6 juillet 2012

Grands Jours de Bourgogne 2012 : focus sur Pommard

by Patrick Maclart

Le vendredi, dernier jour des Grands Jours de Bourgogne, grande manifestation qui réunit toute la Bourgogne tous les deux ans, est consacrée à la côte de Beaune. Et le programme est chargé : terroirs de Corton d’un côté, Volnay et Meursault de l’autre; Puligny, Chassagne, Saint-Aubin, les Maranges et Santenay ensuite. Et enfin Pommard, là où j’ai décidé de consacrer cette dernière journée. Le cadre superbe du château de Pommard était vraiment l’endroit idyllique pour l’organisation de cette manifestation.

L’organisation a été parfaite. La dégustation avait lieu à l’arrière du château, dans une partie vitrée genre « veranda ». De la lumière, de l’air, de l’espace, rien de tel pour effectuer du bon travail. J’ai toutefois été étonné de la distribution de petits fours et autres snacks durant la dégustation. Les odeurs de ces aliments venaient vraiment gêner la dégustation. Le summum a été atteint par la distribution d’escargots à l’ail. Vous en conviendrez que pour déguster des Pommard, soit des vins rouges bien constitués mais malgré tout délicats, cela n’était pas des plus judicieux. Et je me demande par ailleurs comment mes collègues ont pu avoir un palais affuté après déglutition de ces gastéropodes bien relevés… Le Pommard enbaumait l’échalotte… Vous connaissez la chanson.

L’élégant château de Pommard est un cadre idéal pour l’organisation de dégustations.

Toutefois, revenons à la partie technique, à savoir Pommard et ses vins. Il faut reconnaître que Pommard est régulièrement le mouton (pinot) noir de la presse. Des vins jugés rudes, grossiers, mal faits… C’est une image dépassée, désuète, exagérée, largement exagérée. Pommard est il est vrai une appellation toujours difficile à déguster dans sa jeunesse. Mais certains Bourgogne sont des vins de garde, et il faut du talent et une certaine expérience pour les déguster afin de les projeter dans le temps. Ma plus belle bouteille dégustée en 2011 est un Pommard 1er cru « Rugiens » de 1999 !

En plus, Pommard progresse. Lentement mais sûrement. Les cadors de l’appellation sont toujours là, sauf quelques vignerons dont je m’étonne encore du succès. Mais cela m’appartient et je vous retransmets mes ressentis honnêtement, sans concession, comme d’habitude.

Si reproche il fallait faire à Pommard, c’est peut-être que les cadors restent les cadors, ceux qui sont dans la moyenne y restent et ceux qui étaient dans le bas ont doucement progressé. Mais il manque cette émulation. Je suis sûr qu’elle arrive. Quelques murmures venant du village à l’église sans clocher sont arrivés à mes oreilles… Des manifestations, le réveil des baillis de Pommard… On en reparlera. En attendant, soyons tolérants et surtout attentifs envers cette belle appellation. La belle dame a ouvert un oeil, elle se réveille.

 DEGUSTATION

Pour votre confort, les domaines sont inscrits dans l’ordre alphabétique. Je n’ai pas eu la possibilité de déguster la totalité des domaines présents, et ceux qui en valaient la curiosité sont mentionnés ci-dessus. Les conditions de dégustation étaient excellentes. Les notes démarrent de « ** » (très moyen, voire médiocre) à « ***** » (exceptionnel).

ATTENTION : n’oublions jamais qu’une dégustation est un instantané du vin à un moment donné. Jamais une note ne doit être considéré comme un jugement définitif mais plutôt comme une impression qui peut (parfois) être projetée.

domaine du Comte Armand – Pommard

Benjamin LEROUX a réussi avec une maestria rare ses 2010.

**** Pommard 1er cru 2010
issu des jeunes vignes du clos des Epeneaux. Joli nez de pinot, net et propre, framboises, peu de complexité à ce jour mais l’ensemble est sincère, et ça a de belles épaules. Très beau.

quand c’est profond, racinaire, et chargé en pinot, moi je dis « Grand Bourgogne », et c’est ici le cas. Bravo.

****(*) Pommard 1er cru « clos des Epeneaux » 2010
nez intense, profond, fruits noirs. Bouche tannique, mais dotée d’un joli fruit. Complet, les arômes doivent encore se centrer, mais l’ensemble constitutif est plus que prometteur.

Brigitte BERTHELEMOT – Meursault

superbe découverte que ce domaine que je ne connaissais pas. Je vais le suivre de très, très près…

**** Pommard 2010
très beau nez fruité, personnel et charmant. Bouche finet et élégante, la finale nous rappelle au finage, ferme et anguleuse.

ça sent la volonté et les moyens mis en oeuvre pour élaborer de grands vins. C’est réussi, et ça tiendra la route. Bravo.

Pommard « les Noizons » 2010
joli nez parfumé, floral, de l’élégance dans un Pommard, eh oui ! Bouche fine, élégante, racée, impression minérale en milieu de bouche. Très belle longueur, expression de tanins quasi-parfaite.

maison Albert BICHOT – Beaune

*** Pommard 1er cru « les Rugiens » 2008
nez rond, fruité, étonnant pour le millésime. Bouche fien faite, dans la moyenne. La finale est très intéressante, ce qui rend le vin plus convaincant. Long.

