13 juin 2012

« l’Apocalypse, c’est maintenant !! », première super-production de Bourgogne Wineblog !

by Patrick Maclart

la première super-production de Bourgogne-Wineblog, le blog sur le terrain !

Avec des têtes d’affiche, des effets spaciaux, des courses-poursuites et surtout un sujet qui me gonfle déjà depuis pas mal de temps…

Regardez et partagez, et votre avis m’importe énormément. Laissez-moi vos avis, commentaires, et sautes d’humeur, j’aime bien quand ça remue…

Malgré tout, elle est très belle la vie !

21 Responses to “« l’Apocalypse, c’est maintenant !! », première super-production de Bourgogne Wineblog !”

  • On pourrait se demander quel ravageur/maladie nécessite une attaque de cette envergure au point de mitrailler faune/flore/habitants/raisins avec une telle violence ? Curieuse de connaitre les réactions à ta superproduction en technicolor excellente !

    • Marie-Dominique,

      Je me demande si tu n’es pas une vile flatteuse ! Enfin, « superproduction », c’est moi qui l’ai lancé tout compte fait…
      Je n’en sais rien. Il est le seul à traiter ses vignes ainsi. Tous les autres travaillent au tracteur, désherbent à la pioche ou à l’intercep… Quand tu vois la quantité de bons vignerons à Chassagne (Dancer, Duvernay, Pillot, Colin et consorts…) et quand tu vois ça, j’ai honte pour mon village… Et puis ça me gonfle cet hélico qui vrombit à 6 heures du matin, c’est un manque de respect total pour ceux qui dorment… Le châtelain a décidé de traiter, le village doit fermer sa gueule… Je ne suis pas d’accord.

      Bref, un choix stratégique pour un vigneron qui n’en est peut-être pas vraiment un, et un préfet qui signe la dérogation et qui n’a pas l’âme vigneronne vraiment… Fais tourner.

      La bise ma belle, à bientôt.
      Pat

  • boschman

    pourquoi ne dis tu pas son nom ? Tu ne risques rien, ce qu’il fait est moche mais légal et ce que tu fais est nettement moins moche, mais tout aussi légal…

    • Salut Boschman, mon collègue de contrepèteries… Mon ami Boschman,

      Tu sais, durant les années 40, mes anciens se sont refusés à vendre beurre, oeufs et fromage à l’occupant teuton (bof…) (le « bof », faut le chercher un peu…). J’ai hérité de ça.

      J’ai toujours eu une aversion pour les mouchards, les rapporteurs. Une race avec laquelle j’ai des difficultés. Et puis ce n’est pas à moi à me justifier ou à citer des trucs. Ce serait bien que ce producteur mentionne sur ses étiquettes : « afin de lutter contre le tassement des grands terroirs burgondes, nos vins sont traités à l’hélico ». Ca aurait de la gueule, non ?

      Tu viens me voir au Touquet cet été pour partager un canon (ou deux, ou trois, ou la bouteille, ou les bouteilles ?)
      ène grosse bèsse m’fi, à la prochaine !

      Pat

    • Gabrièle André

      Bonjour monsieur,

      Je ne comprends pas le but de votre reportage !!! Voulez-vous démontrer la pollution due à l’hélicoptère ? la dispersion du produit ? En tous cas, par honnêteté, vous auriez pu mettre également un petit film sur le traitement par enjambeur !!!

      Moi je l’ai fait à titre personnel !! L’hélicoptère passe en 3 mn sur une vigne en écrasant le produit directement dans la vigne grace au rotor !! L’enjambeur lui roule à 10km/h et met 20 mn à faire sa vigne tout en ne lachant pas la pulvé !!!! Cette année en particulier, depuis que les traitements hélico ont été considérablement réduits pour laisser place aux enjambeurs, (nous habitons dans le vignoble voisin) nous avons à la maison en permanence l’odeur du sulfatage !!! Eh oui le temps que le produit retombe dans les rangs, le vent l’emporte dans les villages !!!!!

