23 mai 2017

en Saumur-Champigny, Bruno DUBOIS : les voyages forment les cultures…

by Patrick Maclart

Bruno DUBOIS, 46 ans, a repris le domaine en 2002… « c’était un domaine familial de 25 hectares qui appartenait à mon père et mon oncle. Ils travaillaient déjà le sol en partie avec un enherbement et cavaillonnages. Mais les cavaillons étaient désherbés. » Bruno bossait déjà au domaine, mais profite de ce moment pour parfaire son écolage et sa curiosité. Il partira donc à gauche à droite, où il va apprendre plein de choses, que ce soit à la Tour du Bon à Bandol ou dans le Beaujolais.

Bruno DUBOIS est un homme, avec ses doutes, ses interrogations, ses envies, ses volontés. Tout, sauf un être bouffi de certitudes.

Bruno DUBOIS est un homme, avec ses doutes, ses interrogations, ses envies, ses volontés. Tout, sauf un être bouffi de certitudes.

Dès qu’il avait la possibilité, il partait, rencontrer notamment Marcel LAPIERRE en Beaujolais ; la famille le laissant faire… « c’est une grande chance qu’ils m’ont laissée » affirme-t-il reconnaissant.

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31 mars 2014

Grands Jours de Bourgogne 2014 : focus sur les vins de l’Auxerrois

by Patrick Maclart

Traditionnellement, l’ouverture des Grands Jours de Bourgogne commence toujours par le nord de notre région, à savoir le chablisien et l’auxerrois; dégustation qui porte le très joli nom de « porte d’Or de la Bourgogne ». Cette année, je donne priorité aux vins de l’auxerrois, Chablis ne sera pas dégusté cette année.

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Non pas que je boude la belle appellation de Chablis, mais l’occasion m’est souvent donnée de déguster les vins en fort progrès de cette AOC ces dernières années. J’ai donc préféré aller tâter de la production auxerroise. Ces vins ne sont par ailleurs pas toujours simples à comprendre.

Souffrant de l’ombre de leur prestigieux voisin, l’auxerrois a parfois peine à trouver la lumière médiatique. Et pourtant, leur différence, leur originalité, leur authenticité, en font des vins à part. Les pinots partent souvent sur des notes de noyau de griotte vraiment typiques, mâtinées de notes cendrées. Quant au chardonnay, il arrive à avoir une gueule à lui, que ce soit à Vézelay, secteur en plein développement et qu’il faut désormais suivre à la loupe, ou ailleurs, avec des tensions et de la vivacité qui plaisent tant aujourd’hui. On trouve aussi dans cette région deux cépages bien exclusifs : le césar, parfois austère, mais qui ne manque ni de structure et de tanins, et le sauvignon, planté à Saint-Bris, qui donne des résultats aujourd’hui jamais atteints.

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