12 décembre 2013

Roi Chambertin 2013 : Bourgogne Wineblog déguste l’intégrale des Gevrey village 2012 !!

by Patrick Maclart

 J’étais invité voici quelques jours à la dégustation annuelle des primeurs 2012 à Gevrey-Chambertin pour un évènement qui désormais s’appelle « Roi Chambertin ». Cette dénomination renaît de ses cendres. Dans les années 80, c’était une festivité dont seuls les Bourguignons ont le secret, et qui était d’un succès hors pair, avec dégustations et libations de bon aloi. Qui sait que peut-être un jour, cette réjouissance, avec confrérie allant de pair, pourrait vraiment ressusciter…

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Là en l’occurrence, il s’agit de choses bien plus sérieuses. Gevrey-Chambertin refuse la pantalonnade des dégustations primeur de printemps. A cette date, les vins ne sont vraiment pas prêts, en fin de fermentations malolactiques, ou pendant. Le pinot noir ne se soumet pas à l’homme, aussi critique ou Anglo-Saxon soit-il. Comme en Bourgogne on prend le temps de vivre et de mourir, notre cépage emblématique s’est adapté à notre esprit. C’est pourquoi Gevrey a décidé de présenter ses vins en fin d’élevage, soit en novembre. Ils sont plus lisibles, plus aptes à être compris et jaugés. Défendons les convictions de notre joyeux village burgonde et espérons que d’autres suivront le pas. (pour voir l’article général écrit sur l’évènement, CLIQUEZ ICI).

RESSENTIS SUR 2012

Un bien beau millésime. Des fruits juteux, des trames acides un poil en retrait, des tanins bien marqués et solides, voilà une radiographie express du millésime. Une année de semi-garde, voire plus. Disons entre semi-garde et garde.  La météo n’a pas été clémente avec ce millésime, mais Gevrey comme une grande partie de la côte de Nuits est passée au travers de la grêle. Le mois de septembre a été le rédempteur du millésime, qui a permis aux pinots de développer leurs sucres tranquillement, sans blocage ni à-coups. 2012 ressemble fort à 2010, avec moins d’acidité mais surtout plus de chair. Un cran en-dessous du 2005, je le vois évoluer avec grâce et équilibre. De belles surprises sont en vue, 2012  en côte de Nuits doit être pour l’amateur éclairé LA PRIORITE ABSOLUE DES ACHATS.

DEGUSTATION

Elle a eu lieu à l’Espace Chambertin, haut lieu des festivités gibriaçoises. Salle vaste, plutôt bien éclairée, des crachoirs à profusion. Les vins ont eu tendance à se réchauffer en fin de dégustation, mais cela n’a eu aucune incidence sur les notes. Comme à mon habitude, en dégustation, pas d’ami ni ennemi; les bouteilles étaient étiquette découverte mais j’ai dégusté dans des conditions « à l’aveugle », soit en ne tenant pas compte de l’étiquette. Mes notes sont reprises sans retouche ni ajout, dans l’ordre de dégustation. Certains vins se présentaient mal, et sont repris dans une rubrique à la fin de l’article dénommée « vins dégustés et non-retenus ».

ATTENTION : n’oublions jamais qu’une dégustation est un instantané du vin à un moment déterminé. Jamais une note ne doit être considérée comme un jugement définitif mais plutôt comme une impression qui tente à projeter le vin dans un futur.

elles sont venues, elles sont toutes là ! Une bien jolie dégustation

elles sont venues, elles sont toutes là ! Une bien jolie dégustation

**(*) Charles AUDOIN
nez discret, pinot, chair de pomme (?). La bouche est à l’avenant, dnas les clous. Bonne finale.

**(*) Vincent & Denis BERTHAUT « clos des Chezeaux »
nez de cerise, pointe dérangeante (poussière ?). La bouche est de bon aloi, mais ça semble décentré. La finale est plus juteuse, il faut lui laisser du temps et le déguster à nouveau.

****(*) René BOUVIER « Racine du Temps »
très beau nez de cerise juteuse, pointe fumée, c’est élégant, racé. La bouche est fruitée, juteuse, corsée en finale, un bel étalon, j’adore.

Fougueux comme un étalon, soyeux comme une caresse, René nous a gratifié d'une bien belle quille.

Fougueux comme un étalon, soyeux comme une caresse, René nous a gratifié d’une bien belle quille.

*** château de Marsannay
nez fruité, boisé marqué. La bouche pinote, c’est fluide et léger, un peu maigre en milieu, mais c’est propre et net. Bonne longueur.

