18 juillet 2019

dans les Pouilles, à Manduria : Giuseppe ATTANASIO : la prise du bon virage

by Patrick Maclart

La cantina existe depuis les années 30, mais en tant que négoce, et élaborait déjà et aussi des olives… « on a vinifié jusque 5.000 hectolitres par le passé ! » me déclare Alessandro, le propriétaire. Les choses étaient différentes, le vin se vendait en vrac. C’est en 2000 que lui et son frère, voyant les difficultés et la grosse crise des années 90, des citernes invendues, des imbroglio et des scandales, décident de mettre leur production en bouteilles. Les millésimes 97 et 98 étaient énormes; il fallait pour la survie du domaine trouver une solution.

Alessandro ATTANASIO, un homme qui parle peu mais écoute beaucoup. Très attentif à la demande de ses clients, il élabore des vins, mais qui se doivent d’être identitaires et respectueux du terroir.

Ils ont pris contact avec un oenologue, mais ils ne voulaient pas élaborer un vin « travaillé » (sic), mais le vin le plus identitaire possible. Des débats et des inspirations d’autres régions (Toscane, Piémont, …) vont affiner le travail et le rendre plus précis. Notre famille n’ayant pas de base purement technique, leur enseignement s’est fait à la vigne.

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5 juillet 2019

dans le Roussillon, au château de l’Ou, Philippe & Séverine BOURRIER : duo eurythmique

by Patrick Maclart

Le domaine viticole a été créé ex nihilo. Philippe BOURRIER, 57 ans, est agronome de formation, il travaille pour un grand groupe manufacturier de pneus au Brésil. Il s’exprime avec un certain plaisir là-bas.. « j’ai même planté du soja en culture bio. J’ai toujours cru en cette méthode culturale. Il fallait nourrir les ouvriers, on pouvait le faire, on l’a fait ». Cet homme est non seulement doté de credo, mais aussi de ressources.

en général je ne me mets jamais sur la photo qui illustre un article. Mais là, l’harmonie était tellement présente que cette photo représente pour moi ce qu’est le domaine. Harmonie d’un couple qui s’est trouvé, et le sourire pour ceux qui sont reçus. Du bonheur

Ses racines sont ce qu’elles sont, et la vigne a toujours fait partie de la culture catalane. Et la possibilité de créer son vin le démange, le titille. Il prend connaissance d’un domaine en état de désuétude, et l’achète en 1998. La vigne est en mauvais état, il va tout remettre en ordre, et surtout que celle-ci corresponde aux canons, à la volonté de notre vigneron. Dès le début, il va ordonner replantation, repalissage, arrachage des pieds malades. Mais il faudra surtout adapter l’orientation des plantations par rapport aux vents, un facteur très important dans les plaines du Roussillon… « c’est une plaie, précise Philippe. Si on plante mal, les sarments cassent et il faut tout remettre en place ». Le bio est immédiatement engagé au domaine dès 2001, car tout comme au Brésil avec le soja, c’est possible. Et le vent, s’il peut être un facteur de casse des sarments, est aussi une bénédiction pour se protéger des maladies. Les pinèdes à l’entour du domaine seront entretenues afin d’accueillir les chauves-souris, insecticide naturel et destructeur des nuisibles, dont notamment l’endémis.

le secteur de Montescot est relativement plat et surtout venteux. Choisir l’orientation et bien palisser, un boulot d’intelligence et de réflexion. C’est ici réussi.

Et la rencontre avec Séverine va couronner un travail qui aujourd’hui fait du château de l’Ou un acteur qualitatif incontournable dans le Roussillon… Elle grandit en Afrique avec ses parents, rentre en France et cherche une voie, un avenir. Elle rencontre un jour un directeur d’école de marketing qui la convainc de la rejoindre. Elle entamera des études qui l’amèneront doucement vers le vin… « quand je l’ai dit à mon père, il a failli casser sa chaise ! » raconte Séverine dans ce rire doux qui peine à cacher un caractère exigeant, inflexible, avec pour vision la qualité ultime des vins produits. La rencontre entre ce beau couple se fera tout simplement sur un salon, elle travaillant alors dans un domaine de l’Entre-Deux-Mers, ayant entre temps obtenu son BTS viti-oeno, et major de promotion siouplait ! … « ça a été le coup de foudre immédiat » disent de concert nos deux vignerons, qui malgré leurs différences ont réussi à trouver une harmonie totale. Philippe s’occupera de la partie culture, Séverine des vinifications, les créations de cuvées, les choix d’étiquettes. Mais l’un ne s’interdit pas de donner son avis sur le travail de l’autre.

