16 février 2011

Bravo Gevrey-Chambertin, quel courage !

by Patrick Maclart

 

Lors d’une récente réunion du syndicat viticole de Gevrey-Chambertin, ce dernier a mis en place la décision suivante : ne plus présenter d’échantillons aux différentes dégustations « primeur » organisées principalement par les revues spécialisées. Cette décision a été validée à 82 % par les membres de l’ODG de Gevrey-Chambertin, bravo. Le millésime 2010 ne sera donc plus présenté au printemps, mais en novembre 2011. Cette initiative va à contre-courant d’une mode créée il y a quelques années seulement, mais tend à respecter la nature de nos vins de Bourgogne, dont le travail fermentaire est plus long qu’à Bordeaux par exemple.

Une explication était alors indispensable. Jean-Michel GUILLON, président du syndicat, qui répond à mes questions.

Courageux village de Gevrey-Chambertin.

Bourgogne WineBlog : le syndicat de Gevrey-Chambertin a pris la décision de ne plus présenter le moindre échantillon de votre finage, quelle en est la raison principale ?

JMG : ça fait 2 ans que nous sommes en réflexion. Les vins n’étaient pas prêts pour ces dégustations, les malos étaient en cours, les boisés pas fondus, c’est comme juger un petit enfant sachant à peine marcher sur ses éventuelles aptitudes au football. En tout cas, nous ne voulons pas interdire à qui que ce soit de présenter des échantillons.

BWB : alors, comment va faire le syndicat pour promouvoir son millésime ?

JMG : le syndicat prend en charge la présentation du millésime au moment où le vin sera prêt, soit environ après un an d’élevage. Le vin est quasiment avant mise en bouteilles, et tout le monde a ses chances, tout le monde boxe dans la même catégorie.

BWB : comment la presse va réagir face à cette évolution ?

JMG : elle réagira positivement. Elle sera invitée à déguster tous les vins sur un même pied d’égalité. Mais non seulement les journalistes seront conviés, mais aussi les restaurateurs, les cavistes, les blogueurs, bref tous ceux qui sont concernés, intéressés, tous les professionnels.

BWB : est-ce que le syndicat aimerait que cette décision se propage dans la côte ?

JMG : on ne fait pas ça pour ça. On le fait pour la défense de l’appellation, et c’est notre rôle. Mais nous pensons que nous allons être suivis. Il faut savoir que l’origine de la dégustation « primeur » en Bourgogne a été instituée par les revues vins, afin de se mettre au diapason des primeurs de Bordeaux. Ce n’est pas le même cépage, ce n’est pas la même culture, ce n’est pas le même mode d’élevage, et d’autant pas la même façon de commercialiser le vin qu’à Bordeaux.

BWB : le syndicat aimerait-il que cette décision perdure dans le temps ?

JMG : bien sûr, on le fait pour la pérennité.

Merci Jean-Michel.

MA CONCLUSION

Ces dégustations n’ont aucun sens en Bourgogne. Si les dégustations primeur existent à Bordeaux, c’est surtout pour satisfaire par le passé l’intérêt et la curiosité des négociants et marchands de la place. En effet, à Bordeaux, les vins du château sont alloués à des courtiers qui vont les vendre à des négociants, bien souvent par un système d’allocations.

Tout s’organisera sous la protection du beau saint-Vincent de Gevrey.

En Bourgogne, c’est le domaine qui met ses vins en vente, ou la maison de négoce. Lorsque les dégustations primeur à Bordeaux arrivent, nos vins ne sont pas prêts. Les fermentations malolactiques sont en cours, et déforment énormément les parfums et arômes. Si par bonheur les malos sont finies, c’est la prise de bois qui est en cours, qui elle bouscule fortement la structure du vin.

Renoncer à ces dégustations relève du bon sens. Mais il faut du courage, car après quelques années certains ont cru bon de s’abreuver de ces notes de dégustation pour parfaire leurs achats.

