20 février 2014

Roi Chambertin 2013 : Bourgogne Wineblog déguste l’intégrale des Gevrey Grands Crus 2012 !!

by Patrick Maclart

J’étais invité voici quelques jours à la dégustation annuelle des primeurs 2012 à Gevrey-Chambertin pour un évènement qui désormais s’appelle « Roi Chambertin ». Cette dénomination renaît de ses cendres. Dans les années 80, c’était une festivité dont seuls les Bourguignons ont le secret, et qui était d’un succès hors pair, avec dégustations et libations de bon aloi. Qui sait que peut-être un jour, cette réjouissance, avec confrérie allant de pair, pourrait vraiment ressusciter…

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Là en l’occurrence, il s’agit de choses bien plus sérieuses. Gevrey-Chambertin refuse la pantalonnade des dégustations primeur de printemps. A cette date, les vins ne sont vraiment pas prêts, en fin de fermentations malolactiques, ou pendant. Le pinot noir ne se soumet pas à l’homme, aussi critique ou Anglo-Saxon soit-il. Comme en Bourgogne on prend le temps de vivre et de mourir, notre cépage emblématique s’est adapté à notre esprit. C’est pourquoi Gevrey a décidé de présenter ses vins en fin d’élevage, soit en novembre. Ils sont plus lisibles, plus aptes à être compris et jaugés. Défendons les convictions de notre joyeux village burgonde et espérons que d’autres suivront le pas. (pour voir l’article général écrit sur l’évènement, CLIQUEZ ICI).

RESSENTIS SUR 2012

Un bien beau millésime. Des fruits juteux, des trames acides un poil en retrait, des tanins bien marqués et solides, voilà une radiographie express du millésime. Une année de semi-garde, voire plus. Disons entre semi-garde et garde. La météo n’a pas été clémente avec ce millésime, mais Gevrey comme une grande partie de la côte de Nuits est passée au travers de la grêle. Le mois de septembre a été le rédempteur du millésime, qui a permis aux pinots de développer leurs sucres tranquillement, sans blocage ni à-coups. 2012 ressemble fort à 2010, avec moins d’acidité mais surtout plus de chair. Un cran en-dessous du 2005, je le vois évoluer avec grâce et équilibre. De belles surprises sont en vue, 2012 en côte de Nuits doit être pour l’amateur éclairé LA PRIORITE ABSOLUE DES ACHATS.

excellente organisation de l'évènement, bravo le syndicat, et un big up pour Fabienne BALLORIN, bombardée attachée de presse, et qui a fait un boulot fantastique. La Bourgogne comme je l'aime.

excellente organisation de l’évènement, bravo le syndicat, et un big up pour Fabienne BALLORIN, bombardée attachée de presse, et qui a fait un boulot fantastique. La Bourgogne comme je l’aime.

Les Grands Crus ne sont pas toujours faciles à déguster, ici ça c’est bien présenté. Certains vins étaient marqués par une réduction importante, mais c’est tout à fait normal à ce stade, et je dirai même que c’est plutôt une bonne chose. Des vins élevés durant des mois sans que la moindre manipulation vienne troubler la quiétude de nos seigneurs, c’est souvent le gage d’une réussite. Seuls deux vins ont loupé leur exercice de dégustation. Un article a été écrit au sujet des Gevrey village, vous pouvez en prendre connaissance EN CLIQUANT ICI.

presque 40 échantillons présentés, ce n'est pas rien !

presque 40 échantillons présentés, ce n’est pas rien !

**** René BOUVIER – Charmes-Chambertin
très beau nez de fruits rouges, c’est net, belle maturité du raisin, il y a du plaisir. La bouche est fine et fluide, expression en milieu de bouche soyeuse. Belle finale dans le même esprit.

le soyeux et la netteté, les deux qualités d'un Charmes-Chambertin, retrouvées ici. Beau travail.

le soyeux et la netteté, les deux qualités d’un Charmes-Chambertin, retrouvées ici. Beau travail.

** domaine CAMUS – Clos de Bèze
robe claire. Nez discret, effacé. La bouche est légère, fine, fluide, pas très longue. La rétro est plus intéressante. Ensemble vraiment léger.