*** Philippe CHARLOPIN « vieilles vignes »
nez fumé, un peu marqué par l’élevage. La bouche est fluide et légère, un péché de facilité ? Long.

*** domaine DROUHIN-LAROZE
bon nez, pinot, fruit noir, charnu. La bouche est fluide, un côté framboise en milieu de bouche mais ça assèche hélas un peu. Long.

****(*) Sylvie ESMONIN « vieilles vignes »
très beau nez net, élégant, cerise rouge, profond. La bouche est bien faite, juteuse, une note végétale curieuse qui part vite et qui à mon avis ne restera pas au final. Ca termine soyeux et intense. Très long.

Sylvie ESMONIN, c'est la quasi-perfection, voire plus, et ce à chaque millésime.

Sylvie ESMONIN, c’est la quasi-perfection, voire plus, et ce à chaque millésime.

*** domaine GALLOIS
nez effacé. La bouche est fine, légère et parfumée. Plus convaincant à ce stade. Long.

***?? Pierre GELIN
nez de cerise fraîche, notes mentholées. La bouche est curieuse, du gaz, problème de réglage de SO2 ? C’est long quand même. Le vin aurait peut-être besoin d’un soutirage, à déguster à nouveau.

***(*) Jean-Michel GUILLON « vieilles vignes »
beau nez tonique et expressif, belle vinosité, bel ensemble. La bouche par contre n’est pas en place, sauf les tanins vifs et anguleux; un style. Long.

***(*) domaine HARMAND-GEOFFROY « vieilles vignes »
nez assez corsé, fruits noirs, impression minérale, élevage un peu marqué. La bouche est profonde, concentrée, mais garde quand même une certaine souplesse, un bel équilibre d’ensemble. Belle finale longue, une bouteille fiable, comme à son habitude. Il lui manque une pointe de « je-ne-sais-quoi » pour franchir le palier supplémentaire.

*** domaine HERESZTYN-MAZZINI
nez curieux, étonnant, groseilles, fraîcheur, herbes. La bouche est fruitée, acidulée, fraîche et équilibrée. Bonne longueur. A suivre, le style doit encore s’imprimer.

***?? domaine HUMBERT frères
nez réservé, profond, terrien, fruits noirs. La bouche est corsée, marquée par l’élevage, mais l’ensemble n’est pas en place. Je réserve ma note car ce domaine très sérieux me déçoit sur ce coup là. Il me semble impératif de déguster à nouveau ce vin qui ne se donne pas sous son meilleur jour. Il y a toutefois concentration, travail et potentiel.

*** Pierre LABET
nez classique, ça pinote bien, c’est net et propre, avec un côté floral assez marqué. La bouche est soyeuse, fine, légère, assez corsée sur les angles, là où les tanins ont élu domicile. Bonne longueur. Heureux de voir un domaine souvent absent des dégustations présenter un échantillon.

*** Philippe LECLERC
nez intense, très fruits noirs, cassis. La bouche est corsée, le boisé est intense et a peine à quitter le palais. C’est long, un style.

****(*) Philippe LIVERA « clos Village »
nez intense de fruits rouges et noirs, très pinot, petites notes terriennes, l’élevage est à ce jour un peu marqué. La bouche est séveuse, concentrée, soyeuse tout en ayant de la chair. C’est intense, ça finit long. Bravo Damien, le chemin est là, bravo !

j'aimerai trouver dans le Grand Cru de Damien la même précision que dans son village. Vraiment un beau talent en devenir.

j’aimerai trouver dans le Grand Cru de Damien la même précision que dans son village. Vraiment un beau talent en devenir.

**(*) Lou DUMONT
nez parfumé, très floral, vieille rose, griotte. La bouche est fine, très fine, légère. Ca finit long, mais c’est vraiment très léger en bouche.

**(*) Jean-Philippe MARCHAND « vieilles vignes »
nez très classique, conventionnel, cerises, ça pinote. La bouche semble légère, les choses ne sont pas très en place, l’acidité ressort fort. Finale dans les clous, peut mieux faire.

*** domaine MARCHAND-GRILLOT « Créot »
nez classique, cerise rouge, certaine complexité. La bouche est bien équilibrée, pas très corsée, dans un registre de légèreté et de finesse. Finale dans les clous.

***** Denis MORTET « vieilles vignes »
superbe nez expressif, intense, chair de cerise, élevage marqué qui se fondra dans les semaines à venir. La bouche est sublime, soyeuse, veloutée, intense, vibrante. Finale magnifique. Arnaud est le digne héritier de son père, chapeau.

