23 mai 2014

en Crozes-Hermitage, au domaine HABRARD, avec Laurent HABRARD, la vidéo !!

by Patrick Maclart

Laurent HABRARD, 40 ans, est un vigneron heureux. A la tête d’un vignoble magnifique de 15 hectares dans le nord des Côtes-du-Rhône, dont un demi-hectare en Hermitage; parcelle achetée au gendre du Général de Gaulle, page d’histoire toujours émouvante.

Au début, Laurent travaille le vrac, le bag in box… Toutefois, il commence à comprendre que travailler ainsi prend autant de temps que travailler autrement. Puis il constate que tous ces produits qu’il met dans ses vignes, frappées d’une tête de mort, n’apportent somme toute pas grand chose. En plus, en arrêtant l’utilisation d’insecticides, il constate certes le retour des insectes, mais surtout des insectes prédateurs, ceux qui sont des insecticides.

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16 mai 2014

en Alsace à Ammerschwihr, Etienne SIMONIS, la vidéo !!

by Patrick Maclart

Etienne SIMONIS à Ammerschwihr, c’est un vigneron qui est parti dans les starting blocks le 1 janvier, il a à peine 21 ans. Pas le temps de réfléchir, il faut il aller. Et vu la petitesse de la superficie du domaine, Etienne preste chez un autre viticulteur. Il faut bien s’organiser pour passer de l’un à l’autre…

Chaque jour est un apprentissage, et lors de ses études, il était avec le fils d’un ouvrier de chez Leflaive à Puligny, qui s’essayait alors à la biodynamie… Ces flacons avec ces têtes de mort, des produits chers dont l’efficacité n’était pas tangible dans la vigne. Tout ça trotte dans la tête de notre petit vigneron qui, essai après essai, convertira son domaine à la biodynamie.

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28 avril 2014

à Chablis, le domaine SEGUINOT-BORDET, Jean-François BORDET : comme un parfum d’idéal

by Patrick Maclart

Jean-François BORDET, 38 ans, est à la tête du domaine depuis 1998. Il a repris l’affaire de son grand-père; « ça a sauté une génération. Le domaine provient du côté maternel de mon père qui était maçon pour le compte de l’armée. Il aidait certes mon grand-père mais ce n’était pas sa vocation d’être vigneron. Il adore le boulot mais son destin n’était pas d’être vigneron ». Le grand-père amenait déjà Jean-François à la vigne alors qu’il était tout petit, et qui était heureux de vivre ces moments là, partage de la terre et de la plante.

Jean-François BORDET est sur le bon chemin de vie. Son travail est autant sa vie que sa famille. Un mec bien.

Jean-François BORDET est sur le bon chemin de vie. Son travail est autant sa vie que sa famille. Un mec bien.

Ces moments là sont imprimés dans le destin de Jean-François, il sera vigneron. Diplômé d’un BTA à Beaune, Jean-François obtient un BTS viti-oeno dans la même ville. Un stage de 6 mois dans le Michigan; « il faut savoir ouvrir son esprit aux autres cultures, et voir autre chose, être curieux » me dit notre vigneron dans son flot de paroles tellement naturel, sincère. Son patrimoine viticole est très beau, et Jean-François va pouvoir travailler. Il va apporter d’avantage de finesse aux vins, son style, son coup de patte, et va ensuite adapter la cuverie aux élevages sur lies, un autre de ses crédos. Tout est passé en cuves basses et horizontales dont certaines sont équipées d’un système de pigeage. Ces cuves permettent un contact de 75 % des jus avec les lies, autant dire de l’efficacité.

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18 avril 2014

en Chianti Classico, à la Villa Calcinaia, avec le Comte Sebastiano CAPPONI, la vidéo !!

by Patrick Maclart

Cela fait maintenant plus de quatre siècles que la noble famille CAPPONI élabore du vin à Greve in Chianti, sur les hauteurs de l’appellation. Pas grand chose n’a bougé au niveau des bâtiments, de la disposition des vignes, du cachet authentique du site. Sebastiano, l’actuel propriétaire, a toutefois fait les aménagements qu’il fallait pour répondre au progrès, et en tournant le dos au modernisme.

