numéro. La sélection des vignerons était des plus grotesques. Que de grands noms qui n’ont aucune bouteille à vendre, alors que tant d’autres aimeraient avoir ces touristes, ayant même investi dans un caveau, une structure…

Autre exemple dans le même esprit : un spécial numéro « vins d’été » édité par une grande revue généraliste française qui aime à venir tripoter de la grappe lorsqu’elle a peur des nèfles. Des vins essentiellement de haute volée, de grand terroir, qu’on réserve plutôt aux cuisines de chasse et aux longues soirées d’hiver. Le plus fort, c’est que les photos qui illustraient ce travail hautement professionnel étaient celles des profils FACEBOOK des vignerons… Vous parlez « d’une certaine sélection »… Laissez-moi rire.

On peut aussi parler des émissions télé où un chroniqueur (bien que sa vie privée ne me regarde pas) vient en Bourgogne rencontrer le plus gros négociant de la place, et après serrer la main d’un pâtissier en lui disant « bravo les gâteaux »… Le schmilblick a vraiment avancé sur le coup !

Car pour moi, dans le domaine du vin, le point le plus important, c’est  le terrain. Au vu de ce que j’avais lu dans ces fameux numéros, ça m’a laissé supposer que ces journalistes n’y étaient pas venus, sur le terrain. Peur de salir ses mocassins ? « ça coûte trop cher, coco ? » En tant que passionné, j’estime que le boulot d’un blogueur est « SUR LE TERRAIN », dans la cave, la vigne, à la genèse du vin. Rencontrer les vignerons, comprendre leur travail… Aux deux dernières dégustations présentées par l’Organisation Internationale du Vin, pas l’ombre d’un journaliste… « Mais ils sont où, mais ils sont où ?! » pourrait-on chanter… Excepté l’un que j’ai vu pérorer du groin sur un vin sarde et un autre venu s’égarer entre quelques flacons héllènes, nobody, nada ! Moi, j’y étais.

Et là je défend bec et ongles certains blogueurs avec lesquels pourtant je ne partage ni les goûts, ni la façon d’écrire. Des gens comme Olif ou Laurent Baraou ont comme moi, leurs godasses dans la terre, afin de comprendre ce qui se passe, pourquoi cette magie du vin…

Parce que je veux bien qu’on se bombarde « journaliste » et qu’on se croit ainsi garant d’un certain savoir, de bien des acquis. Combien n’en ai-je pas vu se faire payer des voyages dans les plus beaux vignobles, les plus beaux endroits, et ne profitant pas du moment offert, de l’alchimie de l’instant. Non, on se promène, blasé, à écouter vaguement le discours de l’interprofession, en se demandant ce qui est prévu au buffet. De toute façon, toutes les infos seront dans les brochures luxueuses mises à votre disposition, Messieurs les Journalistes (remarquez le respect dont je vous honore avec la majuscule). Et j’en connais aussi de très très biens, et je préfère parler de ceux-là…

Car n’oubliez pas Monsieur HACHELLE : les blogueurs SONT BENEVOLES ! Et moi le premier. Mes voyages, mes déplacements, les bouteilles de mes dégustations, c’est avec mon pognon. Et les interprofessions qui n’ont pas encore compris le pouvoir des blogs (certains sont vraiment influents) continuent à se satisfaire du travail d’aujourd’hui. On ne pourra donc pas reprocher à un blogueur d’avoir arnaqué ses lecteurs, en tout cas d’un point de vue financier.

Je ne me sens pas visé par votre « post incorrect » Monsieur HACHELLE, trop petit. Non pas votre post, je parle de moi. Je ne semble correspondre à aucune de vos catégories, excepté les vidéos amateur que je fais avec Emmanuel DELMAS, Vincent POUSSON ou Christian PENNEAU. Voilà des blogueurs capables d’humilité et de venir en Bourgogne à leurs frais comprendre et apprendre.