Gabriel BILLARD – Pommard

Je n’ai pas retrouvé la magie d’antan, des millésimes des années 90.

**(*) Pommard 1er cru « les Charmots » 2008
nez un peu évolué, confituré, mais c’est charmant malgré tout. Bouche bien tendue, sérieuse, notes poivrées. Finale tonique. Un style personnel.

domaine BILLARD-GONNET – Pommard

**(*) Pommard 1er cru « clos de Verger » 2008
couleur un peu évoluée. Nez discret, petite cerise, notes vineuses. Bouche fine, légère, de bonne experssion. La finale tonique nous rappelle au millésime.

Louis BOILLOT – Chambolle-Musigny

les vins de Louis me déroutent souvent. J’ai trouvé cette fois-ci un style « lisible ».

*** Pommard 1er cru « les Croix Noires » 2009
nez de fruits très mûrs, un peu confiturés, simple mais intense. Bouche complète, ronde, notes de beurre et de cerise. Bonne longueur.

***(*) Pommard 1er cru « les Fremiers » 2008
nez intense, fruité, fond floral. Bouche fine, coulante, avec une belle acidité. Bon vin dans son ensemble, avec beaucoup d’élégance.

Denis CARRE – Meloisey

*** Pommard « les Noizons » 2010
nez fin, fruité, juteux. Bouche ronde, souple, et rappelle à son finage en finale. Longueur honnête.

***(*) Pommard 1er cru « les Charmots » 2010
nez très fruité, charmant, notes florales, églantier, très côte de Beaune. Bouche souple, fine, élégante et parfumée, mais de bon niveau. Bonne finale.

maison CHAMPY – Beaune

*** Pommard 2010
nez fin, fumé, peu de complexité. Bouche simple, tanins un peu imposants mais c’est de bonne constitution et ça s’exprime bien.

*** Pommard 1er cru « les Chanlins » 2009 – domaine du clos de la Chapelle.
l’ancien domaine Boillot de Volnay est désormais vinifié par la maison. Nez élégant, fruité, notes florales, presque violette. Bouche bien faite, sans vice ni vertu. Bonne amplitude.

domaine COSTE-CAUMARTIN – Pommard

*** Pommard « la rue au Port » 2010
nez frais, simple, bien fait, panier de cerises. Bouche fine à l’attaque, les tanins sont serrés. Ca se décoince en finale avec un tanin tonique. Bonne finale.

***(*) Pommard 1er cru « clos des Boucherottes – monopole » 2010
nez plein, fruité, cerise noire, épices, sucre roux, multidimensionnel. La bouche est moins convaincante, c’est bousculé. La finale rassure, nette, propre. Laissons du temps pour que l’ensemble s’harmonise.

domaine de Courcel – Pommard

j’ai toujours peine à comprendre comment un terroir tellurique donne des vins aussi floraux et parfumés…

**(*) Pommard « les Vaumuriens » 2010
brut de fût. Couleur sombre. Nez très parfumé, évocation de rose, d’oeillet. Bouche très aromatique, notes florales importantes. Je suis déboussolé.

*** Pommard 1er cru « les Rugiens » 2010
brut de fût. Nez toujours floral, mais mieux défini, et surtout moins excessif. Bouche parfumée, structurée, toujours des notes florales. Un style curieux.

domaine CYROT-BUTHIAU – Pommard

*** Pommard 2010
nez de cerise griotte, frais, floral. Bouche tonique, fine, bonne expression. Finale intéressante.

**** Pommard 1er cru « les Charmots » 2010
nez fruité, élégant, très cerise. Bouche fine, fruitée, notes épicées (poivre). Finale fraîche et tonique.

domaine GENOT-BOULANGER – Meursault

*** Pommard « les Cras » 2010
nez fumé, élevage marqué, ensemble olfactif fermé. Bouche fine, légère, de bonne facture mais je ne trouve pas d’émotion. Bonne longueur.

*** Pommard 1er cru « clos blanc » 2010
brut de fût. Nez fin et frais, fond de nez complexe. Bouche compliquée, et le développement est intéressant, malgré un boisé assez marqué. Finale sur le fût. Dommage.

Anne-Françoise GROS – Pommard

***(*) Pommard 1er cru « les Pézerolles » 2010
joli nez élégant, floral, beau fond de nez. Bouche assez souple, le milieu est dissocié car le vin est encore en cours d’élevage et il n’a pas été soutiré. Belle finale fine.

Jean-Luc JOILLOT – Pommard

un style généreux, des vins fiables millésime après millésime, Jean-Luc est vraiment un grand vigneron.

**** Pommard « les Noizons » 2010
nez riche, plein, fruité, opulent, le style maison est repérable ! Bouche ronde, fruitée, le tanin arrive en second violon. C’est riche, fruité, long, du Joillot.

du volume, de la chair, du fruit propre et hyper-juteux, une fiabilité millésime après milésime : voilà le portrait chinois de Jean-Luc JOILLOT.

