15 mars 2019

dans le Roussillon, au château de l’Ou, avec Séverine & Philippe BOURRIER : la vidéo !!

by Patrick Maclart

Je n’ai pas pensé au destin, mais je crois aux rencontres. Et ici ma croyance est preuve vivante (plutôt rare en la matière !). Séverine grandit en Afrique, Philippe BOURRIER lui vit au Brésil. Agronome de formation, il s’occupe de plantations d’hévéas pour un manufacturier français qu’il n’est plus nécessaire de citer. Et en plus, il cultive du soja pour nourrir les ouvriers, mais déjà en bio. Car Philippe est un terrien, un vrai, et il aime la terre.

Le mal du pays le ronge, il rentre et achète un domaine tombé en désuétude… Et dans un salon de vins, il rencontre Séverine qui, rentrée d’Afrique, a elle aussi fait une rencontre. Un manager la convainc de rejoindre son école du vin.

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1 mars 2019

en Alsace, à Wolxheim, Nicolas SCHARSCH du domaine Joseph SCHARSCH : plus penser à léguer qu’être légataire

by Patrick Maclart

Nicolas SCHARSCH, 39 ans, est à la tête du domaine depuis 2011, suite au décès de son père… « on était associés, il était la 8ème génération du domaine. Mais la famille est installée depuis 1755 » dit Nicolas avec cette pudeur qui le caractérise. Car notre homme n’est pas un orateur, quelqu’un qui va se faire mousser. Il reste en retrait, et préfère laisser ses vins parler à sa place. Son père avait repris le domaine en 1972 avec presque rien, 2 hectares et quelques vaches, on peut le considérer comme le fondateur moderne du domaine.

Nicolas SCHARSCH, un pudique, pas un orateur, pas un type qui vous en mettra plein la vue. Mais dégustez donc ses vins, et vous comprendrez toute la richesse intérieure de cet homme.

« Etre vigneron, c’était une évidence pour moi, me raconte Nicolas, j’ai obtenu mon BTA et BTS à Rouffach, et le domaine est désormais à moi ». Aucune possessivité chez notre homme, juste le sens des responsabilités. De nombreux stages en Bourgogne à Saint-Aubin auprès de la belle famille Thomas, mais aussi en Australie, vont compléter le cursus de notre vigneron.

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7 février 2019

à Chinon, Wilfrid ROUSSE : des vins bio et bien rabelaisiens

by Patrick Maclart

Wilfrid ROUSSE, 52 ans, a créé son domaine ex-nihilo en 1987, à 22 ans… « Je voulais être vigneron, j’avais travaillé dans une plantation de kiwis. Mes parents ne sont pas de la vigne. » Le grand-père d’un copain lui laisse un hectare et demi… « ma première déclaration de récolte, je m’en souviens comme si c’était hier : 57 hectos ! » me clame-t-il avec amusement, car l’homme est un rabelaisien, et pas que de sol. Il continue amusé « et en plus, je vinifiais dans une grange ! ».

gourmand de vie, de rires, de plaisirs, de joies. Voilà Wilfrid ROUSSE. Et tout cela se ressent dans les vins, sans oublier tout le boulot qu’il préfère occulter, par pudeur.

2 hectares et demi vont se libérer en 1998, le propriétaire ayant envie d’aider un jeune qui démarrait… « c’était de la vieille vigne. Il fallait replanter un hectare, ça faisait partie du deal. Ca donne aujourd’hui ma cuvée Galuches ». Puis il a acheté le bâtiment actuel en 1994, tout en reprenant les vignes de vignerons partant à la retraite, car la plupart d’entre eux appréciaient son boulot.

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13 décembre 2018

en Sardaigne, à Cabras, au domaine CONTINI, la vidéo !!

by Patrick Maclart

Il est des virages à prendre dans la vie, et des choix importants, notamment celui qui distingue la modernité du progrès. Telle a été la force de CONTINI.

En effet, fin des années 80, la région d’Oristano en Sardaigne élaborait essentiellement des vins de type « vins jaunes », oxydés, et qui n’étaient plus au goût du jour. CONTINI a su choisir le bon chemin.