Espérons que Gevrey amènera du monde dans son sillage. Bon vent et bonne chance Gevrey, BWB est avec vous.

23 Responses to “Bravo Gevrey-Chambertin, quel courage !”

  • Alléluia !

    Une décision prise sereinement, à l’interne, c’est bien ça ! C’est tout simplement très positif.

    C’est un signe fort à diffuser pour tous ceux qui veulent offrir du temps à leurs vins et qui craignent que seul le marché doit décider.

    Laurent

    • Merci Lolo,

      bien que quelques esprits peuvent penser que ce soit une décision « à prendre pour une avancée », je pense au contraire qu’il s’agit là de la décision la plus moderne, la plus courageuse, prise par un syndicat bourguignon depuis des lustres.

      Je soutiens cette décision haut et fort, j’applaudis Gevrey des deux mains et je suis TOTALEMENT persuadé que d’autres syndicats suivront, on parie ?

      A bientôt ami Helvète…

      PS : amis burgondophiles, profitez-en pour découvrir un blog sympa des vins suisses (et aussi d’ailleurs) : vinsconfederes.ch.

      Patrick MACLART.

  • Philippe

    Enfin! Pas un jour trop tôt! Grand temps que ce sévice des temps modernes disparaisse….

  • Tupinier Christophe

    En tant que rédacteur en chef de Bourgogne Aujourd’hui, revue impliquée dans le débat, je me permets quand même de rappeler que si nous avons décidé de lancer ce numéro spécial millésime, c’est à la demande de nos lecteurs, c’est à dire des respectables acheteurs de vins de Bourgogne qui ont manifesté leur besoin d’avoir des informations sur le nouveau millésime assez tôt. On peut toujours ignorer les consommateurs, mais on le paie un jour ou l’autre.
    Outre le fait que déguster les vins du nouveau millésime en novembre de l’année suivante au lieu du printemps, soit doublement stupide, au plan technique (les vins ne se goûtent évidement pas mieux qu’au printemps), mais aussi en communication (imaginez faire déguster en novembre 2005, les 2004…),c’est donc une insulte faite aux consommateurs.
    Tout Gevrey-Chambertin que l’on s’appelle, et ceci est valable pour toutes les appellations, on ne peut pas attendre deux ans pour faire parler d’un millésime. Une notoriété s’entretient de différentes façons, en faisant de vins de qualité, c’est une chose et en les montrant régulièrement lors des dégustations. Les absents ont toujours tord !
    Le vrai problème de ces dégustations en « primeurs », c’est d’y mettre les moyens. A Bourgogne Aujourd’hui, nous sommes une vingtaine en moyenne à chaque séance et chaque jury goûte 20 à 25 vins. Les dégustateurs sont tous rompus à l’exercice de la dégustation des vins jeunes : œnologues,courtiers, sommeliers, cavistes, amateurs avertis… Ils savent ce que c’est qu’un vin avant fermentation malolactique ou après. Ils savent faire la part des choses et se projeter dans l’avenir.
    Et puis, si l’on écoute certains, ce n’est jamais le moment de déguster les vins : avant la mise en bouteilles, c’est trop tôt, après les vins sont fermés, au bout de cinq ans, c’est trop tard, etc.
    A mon sens, il faut parler d’un millésime : dans les 6 mois qui suivent sa naissance pour avoir une première impression, dans les deux années qui suivent la mise en bouteille pour coller à la commercialisation et au bout de 5 ans au moins pour suivre son évolution.

    • Christophe,

      Il est important que ton point de vue soit connu des lecteurs de BWB; je te remercie au passage de me lire.

      En ce qui concerne le sérieux du jury de BA, rien à dire, j’en ai fait partie durant un bon bout de temps (puis silence radio sans raison…). J’ai dégusté les Gevrey 2008 entre autres, avec la côte Chalonnaise, le Mâconnais, et Chassagne-Pulgny et sa clique.