**** Philippe CHARLOPIN – Charmes-Chambertin
nez expressif, dominé par un élevage précis mais encore présent, c’est normal. La bouche hésite entre finesse et puissance, ça donne un léger creux en milieu de bouche qui va s’estomper sans aucun doute. La finale par ailleurs confirme mes propos, intense et complète.

cela fait deux millésimes que le Charmes du toutoune me charme. Bien moins boisé et extrait que par le passé, un vin certes puissant, concentré, mais équilibré.

cela fait deux millésimes que le Charmes du toutoune me charme. Bien moins boisé et extrait que par le passé, un vin certes puissant, concentré, mais équilibré.

***(*) Philippe CHARLOPIN – Mazis-Chambertin
très beau nez aux notes empyreumatiques, un tantinet dominant ce jour mais ça peut se fondre. La bouche est dominée par le bois sur un fruit très mûr. Pas au point, mais des choses très intéressantes.

**** Bruno CLAIR – Clos de Bèze
nez discret, élégant, fin et frais. La bouche est très cerise, frais, et la finale est impressionnante, profonde et juteuse. Très long, grand vin.

un tout grand domaine de Bourgogne, élaborant avec constance des pinots noirs de grande profondeur.

un tout grand domaine de Bourgogne, élaborant avec constance des pinots noirs de grande profondeur.

***(*) Pierre DAMOY – Chapelle-Chambertin
très beau nez de cerise, sureau, petite pointe animale pas gênante. La bouche est fine, fluide, ça pinote bien, c’est authentique et long. Pas loin du superbe.

**(*) Pierre DAMOY – Clos de Bèze
nez de cerise amarena, fruité sans plus. La bouche est plus intéressante, mais c’est un peu déviant, et ça assèche en finale. Déception pour un domaine où l’excellence est l’habitude.

***(*) Pierre DAMOY – Chambertin
joli nez terrien, intense, profond, cerise rouge, en devenir. La bouche est tonique, dominée par un boisé qui devra se fondre. Bonne longueur.

** domaine DROUHIN-LAROZE « Laroze de Drouhin » Charmes-Chambertin
la cuvée « négoce » du domaine. Nez curieux, compliqué, pas très expressif ni direct. La bouche est bousculée, curieuse, au boisé tapageur et toasté. Finale sur le bois.

**(*) domaine DROUHIN-LAROZE – Chapelle-Chambertin
nez neutre, effacé, léger. La bouche est légère, quelconque. La finale est plus intéressante.

**(*) Lou DUMONT – Charmes-Chambertin
nez léger, fruité, simple. La bouche prone la fluidité, la facilité. Finale sur des notes poivrées.

*** Dominique GALLOIS – Charmes-Chambertin
joli nez net de pinot, mais ça se réserve, joli fruit dans l’ensemble. La bouche est légère, l’élevage aujourd’hui marqué. Bonne finale.

** domaine GEANTET-PANSIOT – Charmes-Chambertin
nez discret, effacé, impression d’acétate ? La bouche est curieuse, avec toujours cette impression d’acétate. Curieux, mais pas de déséquilibre ou problème majeurs à part ce parfum curieux.

**(*) Jean-Michel GUILLON – Mazis-Chambertin
joli nez frais, droit, sincère, et c’est énergique. La bouche est vraiment bousculée, avec un côté « banane flambée » à l’attaque; les arômes ne sont pas du tout en place. Une déception, mais ça peut encore se faire.

LA BOUTEILLE DE LA DEGUSTATION ****(*)
domaine HARMAND-GEOFFROY – Mazis-Chambertin
nez profond, réservé, pinot racinaire, très prometteur. La bouche est superbement faite, très cerise, magnifique attaque acide comme se doit un bon Mazis. Ca développe sur une puissance maîtrisée, le pinot, notes de mûres, et ça finit long, long… Longueur incroyable, superbe, vraiment.

on sent chez Gérard HARMAND la volonté, la ténacité. Et tout cela paie, avec une bouteille stratosphérique qui mettra des années à donner son plein potentiel. A réserver IMPERATIVEMENT par tout acheteur de Grand Cru.

on sent chez Gérard HARMAND la volonté, la ténacité. Et tout cela paie, avec une bouteille stratosphérique qui mettra des années à donner son plein potentiel. A réserver IMPERATIVEMENT par tout acheteur de Grand Cru.

***(*) domaine HUMBERT frères – Charmes-Chambertin
nez bousculé, expression difficile, mais c’est profond. La bouche est plus convaincante, énergique et vineuse, malgré un gaz important à l’attaque. Très belle finale. Lui laisser du temps.

