10 décembre 2012

GEVREY-CHAMBERTIN millésime 2011 : dégustation de l’intégrale des Grands Crus !!

by Patrick Maclart

Ce vendredi 16 novembre dernier, le syndicat de Gevrey-Chambertin proposait de découvrir en primeur les vins de son finage, millésime 2011. En effet, le syndicat refuse la pantalonnade des dégustations primeur de printemps, estimant (à raison) que les vins, soit en malos, soit en prise de bois, ne sont pas aptes à donner toute la lisibilité de leur terroir et de leur facture (voir article concernant cette décision en CLIQUANT ICI).

Il va désormais être de tradition que Gevrey-Chambertin présentera son millésime « prêt à la mise » le vendredi précédant la vente des Hospices de Beaune, dans cette même ville. La côte de Nuits à Beaune, ce n’est pas tous les jours, et cette présence me réjouit. En effet, la Bourgogne est unie et fait fi de certains clivages ancestraux.

Je soutiens toujours Gevrey dans sa démarche. D’autres villages devraient suivre, mais ce mois de novembre rend décidément tout le monde bien frileux. Toujours aussi frileux la presse traditionnelle qui ne se bousculait pas à cet évènement que j’estime CAPITAL. En effet, quoi de mieux que de déguster COMPARATIVEMENT TOUS LES CRUS DE GEVREY à pied d’égalité, avec des vins en fin d’élevage et quasiment prêts à la mise en bouteilles ? Donc, une fois de plus, on apprécie la présence de Bill NANSON (Burgundy Report), Jean-François GUYARD du site Vinifera-Mundi (sa première participation apparemment), et votre serviteur. Saluons aussi la présence de Christophe TUPINIER du magazine Bourgogne Aujourd’hui qui, même s’il était opposé à cette présentation à cette date (on peut le comprendre), a dégusté une très grande partie des vins proposés. Chapeau, c’est sport.

2011 en quelques mots

C’est un millésime délicat. En effet, c’est l’un des six plus précoces connus en Bourgogne, avec une météo totalement inattendue. Il ne fallait pas avoir de technique, du savoir ou d’expérience, mais de l’instinct, de l’écoute, essayer de comprendre comment il fallait piloter ce millésime. C’est probablement l’un des plus compliqués que le vigneron ait dûs vinifier ces 30 ou 40 dernières années. On dira que c’est une année de vigneron, mais surtout de vinificateur empathique et instinctif. Bref, il pourrait paraître présomptueux de le dire, mais une année de vigneron intelligent.

La dégustation en elle-même a été la plus décevante des trois (villages et premiers crus). En effet, on pourra pardonner à un vin de village d’être un peu brouillon, à un premier cru de se vouloir spectaculaire, mais un grand cru est le seigneur du village. Il se doit d’être irréprochable. Et c’est pourtant là que bât blesse. Des vins souvent trop boisés. Il n’était pas nécessaire d’assommer ces jus avec de la douelle. 2011 s’avère délicat. Pourtant, certains ont réussi l’élevage sur bois. Cette remarque prend tout son sens dans les « satellites » du Chambertin; ce dernier avec le clos de Bèze étaient irréprochables sur la sélection présentée. On pourrait croire que c’est dans la zone des villages que l’art du vigneron se sent. Je pense au contraire que c’est dans les grands crus.

Enfin, je termine en félicitant le syndicat de Gevrey pour sa spontanéité, sa gentillesse toute bonhomme, qui n’en fait pas des tonnes, et qui a envie de plein de choses. Il faut dire que sous l’impulsion de son président Jean-Michel GUILLON, les choses avancent. Lors des discussions à la fin de la dégustation, des projets, des envies fusent. J’adore voir cette émulation chez des viticulteurs qui pourraient se suffire à faire du vin et rentrer de l’argent. Bravo Gevrey.

POUR VOIR L’ARTICLE PRECEDENT CONCERNANT LES GEVREY VILLAGE, CLIQUEZ ICI

POUR VOIR L’ARTICLE PRECEDENT CONCERNANT LES GEVREY 1ERS CRUS, CLIQUEZ ICI

DEGUSTATION

Comme l’année passée, elle a eu lieu dans un salon de l’hôtel de la Poste à Beaune. Cadre sympathique et stylé, dans une pièce bien éclairée, bien aérée, à la température idoine. Les vins étaient bien prêts, crachoirs, verres et eau à profusion. Les conditions étaient donc idéales. Mon système de notation va de « **(*) » (moyen) à « ***** » (exceptionnel). Des parenthèses pourront ça et là nuancer mon propos. Je précise pour certains confères tatillons ou chiffons qu’il s’agit de l’intégrale des premiers crus présentés. Par souci d’équité, j’ai préféré la présentation par ordre alphabétique.

