3 décembre 2013

à Cornas, au domaine LIONNET : perpétuité du patrimoine.

by Patrick Maclart

Ludovic IZERABLE, 39 ans, est à la tête du vignoble avec son épouse Corinne, fille LIONNET. En 2001, elle suit des études de psychologie pendant que Ludo se fait licencier de son poste de vendeur de meubles. Elle va alors abandonner ses études car la santé de son père Pierre est précaire. Ludovic la rejoint pour terminer la taille à la vigne. C’est en 2003 que le domaine changera officiellement de tête.

rien ne destinait cet homme aussi passionné que timide au monde de la vigne et du vin. Challenge relevé, avec une vision des choses qui n’appartient qu’à ceux qui ont un regard extérieur. Ludovic IZERABLE est celui-là.

Immédiatement, nos jeunes vignerons remettent le vignoble sur pied, les manquants seront plantés, car il y avait du laisser-aller… « En plus, on n’avait pas de compétences, aucun avis. On a vinifié 2001 et 2002 avec ce qu’on nous disait. Au début, on n’a apporté que nos bras, on n’avait aucune prétention. » complète Ludovic. La prétention n’a toujours pas envahi l’esprit de nos viticulteurs…

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20 novembre 2013

à Châteauneuf-du-Pape, le domaine BENEDETTI, Christian BENEDETTI : un certain bio-rythme…

by Patrick Maclart

Lors d’un de mes nombreux périples en terre châteauneuvoise, l’adresse de ce vigneron m’avait été chuchotée, me parlant d’un vigneron simple aux vins de haut niveau. Ma rencontre avec Christian m’étonnera longtemps, avec cet homme à l’esprit vif, mais capable lorsqu’il se retrouve dans son vignoble de parler à ses vignes, à ses vins, et où le silence semble tellement plus important que les paroles.

Christian BENEDETTI, 56 ans, est installé au domaine depuis 1998. Auparavant, il était licencié en droit, chef comptable, et c’est son père qui travaillait les vignes et vendait les raisins à la coopérative.

bien qu'excellent gestionnaire par sa formation, Christian BENEDETTI est aussi un paysan, bien dans sa vigne, où il écoute le vent parler...

bien qu’excellent gestionnaire par sa formation, Christian BENEDETTI est aussi un paysan, bien dans sa vigne, où il écoute le vent parler…

Mais les origines des vignes viennent du grand-père de Christian, venu d’Italie et marié à une fille Petit. Bien que travaillant à l’usine, les conduisait en même temps jusque 10 hectares ! Le courage est, je l’ai ressenti lors de ma visite au domaine, une marque de fabrique de la famille.

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4 novembre 2013

à Maury, le Mas Mudigliza, Dimitri GLIPA, la précision et le partage

by Patrick Maclart

Dimitri GLIPA, 30 ans, est à la tête du domaine depuis 7 ans, créé ex nihilo. Girondin de naissance, il s’est toujours dit qu’il serait vigneron au sortir de l’adolescence; « mon père est cuisinier, il y a toujours eu l’art de vivre, la bonne table et de bonnes bouteilles à la maison ! » me raconte Dimitri avec toute la gentillesse sincère qui le caractérise. Le père est passionné de chevaux, Dimitri et son frère Donald sont des cavaliers émérites; ce dernier étant même dans l’équipe de France d’équitation.

d'une gentillesse légendaire, son sens du partage est chez lui inné. Dimitri GLIPA est un homme bien, qui a choisi sa vie.

d’une gentillesse légendaire, son sens du partage est chez lui inné. Dimitri GLIPA est un homme bien, qui a choisi sa vie.

Etre architecte-paysagiste, ça l’intéresse, mais il intègre par raison le lycée de Montagne Saint-Emilion. La vigne le passionne, le captive, le mordille, et il obtient son BTS viti-oeno. Il rencontre Christian VEYRY, oenologue, qui lui propose de travailler chez lui pendant 6 mois. Il reste et la collaboration durera 4 ans, avec de sacrées responsabilités à gérer sur 10 hectares ! Il veut toutefois vivre son ambition, faire du vin en Fronsac par exemple. Ses parents sont amis avec Ugo ARGUTI, maître de chai du château Fombrauge à Saint-Emilion, mais aussi vigneron dans le Roussillon; et les parents de Caroline BONVILLE, vignerons en Bordelais. Mais leur fille est elle vigneronne en Roussillon, tout comme Ugo… L’hypothèse d’avoir des vignes là-bas se profile de plus en plus… Et en plus ce n’est pas cher, contrairement au Fronsadais (« il faut dire ce qu’il faut dire » ajoute Dimitri avec sincérité).