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29 novembre 2018

à Fronsac, le château de la Rivière, Pierre REBAUD : le bon sens en action

by Patrick Maclart

Pierre REBAUD, 40 ans, est le directeur commercial du château, et ce depuis 2015, venant d’une expérience similaire d’un autre château. Une formation commerciale pure… « c’est mon père qui m’a transmis cette vraie passion du vin. Il m’a initié aux bons vins, dès tout petit. D’abord au nez, mais après ! On a habité en Bourgogne pendant 12 ans. Encore aujourd’hui mes parents habitent près de Sancerre. Donc je continue ! » C’est une grande ouverture d’esprit. Notre homme sort ainsi un peu du commun.

Pierre REBAUD, un homme de bon sens, qui aime le boulot bien fait, et qui reçoit tout sourire dehors, le coeur sur la main et la bouteille sur la table. Un exemple de gentillesse et de sincérité.

Le château la Rivière existe en tant que domaine depuis le XVIIIème siècle, c’était un petit vignoble et c’est à cette période qu’on trouve les premières traces d’une culture viticole digne de ce nom. C’était à l’origine une seigneurie qui depuis le XIIème siècle dépendait du duché de Fronsac.

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15 novembre 2018

en Alsace, au domaine Joseph SCHARSCH, avec Nicolas SCHARSCH, la vidéo !!

by Patrick Maclart

On pourrait dire, vu la simplicité de Nicolas SCHARCH, que c’est l’histoire d’un mec. Eh bien non, c’est l’histoire de mecs. Joseph, le père de Nicolas, était un homme qui est revenu du chimique, et pour travailler en hyper-raisonné. Mais malgré tous ses efforts, il fallait constamment travailler, ébourgeonner, et cela ne correspondait pas au standard de cet homme exigeant, que Bacchus dans sa grande mansuétude a trouvé bon de rappeler à lui.

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8 novembre 2018

à Tavel, le château d’AQUERIA, Vincent de Bez : un homme et sa famille

by Patrick Maclart

Vincent DE BEZ, 61 ans, est à la tête du domaine depuis 1984… « j’ai travaillé 7 ans avec mon père. Il s’est levé un matin et m’a dit que c’était désormais moi le patron. Ca m’a étonné qu’un vigneron puisse couper les ponts ainsi. Il est resté un peu, j’allais le chercher quand j’avais besoin de lui, lui en tout cas ne s’imposait jamais » dit notre vigneron au caractère bien trempé. Il sait toutefois rester accueillant et très aimable… « je tire en tout cas à mon père un sacré coup de chapeau. Ca n’a pas dû être simple de se retirer ainsi ».

Vincent DE BEZ, un homme de volonté, de caractère, et dont toutes ses qualités se retrouvent dans ses vins.

Vincent DE BEZ, un homme de volonté, de caractère, et dont toutes ses qualités se retrouvent dans ses vins.

Pour Vincent, un homme de caractère et de challenge, c’est relever un défi, et ça lui plait. Il aime en plus l’esprit de famille. Il exaltera Aqueria avec son frère, et depuis peu avec son fils Vincent. Il n’est point de bon vaisseau sans capitaine. Même si Vincent n’est pas un despote, il sait déléguer, et chacun dans cette belle famille sait exactement ce qu’il doit faire. C’est donc une machine bien huilée qui va perdurer.

Le terroir est essentiellement constitué de sables, mais on y trouve aussi des cailloux, des galets. Mais à l’est du château, on trouvera des terres calcaires qui vont bien aux raisins blancs. Au nord-est, ce sont des terres plus lourdes, argileuses, avec des galets roulés, qui donnent des vins plus riches et plus profonds. Aquéria a la chance de pouvoir disposer d’une palette comme un peintre de ses couleurs. Et ça tombe bien : le château en élabore trois ! Si le travail à la vigne n’est pas bio, on tente de s’en approcher au plus près, avec des produits utilisés au moment opportun. Et surtout éviter la chimie pour la chimie. Si une alternative existe, elle sera utilisée.

une idée des terroirs d’Aquéria (image www.aqueria.com)

Au chai, les vendanges sont mécaniques et manuelles. Egrappage total et systématique, sauf un peu de rafle laissé pour aérer le moût. Pour les rosés et les blancs, pressurage pneumatique, levurage indigène. Les élevages se font essentiellement en cuves ciment et inox. Filtration sur terre.

dans les chais, rien d’extraordinaire, si ce n’est qu’on maintient la présence des foudres traditionnels, pour éviter le boisé « moderne ». Le ciment fait aussi son grand retour à Aqueria, comme un peu partout en France.