Même si la blogosphère « vins » est loin d’être parfaite, elle a déjà le fait d’exister, et de venir titiller les institutions sur papier. Si certains veulent s’amuser, rire, montrer leurs bonnets C ou parler de leur beuverie, libre à eux. Le net, c’est l’un des rares espaces de quasi-totale liberté qui nous reste. A chacun comme à la télé d’avoir le bon sens de zapper, sauf si on a envie de se faire mousser. Dans ce cas là, on dira tout le mal qu’on pense.

Le dernier point qui m’interpelle, Monsieur HACHELLE, c’est d’avoir critiqué les blogs sur… un blog. Pourquoi ne pas consacrer un reportage sur les blogs dans une de ces revues « papier » qui a grâce à vos yeux ? Amusant, non ? J’ai envie de paraphraser en disant « c’est celui qui dit qui est ! ».

16 Responses to “Bulletin d’humeur : ce bon Monsieur HACHELLE…”

  • yves

    pour lire Hervé Lalau régulièrement, si il est une chose qu’on ne peut lui reprocher (contrairement à d’autres) c’est son manque d’honnêteté et de modestie [il a même pas mal d’humour pour un belge!! -)-) ]. Alors franchement!! I) appelez le Hervé Lalau II) trouvez quelqu’un d’autre pour vos procès en sorcellerie. bien à vous

    • Bonjour Monsieur Igrèque (désolé, votre message n’est pas signé),

      Mettons les choses rapidement au clair. Primo, je n’ai aucun jugement de valeur concernant Monsieur LALAU qui doit être quelqu’un de respectable, sans aucun doute. Je n’ai strictement rien contre lui.

      Ce bulletin est une « réponse », donc ne mélangez pas tout. Ce n’est pas moi qui ai commencé. Considérer tous les blogueurs comme des candides ludiques et geeks, tuant leur temps en racontant leurs beuveries sur internet ou se gargarisant de grandes bouteilles bues, c’est très mal connaître la blogosphère du vin.
      Les blogueurs que je connais sont des gens cultivés tant au niveau général qu’en vins. Je les vois sur le terrain, à venir chercher et comprendre la magie du vin.
      Lorsque je suis dans la même quête, je vois très peu de journalistes. Je n’en fais pas pour autant les gorges chaudes de mon blog, ni un élément de comparaison.

      Le fait de dire que les revues papier sont garantes d’une certaine qualité car elles mettent certaines limites, et dire que les blogs sont un foutoir, il est des propos que je ne puis tolérer. Mais quand on a envie de se faire mousser, il n’y a rien de tel. J’ai connu une époque où un chroniqueur chauve balançait des saucisses sur un public survolté qui applaudissait à tout rompre. Ce même Monsieur fait l’apologie aujourd’hui d’une enseigne de supermarchés discount… Ô tempora ô mores.
      Que Monsieur LALAU fasse son métier de journaliste, et nous notre métier de blogueur, et les tonneaux seront bien gardés.

      Je vous présente, Monsieur Igrèque, mes gourmandes salutations.

      Patrick MACLART.

  • yves

    « Quand vous le croisez la 1ère fois, il vous demande c’est quoi tes vins préférés (alors vous lui énumérez les grands classiques) et d’un air dubitatif il vous répond et bien moi je n’aime pas ! Mais non pas comme un enfant qui dit « pas bon ! » et qui ne veut pas goûter sa purée de légumes verts mais comme un passionné qui ne se laisse pas influencer par les guides. Il a du répondant (et une grande répartie d’esprit), il sait goûter, il sait jauger le cœur des vignerons et il sait dire pourquoi il aime ou pas. »

    bon…….. bof bof!! on ne va pas passer la journée chez vous malgré votre grande répartie d’esprit (ou l’inverse) monsieur je sais tout