Si le domaine s’étend sur 26 hectares situés dans la plaine au sud de Perpignan, Séverine va acquérir 14 hectares de magnifiques vignes dans les Fenouillèdes, sur terroir de schistes, qui eux sont au nord du Roussillon. Il faut être bien organisé au niveau des vendanges, car il peut y avoir plus de deux semaines d’écart en maturité des raisins… « avoir ces deux terroirs, c’est comprendre totalement notre région, affirme Philippe. Quand on sent un vin des Fenouillèdes, on se dit « ça c’est les Fenouillèdes », c’est évident, facile, et l’identité de ce terroir. Disposer de ces deux terroirs, c’est avoir le visage complet de notre pays ».

pour Philippe, la vigne est un crédo, une exigence de tous les jours. Pour Séverine, un confort de voir rentrer de magnifiques raisins.

A la vigne, le travail est bio certifié depuis 2001… « le travail est très différent entre Montescot où on cherche l’eau et l’ombre, et dans les Fenouillèdes où il y a la fraîcheur » ajoute Philippe, intarissable quand il faut défendre sa région. Meilleur ambassadeur, il faut chercher ! Le travail du sol est donc important : labours intercep, passages de griffes, et dans les Fenouillèdes de la surveillance. Il n’y a bien sûr aucun intrant synthétique dans la vigne.

Au chai, les vendanges sont exclusivement manuelles, fait rare dans la plaine de Perpignan. Les rouges sont totalement égrappés. Table de tri vibrante, mise en chambre froide des raisins pendant 12 heures minimum. Passage en cuve inox pour les préfermentaires, soit en foudres pour les macérations, ou en barriques ouvertes protégées par film alimentaire. En tout cas, à ce stade, pas d’utilisation de SO2, c’est le gaz carbonique qui va assurer la protection du moût. L’élevage durera entre 10 et 19 mois selon les cuvées. La mise en bouteilles se fera sans collage et filtré très lâche, à 3 microns, pour sécurité alimentaire.

Séverine a apporté sa « woman touch » en mettant ses cuves dans des jolies couleurs… « j’ai besoin de couleurs quand je travaille ». Un point qui nous rapproche.

Pour les blancs, vendanges manuelles là encore. Passage à froid, macération au pressoir avant un pressurage qui durera 1 heure 20 environ. Débourbage statique, élevage en cuves, barriques, et depuis deux ans en œufs en terra cotta venant de Toscane. La durée sera entre 4 et 8 mois.

Aujourd’hui, le domaine s’étend sur 40 hectares, tout en culture bio, et produit 100.000 bouteilles environ. L’export représente 40 % de la production, avec pour marchés principaux le Canada, le Brésil, le Japon, la Corée, la Belgique…

Séverine et Philippe BOURRIER, c’est le duo eurythmique. Une évidence, avérée malgré leurs différences qui ne s’arrêtent qu’au visuel. L’âme et l’esprit seront décidément toujours les plus forts.

Château de l’Ou
Philippe & Séverine BOURRIER

départementale 8 – route de Villeneuve
F-66220  MONTESCOT

tél. +33 (0)4 68 54 68 67
site internet : CLIQUEZ ICI

DEGUSTATION

Elle a eu lieu in situ. Merci Séverine et Philippe de votre invitation, malgré quelques soucis de santé qui ce jour-là avaient certes altéré ma forme, mais pas mon palais ! Nous nous reverrons, ça c’est sûr ! Pour voir la vidéo réalisée avec Philippe et Séverine, CLIQUEZ ICI.

une gamme de haut vol, où il serait très difficile d’y trouver un vin quelconque, banal. Quant aux défauts, là encore il vous faudra patience. C’est du haut vol.

assemblage grenache blanc – grenache gris – roussanne 2016
Brut de cuve. Composante générale du château de l’Ou. Nez très friand, fruits jaunes, floral, petites notes agréables de nougat, du plaisir. La bouche est complète, bien parfumée, petites notes évoquant le noyau. Finale pleine.