N’OUBLIONS JAMAIS QU’UNE DEGUSTATION N’EST QU’UN APERCU DU VIN A UN MOMENT DETERMINE, ET QUE SI ELLE PEUT DONNER UNE IDEE SOUVENT PRECISE, IL FAUT LA PRENDRE AVEC TOUTE SA RELATIVITE. 

Philippe CHARLOPIN

****(*) Charmes-Chambertin
très beau nez intense, fumé, cerise, très terrien, l’ensemble olfactif est très beau. La bouche est encore marquée par l’élevage, un léger creux en milieu de bouche, mais ça va évoluer favorablement. Finale ferme, étonnante pour le finage, mais la qualité est là, bravo.

la dégustation démarre fort avec le Charlopin « new style » ! Moins d’extraction, moins de bois neuf, de la finesse avec un fruit juteux. J’espère juste que cette patte va perdurer. Bravo !

Pierre DAMOY

**** Chapelle-Chambertin
très beau nez élégant, fin, sur le pinot, avec le fût en seconds violons. La bouche est coulante, florale, un léger creux qui précède une expression tout aussi florale que fruitée. Finale très convaincante, et d’une superbe longueur.

**** Chambertin
très beau nez classique (et c’est un compliment !), réglissé, cerise, tout est bien placé. La bouche est belle, concentrée, équilibrée, juteuse, harmonieuse. Ca manque aujourd’hui de profondeur, mais la longueur rassure et confirme la bonne tenue de l’ensemble.

****(*) Clos de Bèze
très beau nez intense, marqué par l’élevage, mais il y a du vin ! Bouche concentrée, au tanin sublime, notes torréfiées, marquée par l’élevage. Longueur inouie.

Pierre présente trois vins sublimes, et c’est le clos de Bèze qui a retenu mon attention. Et pourtant, c’est peut-être celui dont il y a le moins de choses à dire… Toute la majesté d’un vrai grand cru.

domaine GEANTET-PANSIOT

**(*) Charmes-Chambertin
nez intense, très cerise, certaine fraîcheur. La bouche est coulante, facile, moelleuse, assez courte. Déception.

Jean-Michel GUILLON

*** Mazis-Chambertin
robe sombre. Le nez est réservé, axé sur le fruit. Bien qu’élevé 100 % sur fûts neufs, il y a une pointe de fraîcheur. La bouche est correcte, complète, sur la cerise rouge. Ca manque de grandeur aujourd’hui mais à revoir; j’ai dégusté bien mieux en ce domaine, qui est l’un de ceux qui ont le plus progressé ces dernières années.

domaine HARMAND-GEOFFROY

**** Mazis-Chambertin
nez très profond, sur le fruit, fruits rouges et noirs, belle fraîcheur. Très belle bouche volumineuse et bien constituée, mais le boisé est aujourd’hui dissocié. Aucune crainte toutefois, ça va se mettre en place. Très long, belle bouteille.

domaine HUMBERT frères

*** Charmes-Chambertin
nez très marqué par l’élevage, très fermé, la suite se fait attendre au nez. La bouche est concentrée, moelleuse, bien marquée par le bois. Le tout semble excessif, à revoir, la note est un tantinet réservée.

je suis souvent plus enthousiaste sur ce vin, mais là je le trouve excessif, il y a un peu trop de tout… Attendons que ça se fonde, pour voir l’expression qu’il aura. Je préfère réserver ma note.

Philippe LIVERA

**(*) Chapelle-Chambertin
nez délicat, mais le boisé est marqué, évoquant les single malts, c’est obtus aujourd’hui. Le boisé domine complètement et ça bloque tout, et ces notes planchées auront peine à se fondre. Péché de jeunesse, il faut revoir d’urgence le boisé, et l’implication des tonneliers.