    • Rebonjour Monsieur Igrèque,

      « Monsieur Je sais Tout », c’est votre signature ? A moins que ce soit quelque chose qui me qualifie…
      Je vous laisse votre propos. N’ayant pas pu lire quoi que ce soit vous concernant (d’une part vous ne signez pas, d’autre part, je ne trouve rien qui vous concerne sous « Y », sauf « avant-dernière lettre de l’alphabet »), je ne puis vous rendre la pareille, mais est-ce bien utile ? Je n’ai pas le goût de la polémique gratuite et de l’injure facile.
      Il eût été élégant de signaler votre source concernant un portrait brossé par l’excellent Thomas CABROL du site Prodégustation. J’assume ce portrait. De toute façon, le regard des autres sur vous-même est un très bon enseignement, même s’il n’est pas totalement flatteur. Car comme disait Beaumarchais « sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur ».
      Quant à passer la journée chez moi, je crains ne vous y avoir invité. D’une part, j’aime à ce que les gens se fassent connaître, d’autre part je ne puis vous recevoir, j’ai piscine.
      Gourmandes salutations Monsieur Igrèque.

      Patrick MACLART.

  • yves

    2 commentaires ! grâce à moi vous pêtez vos compteurs! mais c’est pas le tout! sincèrement, j’aime bien le bourgogne mais je préfère le vin! tchao!

    • Cher Monsieur Igrèque,

      Mais vous devenez un habitué du site, il va falloir suivre une cure de désintoxication !
      Vous m’amusez beaucoup, car vous êtes plein de contradictions. C’est par ailleurs une bonne chose, car Dionysos était tant le dieu des vins en Grèce antique, mais aussi le dieu des contradictions.
      Vous dites que vous préférez le Bourgogne, mais vous préférez le vin. J’essaie donc de comprendre votre propos.
      Soit vous préférez le vin au Bourgogne, cela laisserait supposer que le Bourgogne n’est pas un vin, et libre à vous de le penser; soit vous préférez le vin à la discussion ou à la polémique, et alors là je dis « bravo » Monsieur Igrèque. Nous avons ce point commun.
      Toutefois, je me surprens à lire ça, car c’est vous qui avez commencé à écrire, et j’estime que toute personne m’écrivant mérite réponse. Si vous souhaitez que cela cesse, une seule possibilité : arrêter de m’écrire.
      Gourmandes salutations Monsieur Igrèque.

      Patrick MACLART.

  • yves

    je fais l’ENA faut au moins ça pour vous répondre!

    j’aime bien le Bourgogne mais je préfère le Vin: c’est une perfidie de bordelais: you understand?

    • Cher Yves,

      Le Burdigalais perfide ? Serait-il allié aux Anglais, même par le passé ? Ca m’étonnerait.
      Même si le Bordeaux n’est pas mon vin préféré, j’aime quand même ces grands vins qui causent après une dizaine d’années. Je les trouve superbes quand ils sont matures.
      Ma dernière déception : Léoville-Poyferré 1995, bon, mais sans plus. Il ne m’a pas parlé, le perfide. J’ai trouvé ça monodimensionnel. Mais le plat était simple, donc ça marchait bien ensemble.
      Mon dernier plaisir : l’Enclos 2000 Pomerol. Miam, c’était gentiment truffé, avec des notes de terre fraîche, je me suis éclaté.
      Je passe par Bordeaux bientôt, peut-être aurons-nous le plaisir de nous croiser.

      Patrick MACLART

      PS : ENA : Ecole des Niais et Analphabètes ?