*** Philippe LIVERA – Chapelle-Chambertin
nez réservé mais prometteur : fruits noirs, boisé un peu trop présent. La bouche est tonique, mais c’est asséchant hélas. C’est agaçant car on n’est jamais loin de la perfection mais l’élevage pour moi est à revoir, surtout le choix de la futaille.

** Michel MAGNIEN – Charmes-Chambertin
couleur claire. Nez un peu décevant, pointe de sueur, griotte. La bouche manque de charme et c’est dommage, ça semble bien ouvragé. Finale un peu asséchante.

*** Jean-Philippe MARCHAND – Charmes-Chambertin
nez fin, léger, discret, cerise, notes végétales. La bouche est fine et facile, sur l’élégance et la décontraction. Long.

**(*) domaine MAUME – Mazis-Chambertin
nez réservé, cerise acidulée. La bouche est légère, le boisé surprend, la construction du vin aussi. La finale est tonique, ça finit très moderne, barre à 180° pour le domaine.

**(*) Pierre NAIGEON – Charmes-Chambertin
nez de cerise acidulée, arbouse. La bouche est moins convaincante, un peu bancale et asséchante sur un fruit acidulé. C’est quand même long.

*** domaine ODOUL-COQUARD – Charmes-Chambertin
nez discret, standard, peu expressif, sur un fruit rouge de bon aloi. La bouche est plus intéressante, sur une bonne vinosité, un boisé qui marque mais c’est bien. Bonne finale, un poil rustique mais c’est son style.

*** Christophe PERROT-MINOT – Charmes-Chambertin
nez fermé à double tour. La bouche est plus bavarde, ronde, crémeuse, ça manque d’angle. Finale intéressante.

**** Christophe PERROT-MINOT – Mazoyères-Chambertin
nez intéressant, chair de cerise, notes épicées, beau et profond. La bouche est expressive, belles fraîcheur et vinosité. Bien conduit en finale. Très belle longueur, beau boulot.

d'habitude je ne suis pas fana du style de Christophe PERROT, mais là c'est vraiment du bon boulot. Vinosité, fraîcheur et caractère. Excellent.

d’habitude je ne suis pas fana du style de Christophe PERROT, mais là c’est vraiment du bon boulot. Vinosité, fraîcheur et caractère. Excellent.

***(*) Chantal REMY – Latricières-Chambertin
nez discret, effacé, peu bavard. La bouche est jolie, à la cerise amarena, bien présent. C’est un peu bousculé aujourd’hui en milieu de bouche mais ça finit très joli. A revoir, intéressant, et qui va se bonifier.

**** Henri RICHARD – Charmes-Chambertin
nez fin, élégant, propre, droit, petite cerise, c’est charmant. La bouche est juteuse, élégante, fine, finit sur un boisé un peu ferme qui se fondra sans doute. Très belle longueur.

un poil de fermeté dans un style classique et élégant. Belle bouteille d'un domaine qui devrait être mieux connu. Les vins étaient pour ce domaine pas toujours évidents à déguster ce jour là.

un poil de fermeté dans un style classique et élégant. Belle bouteille d’un domaine qui devrait être mieux connu. Les vins étaient pour ce domaine pas toujours évidents à déguster ce jour là.

**** domaine ROSSIGNOL-TRAPET – Chapelle-Chambertin
nez marqué par une pointe de réduction, mais c’est acceptable : cerise, fumée, élevage marqué ce jour. La bouche est elle aussi marquée par cette réduction, mais c’est quand même beau. Tout ça va se mettre en place, c’est grand, mais c’est aujourd’hui difficile à déguster. A revoir, même si les promesses dans le vin seront tenues.

et encore un grand vin élaboré par les frères Rossignol, parmi les plus intéressants de la côte de Nuits. Tout amateur éclairé se doit de les visiter.

et encore un grand vin élaboré par les frères Rossignol, parmi les plus intéressants de la côte de Nuits. Tout amateur éclairé se doit de les visiter.

**** domaine ROSSIGNOL-TRAPET – Chambertin
très beau nez frais, cerise, notes fumées, l’élevage est marqué mais ça se fondra sans souci. La bouche est serrée sur un fruit déjà complexe; c’est vraiment serré mais lisible, ensemble tonique. C’est long, grande bouteille en devenir, il est dans sa pleine adolescence.

un grand seigneur que voilà. Serré comme une belle mêlée, ça tiendra les années sans souci. Ne pas se précipiter, soyez patients.

un grand seigneur que voilà. Serré comme une belle mêlée, ça tiendra les années sans souci. Ne pas se précipiter, soyez patients.