      Alors êtes-vous un anti-hélico chauvin, ou un ignorant ??? Vous avez apparamment beaucoup d’amis vignerons, ils auront peut-être la franchise de vous expliquer la différence. Soyez juste, et publiez aussi une vidéo sur le traitement par enjambeur. J’en ai des jolies où l’on voit l’enjambeur au sommet de sa vigne avec une très jolie trainée de 50 mètres derrière lui de produits volatiles.

      Pour que les gens qui ne connaissent pas le milieu croient à vos bêtises, hélico ou enjambeur, s’il y a polution elle l’est pour les deux, les produits sont les mêmes !!!! merci.

      • bonjour Gabrièle,

        Merci de votre long commentaire et je suis heureux d’avoir la réaction de quelqu’un qui semble être de la partie. Votre commentaire est long et je vais tâcher d’y répondre, et je répondrai d’une manière hyper-pragmatique :

        – Pourquoi désormais les traitements à l’hélico sont interdits ? Pourquoi un seul « vigneron » obtient une dérogation ?

        Si c’est selon vous la panacée, mais notre beau vignoble bourguignon ressemblerait à une reconstitution d’Apocalypse Now ! Deuxième réponse sous forme de question :

        – Comment faisait-on avant l’invention de l’hélico ?

        Sincèrement, votre panégyrique sur l’hélico me fait sourire. Je suis étonné que certains bons vignerons (Vincent Dancer, Philippe Duvernay, Thibault Morey, et j’en oublie) soient de vilains pollueurs qui ont TOUS choisi la mauvaise solution. Il est vrai que former des tractoristes aux subtilités du vol stationnaire aurait un coût plus élevé…

        Enfin, pour terminer ce commentaire que je trouve bien plus engagé que mon reportage (soyons clairs, je n’ai pas pris de position radicale, j’ai juste constaté et laissé le spectateur juge), je m’étonne que l’hélico traite sur un coteau sommes toutes accessible (c’était là le vrai but de mon reportage), aux dépends de zones bien plus difficiles d’accès, alors, quid ?

        Les bons vignerons savent adapter leurs produits, régler les buses et les gicleurs afin d’éviter toute propagation inutile. Pour ceux que je connais, les jours de grand vent, ils n’y vont pas.

        Je terminerai pour vous dire que l’année passée, alors que je travaillais dans un domaine biodynamique (eh ouais, personne n’est parfait), je n’avais qu’un seul jour de repos pour dormir et récupérer d’une énorme fatigue. Un vrombissement énorme (vous ne l’entendez pas, vous habitez le village voisin) m’a sorti du lit à… 6 heures 20 !!!!!! (vous voyez, je peux aussi abuser du point d’exclamation) Cette suffisance, cette impolitesse, cette supériorité d’emmerder de pauvres personnes qui veulent dormir car « voyez-vous, la vigne ça n’attend pas… » est à l’image de ce traitement aérien : inutile et suffisant.

        Enfin, vous me traitez d’ignorant. Je prends cela pour un compliment. Tout savoir à mon jeune âge serait forme de prétention et être blasé me ferait vieillir d’un coup un seul.

        Je vous remercie toutefois d’avoir eu le courage d’écrire et de faire part de vos opinions. J’eus juste aimé que vous me fassiez connaître votre domaine.

        Gourmandes salutations.
        Patrick MACLART.

  • XunaM

    Merci pour cette information.

    Cela semble finalement assez facile d’obtenir des dérogations pour de l’épandage en hélicoptère…

    Surpris de constater que les vignes étaient accessibles au moment où l’hélicoptère épandait ce jour là.

    Curieux de connaître :
    – quels étaient les produits dispersés sur les vignes
    – de quelle terroir il s’agissait
    – le domaine/la maison qui agit de la sorte

    Afin de ne pas « dévoiler publiquement » sur votre blog le nom du domaine/de la maison qui fait cela, je veux bien recevoir l’information par mail.

    • Bonjour,

      Merci du message. Je n’ai pas d’infos en ce qui concerne les produits, car la « grimpette » était vraiment longue, et l’hélico était loin derrière la vigne.