Tous les blancs sont convaincants, riches sans excès, de belle balance. Difficile de faire son choix…

grenache gris 2016
Nez complexe, profond, magnifique. La bouche est en devenir, très retenue, mais se lâche en finale.

le même vin en œuf en terre cuite de Toscane
Le nez est très raisin, l’impression de manger le fruit. Compliqué de trouver à dire sur quelque chose d’aussi direct, d’aussi droit et sincère. La bouche par contre est bien plus intense, longue, et dotée d’un fruit incroyable.

les détracteurs pourraient dire que ce contenant est stérile, et momifie plus le vin qu’autre chose. Il protège pour moi son fruité, et lui donne une sincérité sans pareil. Goûtez, et on en reparlera.

chardonnay 2016
La bouche est en pleine prise de bois. Mais c’est prometteur.

le même vin en barrique « fond iodé »
Un travail particulier commandé par Séverine. Le fond des barriques est immergé en mer, séché puis assemblé sur le corps des fûts. L’ensemble du vin est très complexe, bien plus parlant que le précédent. La prise de bois est en cours, et la bouche pour l’instant austère. Mais la différence est indéniable, et étonnante.

côtes du Roussillon Château de l’Ou rouge 2015
60 % syrah, 40 % mourvèdre. Nez mûr sans excès, prune, pointe florale, tabac brun. La bouche est abordable, séduisante, jolie trame acide qui dirige le vin. Moelle élégante, bonne buvabilité, long.

IGP côtes catalanes rouge « l’Ove » 2015
100 % syrah du secteur Montescot. Nez intense, poivré, fruit noir. La bouche est plus fluide et élégante. Sur la longueur, ça doit encore se centrer.

IGP côtes catalanes rouges « Infiniment » 2015
100 % syrah sur secteur Montescot. Elevage en barrique pendant un an. Superbe nez de syrah mûre à point, ni trop ni trop peu, poivre noir, épices, intense, et ça va s’ouvrir et exploser ! La bouche est compacte mais reste élégante, notes de café. Le vin n’avait qu’une semaine de bouteille, ça va donc péter ! Excellent, très long.

un tel équilibre et une telle fraîcheur sur le secteur de Montescot, c’est une performance. Un grand travail au chai. Bravo.

IGP côtes catalanes « Velours Noir » 2015
100 % syrah des Fenouillèdes élevée en barriques. Nez frais, floral, mais la maturité du raisin est perceptible, parfaite, romarin frais, menthe, poivre. Belle dimension olfactive. La bouche est superbe, traçante, élégante, au grain de tanin enrobé. Beau travail d’élevage très intelligent. Ça finit long sur la fraîcheur. Très long.

une longueur à faire pâlir une autoroute de jalousie…

IGP côtes catalanes « Secret de Schistes » 2015
Brut de fût. Elevage un an en barriques. Terroir de Saint-Paul de Fenouillet. Nez magnifique, épices, poivre, chair de cerise, typique du secteur. C’est intense et vibrant au nez. La bouche est du même acabit, ça cause dans le poste ! La bouche est quasi-parfaite, élégante, soyeuse, tout en ayant une belle structure. Très long, énorme, j’achète !!

probablement l’une des plus belles syrahs qu’il m’ait été données de déguster. Plus de mots seraient superflus.

IGP côtes catalanes « Ipso Facto » 2015
100 % syrah, sélection des quatre meilleures barriques du domaine. Nez profond, intense, riche. La bouche est compacte, ronde et ramassée, ça doit encore se faire. Un fruit très mûr en milieu de bouche. Très long mais encore ramassé.

