22 avril 2011

Dégustation de gewurztraminer de l’enfer !

by Patrick Maclart

Une dégustation de 9 vins d’Alsace, issus du cépage gewüztraminer, retenus pour leur originalité, leur haute qualité, ou leur prix modique pour leur facture sans faille.

La dégustation a eu lieu « à l’aveugle ». Au préalable, les vins avaient été carafés. L’ordre repris ci-dessous est l’ordre de la dégustation, qui a été choisi de manière aléatoire.

****(*) « cuvée Spéciale » 2008 – Christian & Véronique HEBINGER – Eguisheim – 6.40 €
Nez délicat, fin, parfums de rose, floral. Complet. Bouche vineuse, profonde, fruitée, belle longueur. Il y a du vin là-dedans ! Rapport qualité-prix imbattable.

***(*) « vieilles vignes » 2008 – domaine Vincent STOEFFLER – Barr – 11 €
Nez profond, généreux, terrien, encore fermé. Notes de silex, glycérine. Bouche sur de légers gaz, qui developpent sur de beaux amers, fruité un peu austère. Belle finale. Vin de terroir.

*** « Luss » 2007 – Eric ROMINGER – Westhalten – 9.70 €
Nez de fruit mûr, coing, miel, impression d’évolution. Attaque sur des gaz, bouche simple, qui terroite. Plutôt fin et léger en bouche. Finale convenable.

*** « Zotzenberg » grand Cru 2006 – domaine Albert SELTZ – Mittelbergheim – 11 €
Nez discret, délicat, élégant. Bouche à l’attaque sucrée, simple, miel et muguet, muscat. Bonne finale de caractère.

***** « les Eléments » 2007 – BOTT-GEYL – Beblenheim – 12 €
Nez intense, profond, complexe, floral, jasmin, litchi. Bouche à l’attaque bien faite, développant sur le variétal, fruits mûrs, fleurs. Superbe finale, long, savoureux, complexe. Magnifique.

* « Zellenberg » 2006 – domaine Marc TEMPE – Zellenberg – 15.60 €
Robe jaune soutenue. Nez boisé, petites notes moisies ou planchées, je n’aime pas ce manque de fraîcheur. Bouche louche, acide, un peu aigre. Pas du tout mon style.

****(*) « mon ruisseau de Zanzibar » 2007 – domaine Albert SELTZ – Mittelbergheim – 15.40 €
Nez de fruits exotiques, notes de tilleul, menthol. Bouche dans un esprit VT, qui en a la qualité. Bouche riche, pleine, complète, longue. Très jolie rétro sur l’exotique et le litchi.

*** « Sonnenglanz » grand Cru « grains passerillés » 2003 – BOTT-GEYL – Beblenheim – 20 €
Robe soutenue. Nez de mandarine, aubépine, tarte chaude. Bouche curieuse, atypique, difficile à estimer. Pas de plaisir absolu mais pas de défaut. Longueur moyenne.

***(*) « vendanges tardives » 2005 – Paul GINGLINGER – Eguisheim – 31.50 €
Nez intense, profond, miel, zeste confit, thé vert, exotique, très complexe. Bouche à l’attaque sur des gaz légers, évolue bien sur des arômes complets mais simples. Dans la bonne moyenne.

2 Responses to “Dégustation de gewurztraminer de l’enfer !”

  • jardin

    A voir votre blog, vous êtes visiblement passionné.
    Merci de tous vos efforts.
    Après avoir été conquis oar votre dégustation des bourgognes blancs village 2008, je passe sur le gewurtz 2008.
    Vos remarques sur la sucrosité ne saute pas au yeux dans la plupart des cuvées.
    J’ai le tort de ne pas aimer les gewurtz à tendance sirupeuse et ma première note de dégustation est de décrire si j’ai une approche en sec ou une dominante vers le sucre
    ( qui engendre lassitude )
    Bien à vous

    • Bonjour ?,

      (ben oui, vous n’avez pas mis votre prénom…). Merci de l’adjectif « passionné ». En effet, pour tenir un blog, et financer de ma poche tous mes voyages, en effet il faut l’être !

      Pour le gewurz, j’ai envie de dire que la sucrosité fait un peu partie de ce cépage, même si on trouve de plus en plus des versions « hyper-sèches ». Le côté baroque de ce cépage, saturé d’épices et de fruits exotiques est parfait sur la cuisine exotique, mais aussi pour des après-midis paresseuses, entre amoureux, où le nez oriental fait forcément penser aux plus belles odalisques d’Ingres…

      Je n’ai pas trop parlé de la sucrosité car comme je te l’ai dit c’est un élément « naturel » du gewurz, ou tout du moins courant. Et je te rejoins que la sucrosité lasse, sauf quand à table on a le mets qui va avec. N’oublions jamais que la destination principale d’un vin est le repas. En tout cas, si tu aimes les gewurz beaucoup plus secs, je t’invite à te tourner vers la production de Jean-Jacques MULLER à Traenheim. Déjà dans le Bas-Rhin tu trouveras des vins plus secs, mais lui élabore des vins de haute volée, parfumés sans excès. Même ses vendanges tardives sont « raisonnables » en terme de sucre. Le lien :

      http://bourgogne-wineblog.com/millesime-2007/en-alsace-domaine-charles-muller-a-traenheim-sincerite-finesse-et-harmonie/

      Porte-toi bien, gourmandes salutations.

      Pat

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