**(*) domaine TORTOCHOT – Mazis-Chambertin
nez discret, pinot acidulé, pas très charmeur. La bouche surprend, de la rondeur dans la puissance avec une impression sucrée. Bonne finale, à revoir, ça boîte.

***(*) domaine TORTOCHOT – Chambertin
nez intéressant, vineux, fruits des bois, doit se mettre en place. La bouche est fine, agréable, ça manque de tonus en milieu de bouche quoique ça se rattrape bien, un poil asséchant en finale, mais ça devrait se mettre en place. Bousculé mais prometteur.

***(*)?? Jean-Louis TRAPET – Latricières-Chambertin
nez qui pinote, mais la réduction est marquée. La bouche est intéressante, mais c’est bousculé. Très jolie finale, à revoir impérativement.

?? Jean-Louis TRAPET – Chambertin
le nez par sur une réduction marquée magré un bon fond. La bouche est toute bousculée, un fruit curieux et la cerise se superposent. Avis plus que réservé, à revoir impérativement. Toutefois, je ne ressens aucun défaut définitif du vin, juste une phase très ingrate.

** Cécile TREMBLAY – Chapelle-Chambertin
nez sur l’ortie, la griotte, le ruisseau. La bouche part sur le végétal, avec des amers qui font vraiment penser à l’ortie. C’est néanmoins long, mais je ne puis apprécier ce vin tel quel, malgré le patronyme médiatique.

***(*) domaine des Varoilles – Charmes-Chambertin
nez discret, mais ça pinote, simple. La bouche est plus intéressante, fraise, pointe réglissée. Bonne finale sur la vinosité. Belle rétro aromatique.

DEGUSTES ET NON-RETENUS

château de Marsannay – Ruchottes-Chambertin
Chantal REMY – Chambertin

14 Responses to “Roi Chambertin 2013 : Bourgogne Wineblog déguste l’intégrale des Gevrey Grands Crus 2012 !!”

  • Charles Brodeur

    Bonjour Patrick,

    Mon avis est que chaque village de la Côte d’Or devrait faire ce même exercice, et t’inviter à chaque fois ! Je ne le dis pas par flagornerie, mais je préfère de loin lire des commentaires comme les tiens à ceux des stars. Je choisis mes « critiques » comme je choisis mes vins : par la façon de travailler de l’homme derrière.

    Pour le millésime 2012, je suis surpris de la qualité globale que tu retiens. Il m’a semblé dans mes lectures que, sur papier, il était plutôt ordinaire. Mais !!! comme tu as déjà répété, c’est à la fin du bal qu’on paye les musiciens.

    À bientôt.

    • salut mon Charles,

      Toujours un bonheur de te lire. Pour les villages de la côte, tu as totalement raison. Des villages voisins tels Marsannay ou Fixin devraient jouer le jeu. Ils sortiraient du lot, mais la presse papier boude un peu cet état de fait.

      Pour les villages qui m’invitent, c’est pas demain la veille ! Les Bourguignons n’ont pas compris grand chose au phénomène blog, et préfèrent inviter le petit journaliste local de la gazette de Trifouillis-les-Oies, car ça c’est du papier… Ils n’ont pas encore compris que la bonne communication doit aller au-delà des frontières de la Burgondie, et quoi de mieux qu’internet pour franchir ces frontières et parler le plus loin possible ? Dès que les Bourguignons auront compris ça, les choses changeront. Pour exemple, aux derniers Grands Jours de Bourgogne, la presse « internet » n’était pas conviée au concours de la presse… Dont acte.

      Pour revenir sur un sujet plus passionnant, à savoir 2012, je pense que malgré les conditions climatiques, c’est très réussi, surtout en côte de Nuits. J’ai trouvé des vins complets, certes moins denses et moins parfaits que 2005, mais aussi profonds que les beaux 2010 et surtout plus soyeux que les 2008. C’est une priorité d’achat pour tout amateur éclairé.