Rivesaltes ambré 2008
Couleur ambrée, comme le veut son nom, le bien nommé ! Nez fruité, miel, pêche de vigne, charnu, net, droit et franc. La bouche est atypique, le sucre ne marque pas trop. Finale élégante et bretteuse.

20 juin 2019

en Champagne, à Avenay, Marc AUGUSTIN : la vidéo !!

by Patrick Maclart

Marc AUGUSTIN, qui aime à s’appeler « coeur-viculteur » tellement son travail lui est viscéral, ne peut laisser indifférent. Vigneron atypique à Avenay, ayant fait de sa biodynamie une évolution, son travail créera admiration ou agacement. En tout cas, il ne laissera pas indifférent.

Pourtant, ses intentions sont plus que louables. Il veut non seulement revenir aux sources de la culture originelle, mais aussi faire progresser la viticulture sans céder aux chants des sirènes du modernisme. Tout l’intéresse, le travail des sols, de la vigne, la gemmologie, le nombre d’or, le tableau des éléments, et j’en oublie.

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17 mai 2019

à Condrieu, le domaine PICHON, Christophe PICHON : la vidéo !!

by Patrick Maclart

Depuis que je connais Christophe PICHON, je n’ai constaté qu’une chose en son domaine : l’évolution. Chaque fois les vins évoluaient vers le haut. Lors d’une dégustation à l’aveugle de Condrieu, seul « la Doriane » de chez GUIGAL supplantait le sien, et d’un poil; sachant que cette bouteille vaut à peu près le triple du prix du vin de Christophe…

En plus de beaux vins, le bonhomme est franc du collier, juste dans ses paroles, intelligent, réfléchi. Elu président de l’AOC Condrieu, je suis certain de sa réussite. Son bon sens fera avancer cette belle appellation dans la bonne direction.

Quoi d’autre ? Que l’accueil est toujours au top, que sa charmante épouse s’évertue toujours à recevoir ses visiteurs avec son sourire qui la quitte rarement. Bref, des gens qui ont la gueule de leurs vins : sincérité, sympathie et franchise.

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10 mai 2019

en Sardaigne, le domaine CONTINI, Mauro CONTINI : étape par étape

by Patrick Maclart

Mauro CONTINI, 41 ans, est le responsable de production du domaine. Il s’occupe de la partie technique… « c’est une entreprise familiale ici, et les décisions se prennent en famille. Mais je m’occupe de tout ce qui est vin. Chez nous, il y a une parfaite interaction entre le commercial et la production », affirme cet homme humble, qui est la qualité première de toute cette famille, comme si cette valeur était inscrite dans leurs gênes.

Mauro CONTINI est le responsable de la production. Pragmatique, aimable, il cultive tout comme sa famille la vigne, l’humilité et la qualité de l’accueil.

La propriété existe depuis 1898. C’est la plus ancienne propriété de Sardaigne. Salvatore est le fondateur, mais Attilio son fils qui est le grand-père de Mauro, est celui qui a vraiment développé le domaine.

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5 avril 2019

à Santenay, chez Jean-Marc VINCENT : l’esprit en perpétuel mouvement.

by Patrick Maclart

Un journaliste anglais avait écrit un jour : « life is too short to drink Santenay ». Laissons à cet enfant mal élevé de la perfide Albion la totale responsabilité de ses propos. Santenay a des terroirs sublimes qu’il suffit de savoir glorifier avec talent. Après le portrait d’Antoine OLIVIER, je vous emmène auprès d’un autre immense talent de ce village du sud de la côte de Beaune.

Jean-Marc VINCENT, la quarantaine, a repris le domaine il y a 17 ans maintenant…  » le domaine était en sommeil depuis 30 ans. Je suis né quand mon grand-père prenait sa retraite. Les vignes étaient louées. C’est par affection pour mon grand-père que je suis devenu vigneron. J’aime ce côté artisan » me dit Jean-Marc avec cette émotion qui lui appartient. Dans le discours déjà, il est clair que l’affectif compte chez lui.

Anne-Marie et Jean-Marc VINCENT, un couple dédié à son domaine, où la qualité n’est ni plus ni moins que le quotidien.