**** Pommard « les Rugiens » 2010
il existe en effet une petite partie des Rugiens classée en villages. Le nez est plus réservé que le précédent, retenu, cerise rouge, mûre. La bouche est volumineuse, tannique, obtus ce jour mais laissons-lui le temps. C’est très long. Belle rétro anguleuse.

Vincent LAHAYE – Pommard

***? Pommard « les Vignots » 2010
nez frais, fruité, le boisé marque un peu, je suis circonspect sur sa faculté à se fondre. Bouche épicée, le boisé marque fort. A revoir, mais je ne suis pas optimiste sur ce boisé entêtant…

*** Pommard 1er cru « les Arvelets » 2009
nez net de pinot de la côte de Beaune, petite cerise, fraîcheur, notes telluriques et florales (églantier). Bouche fine, fruitée, épicée. Long, belle expression des tanins, mais c’est un peu simple.

domaine LAMBERT – Pommard

même si des progrès doivent se faire, il faut suivre avec curiosité ce nouveau domaine.

***(*) Pommard « les Rugiens » 2007
nez évolué, viandé, intensité certaine. Bouche dans les clous, sans vice ni vertu.

***(*) Pommard 2008
nez intéressant, cerise rouge, pointe amusante et curieuse de chocolat. Bouche bien faite, harmonieuse, jolie vinosité. La finale est tannique et tonique. Belle longueur, à suivre.

domaine LEJEUNE – Pommard

***(*) Pommard 1er cru « les Poutures » 2010
nez très floral, pivoine, petite cerise, un sacré charmeur au nez. Bouche fine, harmonieuse, très belle expression de tanins en finale. Prometteur.

**** Pommard 1er cru « les Argillières » 2010
nez plus vineux, fraise. Bouche charnue, tannique, belle vinosité, il y a du vin dans l’ensemble. Bonne finale tannique, vive, de bonne constitution. Un bon Pommard comme on les aime.

j’aime le Pommard quand il y a du tonus et des angles. Celui-ci n’en manque pas. Beau travail.

domaine Chantal LESCURE – Nuits saint-Georges

j’ai toujours peine à comprendre le style du domaine qui ne me séduit que rarement.

***(*) Pommard « les Vignots » 2010
nez fin, floral, joli fruit, petite cerise juteuse. Bouche fine, fraîche, le boisé et le tanin mordent encore, déséquilibrant l’ensemble. Bonne finale.

*** Pommard 1er cru « les Bertins » 2010
nez discret, boisé, fruit noir. Bouche austère, fermée, mais il y a du vin, indéniablement. Finale difficile, à revoir.

domaine MOISSENET-BONNARD – Pommard

je suis déçu par la dégustation des 2010 du domaine qui m’a habitué à mieux. Peut-être que les vins se goûtaient mal. A revoir, car d’habitude c’est plus fiable.

*** Pommard « les Petits Noizons » 2010
nez de buisson, épine noire, notes fumées. Bouche tendue, nerveuse, le tanin mord un tantinet ce jour. Belle finale tonique.

***(*) Pommard 1er cru « les charmots » 2010
nez de belle vinosité, cerise rouge, belle droiture. Bouche bien faite, belle matière. Le tanin est encore vif mais ça va se fondre. Long.

domaine MUSSY – Pommard

**(*) Pommard 1er cru « les Sausilles » 2010
robe pâle. Nez très parfumé, rose fanée, expressif. Bouche fine, expressive, grenade, facile. Dans un style trop facile et trop abordable.

domaine PARENT – Pommard

ce vénérable domaine frappe encore fort ! La perfection est quasiment le quotidien du domaine. A chaque coup je décolle. Les prix sont à la hauteur des vins de haut vol.

****(*) Pommard 1er cru « les Chanlins » 2010
nez réservé, là l’élevage est un peu marqué, mais c’est très jeune. Bouche tannique, très belle expression du  tanin. C’est bien carré et pas asséchant pour deux sous. La finale fruitée évoquant la petite cerise griotte est merveilleuse.

LA BOUTEILLE DE LA DEGUSTATION
***** Pommard « la Croix Blanche » 2010
nez fin, délicat, tendu, très belle expression olfactive, excellente complexité. Bouche sublime, épicée, une de mes cuvées préférées chez Parent. Long, intense, vibrant. L’un des meilleurs « village » de la Bourgogne.

l’hyper-exigeante a réussi une cuvée intense et excitante. C’est en effet un simple village qui emporte mon suffrage, avec son côté tellurique et des notes épicées qui le rendent tellement reconnaissable. De la perfection et de la personnalité, rien de tel pour aimer ce vin.

François PARENT – Pommard

***(*)?? Pommard 1er cru « les Epenots » 2010
nez bousculé, mais c’est un échantillon prélevé sur fûts. Les Epenots étant naturellement difficiles à déguster, je ne puis donner un ressenti exact, surtout que le bois domine vraiment l’ensemble. Mais il y a des choses intéressantes, comme la longueur par exemple. A revoir.