      Pour tes compliments, je les reçois avec bonheur. Libre à toi de faire parvenir cette douce mélopée aux officiels et vignerons de cette région…

      Gourmandes salutations l’ami.
      Pat

  • Olivier

    Bonjour Pat,

    C’est peu dire que j’attendais tes commentaires avec impatience car je n’ai pas eu la chance d’échantillonner autant de grand cru ni même de 2012.
    Pour le peu que j’en ai dégusté (Guillon et Méo-Camuzet), je retiens les mêmes caractéristiques : un fruit croquant et un tanin un peu saillant.
    Je l’avais déjà écrit dans l’article sur les Gevrey-Chambertin Villages, c’est la cuvée Vieilles Vignes qui m’avait laissé une belle impression chez Guillon.
    J’avais trouvé le Mazis-Chambertin fort mûr au nez et le terme « banane flambée » me paraît approprié !
    Au-delà, je constate que la lecture des cuvées de Trapet en vin jeune est toujours aussi malaisée.
    A nouveau un beau ressenti sur le vin du domaine Harmand-Geoffroy et une (demi) confirmation avec les deux vins des frères Rossignol-Trapet.
    Chez Geantet-Pansiot, je suis étonné par le profil du vin, même si je ne l’ai pas tasté, un jour « sans » probablement …
    Excellente surprise pour le domaine René Bouvier que je connaissais un peu via des salons et dont honteusement j’ignorais qu’il produisait un Charmes-Chambertin d’une telle facture.
    Et puis, même si je n’ai pas dégusté beaucoup de bouteilles, je n’ai jamais été scotché par les vins de Cécile Tremblay, en tous cas pas autant que son exposition médiatique et des critiques parfois dythirambiques dont le domaine fait l’objet.
    De beaux vins oui mais qui, à mon goût, sont loin de survoler la production nuitonne comme on nous l’explique. Je n’ai peut-être pas dégusté les plus emblématiques non plus. 🙂

    En tous cas, ton article fait encore découvrir au lecteur quelques domaines moins star comme René Bouvier ou Henri Richard.
    Et ça, çest la partage vinique comme on l’adore.
    Merci pour tout et que belle soit ta journée.

    Amitiés gourmandes,

    Olivier

    • salut Olivier,

      merci de ton post et de ta fidélité au blog. Quelques points par rapport à ton écrit :

      – comme je l’ai écrit, je suis surpris des échantillons présentés par l’excellent et très sérieux domaine GUILLON. Des profils curieux, qui me laissent supposer un travail approximatif du tonnelier. Lors d’une dégustation du village faite par mon pote Julien WALLERAND au caveau de Puligny, ce dernier m’annonçait un vin en pleine forme. Dont acte.
      – je suis heureux que tout comme moi tu ais peine à « lire » les vins jeunes de Jean-Louis TRAPET. Quand je vois certains se pâmer devant ses bébés, je me dis qu’il faudrait pour ces cons changer le vin et le mettre dans une autre bouteille, voir si la pâmoison serait de même amplitude. Même réflexion avec les vins de Cécile TREMBLAY dont beaucoup présentent des profils boiteux, déviants et curieux. Je dois avoir un palais déformé…
      – René BOUVIER est un excellent vigneron, à l’instar du domaine HARMAND-GEOFFROY, qui décidément progresse à pas de fourmis depuis quelques années, pour atteindre le sommet. Pour le domaine RICHARD, ça doit encore un peu progresser, notamment dans le domaine de l’accueil. Mon dernier contact avec la fille ou la petite-fille du domaine m’a fortement refroidi.
      – pour GEANTET-PANSIOT, il ne faut pas être plus tendre qu’avec les autres. Cela fait 3 millésimes dégustés où je trouve des profils très déviants, avec de la volatile et des parfums de vernis. J’adore Vincent GEANTET humainement. C’est un mec très bien, mais ses vins ne m’envoient plus au plafond depuis 3 années.
      – pour ROSSIGNOL-TRAPET, un tout petit cran en dessous par rapport aux deux dernières années. Ils nous ont habitué à l’excellence, et cette année encore (2012), au top. Mais des vins plus réservés, plus en retrait. Je ne serai pas étonné qu’ils se refassent la cerise dans les mois à venir
      – enfin, pour la production nuitonne, je ne sais pas si tu parles de la côte de Nuits ou des Nuits-Saint-Georges. Si tu parles de ces derniers, j’ai dégusté des choses innommables, et les Grands Jours de Bourgogne dans quelques jours vont m’amener vers ce finage, pour me remettre tout ça au diapason.

      Pour le reste, toujours un plaisir de te lire.
      Bonne semaine, gourmandes salutations.