Pour les rouges, les vins seront élevés en cuves et pièces bourguignonnes pour à peu près 25 % de la production, uniquement sur les syrahs et mourvèdres.

Aujourd’hui le domaine s’étend sur 68 hectares pour produire 320.000 bouteilles. L’export représente 50 % avec pas moins de 21 pays représentés ! La Belgique et les USA se taillent la part du lion.

Il y a de bien belles choses à Tavel. Aqueria fait partie de ces belles choses, un style qui lui appartient, une qualité indéniable, la volonté d’un homme entouré de sa famille, et toujours l’esprit et la force qui se projettent vers l’avant, l’avenir. Ici on ne se ferme pas l’esprit, et les vins ne se fermeront jamais à vous. Longue vie à Aqueria !

domaine ACQUERIA
Vincent DE BEZ

route de Pujaut
F-30126 TAVEL

tél. +33 (0)4 66 50 04 56
site internet : CLIQUEZ ICI

DEGUSTATION

Elle a eu lieu in situ. Merci Vincent pour tout ce temps consacré et la belle dégustation que nous avons effectuée. Pour voir la vidéo réalisée avec Vincent, CLIQUEZ ICI.

une gamme bien faite, sapide, gourmande, et à prix raisonnable.

Lirac blanc 2013
assemblage de grenache blanc, clairette, bourboulenc, et un peu de viognier et roussanne. Elevé en cuves sur lies fines pendant 6 mois. Nez très aromatique, parfumé, floral, notes de pomme fraîche. La bouche est ronde et fraîche, et doit encore se peaufiner. Mais on admire la fraîcheur et l’acidité de l’ensemble. Très long.

Tavel 2016
grenache, syrah, mourvèdre, cinsault, clairette et bourboulenc, touche de picpoul blanc. Très beau nez aromatique, fraise, grenadine à l’ancienne, notes cendrées élégantes. La bouche est concentrée, une gourmandise certaine. L’évolution est superbe, la finale juteuse. Ensemble de grande qualité.

il sort souvent premier dans mes dégustations de Tavel, donc probablement l’un des meilleurs…. Le prix le fait ressentir.

Lirac rouge 2015
grenache pour moitié, le solde à parts égales de syrah et mourvèdre. Elevage 8 mois en cuves et pièces bourguignonnes de plusieurs vins. Le nez est net, fruit rouge compoté, tellurique. La bouche est fruitée, équilibrée, très axée sur la mûre. Finale tonique et polissée.

un Lirac bien élevé, dans tous les sens du terme !

Lirac »l’Héritage » 2014
grenache, mourvèdre et syrah en sélections parcellaires. Un élevage intelligent un an en pièces bourguignonnes. Le nez est séveux, réservé, fermé, sa jeunesse l’excuse. Les fruits rouges et noirs dominent, sur un fond d’épices et de buisson. La bouche est longue, corsée, concentrée, les tanins sont de très belle expression. C’est un ensemble riche mais élégant quand même. Long, interminable, il peut toiser bien des Châteauneuf !

une bouteille qui peut aller jouer sur la pelouse de bien des Châteauneuf tellement la qualité de facture et l’expression sont qualitatives. Une bouteille intelligente à laquelle il faudra laisser du temps, et la contempler avec patience.

Lirac « l’Héritage » 2009
grenache, mourvèdre et syrahs en sélections parcellaires. Elevé 1 an en pièces bourguignonnes. Nez profond, réservé (malgré le millésime), fruits rouges, impression de terroir, pointe de fruits noirs. La bouche est corsée, concentrée, tanins présents et riches. C’est long et intense.