Arnaud Mortet partage avec son regretté père la volonté de la perfection. Il y arrive, et je me demande même si l'élève ne dépasse pas le maître. Chapeau Arnaud.

Arnaud Mortet partage avec son regretté père la volonté de la perfection. Il y arrive, et je me demande même si l’élève ne dépasse pas le maître. Chapeau Arnaud.

***(*) Thierry MORTET « vieilles vignes »
nez propre, droit, ça pinote bien, quelques notes de framboise, c’est séduisant et intense. La bouche est bien équilibrée, joli fruit en milieu de bouche, les tanins sont aujourd’hui un peu mordants mais ça devrait se fondre. La production de Thierry est de plus en plus convaincante, bravo.

Philippe NADDEF

j’aime à retrouver le style sincère et puissant de Philippe. Bosseur invétéré, il crée et défend une facture sur la puissance. Il faut pour avoir des tanins de qualité avoir des raisins irréprochables. Les heures qu’il passe sans compter avec son épouse dans son vignoble est justifié dans une qualité accomplie.

**** « en Songe »
nez réservé mais c’est diablement profond. La bouche est corsée, punchy, musclée, et c’est long. Ca a une gueule à la Ventura, heureux de déguster ce style.

des vins avec de vraies gueules, pour amateurs de vins de caractère.

des vins avec de vraies gueules, pour amateurs de vins de caractère.

**** « vieilles vignes »
nez réservé, terrien, cerise noire. Belle expression olfactive. La bouche est harmonieuse malgré le muscle, bel équilibre entre puissance et une certaine finesse. Très long.

** Pierre NAIGEON « les Marchais »
nez de cerise, un petit côté médicamenteux (sirop pour la gorge). Pointe de gaz à l’attaque, ça part sur des notes apothicaires. Long quand même.

**(*) ODOUL-COQUARD
nez discret, fin, sur la légèreté et la facilité. La bouce est fine, légère, facile. Longueur moyenne, dans les clous.

Marc ROY

Alexandrine ROY, la fille de Marc, fait partie désormais des superstars de Gevrey. Ses vins concentrés, intenses, racinaires, font partie des vins « village » les plus vibrants. Le coup de cœur s’est joué au quart de poil de mollet de fourmi avec le vin de Jérôme Galeyrand, ayant trouvé ce dernier plus fin. Il faudra désormais qu’Alexandrine gère avec intelligence et recul ce nouveau statut, qu’on se le dise.

****(*) « la Justice »
superbe nez de fruits noirs, cerise au noyau, terrien, quel punch pour ce terroir ! La bouche est aujourd’hui retenue (c’est souvent le cas pour ce climat) mais on sent Napoléon poindre sous Bonaparte. Très long, juteux en finale, top.

deux superbes bouteilles. Le "clos Prieur" d'Alexandrine fait partie des plus belles bouteilles du village, tous crus confondus.

deux superbes bouteilles. Le « clos Prieur » d’Alexandrine fait partie des plus belles bouteilles du village, tous crus confondus.

***** « clos Prieur »
nez superbe, profond, raicinaire, parfait. La bouche est concentrée sans lourdeur, intense, on y trouve même de la fraîcheur ! Il y a un volume parfaitement dosé, et ça conduit jusque une finale juteuse et intense, sur le fruit noir. Sublime.

Gérard SEGUIN

il faudra suivre avec attention les progrès de ce domaine. Les deux échantillons présentés étaient spectaculaires, de belle facture, mais dominés par un élevage un tantinet appuyé. Toutefois, c’est expressif et qualitatif. Ne pas s’enflammer, mais suivre patiemment les avancées et les ambitions.

***(*) « vieilles vignes »
nez sympa, marqué par l’élevage, mais c’est bien fait, très framboise. La bouche est fluide, bien faite, ça manque un peu de corps et de finition mais ça se rattrape sur la longueur soutenue par l’élevage. A suivre de près.

***(*) « les Crais »
joli nez plus nerveux que le précédent, élevage marqué, mais ça se fondra. La bouche est bien faite, tendue, l’acidité est importante et soutient le vin. Long, belle bouteille à venir.

****(*) domaine SERAFIN « vieilles vignes »
nez fin, élégant, fruits rouges, pinot bien net, très beau. La bouche est soyeuse, intense, racinaire, ça glisse sur des patins jusque une trame acide parfaite. Très long, sublime.

un domaine bien discret qui élabore des vins profonds, dans un silence qui lui sied bien. Une adresse de vrais amateurs.

un domaine bien discret qui élabore des vins profonds, dans un silence qui lui sied bien. Une adresse de vrais amateurs.