      J’estime sincèrement que si un dégustateur averti peut se faire un avis sur un vin de 5 ou 6 mois, et j’espère faire partie de cette catégorie, bien des vins sont rejetés parce que les malos sont en cours, parce que le vin est sur ses sucres, etc…

      Faire injure aux lecteurs de B.A. ? Je trouve le propos excessif. Etant moi-même lecteur (moins assidu depuis que je ne suis plus convié aux dégustations), il serait curieux de m’injurier moi-même ! De plus, j’ai beaucoup de copains qui te lisent.

      Je suis aussi très gêné de ton propos « le vrai problème de ces dégustation en « primeurs », c’est d’y mettre les moyens ». Si tu pouvais nous éclairer…
      Je pense que ces dégustations primeur ont été instaurées pour se calquer sur les primeur de Bordeaux. Je ne crois pas que ce soit la place de la Bourgogne. Néanmoins, je respecte ton point de vue et le publie ici. Toutefois, je crains (mot mal à propos) que Gevrey n’est que le début d’une série…

      J’attend toujours ton coup de fil… Bienvenue à B.A. sur BWB. A bientôt Christophe.

      Patrick MACLART.

      • Christophe Tupinier

        « Y mettre les moyens ». Il me semble avoir expliqué dans les lignes qui suivent qu’il s’agissait de moyens humains bien sûr : des dégustateurs en nombre suffisants et compétents. Il est clair que si une personne est seule à déguster 100 échantilllons et plus, c’est une autre histoire.
        Ce débat me semble tellement rétrograde pour les raisons technique et de communication évoquées dans mon précédent message que je me pose même des questions sur les motivations de ceux qui l’ont lancé.
        Très sincérement, je déguste des miliers d’échantillons par an et je ne vois aucun problème à déguster 20 ou même 30 échantillons de vins jeunes de Bourgogne, de Bordeaux ou d’ailleurs en deux à trois heures. Mais alors aucun ! Avec une vingtaine d’années d’expérience je suis à peu près sûr si une fermentation alcoolique est terminée ou pas, si une malo est faite ou pas, et tous les gens qui viennent à nos dégustations (beaucoup d’autres aussi)en sont tout aussi capables. C’est un métier, alors si les vignerons s’occupaient de faire des bons vins et laissaient celles et ceux dont c’est le métier les déguster et les « juger » ???
        Je rappelle quand même au passage qu’il y a le troisième dimanche de novembre la vente des vins des Hospices de Beaune, et que ceux qui critiquent aujourd’hui ces dégustations de vins du nouveau millésime faîtes 4 à 6 mois après les vendanges sont les mêmes qui en novembre donnent des avis définitifs sur le même millésime. Alors ? Il vaut mieux je crois en rire !

        • Christophe,
          Tous les points de vue sensés et non-injurieux ont leur place sur BWB. Je publie donc ton commentaire et répète que Bourgogne Aujourd’hui est une revue hyper-sérieuse et le comité de dégustation ne peut souffrir que de très peu de critiques. Je pense en plus que tes propos sont sincères.
          Toutefois, est-il indispensable de parler d’un vin avant qu’il ne soit mis en bouteilles ? Qu’il ne soit réellement prêt ? Est-ce que pendant des années on n’a pas privilégié les vins « modernes », ensemencés, aux boisés aromatiques grâce au « talent » de certains tonneliers ? Est-il nécessaire de faire tout ça ?
          Bien sûr, je suis conscient des impératifs économiques d’une revue telle que la tienne. Toutefois, peut-on parler du potentiel d’une voiture alors qu’on en est qu’à la planche à dessin ? La question reste posée et ton point de vue de rédacteur chef permet à chacun de prendre la bonne position.
          Merci de ta lecture.

          Patrick MACLART.

