24 mai 2013

Bourgogne Wineblog déguste les vins de Campagnie au Slow Wine de Turin !

by Patrick Maclart

Il y a quelques mois, grâce à l’intervention de la FISAR, je réussis  à décrocher une invitation pour la grande dégustation annuelle du guide SLOW WINE à Turin. Ce guide, un peu l’équivalent du guide Hachette, mais avec une certaine philosophie pas toujours évidente, peut être considéré aujourd’hui comme l’un des guides d’achat majeurs de la production transalpine. Je profite aussi pour remercier mon ami journaliste Roberto RABACHINO pour son intervention aussi efficace que rusée…

le guide Slow Wine a été développé sur la base de la philosophie de Slow Food, qui se veut respectueux du respect des traditions. Soyons attentifs au respect de cette philosophie.

le guide Slow Wine a été développé sur la base de la philosophie de Slow Food, qui se veut respectueux du respect des traditions. Soyons attentifs au respect de cette philosophie.

Plutôt qu’aller bomber le torse chez les Brunello ou autre Amarone, il y avait longtemps que je voulais tâter de la production de Campanie. Cette belle région du sud m’avait déjà interpellé pour des blancs que je trouvais tellement authentiques. C’était donc l’occasion rêvée d’aller à leur rencontre.

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14 mai 2013

salon des Vins de Loire 2013 : dégustation des vins rouges bio !!

by Patrick Maclart

Durant le Salon des Vins de Loire à Angers, les vignerons bio de cette belle région eurent l’idée d’un rassemblement en stand commun. En voilà une idée qu’elle est bonne. Les 94 vignerons certifiés de cette grande et belle contrée faire front commun pour présenter leur production, l’idée ne pouvait que me séduire.

PORTRAIT

Ce n’est pas tous les jours que j’ai la possibilité de tâter de ces dives bouteilles. En effet, une année comprend 365 jours et elles sont déjà bien meublées. D’autre part, la Loire a été longtemps un vignoble difficile à atteindre par la route de Burgondie. Le vignoble du Centre demande la traversée du Morvan, entre des virages à faire pâlir le rallye de Monte-Carlo, et ses camions chargés d’arbres. Quant aux autres, la traversée de la forêt avant l’arrivée à Orléans était la route de tous les périls, entre ces curieuses camionnettes éclairées même de nuit (!) et les radars à foison. Malgré le contournement, le réflexe d’y aller n’est pas toujours spontané.

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9 mai 2013

à Pomerol, le château GOMBAUDE-GUILLOT, au rythme de la terre.

by Patrick Maclart

Cela fait 150 ans que le château GOMBAUDE-GUILLOT est sous la direction de la famille LAVAL. Cette propriété se trouve sur le plateau de Pomerol, sur les beaux terroirs de l’appellation, avec un sol bien vivant d’argiles et de graves glaciaires. C’est à présent Claire LAVAL qui en est à la tête, avec son époux Dominique TECHER. Ce couple dispose non seulement d’une intelligence hors du commun, mais d’un esprit d’analyse qui m’a réellement émerveillé. Depuis 1983, Claire s’est installée aux manettes du destin de Gombaude; Dominique un peu plus tard. Le château s’étend sur 7 hectares pour élaborer entre 25 et 28.000 bouteilles par an. On admirera les gros rendements de la propriété… Il y a quelques années, notre couple achète le clos Plince, un petit château de 1 hectare 15, situé dans le secteur des sables de l’appellation.

Claire et Dominique TECHER peuvent être fiers de leurs choix courageux, intelligents, sans concession, et avec une vision d’avenir sans limite… Et pour épauler tout ça, un autre avenir sans limite, leur fils Olivier, doué dans la communication, et défendant lui aussi ce terroir bec et ongles, et avec un humour dont je partage totalement la forme.

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29 avril 2013

à Barolo, Claudio FENOCCHIO : un sourire de la nature.

by Patrick Maclart

Claudio FENOCCHIO représente la cinquième génération d’un domaine purement familial, « Je suis né dans cette maison blanche, là-bas, ma mère et mon frère y vivent encore, la famille c’est important » me dit dit Claudio avec cette simplicité qui qualifie tant les Piémontais. Le domaine se situe dans le quartier de Bussia, à Monforte d’Alba. D’ici, on voit clairement la limite entre Barolo et ses argiles sablonneuses, et Castiglione. Car le terroir de la DOCG est complexe, et on trouvera des marnes bleues dans le cône en bas de Monforte, et des grès décomposés en allant vers Barolo.