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15 mars 2019

dans le Roussillon, au château de l’Ou, avec Séverine & Philippe BOURRIER : la vidéo !!

by Patrick Maclart

Je n’ai pas pensé au destin, mais je crois aux rencontres. Et ici ma croyance est preuve vivante (plutôt rare en la matière !). Séverine grandit en Afrique, Philippe BOURRIER lui vit au Brésil. Agronome de formation, il s’occupe de plantations d’hévéas pour un manufacturier français qu’il n’est plus nécessaire de citer. Et en plus, il cultive du soja pour nourrir les ouvriers, mais déjà en bio. Car Philippe est un terrien, un vrai, et il aime la terre.

Le mal du pays le ronge, il rentre et achète un domaine tombé en désuétude… Et dans un salon de vins, il rencontre Séverine qui, rentrée d’Afrique, a elle aussi fait une rencontre. Un manager la convainc de rejoindre son école du vin.

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1 mars 2019

en Alsace, à Wolxheim, Nicolas SCHARSCH du domaine Joseph SCHARSCH : plus penser à léguer qu’être légataire

by Patrick Maclart

Nicolas SCHARSCH, 39 ans, est à la tête du domaine depuis 2011, suite au décès de son père… « on était associés, il était la 8ème génération du domaine. Mais la famille est installée depuis 1755 » dit Nicolas avec cette pudeur qui le caractérise. Car notre homme n’est pas un orateur, quelqu’un qui va se faire mousser. Il reste en retrait, et préfère laisser ses vins parler à sa place. Son père avait repris le domaine en 1972 avec presque rien, 2 hectares et quelques vaches, on peut le considérer comme le fondateur moderne du domaine.

Nicolas SCHARSCH, un pudique, pas un orateur, pas un type qui vous en mettra plein la vue. Mais dégustez donc ses vins, et vous comprendrez toute la richesse intérieure de cet homme.

« Etre vigneron, c’était une évidence pour moi, me raconte Nicolas, j’ai obtenu mon BTA et BTS à Rouffach, et le domaine est désormais à moi ». Aucune possessivité chez notre homme, juste le sens des responsabilités. De nombreux stages en Bourgogne à Saint-Aubin auprès de la belle famille Thomas, mais aussi en Australie, vont compléter le cursus de notre vigneron.

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7 février 2019

à Chinon, Wilfrid ROUSSE : des vins bio et bien rabelaisiens

by Patrick Maclart

Wilfrid ROUSSE, 52 ans, a créé son domaine ex-nihilo en 1987, à 22 ans… « Je voulais être vigneron, j’avais travaillé dans une plantation de kiwis. Mes parents ne sont pas de la vigne. » Le grand-père d’un copain lui laisse un hectare et demi… « ma première déclaration de récolte, je m’en souviens comme si c’était hier : 57 hectos ! » me clame-t-il avec amusement, car l’homme est un rabelaisien, et pas que de sol. Il continue amusé « et en plus, je vinifiais dans une grange ! ».

gourmand de vie, de rires, de plaisirs, de joies. Voilà Wilfrid ROUSSE. Et tout cela se ressent dans les vins, sans oublier tout le boulot qu’il préfère occulter, par pudeur.

2 hectares et demi vont se libérer en 1998, le propriétaire ayant envie d’aider un jeune qui démarrait… « c’était de la vieille vigne. Il fallait replanter un hectare, ça faisait partie du deal. Ca donne aujourd’hui ma cuvée Galuches ». Puis il a acheté le bâtiment actuel en 1994, tout en reprenant les vignes de vignerons partant à la retraite, car la plupart d’entre eux appréciaient son boulot.

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13 décembre 2018

en Sardaigne, à Cabras, au domaine CONTINI, la vidéo !!

by Patrick Maclart

Il est des virages à prendre dans la vie, et des choix importants, notamment celui qui distingue la modernité du progrès. Telle a été la force de CONTINI.

En effet, fin des années 80, la région d’Oristano en Sardaigne élaborait essentiellement des vins de type « vins jaunes », oxydés, et qui n’étaient plus au goût du jour. CONTINI a su choisir le bon chemin.

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