Fernand & Laurent PILLOT – Chassagne-Montrachet

je suis énormément déçu par l’expression des vins dégustés, sur un boisé « fumé-toasté » à la mode, avec le fond de vin difficile à discerner. Ca donne un vin certes séduisant, mais ô combien uniforme.

**(*) Pommard 1er cru « clos de Verger » 2010
nez fumé, cerise à noyau, un boisé chic entêtant. La bouche est ronde, fine, consensuelle, ronde. Difficile à reconnaître le terroir de Pommard derrière ce boisé parfumé. Mais pas de défaut, une qualité de facture en dehors de ça.

**(*) Pommard 1er cru « les Rugiens » 2010
nez intense, fumé, encore marqué par un élevage entêtant qui masque le terroir. Bouche ronde, fine, un creux au développement. La finale est certes belle, mais je suis agacé par ce boisé hyper-dominant.

château de Pommard – Pommard

Emmanuel SALA a apporté plein de choses dans le progrès significatif des vins, qui s’installe désormais comme l’un des cadors de l’appellation.

***?? château de Pommard 2010
nez fin, complexe, profond, l’élevage n’est pas trop marqué. Bouche fine, ronde, le boisé est marqué mais devrait se fondre. Belle qualité d’acidité, bonne longueur. A revoir, l’ensemble est bousculé.

**** château de Pommard 2008
joli nez frais, cerise, complexe, petites notes de Havane, qui donnent à l’ensemble olfactif un côté très chic. Belle bouche fine, belle trame acide, tanins distingués, le boisé est fondu et ne fait que souligner le vin. Belle longueur. Ensemble distingué, même le prix.

à part le prix, je me demande ce qu’on peut reprocher à ce vin de haute facture, et à la notion de terroir marquée.

domaine REBOURGEON-MURE – Pommard

**** Pommard 1er cru « clos des Charmots » 2008
nez très fin, délicat, pivoine. Bouche fine, charmante, légère mais sans dilution, le style maison est respecté. Belle et intense longueur. Très pinot sur la rétro.

le style REBOURGEON-MURE ? Inimitable, tout sauf moderne, tout sauf consensuel, mais un velouté de pinot incroyable.

domaine VAUDOISEY-CREUSEFOND – Pommard

**(*) ? Pommard 1er cru « les Charmots » 2010
robe claire. Nez fin, parfumé, élégant. Bouche un peu serrée, mise récente. Les tanins s’expriment. L’ensemble est déséquilibré et dissocié. A revoir. Le vin fait peut-être sa « crise de mise en bouteilles ».

LE VIGNERON DE LA DEGUSTATION
Thierry VIOLOT-GUILLEMARD – Pommard

un grand vigneron dont on parle trop peu. Des vins authentiques, très Bourgogne.

****(*) Pommard 1er cru « la Platière » 2010
nez structuré mais parfumé, floral. Bouche parfumée, concentrée, fruitée et aux tanins anguleux, propres au finage. Un vin d’une profondeur inouïe. Finale longue, très longue…

Magnifique, pas d’autre mot, Thierry au summum. Un Rugiens qui rugit, avec une longueur inouïe, au niveau fusée Saturn 5 est battu !

***** Pommard 1er cru « les Rugiens » 2010
quel nez mes amis ! Quelle expression ! C’est intense, terrien, fruits noirs, les Rugiens, ça rugit ! Et pourtant, ça reste élégant, félin. La bouche est phénoménale, tendue, intense et très longue. Une bouteille d’exception.

domaine VIRELY-ROUGEOT – Pommard

un domaine qui m’a agréablement surpris. La quatrième étoile est toute proche.

***(*) Pommard 1er cru « clos des Arvelets » 20099
joli nez rond, cerise mûre, millésime facilement repérable. Bouche fine, sympa, ronde. Bonne finale. Beau standard.

***(*) Pommard 1er cru « les Chanlins Bas » 2009
nez profond, jolies notes florales, belle fraîcheur olfactive. Bouche fine, fruitée, c’est complexe. Fruité en milieu, la finale est autoritaire, mais ça reste mûr. Très long.

22 Responses to “Grands Jours de Bourgogne 2012 : focus sur Pommard”

  • Guillaume Ibanez

    Salut,
    Je lis attentivement tes notes en me délectant avec maman (ma femme lol) d’un délicieux marsannay.
    As tu gouter les pommards de Mr Jean marc bouley? les rugiens?

    Je reste sur un excellent souvenir de ce domaine surtout sur les volnay …. (qui font craquer aussi les femmes que les hommes)

    A+

    Guillaume

    • mon bon Guillaume,

      Heureux de te relire. Tu me parles des Pommards de Jean-Marc BOULEY, en voilà un sujet intéressant.

      Tu sais qu’en Bourgogne il y règne un sacré esprit de village. Jean-Marc BOULEY est à Volnay. Aux « Grands Jours de Bourgogne », il expose dans son village.