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31 octobre 2013

VINEXPO 2013 : Bourgogne Wineblog déguste les vins de la Napa Valley !!

by Patrick Maclart

J’étais invité il y a quelques temps à Vinexpo à découvrir la production des vins de la Napa Valley. J’avais déjà un solide bagage de dégustation concernant cette prestigieuse région, mais il faisait un petit temps que je n’y avais pas tâté. Une remise à niveau était indispensable.

PORTRAIT

Je tiens par la présente à remercier Cessa BECKETT, international marketing manager pour l’appellation Napa Valley, mais aussi Ghislaine MELMAN de l’agence éponyme, qui s’est pliée en quatre pour me permettre une dégustation dans les meilleures conditions.

NAPA VALLEY EN QUELQUES MOTS

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17 octobre 2013

à Pommard, Thierry VIOLOT-GUILLEMARD : le miracle de la vie et du terroir.

by Patrick Maclart

Cela fait des années que j’apprécie et admire les vins de ce domaine. Toutefois, ces dernières années, j’avais été bridé de leur dégustation. Lors de la dernière édition des Grands Jours de Bourgogne, bonheur me fut donné de tater à nouveau de la production de cet excellent vigneron. Et il fut sans surprise l’un de mes coups de coeur (pour voir l’article, CLIQUEZ ICI). Rendez-vous est donc pris avec l’épouse de Thierry pour une découverte en profondeur de la propriété.

Thierry VIOLOT, 56 ans, le physique de chef de tribu éduen et l’oeil malicieux, est à la tête du domaine depuis 1981; « Je me suis mis à mon compte cette année là avec une partie des vignes de mon grand-père. Ma mère a tenu le domaine après 1986 au décès de mon père. »

ce sont les obstacles de la vie qui ont forgé le caractère de Thierry VIOLOT-GUILLEMARD, et il connaît la richesse de la vie, autant que sa fragilité.

ce sont les obstacles de la vie qui ont forgé le caractère de Thierry VIOLOT-GUILLEMARD, et il connaît la richesse de la vie, autant que sa fragilité.

Tout le monde le sait sur la côte, Thierry est un miraculé. Victime d’un très grave accident de circulation en 1987, il n’y a que Dieu qui a pu lui donner encore vie à ce jour… « Après 2 ans d’hôpital et 73 opérations, ça change la vie. Il faut s’adapter ! ». Son frère revient au domaine en 1992, mais le quittera en 2006, en vendant sa part de vignes.

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9 octobre 2013

à Châteauneuf-du-Pape, le domaine Jean Royer, Jean-Marie ROYER : des Châteauneufs humains.

by Patrick Maclart

C’est lors d’une dégustation il y a quelques années que j’ai fait la connaissance de Jean-Marie ROYER. Je dégustais ses vins et demandais à Michel BLANC, directeur de l’interprofession de Châteauneuf, qui en était le géniteur. Il me présenta alors à notre vigneron, alors en pleine discussion remplie de rires et de claquages de cuisses avec Rémy MARTIN, fameux troisième ligne du club de rugby de Montpellier. A ce moment là, précisément, je savais que non seulement j’avais rencontré des Châteauneuf autrement, mais aussi un bonhomme avec lequel je ne pourrai que m’entendre.

Le domaine existe depuis 1986, mais c’est plus complexe que cela… « Mon grand-père était le caviste du curé ! En plus de lui acheter le vin, il travaillait les 4 hectares du domaine, mais son père Emile les avait déjà en propriété ». Le père de Jean-Marie décède très jeune à 38 ans. Jean-Marie a à peine 2 ans. Les vignes seront remises à un fermier qui s’occupera du patrimoine familial. Jean-Marie ne sera pas imprégné donc de la culture de la vigne et du vin.

Jean-Marie ROYER est arrivé à une forme de sérénité, et ce sont des rencontres qui ont exalté le vigneron qu'il est.

Jean-Marie ROYER est arrivé à une forme de sérénité, et ce sont des rencontres qui ont exalté le vigneron qu’il est.

Il apprend alors que la famille dispose d’un vignoble, et il va se diriger vers une carrière de vigneron en intégrant le lycée viticole d’Orange, mais c’était latent... « Il n’y a pas d’élément déclencheur, c’est l’âge où on s’intéresse plus aux gonzesses ou au rugby (sic), mais il fallait bosser. Dans le coin, quand on bosse l’été, c’est forcément à la vigne » ajoute Jean-Marie avec ce franc-parler qui est l’une de ses nombreuses qualités, avec l’humour.

