3 avril 2011

Bourgogne Wineblog au Tastevinage de printemps 2011, au clos de Vougeot

by Patrick Maclart

 j’ai eu le plaisir il y a quelques jours de participer en tant que dégustateur au Tastevinage de Printemps, au clos de Vougeot. Cette dégustation, existant depuis plusieurs décennies, tend à féliciter l’excellence de la Bourgogne. Il ne s’agit en aucun cas d’un concours mais plutôt une façon de repérer, féliciter et sélectionner les vins présentant des qualités supérieures indéniables.

Ces bouteilles seront non seulement habillées de l’étiquette spéciale du Tastevinage ou du macaron de cette noble confrérie, mais les vins seront aussi servis lors des différents chapitres qui ont lieu tant en France que partout dans le monde, à la seule gloire et grandeur de nos nectars burgondes.

C’est cette fois-ci que le record absolu a été battu. 1.184 échantillons présentés, et ma présence n’a rien à voir avec ce chiffre ! Juste qu’auparavant, les vins rouges et blancs n’étaient pas présentés lors du même chapitre. Certains blancs n’étaient pas prêts, ou certains rouges n’étaient pas encore à la vente… Bref, ce dogme ne correspondait plus à nos spécificités actuelles. La direction a donc ouvert cette fois-ci le chapitre aux deux couleurs. Heureux de voir une organisation quasi-séculaire écouter l’air du temps et s’adapter ainsi. Bravo.

Vu que l’ensemble de la dégustation a eu lieu à l’aveugle, il m’était alors difficile de relater mes notes de dégustation… Vous parler d’un vin dont je ne connais que l’appellation et le millésime me semblait bien peu évident et/ou intéressant. J’ai donc pris la liberté inhabituelle de vous relater ce moment par un petit reportage photographique, avec mon regard de petit dégustateur parmi le gratin bourguignon. Petit certes, mais je m’y suis senti comme un sandre dans la Saône ! Et je remets le couvert quand ils veulent !

Merci à tout le personnel de la confrérie, leur machine est impeccablement huilée et ne peut que bien tourner. Un merci tout particulier à Arnaud  ORSEL qui m’a transmis toutes les données et dossier.

la dégustation commence dans la grande salle du clos de Vougeot. 266 dégustateurs dégustent 1.184 vins… Record battu ! 49  maisons de négoce, 209 vignerons et 13 caves coopératives, toute la Bourgogne est là !

 

 

 

 

 

 

les feuillets de dégustations sont nominatifs, super chic ! A ma table, étaient présents M. DELASALLE, directeur inter-régional des Douanes et Alain SERVEAU, directeur technique de la maison BICHOT.

 

 

 

 

 

Le programme semble alléchant : Santenay, Santenay 1er cru, Beaune 1er cru, Aloxe-Corton  et Corton grands Crus… Tout en rouge (rien ne bouge !)

 

 

 

 

 

 

 

la dégustation a lieu « à l’aveugle », d’élégantes chaussettes cachent les bouteilles dégustées. Elles sont « made in Bourgogne », me confie l’excellent Arnaud ORSEL, qui s’occupe des relations de la Confrérie des Chevaliers du Tastevin.

 

 

 

 

La dégustation peut commencer avec une série de Santenay. Un sommelier nous est attaché durant toute la dégustation. Le service est impeccable.

 

 

 

 

Un évènement en Bourgogne sans la présence de Bourgogne Live ? Impensable, impossible ! Aurélien IBANEZ et François  DESPERRIERS ont créé ce blog d’information il y a plus d’un an et s’installe comme un média général et curieux… Image rare, on les voit en action, plutôt que voir leur action !

 

 

 

 

 

la dégustation se termine avec une série de quatre Corton grands crus.  Les notes peuvent paraître sévères, mais c’est ici l’excellence de la Bourgogne qui doit être retenue.

 

 

 

 

La dégustation est terminée, 24 vins au total, matinée tranquille. Ce qui est assez extraordinaire, c’est qu’aucun vin à défaut n’a été présenté. Même si certains n’avaient à mon palais pas le niveau, on ne peut pas dire qu’ils étaient à jeter. C’est la particularité du millésime 2009. On souffle dans la cour le temps de rejoindre la salle à manger d’honneur du clos.

 

 

 

 

 

la table est superbement dressée, et le chef Olivier WALCH, grand cuisinier devant l’éternel et amateur gourmand de bonnes choses nous a préparé un menu de derrière les fagots !

 

 

 

 

 

 

le menu dans son détail : le flétan et le beurre blanc manié à l’aligoté était déjà une tuerie, mais que dire de la saveur et la tendreté du quasi de veau ? Du bonheur papillaire ! Et comme j’adore apprendre plein de choses, j’ai découvert un fromage bourguignon dont j’ignorais l’existence : le colombier de Sivry. Du bonheur crémeux que ma balance déteste !

 

 

 

 

les vins n’étaient pas en reste : Bouzeron 2008 Tasteviné (à ce que j’ai goûté, je milite pour le Tastevinage !), Nuits saint-Georges 1er cru les Didiers 2004 – Hospices de Nuits – cuvée Jacques Duret, et en magnum s’il vous plait…

 

 

 

 

 

Avant d’attaquer le dessert, nous avons tous eu une pensée pour nos amis japonais qui vivent un drame hors du commun, et qu’ils affrontent avec fierté et pudeur. Fernand CHEVROT, excellent vigneron des Maranges et dont la belle-fille est nippone, vient nous parler d’une action lancée par les producteurs et négociants bourguignons : des bouteilles vendues au profit de la Croix-Rouge japonaise. Si vous souhaitez des infos, allez visiter le site de Bourgogne Live qui en a fait un article conséquent, en cliquant ICI.

 

 

 

Le dessert est une folie pure : un baba dont le jus est un mariage de rhum ambré et de jus de griottes, servi avec des pistaches caramélisées, des griottes, de la glace pistache et un tastevin en biscuit caramellisé… Mais bon Dieu qu’il est bon de vivre en Bourgogne !

 

 

 

 

je ne me voyais pas partir ainsi, comme un voleur, sans aller saluer un type que j’admire pour son humilité, sa simplicité et sa gourmandise truculente : Olivier WALCH. Ce troisième ligne (il a aussi joué deuxième) s’est comme à son habitude surpassé, et un petit « off » s’est improvisé dans la cuisine. Et quelle équipe ! de gauche à droite : Henri FELLETIG, vigneron à Chambolle, Olivier WALCH, votre serviteur, Amanda  REGAN (journaliste qui collabore tout comme moi au premier magazine digital du vin : « au Service du Vin », que vous pouvez découvrir en cliquant ICI.), et Michel DIGIOIA, vigneron à chambolle. Bien peu de visages tristes devant ce piano…

 

 

Voilà, le tastevinage de printemps est terminé, et je ressors frais comme un gardon, heureux comme un pape, joyeux comme un pinson, requinqué moralement et physiquement ! Et je paraphraserai par ma phrase fétiche : « Elle est pas belle la vie ? »

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