Philippe NADDEF

**** Mazis-Chambertin
nez très Mazis, cerise noire, prune, le boisé est superbement intégré. Sacré jus en bouche ! C’est concentré, tannique, corsé, du fruit bien placé, l’acidité est parfaite, les tanins un peu trop présents, mais ça va se fondre. Le style wagnérien du domaine est respecté. Précisons toutefois que la bouteille a dû être changée pour présence de drosophile. Il faudra être attentif à la préparation d’échantillons.

LA BOUTEILLE DE LA DEGUSTATION
domaine ROSSIGNOL-TRAPET

***** Chambertin
très beau nez boisé, intense, d’une classe, d’une expression, c’est immense. La bouche est quasiment parfaite… Allez, parfaite, soyons fous ! Pinot, notes de réglisse, petites griottes, notes terriennes. Pas un trou, pas un creux, pas un moment d’absence d’émotion jusque une finale incroyablement longue et fraîche. Enorme.

tout bonnement parfait, le travail à la table de tri dût être drastique, l’écoute du vin lors de son sommeil dût être celui de la maman près de son bébé… On approche à petits pas humbles de la réalité palpable de Dieu.

domaine TAUPENOT-MERME

* Mazoyères-Chambertin
nez opulent, cerise, fruit très mûr, style maison. La bouche est creuse, le boisé dissocié. Décidément, 2011 ne me réconcilie pas avec le domaine.

** Charmes-Chambertin
nez dissocié, notes florales, le boisé est vraiment à côté du bois, et tout semble aléatoire, déséquilibré, malgré la longueur.

domaine TORTOCHOT

** Charmes-Chambertin
très beau nez, encore marqué par l’élevage, mais des petites notes fruitées sont marquées. La bouche est bousculée aujourd’hui, avec une acidité marquée, c’est dissocié et je m’interroge sur le réel potentiel de l’ensemble.

** Mazis-Chambertin
nez curieux, notes médicamenteuses. La bouche est étonnante, fruits type grenade, frais pas mûre, l’ensemble semble dissocié. La finale est boisée, mais curieusement plus convaincante.

Cécile TREMBLAY

*** Chapelle-Chambertin
nez curieux, ça pinote, mais des notes évoquant le jasmin survolent l’olfactif. La bouche est plus convaincante, avec une belle finesse et une finale de bon aloi. Un poil asséchant, ça va se fondre.

domaine TRAPET père & fils

****(*) Chambertin
couleur claire. Nez très fruité, petite cerise, grande finesse, très droit et expressif. La bouche est fine, veloutée, très pinot, une présence incroyable à défaut de boisé spectaculaire, et c’est certainement pour ça que c’est une réussite. Finale aérienne.

élaborer un vin de muscle, spectaculaire et concentré, c’est relativement facile. Là, on est dans la grâce de la ballerine, et c’est ainsi qu’on est capable de s’élever vers le firmament. L’aménité faite vin.

MON TIERCE

Sans nul doute le Chambertin du domaine ROSSIGNOL-TRAPET remporte la palme. Parfait, une expression parfaite du pinot noir, d’une pureté, d’une intensité rarement dégustée… Et il a fallu trier, trier, car ce domaine en biodynamie ne compte pas ses heures pour parvenir à la perfection. A la deuxième place, le clos de Bèze du domaine Pierre DAMOY. Ce domaine s’installe souvent dans le peloton de tête des grands vins de Gevrey, et là toute la majesté de ce cru souvent plus lisible que sa Majesté Chambertin dans le jeune âge. Mais c’est la profondeur que j’ai apprécié. Enfin, en médaille de bronze, le Chambertin du domaine TRAPET. J’avoue que j’ai souvent eu peine à déguster les vins du domaines quand ils sont jeunes. Mais là, rien à dire, rien à redire, c’est grand et aérien, d’une pureté, d’une élégance, d’une classe. J’avoue avoir une immense curiosité pour déguster ce vin dans une dizaine d’années, pour voir s’il part sur des notes florales d’une grande complexité comme je le suppute.

Voilà, la dégustation des primeurs de Gevrey-Chambertin est close. Merci de votre attention, et à l’année prochaine.

8 Responses to “GEVREY-CHAMBERTIN millésime 2011 : dégustation de l’intégrale des Grands Crus !!”

  • Jean-Michel BROUARD

    Salut Patrick,

    je t’avais laissé un premier commentaire sur ta dégustation de Pommard aux grands Jours. Eh bien me revoilà, sur Gevrey !