Lirac blanc 1995
une surprise que me sort Vincent. Le nez est amusant, évoque la noix de muscade, le pain d’épices, avec une robe bien jaune mais sans excès. La bouche tient debout, avec des notes épicées marquées et une impression de prunelle qui surprend. Encore long malgré l’âge.

18 octobre 2018

en Veneto, MOSOLE, Lucio Mosole : un chemin de lucidité et de bon sens.

by Patrick Maclart

Lucio MOSOLE, 53 ans, est à la tête du domaine depuis… lui-même ! « mon père a acheté le domaine pour ses enfants. Ca m’est tombé dessus parce que je suis l’ainé. Le domaine existait depuis 40 ans et mon père m’a mis en place. Ca m’a immédiatement fasciné, ça m’a plu, j’ai démarré, pas plus simple que ça » me dit cet homme à la fierté mesurée, et qui a conscience du chemin parcouru.

Lucio MOSOLE, un homme sans chichi ni entournures. Lucide, plein de bon sens, il sait qu’il dirige autant un vignoble qu’une entreprise, et c’est à son honneur.

Lucio n’a pas fait des études particulières pour devenir vigneron. Comme beaucoup dans le Veneto, c’est l’école de la vigne et de la terre qu’il fréquentera. Mais il fera des études supérieures en la matière, en pratiquant la passion et la curiosité. Bien entouré de bons oenologues, de techniciens avisés, cette forme de candeur en sera renforcée.

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4 octobre 2018

à Chinon, Wilfrid ROUSSE, la vidéo !!

by Patrick Maclart

la rencontre avec Wilfrid ROUSSE n’a pas été fortuite. C’est mon grand ami Benoît GAUTIER, vigneron émérite à Vouvray qui m’a fait découvrir les vins de ce vigneron; sa petite cuvée « les Galuches » tenant la dragée haute à l’aveugle face à Joguet, l’un des papes de l’appellation.

Ce vigneron truculent, souriant, gourmand, est aussi un sacré bosseur. Sa vigne que j’ai vue sur place est impeccable, tout ce qui manque est complanté. Tout est travaillé en bio, des essais en biodynamie et un avenir qu’il voit radieux, avec cette joie qui n’appartient qu’à la candeur des vingtenaires…

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20 septembre 2018

à Chablis, le domaine GARNIER : Jérôme & Xavier GARNIER : la conjonction bien coordonnée

by Patrick Maclart

Jérôme GARNIER 39 ans, et Xavier son frère, 50 ans, représentent la première génération de vignerons au domaine… « Notre père avait 110 hectares de céréales. Certaines de ces parcelles pouvaient être plantées en vignes. J’avais bossé chez Roland Lavantureux. Mon calcul n’a pas été pécuniaire, je voulais être vigneron » me dit alors Xavier, plutôt sage et silencieux. On est alors en 1988, et Joseph le père continue les céréales jusque 1992. Il continuera à travailler avec son fils jusque 2000, où il prendra sa retraite et où Jérôme rejoindra le domaine. Il s’occupera donc d’administrer le domaine, les vinifications et le commerce, pendant que l’ainé lui s’occupera de la partie extrêmement importante : le vignoble. Tout sera décidé ensemble… « On est arrivé à une telle entente que nous ne nous parlons quasiment pas sur nos décisions courantes. On se fait une confiance mutuelle, c’est génial » me confie Jérôme.

Jérôme GARNIER, 37 ans, plus volubile, et Xavier, 49 ans, plus en retrait, plus dans le silence. Ces deux là ont parfaitement réussi la conjonction coordonnée.

Xavier est déjà bien dans sa vigne, et Jérôme va apporter une touche commerciale, va développer la vente en bouteilles aux dépends du vrac, et l’entreprise file son train. L’affaire de négoce elle sera créée en 2005; « une reconnaissance passe par les crus, surtout à l’export. On connaissait des gens d’un point de vue professionnel, et leur sérieux correspondait à notre niveau de qualité, tout ça sans intermédiaire » confirme Xavier. Donc, en plus de la gamme des Petits Chablis et Chablis s’ajoutèrent 2 premiers crus (Montmains et Mont de Milieu), et 2 grands crus (Vaudésir et les Clos).

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