          • Tupinier Christophe

            Pardon, mais il est indispensable de parler d’un vin parce que les consommateurs le demande. On peut toujours ignorer ceux qui achètent les vins, mais on le paie un jour ou l’autre.
            Vins boisés ? Je crois que les producteurs connaissent Bourgogne Aujourd’hui et il n’essaie pas de nous séduire avec du 200% fût neuf.
            Vins modernes, vins classiques… Ils le sont à la naissance et ils le sont toujours trois ans plus tard.
            Un peu de sérieux et je crois qu’il est inutile d’embrayer sur un faux débat de ce genre.

          • bonjour Christophe,

            Une question se pose suite à tes propos : comment faisaient les consommateurs AVANT l’existence des dégustations primeur qui, je le rappelle, ne sont instaurées qu’au plus depuis 20 ans ? Etaient-ils désespérés ? Partaient-ils en pélerinage à Lourdes, espérant que la Vierge apparaîtrait afin de donner les conseils d’achat judicieux ?
            Soyons raisonnables, et n’oublions pas qu’en aucun cas Bourgogne Aujourd’hui n’a été attaqué. J’ai l’impression que tu te défends d’une attaque qui n’a jamais eu lieu. Personne n’a mis en doute l’intégrité de ta revue ou de ton comité.
            Quant au débat, c’est toi qui l’estime faux et je trouve ça à la limite de l’injure pour les autres qui eux débattent avec sérieux. Pour le sérieux, j’espère qu’en aucun cas mon travail n’est mis en exergue par tes propos.
            Bonne journée.

            Patrick MACLART.

  • Parfaitement d’accord avec Gevrey ! Ces dégustations primeurs ne sont que des mascarades, du cinéma, que ce soit dans le Bordelais ou en Bourgogne. j’apprécie le courage des vignerons de Gevrey Chambertin en espérant qu’il se propagera à tout la Bourgogne.

    • Salut Michel,

      Heureux de te voir sur mon blog. Je lis souvent les 5 du vin et notamment le fameux Marc VANHELLEMONT qui a son homonyme…
      Il me tarde de descendre dans ton pays pour y faire un tour et qu’on fasse connaissance. Il est des adresses qu’il me tarde de découvrir, le château des Nouvelles à Fitou, qu’en penses-tu ?
      A bientôt l’ami.

      Patrick MACLART.

    • Tupinier Christophe

      Monsieur,

      Mascarade ? je crois que M. Maclart parlait ci-dessus de propos injurieux. Je maintiens avec l’expérience qui est la mienne que déguster 20 ou 30 vins « jeunes » dans l’après-midi, quand on est un professionnel rompu à ce genre d’exercice ne pose pas le moindre problème.
      On ne peut pas dire qu’un vin rouge à 6 mois soit un nouveau né. Si la structure n’est pas là, elle ne le sera jamais. C’est un peu différent en vins blancs, mais à peine…
      « Le courage des vignerons de gevrey »… Le courage de quoi faire ? De résister à quoi ? A leurs consommateurs ? C’est un courage suicidaire !

      • Christophe,
        Je réponds aux deux propos, n’ayant pas eu le temps de lire celui commençant par « mascarade ».
        Le courage suicidaire des vignerons de Gevrey-Chambertin ? Mais c’est donner une place bien importante aux dégustations primeur. Croire que leur commerce va se casser la figure parce qu’ils abandonnent le jeu des dégustations primeur, c’est vraiment prétentieux comme propos (bien prendre l’adjectif « prétentieux » par sa vraie définition, pas celle galvaudée par la plupart).
        Pour moi, Gevrey a pris une décision, dont acte. Selon les rumeurs entendues en cave (c’est bien le boulot de terrain), d’autre villages vont suivre. Si tel est le cas, je crains que le courage devienne contagieux.
        Et si j’ai utilisé le mot « courage » dans le titre, c’est qu’il y a une raison, liée au commerce.
        Seul le temps sera juge de cette décision. En ce qui me concerne, je l’approuve.
        Bonne journée Christophe.

        Patrick MACLART.

  • Trimaille

    Je suis curieux de voir si les vignerons auront le soi-disant « courage » ne pas proposer leurs vins à la dégustation primeur de la RVF !!
    G.Trimaille.