    En lisant ton tiercé de tête, cela m’évoque deux souvenirs : une dégustation en janvier dernier au domaine Trapet. Quel beau moment ! Un accueil d’une gentillesse rare, une véritable écoute et le sentiment de ne pas déranger. Et quelle générosité puisque nous avons pu goûter toute la gamme sur 2010, du régional au Chambertin. Si ce dernier était impressionnant, je me souviens surtout du 1er cru petite chapelle d’un très bel équilibre, tout en finesse, un fruit splendide (loin, très loin des surextractions de certains domaines qui me pèsent sur le gosier !). Et que dire du Latricières, tout bonnement magnifique, un instant de grâce. J’avoue l’avoir presque préféré à son grand frère le Chambertin…

    Second souvenir, Pierre Damoy. Mais là, malheureusement, mauvais souvenir. J’avais négocié de pouvoir apporter une bouteille de Chapelle 1999 du domaine dans un grand restaurant (en plus d’une coulée de Serrant 2000 qui elle s’est avérée bouchonnée 🙁 ). Le sommelier n’a rien dit en nous servant (étrange…). Et quelle déception. Le nez laissait augurer d’un très beau flacon mais la bouche s’est révélée en total décalage, un peu maigre, évanescente. A l’aveugle, j’aurais opté pour un village sur un petit millésime. Et ce sentiment a été partagé par le sommelier.
    N’ai-je pas eu de chance sur cette bouteille ? Elle ne paraissait pas spécialement fermée mais plutôt « en-deça ».
    En tout cas, ton article m’incite à regoûter rapidement ce domaine car je ne veux pas rester sur une mauvaise impression qui paraît non justifiée au regard du bon niveau qualitatif et de la régularité que tu décris.

    Un grand merci pour ce nouvel article. J’ai bien noté de passer un de ce quatre chez Rossignol-Trapet 😉

    Bien cordialement,

    Jean-Michel Brouard

    • Salut Jean-Michel,

      Je me rappelle très bien à ton intervention.

      Tout d’abord, pour Trapet, comme je l’ai écrit, j’ai souvent peine à comprendre le style et l’expression des vins. Je les trouve souvent trop discrets, trop effacés, absents, et maigres en bouche. Même si j’aime les vignerons, je n’ai pas d’ami en dégustation et j’évite justement d’être « embobiné sentimentalement » par une ambiance ou quelqu’un avec qui je suis en phase. Je te le dis, ça m’est cependant quelquefois arrivé, et tout comme toi je suis un humain avec ses forces et faiblesses.

      Pour DAMOY, j’ai eu hier un très bon ami, et aussi excellent caviste. Il me tenait à peu près les mêmes propos que toi. A 24 heures près, je me pose des questions ! Il arrive parfois que les vins soient flamboyants tout jeunes, et puis après ils s’étiolent, un peu comme des sprinters quand ils ont fini leur course… Dans ce cas, mea culpa. Mais il faudrait que je trouve des bouteilles plus évoluées pour comprendre et noter. Je n’ai pas de recul sur des millésimes anciens.

      Enfin, ROSSIGNOL-TRAPET. Voilà un domaine qui travaille bien, pour l’excellence, sans tapage, sans esbroufe. Des jus de pinots qui te donnent la chair de poule, et deux frères aussi sympas l’un que l’autre, se refusant à la médisance et à la compétition, mais qui n’hésitent pas à comparer leurs vins pour comprendre et évoluer. Quel bel esprit.

      Pour le 1er cru « Petite Chapelle », il fait partie de mes préférés sur le finage, et je te rejoins quant à la finesse d’expression.

      Toujours un bonheur de te lire, et j’espère avoir encore longtemps ton oeil critique dans le bon sens du terme.

      Amitiés, gourmandes salutations.
      Patrick MACLART.

  • Davy

    Bonjour Patrick,

    Un grand merci pour tes trois articles sur les Gevrey, du village au grand cru. C’était passionnant à lire, et surtout ça donne plein d’envie de découvertes !

    Je note tes excellents commentaires sur le domaine Naddef, qui ressort très bien des 3 dégust. Décidément, il va falloir que j’aille y faire un tour à ma prochaine virée en Bourgogne. Les taux de bois neuf dans l’élevage qui sont annoncés sur son site ont un peu tendance à me refroidir, je te l’avoue, mais cette méfiance est sans doute mal placée.