      Toutefois, tu liras dans mon article que je fais référence à un Pommard 1999 en Rugiens, disant que c’est la plus belle bouteille de l’année que j’ai bue. C’est un vin de chez eux. Au grand désespoir de Thomas le fils, qui n’a pas le goût pour ce millésime que j’adore. Cette bouteille était stratosphérique. Hors du commun. J’en ai encore 2 ou 3. Elles seront bues cet hiver, ou le prochain.

      Je déguste souvent chez Thomas car c’est un mec accueillant et pour qui le partage de ses vins, et les éventuelles critiques qui pourraient en sortir, sont pour lui une évolution, un apprentissage. Un article lui est dédié sur le blog.

      Amitiés Guillaume, et on se voit en novembre !
      Pat

  • merci pour ce CR.
    Rugiens, Epeneaux, Noizons sont a la fête, ce n’est sans doute pas le hasard 😉
    Coup de coeur partagé pour les vins de Berthelemot et leur clos des mouches rouge en particulier. C’est encavé.
    J’espère avoir l’occasion de découvrir la production VIOLOT-GUILLEMARD un de ces 4…C’est malin, j’ai soif maintenant.

    • salut mon Cyril,

      Rien que le nom de ton site, je voyage… C’est exactement ce que je défends.

      Oui, en effet, certains terroirs étaient à la fête. Mais n’oublions pas non plus les Charmots, en village et en haut de la côte, qui donne des vins tellement fins et excitants; surtout qu’ils sont de bonne garde.

      Pour Thierry VIOLOT, tu lui remettras le bonjour de ma part. Pour ta soif, y doit bien traîner un canon quelque part non ? Je trouve toutefois que les vins de Bourgogne vont mal aux lumières estivales. Tournons-nous vers d’autres cieux plus « solaires »…

      Amitiés mon Cyril, à tout bientôt.
      Pat

  • Davy

    Cher Patrick,

    pour une fois, nous n’allons pas être d’accord ! 😉

    Je suis assez étonné de te voir louer un flacon produit par le château de Pommard, tant cette maison symbolise pour moi tout ce que le vin ne devrait pas être… Je ne parle bien sûr pas de cette bouteille en particulier (n’ayant pas goûté ce millésime), mais de la maison en général, de ses pratiques et de sa philosophie, à mille lieues de la bourgogne que j’aime… et que tu défends sur ce blog ! Le château de Pommard, c’est le vin transformé en produit de luxe, que l’on vend comme on vendrait des foulards Hermès, du vin pour touristes américains friqués et buveurs d’étiquette, un vin qui introduit des pratiques que je croyais réservées aux châteaux bordelais…

    Tu dois trouver que j’ai la dent bien dure. Pour étayer mon propos, et te montrer que ce n’est pas une attaque gratuite, permets-moi de te narrer par le menu une visite que j’ai effectuée au domaine il y a deux ou trois ans avec un ami. Nous avions été attirés par la présence au domaine d’une exposition Picasso, et à vrai dire la dégustation n’était pas notre objectif premier. Arrivant au château, nous apprenons de la bouche d’une réceptionniste très chic que pour voir l’expo, il faut déguster, et que pour déguster, il faut payer 18€. Bon, les affiches de l’expo ne précisaient pas ce « détail », mais nous avions fait le déplacement depuis Dijon, alors allons-y et entrons sur le domaine.

    En attendant notre « guide », nous flânons dans le (fort joli) château, allons-voir l’expo en question, qui s’avère être une vente. N’ayant pas à notre disposition les quelques dizaines de milliers d’euros demandés pour acquérir une œuvre du divin Pablo, nous préférons ressortir. Déjà, on se sent un peu mal à l’aise. Où sommes-nous tombés ? Nous prendrait-on pour des américains ?

    Notre guide finit par arriver : un jeune homme en costume avec un sourire commercial, assez loin de l’idée que je me faisais d’une personne travaillant la vigne… La visite commence : on nous montre les vignes en dehors du château, on fait un grand tour des (superbes) caves situées sous le domaine. On nous parle un peu de vin, de façon très approximative : visiblement, notre guide vend du vin, mais il aurait pu vendre des chaussures italiennes ou des montres de luxe avec la même conviction. Le malaise augmente.

    Arrive le moment tant attendu de la dégustation. On commence par un saint-aubin blanc. C’est plutôt plaisant, mais bien trop boisé. Puis, trois pommards de différends millésimes. Là, bon… Ce n’est pas indigne, mais enfin, ça n’a rien à voir avec un bourgogne. On ne sait pas trop ce qu’on boit, je n’y trouve guère de pinot noir. Et puis le prix refroidit vite mes ardeurs de prendre une bouteille « pour regoûter plus tard » : plus de 50€ le flacon… Ce n’est pas le vin que l’on achète à ce prix, c’est un sorte de produit de luxe, une étiquette : la bouteille plutôt que son contenu. A ma grande surprise, j’apprends également en lisant le tarif que le château propose un « second vin du château », pratique que je croyais réservée aux crus du bordelais.