      Je connais certes le terroir, c’est un premier cru de Chassagne, je pense des Chaumées. Pour le reste, « l’huile » qui permet aux produits de se fixer sur la plante n’est pas de l’huile, mais des terpènes de pin, dixit l’excellent Antoine OLIVIER de Santenay. D’ailleurs, la plupart de ces terpènes sont certifiés bio. Mais ce qui n’est pas le cas du reste.

      Pour le domaine ou la maison, il va falloir investiguer. Je ne transmettrai aucun nom, on m’a interdit de moucharder depuis que je suis tout petit… 😉

      Courtoises et gourmandes salutations, merci de ta fidélité au blog.
      Patrick MACLART.

  • Charles Brodeur

    Bonjour,

    Est-ce qu’un domaine limitrophe pourrait être certifié bio ? Si oui, ce serait étrange non ?

    P.S. merci pour tout ce que vous faites Patrick. Je me sens comme un Français exilé depuis 400 ans (..donc je suis Québécois!), qui s’ennuie de sa partie, sa famille et ses vignes. Alors le fait de vous suivre me réconforte.

    À bientôt,

    • Salut Charles,

      Je n’ai pas plus d’infos sur les normes biologiques, mais je pense que oui. J’insiste sur le fait que cet « épandage » ne concerne qu’un seul propriétaire, et que sa parcelle (tout au moins celle de Chassagne) semble isolée.
      Il faudrait en tout cas de bons arguments pour justifier un traitement qui semble isolé, vu que les autres vignerons trouvent d’autres solutions pour travailler leurs vignes… Dont acte.

      Tes encouragements me font vraiment chaud au coeur, merci pour tout, gourmandes salutations. Et heureux de te rapprocher à notre Bourgogne !
      Patrick.

    • Céline

      Pour les parcelles Bio qui pourraient être à proximité, malheureusement pour le producteur : sa production est déclassée. En gros, il a juste le droit d’accepter, même s’il produit en BIO et il n’a plus qu’à vendre sa vendange dans le circuit conventionnel.

      • bonjour Céline,

        Je ne puis être formel sur ce sujet. Toute pollution quasiment est transportée par le vent. Donc en gros, aucun vin ne pourrait être bio. Surtout que le vin bio n’existe pas, mais on doit parler de vins élaborés avec des raisins issus de l’agriculture biologique, ce qui laisse pas mal de portes ouvertes. Je ne puis répondre à cela, et il faut voir ce que ce vigneron fera… Le dire ou non, c’est un cas de conscience.

        Pour moi ce type de traitement n’est pas totalement nécessaire et n’a pas sa place dans nos terroirs burgondes. Fort heureusement il s’agit que d’un seul producteur, et les bons vignerons à l’entour eux sont scrupuleux et respectueux de leur terre.

        Merci de ta fidélité au blog, gourmandes salutations.
        Patrick.

      • Charles Brodeur

        Merci pour l’info. C’est dommage pour le producteur en question, mais c’est logique.

  • Audrey

    Coucou Pat,

    Je ne laisse jamais de messages et de commentaires concernant tes reportages sur les vignerons car mes connaissances ne m’en permettent aucun et que de toute façon je suis plutôt d’accord avec ce que tu écris !!

    Par contre pour le coup j’ai un avis sur cette question qui est plus de l’ordre technique et éthique !

    Je ne comprendrai sans doute jamais pourquoi on autorise ce genre d’horreur !! Cette vigne est accessible et a priori je dirai qu’elles le sont toutes puisque si de la vigne a été plantée c’est bien que des humains sont venus le faire !!

    Si tu n’es pas capable de travailler dans le respect de la terre et bien change de métier c’est ce que je dirai à ce viticulteur !

    Et je rajouterai que le préfet devrait regarder dans ses tablettes ce qu’est une urgence météo et un innaccessibilité de la vigne !!

    Chassagne innaccessible ….. ah la bonne blague !!

    Bises mon Pat et continue sur la voie cinématographique !!!

    • Audrey,

      Merci de ta réaction « épidermique » que je comprends totalement.
      Ce que je me demande, c’est comment les autres vignerons font, vu qu’un seul a ce traitement… Pourquoi ce qui est impossible pour un ne l’est pas pour les autres ? Aussi plein de bon sens…

      A bientôt, je t’embrasse, et mille mercis pour ta fidélité au blog.
      Pat

  • Salut mon Pat’ !