***(*) Jean-Louis TRAPET
nez discret mais propre et net, très pinot, petite pointe cendrée. La bouche est fluide, parfumée, nette et sincère. Long, il évoluera positivement, et la note sera revue à la hausse, of course.

VINS DEGUSTES ET NON-RETENUS

Alain BURGUET « mes Favorites »
Alain BURGUET « Symphonie »
GEANTET-PANSIOT « vieilles vignes »
Olivier GUYOT « en Champs »
François LECLERC
Henri RICHARD « aux Corvées »
François TRAPET « les Carougeots »
Jérôme GALEYRAND, 2 échantillons

10 Responses to “Roi Chambertin 2013 : Bourgogne Wineblog déguste l’intégrale des Gevrey village 2012 !!”

  • Olivier

    Bonsoir Pat,

    Waouw, waouw, waouw !
    C’est peu dire que j’attendais ton compte rendu avec impatience.
    La démarche des vignerons de Gevrey-Chambertin est réfléchie et saine.
    D’autres appellations devraient prendre exemple sur leur collègues gibraçois.
    Et je ne pense pas que le truculent Jean-Michel Guillon nous contredira.

    Je n’ai hélas pas eu le privilège de pouvoir assister à la dégustation mais je suis par contre passé au domaine Guillon fin novembre.
    Et ma foi, mon ressenti sur la cuvée Vieilles Vignes est assez semblable au tien.
    J’ajouterai que l’échantillon préparé par M. Guillon était peut-être un plus « fondu ».
    Il nous a aussi parlé de Philippe Livera en des termes assez flatteurs … -)

    Quoiqu’il en soit, ton compte rendu est tout de même un beau fil conducteur du millésime sur Gevrey-Chambertin.

    Merci à toi pour toutes ces notes.

    Gourmandes salutations,

    Olivier

    • salut Olivier,

      Tout d’abord merci de ta fidélité au blog qui est loin d’être vaine… Eh oui, il fallait bien pondre les notes, et dans quelques jours les grands Crus suivront, avec parfois des notes contradictoires, mais bon, je reste sur mes positions.

      Pour Guillon, j’ai été un tantinet déçu. Je pense qu’il était difficile de présenter des échantillons parfaits ce jour là. La raison ? je pense que bien des vins avaient besoin d’un soutirage, mais c’était prendre un risque. Beaucoup de vins présentaient des petits soucis de réglage de SO2, ou de réduction. Quelques-uns furent pénibles à déguster, et impossibles à jauger, à estimer (je pense surtout au village du domaine Richard).

      Je suis étonné aussi de certaines notes optimistes concernant les vins de Jean-Louis TRAPET. Certes, il fait de très grands vins, mais quasi impossibles à lire lorsqu’ils sont jeunes : réduits, bousculés, peu bavards, comment certains peuvent s’exclamer ainsi ? Ils ont toujours besoin de quelques mois pour donner leur pleine expression, et je lis ça et là des éloges incommensurables. Zut, merde ! J’ai grand respect pour Jean-Louis, mais il élabore les vins parmi les plus complexes dans leur jeunesse. Il faut les jauger sur l’instant, pas en espérant que. Et les projeter dans le temps, chapeau à celui qui y arrive.

      Voili voilou, merci de tes commentaires, et j’attends tes remarques pour les grands Crus. Amitiés, gourmandes salutations.

      Pat

  • Olivier

    Pat,

    Tout à fait d’accord avec toi sur les vins de Trapet.
    J’en ai déjà dégusté quelques uns, en jeunesse ou plus âgés, mais je n’ai jamais su (ou pu ?) les lire ni encore moins me projeter dans l’avenir.
    Pourtant, quand la décision d’achat pointe, je me fie à mes impressions et je confesse que j’ai beaucoup de mal.
    Par contre, et c’est en cela que tes notes sont précieuses, il y a des domaines dont je ne connais que le nom mais pour lesquels plusieurs commentaires convergent sur la qualité de la production : domaine Marc Roy, Philippe Livera ou encore Jérôme Galeyrand.
    Décidément, de belles promesses et découvertes en perspective, égoïstement pour moi bien sûr. 😉
    Par contre, le domaine Richard, ça je ne connais pas du tout !

    Ne te tracasse pas, j’attends avec autant d’impatience les commentaires sur les grands crus.