    Je termine la dégustation sur un verre de marc de bourgogne hors d’âge (lui vraiment délicieux) puis nous quittons le domaine avec l’impression de nous être fait rouler dans la farine, et l’envie d’aller voir un vrai vigneron, de parler à quelqu’un qui fait le vin et qui l’aime, pas à un VRP sortant d’une école de commerce.

    J’arrête là ce commentaire un peu énervé, mais il me semblait important que tes lecteurs connaissent les pratiques de ce domaine, afin qu’ils évitent de se faire piéger comme moi. Il y a tant de bons vignerons dans la région qui reçoivent leurs visiteurs les bras ouverts et sont tellement heureux de faire goûter le fruit de leur travail, qu’on peut se passer des maisons dont l’unique objectif semble être de faire fonctionner le tiroir-caisse.

    Pour finir sur une note positive, j’ai noté le nom de Thierry VIOLOT-GUILLEMARD, et j’espère t’y voir prochainement en reportage !

    amicalement,
    Davy.

    • mon bon Davy,

      J’adore les gens qui expriment leurs opinions, et BWB est un lieu où tout est bon à entendre, à condition qu’on reste courtois. Et tu l’es. Toutefois, je comprends que la passion fait remonter les sentiments comme un coucou suisse.

      Je constate que depuis des années le progrès du travail du vin du château de Pommard est significatif. Je suis persuadé que l’arrivée d’Emmanuel SALA à la tête des vinifications a fait faire aux vins un bond de géant. Cependant, si tu m’avais bien lu, et notamment au niveau de la légende de la photo, j’écris bien : « à part le prix, je me demande ce qu’on peut reprocher à ce vin de haute facture, et à la notion de terroir marquée. »

      En effet, mon blog ne fait que relater la dégustation. Je suis au courant des méthodes commerciales du château, et il faudrait plutôt adresser tes remarques à un blog touristique. En ce qui me concerne, je trouve que le château fait vivre la Bourgogne avec ses expositions et ses évènements. Je suis tout à fait d’accord avec toi que 18 € le ticket d’entrée, ça refroidit.

      C’est juste une « politique » de ce domaine, et je n’ai pas à critiquer ou interférer. Pour moi le vin était de haut niveau, et je voulais le signaler. Car à décharge du château de Pommard, il y a une certaine intelligentsia journalistique qui ne fait QUE critiquer ses vins, sans parfois même prendre le temps de les déguster. Après, pour les prix pratiqués, chacun y mettra comme à la quête à l’église en fonction de ses moyens et de sa dévotion.

      J’espère que tu as bien compris ma démarche qui ne s’est attardée que sur le vin et rien d’autre. Pour Thierry VIOLOT, les vins sont aussi un peu chers, mais tu y passeras un moment d’anthologie. Remets-lui le bonjour de ma part quand tu passeras.

      Amitiés Davy, et j’aime bien aussi quand on n’est pas d’accord avec moi ! Gourmandes salutations.

      Pat

      • Davy

        Ne t’inquiètes pas Patrick, j’ai bien compris ta démarche. Tu fais une dégust et tu relates tes impressions. Tu as aimé le vin, tu le fais savoir, c’est parfaitement normal. Ce n’est pas moi qui vais te reprocher ton honnêteté.

        Il n’empêche qu’entre une bouteille du château de Pommard, et un Bonnes Mares de chez Bart au même prix, mon choix est vite fait !

        Merci à Guillaume au passage, qui me fait sentir moins seul. Et tu peux enlever les guillemets autour de « Davy », c’est bien comme ça que je m’appelle ! 🙂

        • Mon bon Davy sans guillemet,

          Je savais bien que tu avais compris ma démarche; toutefois ta précision semblait importante.

          Pour notre ami Guillaume (qui est un mec très bien), il imagine comme moi que Davy peut faire sobriquet ou surnom. Avoue que ce n’est pas un prénom courant sous nos latitudes, mais comme dit l’autre, prénom unique pour personne unique !

          Merci de ta précision et fidélité au blog, gourmandes salutations.
          Pat

  • Guillaume Ibanez

    Salut,

    Je suis en partie d’accord avec « Davy » sur ses commentaires du château de Pommard. J’ai eu l’occasion de les rencontrer lors d’un salon et ils ont eu le mérite de me dégouter des vignerons bourguignons pendant un moment…..Heureusement que depuis, j’en ai rencontrés de bien plus sympathiques.
    Le vin est synonyme de partage , de convivialité…..Ce genre de vignerons se tirent eux-mêmes une balle dans le pied.
    Cependant , tu as raison Patrick, tes commentaires ne doivent tenir compte que de la qualité du vin, leur politique commerciale leur appartient.

    Enfin , j’ai constaté que tu préconisais des vins sudistes pour l’été…
    En bon sudiste que je suis, la saison estivale est synonyme pour moi de bon rosé provençal ( en grosse quantité je l’avoue), mais aussi de vins rouges bourguignons fruités et gouleyands ( givry , volnay, hautes-côtes de Beaune…) qu’il m’arrive de consommer le soir en terrasse. Les vins sudistes seront gardés pour l’automne. Mais je ne vais pas te mentir j’aurai bien l’occase d’ouvrir des côtes-du-Rhone méridionaux sur une gardiane de taureau, un Bandol sur des côtelettes d’agneau ou un excellent coteaux d’aix du domaine Minna Vineyard sur de petits legumes farcis….