    Bien cordialement,
    Davy.

    • salut Davy,

      Merci de ton commentaire.

      Pour les bois neufs, il faut faire la distinction entre les bois qui aromatisent, et les autres. En général, en Bourgogne, on n’aime pas trop la vanille dans le vin. Toutefois, certains se laissent embarquer dans quelque galère, ou se laissent doucement bercer par le discours enjôleur d’un tonnelier en mal de vente.

      C’est ce qui explique pour moi l’échec de Damien LIVERA. Quel dommage, lui un tel talent, une tel star montante… Il doit revoir d’urgence son achat de merrains. Pour le domaine HUMBERT, autre grand consommateur de tonneaux, les boisés sont souvent bien présents dans ses vins jeunes. Toutefois, après quelques mois, tout se fond au grand bonheur de mes verres.

      Idem pour Naddef. J’ai quelques 1992 où si tu me trouves du boisé, je t’achète une apocalypse ! Des vins de coureurs de fond, virils, musclés, concentrés, du bonheur. Pour ta gouverne, le simple Fixin village est une merveille. Certes cher pour un Fixin village, mais au-dessus de bien des premiers crus du même patelin.

      Bonnes emplettes, et on se tient au jus.
      Amitiés, gourmandes salutations.

      Pat

      • Davy

        Bon, tu m’as convaincu ! J’irai déguster au domaine Naddef dès que possible !

        Tu as fortement influencé mes dernières emplettes, cela étant : je suis allé chez Rémi Jeanniard à Morey. Quelle belle découverte ! Des vins d’un rapport qualité-prix extraordinaire, et aussi une belle rencontre avec un homme.

        • Salut Davy,

          Tu t’es lâché sur tes commentaires, ça me flatte ! Oui, Rémi est un mec bien, et ses vins sont d’un excellent rapport qualité-prix, mais n’oublions pas aussi le plaisir, avec des pinots francs de goût et élevés avec attention.

          Il y a plein de trésors sur le blog, mais toi apparemment tu es le chercheur d’or !

          A tout bientôt, gourmandes salutations.
          Pat

  • Werner Van Damme

    Bonjour mr. Maclart,

    Vous avez dégusté les mêmes vins que Bill Nanson à la dégustation de Gevrey. Je viens de lire le rapport de Bill, et il ne parle presque que de la pyrazine dans nombre déchantillons qui, parfois, vous semblés avoir aimé. Est-ce une nouvelle « hype » américaine (comme le brett dans le temps) ou est-ce vraiment un problème auquel certains sont plus sensitive que d’autres ?

    Meilleures salutations,

    Werner VAN DAMME

    • Salut Werner,

      tellement plus sympa que le « Monsieur Maclart », non ? 😉

      Tout d’abord je maintiens ma grande amitié et mon immense respect à Bill NANSON qui lui déguste tous les échantillons présents aux dégustations. Ce n’est pas le type qui déguste « à la borgne », soit en enlevant doucement la chaussette pour savoir s’il s’agit d’une star ou non…

      Ce fameux goût de pyrazine est en fait une molécule qui se trouve dans les raisins issus de maturité irrégulière ou insuffisante. Clairement, cette molécule aux flaveurs indéfinissables de poivron et de terre, vient d’une maturité difficile du raisin. 2011 est surtout à retenir pour ses conditions climatiques totalement irrégulières, entre chaleur et froid. Soyons compréhensibles, on ne sera jamais Bordeaux à réaliser tous les ans le millésime du siècle. 2011 est une année délicate, tout aussi difficile à vinifier qu’à déguster.

      Quant au goût de coccinelle, en voilà un truc qui me fait bondir du fauteuil. Je t’invite à prendre connaissance de la réponse du domaine MUGNERET-GIBOURG sur l’article récent sur les Vosne. 2004 contient bien plus de flaveurs de cette molécule que 2003, et on cherchait ce petit insecte… Avec le temps humide qu’il y avait partout, elles préféraient rester au sec pendant que nous coupions le raisin !

      Comme quoi, trois réalités dans la presse vin : le terrain, le terrain et le terrain.

      Merci de ta fidélité au blog, gourmandes salutations.
      Patrick.

      PS : pour une raison que j’ignore, ton commentaire était au fond de mon dossier spams. Je ne viens que de le découvrir. Donc toutes mes excuses pour cette réponse tardive. Amitiés.

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