Le domaine d’une petite trentaine d’hectares dispose d’un véritable biotope, car des centaines de bois, de buissons et surtout d’oliviers, entourent et bordent le vignoble. Les oliviers justement sont travaillés en culture biologique depuis toujours, ce qui a donné envie à notre Comte d’engager la même voie pour son vignoble, avec un succès sans faille. Et contrairement à ce que disent certains dans certains films « engagés », Villa Calcinaia est loin d’être une exception.

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9 avril 2014

dans le Mâconnais, Marcel COUTURIER : une sensibilité drapée de sourire.

by Patrick Maclart

Marcel COUTURIER, c’est un regard toujours bleu empli de malice, et un sourire franc et spontané. A 48 ans, il a créé le domaine de rien, avec même pas un hectare de vignes… « Il n’y avait rien ici, à la place de la cave c’était une friche. Mes parents ont toujours eu peu de vignes, mais ils avaient surtout des vaches et des céréales » dit Marcel avec justesse et bon sens, qualités qui sont chez lui nature.

un éternel sourire sincère boulonné sur son visage, Marcel COUTURIER est on ne peut plus authentique.

un éternel sourire sincère boulonné sur son visage, Marcel COUTURIER est on ne peut plus authentique.

On se demande alors ce qui va amener notre vigneron à la vigne. C’est simple, son oncle René PERRATON a un domaine et Marcel y travaillait, faisait les vendanges. A l’installation, il sera au départ coopérateur et en sortira en 2005, bien qu’il livre encore quelques raisins; « j’ai commis des erreurs à mes débuts, mais j’apprends vite, et longtemps » dit notre homme en toute simplicité.

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4 avril 2014

à Collioure, au domaine de la Tour Vieille, Christine CAMPADIEU & Vincent CANTIE : jeunesse perpétuelle.

by Patrick Maclart

Christine CAMPADIEU et Vincent CANTIE, la cinquantaine épanouie, sont les propriétaires du domaine. Vincent récupère le domaine en 1982 de ses parents. La tradition de la famille CANTIE étant le vin et la salaison d’anchois.

Il fallait que ces deux là se rencontrent ! Christine CAMPADIEU, gestionnaire mais romantique, Vincent CANTIE, bosseur mais idéaliste. Ils sont la force de leur faiblesse et la faiblesse de leur force. Les deux font la paire.

Vincent et quelques habitants de Collioure voient avec regret que la région se tourne vers le tourisme de masse. Ingénieur de formation, ils veulent tout faire pour conserver le vin dans la tradition du pays, et ne pas voir la vigne disparaître. Bref, s’installer durablement, pour l’exemple. Vincent va donc louer alors des vignes, replante, et a la ferme volonté d’élaborer des vins doux naturels… « Je bossais tellement à la vigne que j’étais totalement désorganisé pour le reste, les factures étaient envoyées 3 mois après l’enlèvement du vin ! » se souvient Vincent.

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21 mars 2014

à Chablis, le domaine SEGUINOT-BORDET, avec Jean-François BORDET : la vidéo !!

by Patrick Maclart

Jean-François BORDET, au domaine SEGUINOT-BORDET, c’est la volonté et l’exigence mises au profit du bon sens. Un beau domaine de 20 hectares à Chablis, et qui a sauté une génération, car le père de Jean-François était maçon… dans l’armée !

Cette volonté, c’est d’élaborer des vins typiques de leur terroir, sans pour autant partir dans tous les sens et faire l’artiste maudit ou le créateur universel, non. C’est un homme de bon sens, qui sait que la vigne doit être soignée pour donner le meilleur, avec des vins aussi intenses qu’expressifs.