  • Je n’ai pas lu tous les commentaires… j’ai lu le premier, sa réponse et quand je vois la tournure que ça prend, je me dis que ça ne vaut pas la peine…querelle d’ivrognes sans doute 😉
    Je ne connais pas M. Lalau, je découvre M. Maclart mais je dois dire que connais des Blogueurs qui se sont faits boudés par des vignerons autant que des journalistes !
    Lorsque l’on navigue sur la toile, on est forcément suspicieux…certains politiciens se sont faits avoir par de faux articles Wikipedia, alors des blogueurs derrière leurs écrans, comment ne pas penser que c’est le copain de machin, le bras armé de Bidule Négociant sans scrupule etc.
    Mais au moins lorsque l’on lit un blog (gratuit) on lit un deuxième blog, on fait une recherche google sur le vigneron…on devient soi-même journaliste à faire un travail de recherche d’infos et de les croiser entre elles.
    Permettez moi maintenant de citer le(s) problème(s) (majeurs à mon sens) des magazines que le lecteur lambda paye.
    – l’indépendance liée à la réalité économique que représente un journal.
    – la formation des journalistes
    – la masse de vins à juger
    – l’absence totale d’interactivité de leur média
    Je vous donne un exemple très concret d’un magazine, souvent très décrié, dont j’ai eu la chance de visiter les locaux…
    Déplacement en Californie et visite du bureau local de ce journal qui fait la pluie et le beau temps sur les vignobles mondiaux. On découvre la journaliste qui nous apprend que 4 ans auparavant elle travaillait comme assistante parlementaire et ne connaissait rien au vin, qu’un journaliste l’a prise sous son aile, l’a formée et la voila dégustatrice au goût (dé)formé ayant un pouvoir énorme sur le travail et la sueur du vigneron. Lorsqu’on lui demande comment pèsent les notes techniques liées au vin ? Direction poubelle…pas important. Ce qu’elle pense de la différence entre les différents systèmes de bouchons? rien. Puis elle se vante des 50 échantillons quotidiens à déguster et nous conduit à la salle de dégustation. Une HORREUR ! ça puait le vernis et la peinture, le plastique chaud des ordinateurs…ah c’était beau, mais terriblement inadapté !
    Revenu de cette visite, on a eu l’occasion de visiter plusieurs wineries locales (au moins 3) qui nous apprennent avoir boycotté cette publication suite à des pressions liées à l’achat d’espace publicitaire…
    Quand par la suite on entend parler d’un scandale lié à la remise d’un prix spécial décerné par ce même journal à un restaurant fictif et de sa carte faite de vins tous mal notés(par eux!) nos doutes se transforment en désillusion complète.
    Mais le coup de grâce est venu de ce vigneron (Bourguignon) que je connais bien et qui me relate la venue du créateur de cette revue qui au terme d’un retard incroyable, dans un état d’ébriété avancé (déchenaillé comme on dit chez nous), déguste pour écrire finalement que le vin est bien mais l’accueil pas terrible !
    J’aimerai parfois que les revues « spécialisées » se mettent plus en quête de présenter objectivement un terroir, un cépage et les gens du vin (et pourquoi pas les blogueurs) et profitent de leur notoriété pour engager les amateurs à découvrir les régions plutôt que de ne servir que de support à la politique publicitaire de certains distributeurs.
    Cela étant dit, il serait stupide de mettre tout le monde dans le même panier et ça n’est pas le propos de mon discours. Mais il est vrai que je m’inquiète au sujet du journalisme du vin et du journalisme en général, du manque d’indépendance, d’objectivité et de précision qui bien souvent suivent la montée du sensationnalisme, des « trends » et du mercantilisme des supports conventionnels.

    • Salut Thomas,

      Merci de ton long commentaire, qui mérite que le respect. Je te rejoins sur la formation des journalistes, bien qu’il en existe d’excellents. Ce que tu écris, peu de gens le savent, et le relatent. Une espèce d’omerta règne, uniquement de peur de « perdre sa place ». Amuse-toi à critiquer le vin d’un grand château, eh bien on « oubliera » de t’inviter à nouveau.

      Ce qui me gêne dans le propos de ce journaliste que tu cites, et je précise que je n’ai aucune animosité contre lui, c’est de signaler bien des blogs comme médiocres, et d’écrire non sans humour (enfin, j’espère que c’en est) qu’il existe dans les revues une « sélection ». Monsieur LALAU se met au-dessus de la mêlée en critiquant tous ces blogs, dont les descriptifs permettent un tantinet de les reconnaître. Je constate néanmoins que les 3 derniers posts vins concernent Tariquet, Lurton et Antonin Rodet. Les amateurs apprécieront.

      Une réponse du second post arrivera, mais là je suis hélas grippé. Il me faut bien de la clarté pour répondre à tout cela. Je pense sincèrement que les institutions « papier » sont sur le déclin, et le journalisme vin « à la papa » est plus sur la pente descendante qu’en grimpette du Tourmalet. Le temps décidera. Ce qui est sûr, c’est que bourgogne-wineblog, après 3 mois d’existence, amène 2.000 lecteurs par mois. Et j’estime que mon contenu peut énormément progresser.