      Pat

  • bdg

    Bonjour, c’est toujours agréable de voir des Bourguignons à Vinisud

    • bonjour BDG,

      J’aurai pu en dire autant de vous, mais comme je ne vous ai pas vu (et vous n’avez pas eu la justesse de me saluer), on en reste là pour cette fois !
      BWB aime le sud et ses vins, ce n’est pas un scoop, il suffit de voir mes différents voyages !

      Gourmandes salutations, merci de la fidélité au blog.
      Patrick.

  • Olivier

    Pat,

    Je parlais des vins de la Côte de Nuits en général. 🙂
    Ben décidément, je constate à la lumière de ta réponse que p ….. 🙁 la mode bobo nature est sur le point d’envahir ma région préférée avec tous ces vins déviants !
    Je soutiens sans réserve les vignerons qui bossent à la vigne, se limitent ou emploient peu d’intrants mais purée, en bouteille, je veux du vin et pas l’écurie ou le poulailler ou encore la sueur de je ne sais qui ou quoi au prétexte que le terroir parle !

    Oups, je m’emporte 😉

    Olivier

    • Salut Olivier,

      je suis tout à fait d’accord avec toi; d’aucuns qualifient ces odeurs de « odeurs de poney », qui semble être un qualificatif positif, enfin pour ces fameux bobos dont tu me parles.

      Tu me rappelles à une anecdote datant d’une année ou deux. J’étais à un stand où le gars me sert un verre de vin mat, aucune brillance. Je le sens et m’exclame sans pouvoir retenir mes propos : « put… ça sent le cul, ça sent la merde, pas d’autre mot ». Le gars me regarde alors avec un grand sourire et des yeux émerveillés et me répond « génial, hein ? ». Je pense que là tout est dit. Revenons au bon sens.

      Gourmandes salutations, au plaisir de nous voir.
      Pat

  • dupin du vin sebastien

    Bonsoir Patrick, j aime beaucoup ton anecdote ! la naissance d’une cul..vée quoi.
    Désolé je sors ! Bonne soirée.

  • Sympathique !
    Il y a le même principe en Clos Vougeot ?

    • salut Guillaume,

      Merci de ta fidélité au blog. A ma connaissance non, seul Gevrey-Chambertin a le courage de sortir ses primeurs en novembre. Je m’attendais à quelques villages tels Fixin ou Marsannay emboîter le pas, mais ils ont manqué cruellement d’audace. La presse papier à leurs yeux représentent la loi absolue. Donc, ils se chient dessus. Présenter des vins en début ou cours de fermentation malo-lactique est un non-sens, et poussent certains vignerons peu scrupuleux à « ensemencer » leurs vins pour les présenter malos finies. Pauvres hères.

      Donc, pour l’appellation Clos-Vougeot, on oublie. Fédérer 80 propriétaires de plein de villages différents, c’est un rêve.

      Porte-toi bien, merci de faire connaître mon blog. A bientôt l’ami.

      Pat

  • Je viens découvrir ton Blog par hasard.
    Beau travail , très pro !
    Beaucoup de recherches et de notes, en plus des dégustations détaillées.
    Salutations,

    Jean philippe Marchand

    • Bonjour Jean-Philippe,

      C’est avec une immense émotion que je lis ce commentaire sur le blog, et je t’avoue que ton nom m’évoque énormément de souvenirs.

      Alors que je n’étais pas encore vraiment dans le vin, j’avais découvert la Bourgogne grâce à deux vins gravés dans ma mémoire, et lors de mon second périple en terre burgonde, j’avais loué la chambre d’hôtes chez toi, à Gevrey. Alors que j’étais avec un ami, j’avais peine à digérer le café du matin qui me restait sur l’estomac. Tu m’as alors dit (notre rendez-vous de dégustation avait lieu avant 9 heures du matin !) : « rien de tel qu’un coup de blanc pour faire passer ça ! ». Cet aligoté, j’en ai encore la saveur dans la bouche. Non pas qu’il était exceptionnel ou un truc de ce genre, c’est le choc thermique de ce vin après le café ! Et en plus tu avais raison, ça a fait passer l’âcreté du café. Ce souvenir est pugnace est plus net que ne l’était la météo de ce mois de novembre…

      Merci à toi, merci du boulot que tu fais, de l’énergie et du crédo que tu développes tant et tant dans tes affaires. Succès.
      Gourmandes salutations, tes compliments me vont droit au cœur.

      Patrick.

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