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18 mars 2014

à Châteauneuf-du-Pape, au domaine de la Millière, Michel ARNAUD : une volonté sans cri et sans heurt

by Patrick Maclart

Michel ARNAUD, 52 ans, est à la tête du domaine depuis 1991. Il est toutefois vigneron avec son père Aimé depuis 1983. Il décide de créer son domaine avec son père pour créer la structure actuelle justement en 1991, avec les vignes qu’il avait achetées et celles de son père.

Michel ARNAUD, un homme simple et sincère, qui sourit à la vie. Sa volonté est pragmatique, un vrai sens paysan en quelque sorte.

Michel ARNAUD, un homme simple et sincère, qui sourit à la vie. Sa volonté est pragmatique, un vrai sens paysan en quelque sorte.

Il s’étend donc sur une vingtaine d’hectares. L’étymologie du nom du domaine vient des années 30. Le grand-père de Michel, Fernand, découvre en déboisant une forêt une borne « millière », ces fameuses bornes que les Romains avaient placé tous les miles sur leurs voies.

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11 mars 2014

MILLESIME BIO 2014 à Montpellier : mes gros, gros coups de coeur !

by Patrick Maclart

Il y a quelques semaines je me rendais au salon des vins biologiques appelé « Millésime Bio ». Bien que je soutienne ce mode de culture dans la vigne, je vous avoue que c’était mon premier salon et c’est quand même intimidé que je me rendais au parc des Expositions de Montpellier.

millesime bio

La philosophie de ce salon est de ne pas regrouper par nationalités ou appellations les vignerons bio. L’organisation estime en effet que le fanion fédérateur de ces producteurs est la culture biologique. C’est donc tout naturellement que ceux-ci soient tous mélangés, quel que soit le pays ou l’AOC. Cela implique des déplacements dans tous les sens, et je vous avoue que ce salon ne brille pas par un fléchage et des numérotations avenantes. Mes jambes ont travaillé autant que mes papilles…

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7 mars 2014

en Vénétie, Bonotto delle Tezze, Antonio BONOTTO : alléguer les anciens et apprécier le progrès

by Patrick Maclart

Antonio BONOTTO, 50 ans, représente 500 ans de présence sur le domaine à Tezze. A quelques coudées du fleuve Piave, il peut être fier de perpétuer la tradition viticole, tout en ajoutant les progrès nécessaires; « on tient à nos racines, et on se souvient combien notre région a souffert, notamment lors de la première guerre mondiale, où le Piave était rouge de sang » me dit Antonio avec une émotion toute contrôlée. La région a tellement été marquée par ces combats qu’Antonio a même créé une cuvée spéciale pour la mémoire de ces hommes tombés au front, sur les rives du Piave.

Antonio BONOTTO et son épouse, ils défendent une idée terrienne de leurs origines et de leurs projets.

Antonio BONOTTO et son épouse, ils défendent une idée terrienne de leurs origines et de leurs projets.

Il travaille dans le Veneto un cépage pas évident à dompter, qui a besoin de temps, d’attention, de patience : le raboso. Certes il peut donner des rosés frais, des vins pétillants ou des rouges croquants, mais pour élaborer des vins ambitieux, il faudra patienter jusqu’à la mi-novembre pour le vendanger, là où il sera à son apogée. C’est un cépage dont l’acidité peut monter en PH jusque 7. La précision est indispensable mais notre homme a du savoir-faire et crée aussi un rouge avec une partie des raisins passerillés. Les sols ici sont constitués d’argiles sablonneuses, avec des bancs de cailloux et de sable amalgamés sur une épaisseur de six mètres après la terre arable.

le raboso, un cépage où il faut instinct, intelligence et savoir-faire pour en retirer le meilleur.

le raboso, un cépage où il faut instinct, intelligence et savoir-faire pour en retirer le meilleur.

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