      Merci de ton message Thomas, amitiés gourmandes.

      Patrick MACLART.

  • b.d.g

    Messieurs, à quand un commentaire sur les vins de Gaillac?

    • Cher BDG,

      Un article sur les vins de Gaillac a déjà été rédigé le 18 décembre dernier, mais qui avait été écrit auparavant. Le Gaillac perlé de Labastide avait énormément surpris avec ses arômes frais de pomme verte et son léger pétillant avait plu au comité de dégustation.
      Merci de votre fidélité sur mon blog.
      Patrick.

  • oenophile

    Les vins de Gaillac méritent le respect bien que la trop grande diversité de production soit un handicap de reconnaissance auprès du consommateur lambda à mes yeux. Pour « l’amateur averti » c’est bien plus facile mais combien de temps de recherche de dégustations, de lectures ou encore de visite sur place pour devenir un temps soit peu cet oenophile averti. J’ai la chance de bien connaître le vignoble, cr habitant à 100 kilomètres c’est un peu mon jardin! Trève de palabres et retour à nos moutons Gaillacois: Le Perlé de Labastide mérite effectivement le respect, ils sont d’ailleurs les meilleurs sur ce style de vin qu’ils ont créé dans les années 50 je crois. Néanmoins le reste de leur production est plutôt décevant: des rouges insipides, des doux dilués et indignes de ce qui ce fait dans le vignoble avec des tarifs aussi cher voir supérieurs aux délicieuses entrées de gamme des leaders! Les blancs secs et rosés tiennent à peu près la route mais sans plus quand aux mousseux, du statut de leaders il y 10 ans ils sont maintenant bien souvent en queue de peloton lors des bi-annuelles dégustations que je fais dans le vignoble. Reste le primeur que cette coopé maitrise très bien à mes yeux.
    Pour le reste de l’AOC, Issaly au domaine de La Ramaye, Bernard Plageoles et Patrice Lescarret sont pour moi les trois véritables leaders. Mais le peloton drainé par ces trois là s’agrandit et au delà des classiques Balaran, Labarthe, Mas D’Aurel entre autres, émmergent quelques nouveaux talents comme le Domaine de Brin de Damien Bonnet(Sorti de la coopé de Labastide, tiens, tiens…) Aurélie Balaran, Château Balsamine(également ex-coopé) ou encore l’enclos des Braves de Nicolas Lebrun. Gaillac à gôuter donc.
    Félicitations pour votre blog.

    • Cher ami oenophile,

      Déjà j’aime le terme que vous utilisez, contre certains qui se bombardent « oenologues » car ils savent quelques notions du vin.
      C’est assez amusant que Gaillac revienne souvent au centre des discussions sur mon blog. Mais vous avez raison, le sous-titre de mon blog est bien « de Bourgogne et d’ailleurs », et Gaillac mérite notre respect. Pas chers, peu alcoolisés, bien typés, et élaborés par des vignerons motivés et de talent… Bravo Gaillac.

      Toutefois, dans la liste bien complète que vous écrivez (j’apprécie beaucoup l’Enclos des Braves), il me semble que d’Escausses soit absent. Pourtant, j’adore leur « Vigne Galante ». Fâché contre Jean-Marc ?

      Merci de votre lecture et c’est avec plaisir que je vous lis aussi, et vous m’apprenez bien des choses. C’est beau l’échange. Elle est pas belle la vie ?

      Gourmandes salutations.

      Patrick MACLART.

  • oenophile

    Cher ami oenophile,

    Je ne suis faché avec personne partant du principe que ce qui est bon cette année ne le sera pas forcement l’an prochain et vice versa bien sur. Concernant Jean-Marc du domaine d’Escausses il est cité ainsi que le domaine de sa fille mais sous le nom familial de Balaran. A rajouter dans cette liste le domaine Larroque dont les derniers millésimes surprennent positivement.

    Félicitations encore pour votre blog bourguignon qui nous permet de visiter à distance multitudes de vignerons.

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