    Que dire à cela ? Que ce viticulteur devrait passer la main à un véritable amoureux et passionné ?
    Que ce viticulteur a sans doute peur de croiser les bons faiseurs de Chassagne ? Que ce viticulteur n’a aucune honte à maltraiter ses vignes mais aussi les voisines ? Que ce viticulteur ne se rend pas compte qu’il est toujours dangereux de réveiller Patrick qui dort ? 😉

    Qu’importe, chacun sait ce qu’il a à en penser ! Il serait peut être temps que les vignerons de talent que tu cites s’occupent de son cas, non ? ,-) Là, tu as réveillé des consciences, je te dis.
    Bon, en conclusion, moi je dis que Ridley Scott a du mouron à se faire ! Patrick Maclart production va tout emporter sur son passage…(juste peut être que tu devrais courir plutôt que marcher en haletant si fort…) ;-)))

    • Mon bon Manu,

      J’ai été étonné des réactions de certains vignerons face à ce problème… Je suis allé sur un forum vins qui en parlait, et je me demande pourquoi on n’engage pas ces Pékins du 15ème pour devenir vigneron ici en Bourgogne, ils ont tout compris, ils savent tout !!

      Ce reportage voulait juste mettre l’accent sur une communication de ce vigneron qui au demeurant élabore quelques toutes petites parcelles labellisées « bio », et qui parle terroir, caillou, terre, respect du végétal. Il faut être attentif au discours qu’on nous tient, et à justifier des quilles qui sortent à 45 € minimum.

      Il faut arrêter de prendre les consommateurs pour des cons. Pour le reste, je n’aime pas ça mais loin de moi l’idée d’être le chevalier blanc ou le pourfendeur des oiseaux de fer… C’est le public qui jugera. Pour le souffle, crois-moi, on le fera ensemble, c’est une sacrée trotte et en plus ça grimpe. Mais c’est réalisable.

      Amitiés, et bon week end burgonde.
      Patrick.

  • Vincent

    Hello Patrick!

    Content de te retrouver! Et ce à plusieurs titres.
    Nous nous étions croisés lors d’un salon à Béziers du temps de mon court passage chez un bouchonnier qui doit t’être cher. 🙁

    Ma période bourguignonne (1997/2002) ne m’avait pas habituée à ce type de traitements phyto et j’en suis heureux car mes souvenirs en resteront purs.

    A voir ton reportage je me pose 2 questions :

    1 / L’une est redondante et concerne les parcelles et climats proches dont les vignerons peut-être respectueux ont pu choisir un autre mode de traitement, voire une démarche raisonnée. La remise en question du travail (et des investissements qui en découlent) qu’ils ont pu fournir depuis plusieurs années peut être radicale et ils pourraient se voir refuser tout agrément Bio ou écocert, sur analyse. L’impact est énorme.
    Quels pourraient être les recours pour ces viticulteurs respectueux et impliqués?

    2 / En fait plus une remarque qu’une question…. L’économie d’échelle réalisée grâce au traitement par hélico par rapport à un traitement mécanisé et humain, ramené à plusieurs parcelles, permet sans aucun doute de payer la révision annuelle du Porsche Cayenne évidemment nécessaire pour visiter ses vignes et procéder aux prélèvements lors de la phase de maturité des baies.

    A te lire.
    Cordialement.

    • salut Vincent,

      Heureux de te retrouver et de me rappeler à de si bons souvenirs… 😉

      Je vais tâcher de répondre à tes questions.

      1/ je ne crois pas qu’on puisse annuler l’agrément. Si tel était le cas, il faudrait qu’il y ait arrangement, voire tribunal dans le pire des cas. Ma réponse est d’une logique implacable. Je suis étonné du manque de réaction des vignerons, concernés ou non.

      2/ le Porsche Cayenne est dépassé. Aujourd’hui, la phase Audi Q7 laisse tranquillement, doucement sa place au Range Rover Evoque, bien plus adapté pour la circulation dans les ornières et autres franchissements.

      A te relire l’ami, gourmandes salutations.
      Patrick.

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