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9 septembre 2013

Bourgogne Wineblog déguste les vins des Abruzzes au Slow Wine de Turin !!

by Patrick Maclart

 

Il y a quelques mois, grâce à l’intervention de la FISAR, je réussis  à décrocher une invitation pour la grande dégustation annuelle du guide SLOW WINE à Turin. Ce guide, un peu l’équivalent du guide Hachette, mais avec une certaine philosophie pas toujours évidente, peut être considéré aujourd’hui comme l’un des guides d’achat majeurs de la production transalpine. Je profite aussi pour remercier mon ami journaliste Roberto RABACHINO pour son intervention aussi efficace que rusée…

le guide Slow Wine a été développé sur la base de la philosophie de Slow Food, qui se veut respectueux du respect des traditions. Soyons attentifs au respect de cette philosophie.

le guide Slow Wine a été développé sur la base de la philosophie de Slow Food, qui se veut respectueux du respect des traditions. Soyons attentifs au respect de cette philosophie.

Ma culture du vin des Abruzzes se limitait à quelques trebbiano, mais surtout quelques Montepulciano qui m’avaient agréablement surpris.  C’était l’occasion rêvée d’aller tater de la production de cette petite province discrète du centre-est de l’Italie.

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30 août 2013

en Bourgogne, en côte chalonnaise, David LEFORT : la création créative.

by Patrick Maclart

David LEFORT, 33 ans, a créé ce domaine ex nihilo. Son père était menuisier à son compte, et David s’était dit qu’il ne ferait jamais comme son père ! « Il ne gagnait pas forcément bien sa vie, il élaborait des meubles ordinaires, mais c’était dans l’air du temps ».

à 32 ans, David LEFORT s'installe sans tapage comme l'une des nouvelles valeurs de la Bourgogne. Suivons-le de près.

à 32 ans, David LEFORT s’installe sans tapage comme l’une des nouvelles valeurs de la Bourgogne. Suivons-le de près.

David aime l’école; « j’aime la transmission du savoir. J’ai appris plein de choses, et je les transmets désormais à mon apprenti. On ouvre son esprit avec les études » précise David, qui présente clairement un profil différent d’un vigneron issu d’une grande lignée. Il entame donc des études de médecine, mais le concours se passe mal. Il se rabat alors sur la philosophie où il passe son agrégation mais hélas sans succès à l’examen. Ce sera donc un mastère « vignes & terroirs ». L’envie de créer un domaine le titille, mais il faut avant tout trouver du boulot. Il effectue son stage au Clos de Tart. Il aura déjà travaillé une dizaine d’années au domaine Lorenzon où Bruno s’est avéré être un bon patron… « il m’a même soutenu lors de mon installation » sait se souvenir David.

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12 juillet 2013

à Maury, au Mas Karolina, avec Caroline BONVILLE : un sourire jocondien…

by Patrick Maclart

Il y a quelques mois, Yves ZIER, responsable de la communication du CIVR (interprofession du Roussillon), acceptait d’être mon cicéron à Vinisud car j’avais une folle envie de découvrir les vins doux naturels dits « grenats », soit élevés en milieu réducteur et non-oxydatifs (plus fruits rouges primaires, sans rancio, voir l’article en CLIQUANT ICI). Dans la cinquantaine de vins dégustés, quelques-uns retinrent mon attention, dont celui de cette petite frêle souris de Maury prénommée Caroline.

Caroline BONVILLE est autant bardée de diplômes que d’expériences, et elle aborde son vignoble avec écoute et douceur. Son sourire jocondien la quitte rarement.

Caroline BONVILLE, 38 ans, est installée ici depuis 2003. Née en Champagne elle a vécu une grande partie de sa vie en Gironde, car ses parents sont vignerons sur la rive droite; « J’ai toujours baigné dans le vin, même mes grands-parents, et je suis la petite cousine d’Erik de Sousa ! » raconte Caroline avec ce sourire jocondien qui ne la quitte jamais, ou rarement.

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9 juillet 2013

Bourgogne Wineblog au 30ème concours des Saint-Bacchus des vins du Roussillon : comme si vous y étiez !!

by Patrick Maclart

Il y a quelques semaines, mon excellent ami Yves ZIER de l’interprofession du Roussillon m’envoyait une invitation afin d’être jury à la sélection finale du 30ème concours des Saint-Bacchus, prix qui récompensent les meilleurs vins du Roussillon dans chacune des catégories de cette appellation. Car en effet, le Roussillon a une myriade de vins, allant du blanc sec au vin doux tuilé…

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Me voici donc dans l’ancienne capitale des princes de Majorque, plus précisément au restaurant « le clos des Lys » à attendre le début des hostilités. Là, quelques personnes prêtes à la dégustation et dont le palais n’est plus à mettre en doute : Olivier ZAVATTIN, Frédéric GALTIER, Isabelle JOMAIN, Anne SERRES, et j’en oublie. Mon jury est féminin, et de qualité ! Jugez par vous-même : Louise MASSAUX, blogueuse et aussi truculente à ses heures, et Clémence GIRAUD qui, en sus d’être master OIV, est aussi la compagne de l’excellent sommelier Dominique LAPORTE, monstre de gentillesse et d’humilité.

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