    Comme tu le dis si bien  » Gourmandes salutations »

    A+ Gui

    • Guillaume,

      Merci de ton commentaire. En effet, la politique commerciale d’un domaine ne doit pas influencer un blogueur qui déguste. Certains blogueurs préfèrent parler d’informations, de news, de polémiques… Rien de tout ça chez moi. Ma came, la dégustation pure et dure, sans concession, ni star ni couronne.

      Apparemment, le château de Pommard déplait par sa volonté de vendre ses vins de manière efficace et « agressive » pour certains. Je n’ai pas à me mêler de ça. Le consommateur est responsable et c’est à chacun de savoir où le bonheur se trouve…

      Tu as raison sur un point : eh oui, il y a des Bourgogne d’été ! Et que fais-tu des aligotés sur les huîtres fraîches ? Les coquillages ? Les poissons de roche ? Eh oui, les hautes-Côtes, mais aussi de Nuits ! Pour Volnay, il faut des choses plus tendres alors. Mais pensons aussi aux Mâcon, Saint-Véran, Petit-Chablis, Chorey-les-Beaune, Santenay… Les Bourgogne de fraîcheur ne manquent pas. Mais disons que j’aime les vins du sud et je profite de cette saison pour les boire. Hier par exemple, un blanc de Provence, marsanne et roussanne à parts égales (apparemment), délicieux avec ma salade de thon aux anchois… Miam !

      Je persiste : gourmandes salutations ! Amitiés Guillaume.

      Pat

  • Charles Brodeur

    Bonjour Patrick,

    Je vous écris à la suite de cet article puisque c’est le dernier qui traité de la Côte d’or. Je crois comprendre que la saison s’annonce très difficile : grêle, pluie, pourriture. Certaines parcelles de Pommard et Meursault auraient été détruites à 60%. Pouvez vous nous donner l’heure juste?

    Je m’inquiète, de loin.

    Merci

    • bonjour Charles,

      La situation est en effet critique. Le printemps pourri, suivi d’un été du même tonneau ont fait bien du mal à notre vignoble.

      Le mildiou a fait des ravages. La situation est surtout due à des jours de pluie précédant un ou deux jours de soleil, avec peu de vent. Toutes les conditions idéales pour le développement de cette saleté.

      On annonce ça et là des pertes dépassant les 50 % en effet. Certains vignerons ayant triplé les traitements ont quand même vu la maladie dans leurs vignes. Pensons surtout aux courageux bio qui eux risquent d’avoir bien des problèmes…

      Comme je le dis toujours, c’est à la fin du bal qu’on paie les musiciens. Donc, attendons les vendanges et nous tâcherons d’effectuer un bilan à ce moment précis. Pour l’instant, il est vrai que la maladie est là, mais nos vignerons ont du talent.

      Wait and see !
      A bientôt, merci de ta fidélité au blog.

      Patrick.

      • Charles Brodeur

        Merci pour votre réponse.

        J’ai une demande spéciale à vous faire. Vous semblez fort occupé, et comme ont dit chez nous, vous partez régulièrement  » sur la trotte », mais si vous trouviez le temps, j’aimerais voir un vidéo de ces effets sur la vigne.

        J’ai particulièrement aimé votre vidéo sur la traque à l’hélicoptère car en plus du sujet qui m’intéressait beaucoup, les images m’ont touché.

        Bref, loin de moi l’intention d’insister, mais j’espère bien vous revoir dans  » vos » vignes.

        A bientôt

        • Je ne le prends pas mal Charles, au contraire. Comprendre et savoir ce que le lectorat cherche, c’est le propre de mon blog.

          Trop souvent je vois certains de mes confrères trop affairés à s’occuper de leur « visibilité », pendant que le lecteur lui attend de voir… 😉

          Je pense qu’un dossier complet sera fait avant vendanges, car entre temps la météo semble se calmer, et puis il y a des hommes valeureux pour corriger les affres de la nature.

          Gourmandes salutations, et merci de ta fidélité au blog.

          Patrick.

  • Jean-Michel BROUARD

    Bonjour Patrick,

    je suis un lecteur attentif de votre blog depuis un moment déjà mais n’ai jamais osé poster de commentaire…
    Je tenais toutefois à vous féliciter pour vos commentaires toujours très clairs, bien étayés qui donnent tout simplement envie de découvrir de nouveaux domaines. J’avoue être allé chez JC. Bachelet
    après avoir lu votre prose. Et quelle claque !

    Par ailleurs, je ne peux qu’applaudir votre commentaire sur Thierry Violot que je partage pleinement. Je suis allé chez lui en janvier dernier : excellent accueil, vins impressionnants et belle humilité de ce vigneron. Une bien belle adresse !

    Excellente continuation.