    • bonsoir Gilles,

      Excellent propos, excellente réaction. Effectivement, nous verrons, et je suis tout aussi curieux que vous. Mais en général, les Bourguignons ont de la parole. Toutefois, la parole doit être suivie par des actes. Prenons date si vous voulez et on se recontacte fin d’année, qu’en pensez-vous ?
      Merci de votre lecture de mon blog et de votre fidélité.
      Gourmandement vôtre,
      Patrick MACLART.

  • par rapport à la question de Mr Trimaille : normalement, pas de présentation à la RVF non plus, à en croire la phrase d’introduction de cet article :

    « Lors d’une récente réunion du syndicat viticole de Gevrey-Chambertin, ce dernier a mis en place la décision suivante : ne plus présenter d’échantillons aux différentes dégustations « primeur » organisées principalement par les revues spécialisées ».

    cordialement,
    Laurent

    • Salut Laurent,

      Comment vas-tu ? Pour répondre à ta question, il n’y aura pas non plus de présentation à la RVF, ni à quelque revue que ce soit, française, européenne ou anglo-saxonne.

      Toutefois, Eric ROUSSEAU du domaine éponyme m’a laissé entendre qu’il enverrait des échantillons à la demande pressante de M. PETRONIO de la RVF. Nous verrons cela.

      A tout casser, les dégustations « primeur » en Bourgogne n’ont qu’une dizaine d’années d’existence. Ce n’est dont pas un pilier fondamental que d’arrêter ces dégustations qui n’ont qu’un sens réduit.

      Pour paraphraser le tout, je reprendrai cette phrase intelligente dont l’auteur m’échappe : « la tradition, c’est du progrès qui a réussi ». Dont acte.

      Heureux de te voir réagir sur mon blog l’ami. L’article sur Pacaud sortira bientôt, mais je me demande si je ne vais pas faire une semaine helvétique, en retournant en Suisse pour déguster encore 1, 2 ou 3 domaines.

      A bientôt amigo.

      Patrick MACLART.

      • comment ça va ? ben comme quelqu’un qui reprend le boulot ce soir après vacances, puisque c’est le cas…

        Si tu passes dans la région, tu fais signe avant s’il te plait, on essaiera de faire quelque chose ensemble.

        Bon week-end,
        laurent

  • Bonjour, Bourgogne Aujourd’hui organise des dégustations en primeur. Pas pour le plaisir mais, pour reprendre les termes de Jérôme, satisfaire l’intérêt et la curiosité de nos lecteurs. Certes, c’est trop tôt, certes les vins n’ont pas tous « fait leur malo », mais nos lecteur « veulent savoir ». Ainsi, ils ont une « idée » du millésime chez les vignerons. Il y a quelques années, nous faisions notre spécial millésime en octobre : dégustations durant l’été. Parfait mais tout le monde s’en fichait -ou presque- et certains pensaient que nous parlions du millésime qui venait d’être vendangé. Présenter le millésime en fin d’année ne me semble pas le plus judicieux. Pourquoi ne pas attendre que le vin soit en bouteille, à peine quelques mois plus tard ? Ce que nous faisons pour Bourgogne Aujourd’hui. En effet, les vins dégustés en primeur le sont aussi lorsqu’ils sont en bouteille, par l’équipe. Les différences de commentaires sur les vins entre les deux dégustations -primeur/bouteille- ne se situent bien souvent qu’à la marge. Je pense également qu’une vision globale du millésime bourguignon est importante. Ces dégustations permettent de replacer la qualité du millésime en sortant des commentaires faits à chaud, pendant les vendanges. Le millésime 2010 le montre amplement lors de nos dégustations en primeur. Mais, ça ce sera à découvrir dans le Spécial Millésime de Bourgogne Aujourd’hui à paraître en juin. Cordialement, Thierry Gaudillère.