    Gourmandes salutations,

    Olivier

    • salut Olivier,

      Merci de ton commentaire. Le domaine RICHARD est situé sur la route Nationale. Auparavant, il était régi par Patrick MAROYER, qui a aussi quelques vignes à Marsannay. Je sais qu’il est parti pour travailler au plus près de la vigne comme consultant. Je ne connais pas son remplaçant, mais je fais confiance à Madame RICHARD au niveau du recrutement.

      Pour le domaine LIVERA, je t’invite à y faire un tour. Ils sont en haut du village, près de l’église. Intéresse-toi plus au village ou au fixin.

      Portes-toi bien, gourmandes salutations.
      Pat

  • dupin du vin sebastien

    Merci pour ce compte rendu complet, la liste de vignerons est importante.
    En attendant la suite avec impatience, avant 2014?
    Je suis entièrement d’accord avec toi sur le millésime 2012, vraiment grandiose, même constat dans l’Yonne. Bonnes fêtes de fin d’année et vive le vin vive le vin vive le vin d’Hiver.

    • Salut Sébastien,

      je crains que les notes des grands Crus arriveront plutôt début janvier. Cela prend du temps de tout taper et mettre en page. Les vignerons par leur silence n’ont pas conscience du travail établi, et le fait qu’un article blog reste ad vitam eternam, pendant que le canard chéri lui finira au mieux aux toilettes, au pire à la poubelle à papier…

      Dans l’Yonne, j’ai dégusté des choses vraiment intéressantes, en rouge avec des fruits juteux mais une impression à boire vite; et des blancs complets.
      Amitiés, gourmandes salutations.

      Pat

  • Charles Brodeur

    Bonjour Patrick,

    J’ai toujours autant de plaisir à lire tes comptes rendu. Celui-ci me ramène ce souvenir: il y a 7 ans, mon oncle m’a initié au Gevrey avec le VV du Domaine de Sérafin. J’ai été projeté au sol, non pas par ivresse, mais par bonheur. À partir de cet instant, la Côte d’Or s’ est inscrite dans mon ADN. (Il allait de soi qu’un jour je fasse ta connaissance via ton blogue).

    Alors, mes deux première bouteilles de garde que j’ai achetées furent cette même VV de Sérafin, et un Charme Chambertin de chez Bouvier, du 2005 les deux. Peut-être tu peux m’éclairer sur le moment idéal pour ouvrir ces flacons. Bien entendu, l’estimation n’est pas une science exacte, mais je considère tous les avis.

    Et je tente ma chance ! Crois-tu pouvoir un jour réaliser une entrevue avec ces deux hommes ? Tu semble dire que les gens chez Sérafin sont discrets, voire timides ? Quant à Bouvier, j’aimerais aussi voir de quel type d’homme il s’ agit. Car comme tu dis, oui il y a les stars, mais on aime aussi rencontrer les autres. Et toi Patrick, tu fais ce travail à merveille !

    Merci, à plus

    • Salut Charles,

      tout d’abord merci pour tes compliments qui vraiment font chaud au cœur; un cadeau de Noël avant l’heure !
      Pour Sérafin, c’est un homme réservé, qui parfois peut paraître désagréable quand on ne le connaît pas. Pas expansif, pas de tralala ni de fioriture, c’est un homme direct. Pas simple à interviewer.
      Pour les Bouvier, il y en a deux. Dis-moi lequel des deux est-ce… Tu trouveras le prénom sur l’étiquette.

      Portes-toi bien, gourmandes salutations.

      Pat

  • Charles Brodeur

    René Bouvier. Nous avons la chance d’avoir ici au Québec plusieurs de ses cuvées. Je serais curieux de savoir quel est le pourcentage de sa production offerte chez notre caviste national. Car ici, mis à part la bière et quelques piquettes, vins et spiritueux sont vendus via la Société des Alcools du Québec.

    Merci,

    • Charles,

      René Bouvier est une étiquette top. Bernard le fils reprend le flambeau depuis quelques années avec un talent fou. Sa cuvée « Racines du Temps » sort cette année avec les honneurs dans le dernier article.
      Personnellement, je trouve que la SAQ a fait des progrès ces dernières années, même si on trouve ça et là des « piquettes » ou vins sans prétention. Pendant que certaines interprofessions françaises snobent les blogs, la SAQ en suit plein, dont le mien. Ce qui prouve qu’au moins elle se renseigne et tente de se tenir au courant des tendances du marché de plusieurs façons.

      Bien à toi, gourmandes salutations.

      Pat

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