    Jean-Michel Brouard

    • Jean-Michel,

      Wouah ! Quel commentaire ! Boudiou, avec ce beau soleil de novembre, ça fait du bien. Ahhh, tu as utilisé le mot juste : donner envie. C’est ça pour moi un blog, le plaisir et le partage, et non la science qu’on étale, ou la fatuité de la découverte de la bouteille que les autres n’ont pas. Non, on est dans la transmission hédoniste intégrale… Eh ouais, le blog version « quattro plaisir » !

      Merci pour tout. Les deux adresses que tu as visitées ne sont pas au panthéon d’une certaine intelligentsia journalistique, mais tu conviendras que ce sont de fabuleux pétards.

      Gourmandes salutations.
      Patrick.

      • Jean-Michel BROUARD

        Patrick,

        je penserai à toi (j’ose le tutoiement qui me paraît plus approprié) ce soir en ouvrant une belle bouteille de bourgogne pour mes 30 ans ! Certainement du côté de Chassagne et des Macherelles en particulier…

        Excellente continuation et à bientôt (je n’hésiterai plus à réagir à tes articles en essayant d’y contribuer de manière sincère).

        Jean-Michel

        • Salut Jean-Michel,

          Il va de soi que le tutoiement est de vigueur (j’insiste sur ce mot !). Bravo, 30 ans et déjà dans l’esprit, mais non mais non l’hédonisme n’est pas mort !

          Merci pour cette ouverture que je te laisse avec tes proches, bien que j’eus aimé y participer, pour la simple curiosité du vin, car la vérité du vin est là : curiosité, esprit et partage. Ta jeunesse t’honore.

          D’autre part, le choix est judicieux. Le matin, quand je me lève et que je regarde par la fenêtre pour voir que la Bourgogne est tellement belle, la vigne qui est aux pieds de la maison est en Macherelles, comme quoi…

          Gourmandes salutations, et bon anniversaire !

          Patrick.

  • Jean-Pierre ROBERT

    Bonjour Monsieur,

    Je viens de déboucher une bouteille,75 cl de Pommard « Domaine Bachelet » les Chanlins 2005. Appellation Pommard Contrôlée.13% Mise en bouteille par B.Bachelet et Fils à Dezize les Maranges en Saône et Loire.
    Vin acheté au salon du vin et de la bière à Dunkerque en 2008-1 carton 6 Bts 21 €/ Bt. Gardé en cave.
    Pas de millésime sur le bouchon. Pas de nez. Beaucoup d’acidité. Belle couleur encore foncée. Pas de retro-olfaction, bouche assez quelconque, aucune caudalie.

    Je me suis certainement fait avoir, mais le viticulteur a-t-il joué sur le fait du climat « Chanlins » dans le sens, où, dans ma recherche, je ne trouve que l’appellation « Chanlins 1 cru » ou « Chanlins Bas » et non pas « Chanlins » tout seul,qui correspond pour moi à un Pommard « Piquette » vendu hors de prix.

    Si je peux avoir votre avis S.V.P. Merci

    • Bonjour Jean-Pierre,

      On va d’abord éviter la cérémonie des « Monsieur » et nous saluer cordialement ! Merci de ta fidélité au blog. Je lis ton message avec beaucoup d’intérêt.

      Que te dire ? Je connais mal les vins de ce domaine, car des Bachelet, il y en a une flopée entre Saint-Aubin et les Maranges. 2005 est une année excellente, et les Chanlins, même en « village » (ça semble être le cas), plutôt une belle parcelle. Situés plutôt en haut du village, au centre sud, on est plutôt sur la finesse du pinot avec des notes terriennes un peu marquées. Rien à voir avec ce que tu décris.

      J’aimerai savoir si toutes les bouteilles s’expriment de cette façon, ça c’est important. Le cas échéant, il me semble indispensable de porter à connaissance du vigneron tes doléances. Normalement, 2005 est une excellente année devant donner des pinots de fruit. As-tu dégusté ce vin avant achat ? Était-il aussi médiocre que tu me le décris ?

      Réponds à ces quelques questions pour éclairer la chose, mais je t’avoue être circonspect. Quant aux caudalies, laissons ce langage barbare à ceux qui manquent de sensations, personne n’utilise professionnellement ce terme qui devient désuet.

      Au plaisir de te lire, gourmandes salutations.

      Patrick.

  • ISILDA

    Bonjour,
    J’aimerai savoir quel est la valeur d’une bouteille de POMMARD 1999 Le clos des Boucherottes – vin de Bourgogne rouge.
    Merci pour une réponse par mail.
    Cordialement ISILDA

    • bonjour Isilda,

      Merci de ton intérêt au blog. Il me faut plus d’infos pour te répondre. Ce que je puis te dire, c’est qu’il s’agit d’un très beau millésime de tendreté, c’est charnu et fruité, et dans ma cave ça tient très bien. J’aimerai toutefois connaître le nom du vigneron, chose indispensable pour pouvoir te communiquer la valeur.

      Mais à mon avis, la meilleure valeur de ce vin, c’est attendre cet automne, et de le boire bien accompagné. Ce serait la plus belle valeur de ce vin.

      Gourmandes salutations, merci de ton intérêt au blog.
      Pat

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