    • Cher Thierry,

      après les commentaires de Christophe TUPINIER, on ne pourra pas dire que je n’ai pas ouvert tribune à Bourgogne Aujourd’hui, excellente revue au demeurant.

      Je déplore toutefois qu’on essaie de supposer que je suis opposé à ces dégustations. Pas du tout, chacun fait ce qu’il veut. Mais personnellement, je trouve que c’est une ineptie. Pas moins à Bordeaux par ailleurs. Regarder un bébé dans un berceau et supputer de son avenir au parfum de ses couches ou de la beauté de ses risettes me semble bien difficile…
      Mais bon, je comprends que votre revue les défende… Et c’est son droit.
      Et en aucun cas on ne pourrait remettre en cause l’organisation des dégustations primeur chez BA, en ayant participé pour le millésime 2008.
      La chose que je déplore le plus : bien qu’ayant participé à de nombreuses de celles-ci, même pas mon nom dans les remerciements, et aucune réponse à mes (nombreux) coups de fil à la revue. Mes lecteurs constateront que je ne ferme pas parole aux tribunes, et qu’apparemment je ne suis pas rancunier.

      Gourmandes salutations,
      Patrick MACLART.

    • Patrick MACLART

      Cher Thierry,nnapru00e8s les commentaires de Christophe TUPINIER, on ne pourra pas dire que je nu2019ai pas ouvert tribune u00e0 Bourgogne Aujourdu2019hui, excellente revue au demeurant.nnJe du00e9plore toutefois quu2019on essaie de supposer que je suis opposu00e9 u00e0 ces du00e9gustations. Pas du tout, chacun fait ce quu2019il veut. Mais personnellement, je trouve que cu2019est une ineptie. Pas moins u00e0 Bordeaux par ailleurs. Regarder un bu00e9bu00e9 dans un berceau et supputer de son avenir au parfum de ses couches ou de la beautu00e9 de ses risettes me semble bien difficileu2026nMais bon, je comprends que votre revue les du00e9fendeu2026 Et cu2019est son droit.nEt en aucun cas on ne pourrait remettre en cause lu2019organisation des du00e9gustations primeur chez BA, en ayant participu00e9 pour le millu00e9sime 2008.nLa chose que je du00e9plore le plus : bien quu2019ayant participu00e9 u00e0 de nombreuses de celles-ci, mu00eame pas mon nom dans les remerciements, et aucune ru00e9ponse u00e0 mes (nombreux) coups de fil u00e0 la revue. Mes lecteurs constateront que je ne ferme pas parole aux tribunes, et quu2019apparemment je ne suis pas rancunier.nnGourmandes salutations,nPatrick MACLART.nn

  • Bonjour,nnJuste pour une comparaison pour nos du00e9gustations en primeur : c’est un peu comme un salon automobile. Les constructeurs pru00e9sentent des prototypes, des modu00e8les en devenir, pas toujours finalisu00e9s. La voiture de su00e9rie n’apparait que quelques mois, voir e quelques annu00e9es plus tard. N’empu00eache que tout le monde en parle : « elle est belle. Et quel moteur aura-telle ? Quel prix ?nEt aujourd’hui de quoi parlent nos lecteurs, les vignerons. Et bien, oui, du millu00e9sime 2010 : « T’as vu les 2010 se gouttent mieux que ce que je pensais. Mu00eame par rapport au 2009 , c’est pas mal du tout ». nAlors, nos du00e9gustations en primeur veulent simplement donner une vision globale et su00e9rieuse, pru00e9cise u00e0 un moment « T » et ne pas u00eatre un u00e9niu00e8me commentaire type cafu00e9 du commerce. D’ou00f9 les du00e9gustations dans les villages. Et ce n’est pas un petit boulot. nMais je ne veux convaincre personne, tout juste expliquer. Chacun est libre de proposer ses u00e9chantillons, de lire ou pas Bourgogne Aujourd’hui spu00e9cial Primeur. nCordialementnThierry Gaudillu00e8re

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