Claudio FENOCCHIO est un homme simple, qui ne fait que du vin. Voilà la vision qu’il a de lui, mais ces nectars de nebbiolo mettent un feu mesuré mais ô combien vibrant dans nos palais…

Notre vigneron comme bien des vignerons a commencé à l’école, et a fini à l’école… de la vigne ! Dès 14 ans, il travaille au domaine, et à 18, il y sera à temps plein. Son père décédant prématurément en 1989, il assurera seul son premier millésime. Et depuis, il continue son travail avec passion et cette logique terrienne qu’on ressent partout chez les bons vignerons d’ici. Il a désormais un domaine de 20 hectares dont 14 plantés, en tenant aussi compte de la vigne qui provient de son épouse, le Villero. La production s’élève à 90.000 bouteilles par an.

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26 avril 2013

à Châteauneuf-du-Pape, au domaine Pierre ANDRE, Jacqueline ANDRE : good vibrations !

by Patrick Maclart

« ce n’est pas une question de courage mais de conscience. En effet, faut du courage pour être vigneron, il faut être constamment présent dans sa vigne, sans tenir compte du jour ou de l’heure. Mais à la base, il faut être courageux pour être vigneron ». C’est en ces termes tant paradoxaux dans la forme que si justes dans le fond que Jacqueline ANDRE du domaine éponyme à Châteauneuf-du-Pape entame la discussion. Sa famille a toujours été ici, mais c’est son père qui a été celui qui aura développé le domaine.

Jacqueline ANDRE a la gentillesse génétique, inscrite en elle. Elle l’est avec sa vigne, et ses vins ont une vibration qui n’appartient qu’à eux.

Son arrière grand-père était maréchal-ferrant, et avait quelques lopins de vignes ; à cette époque bien des vignerons avaient une activité principale plus rémunératrice. Mais chez les André, on transmet toujours son savoir, si bien que chaque génération s’en trouve toujours plus forte. « Mon père a réussi à faire croître le domaine en respectant le patrimoine, sans arracher de vieilles vignes, même celles qui étaient mal plantées. Elles n’ont jamais été désherbées chimiquement, et j’ai aujourd’hui un patrimoine hors du commun. Je le remercie au quotidien » me dit Jacqueline avec une telle sincérité. A 55 ans, elle n’a pratiqué que l’école de la vigne, et des apprentissages, plus quelques stages en biodynamie.

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12 avril 2013

en Chianti Classico, CASTELLO di QUERCETO : la noblesse de ses racines.

by Patrick Maclart

On peut se demander pourquoi une famille vigneronne du coeur de l’Italie porte un patronyme si français. Il faut pour cela remonter dans l’histoire. Alessandro FRANCOIS représente la septième génération transalpine.

Alessandro FRANCOIS est fier d’être de souche française, mais encore plus fier d’être Toscan. Il a conscience de l’importance de ses racines, et aime à montrer avec fierté l’immense travail réalisé par son grand-père, qui avait tout compris à l’importance du climat, dans son altitude et sa nature de sol.

La famille est d’origine savoyarde. Au départ, au XVIème siècle, l’ancêtre d’Alessandro est le banquier et ministre du Duc de Lorraine, qui sera durant quelques temps le seigneur de Toscane. C’est donc naturellement qu’il s’installera dans cette région, et qui continuera d’y vivre après le transfert de domination. Les François en Toscane sont synonymes de respect et d’implication. Le grand-père d’Alessandro sera par ailleurs l’un des 33 vignerons à fonder le Consorzio des Chianti Classico. Voyant le nom de ce beau vignoble galvaudé par une extension de surfaces, et l’adjonction de cépages blancs, il redessine avec ses collègues le contour de la future DOCG.

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27 mars 2013

en Corbières, le château BEAUREGARD-MIROUZE : l’évidence

by Patrick Maclart

Nicolas MIROUZE, 40 ans, est au domaine depuis 1999. Né à Montpellier et vivant dans cette ville, il part étudier à Paris pour devenir ingénieur agronome. Pas forcément dans l’idée de reprendre le domaine familial alors géré par la grand-mère (le père étant médecin), mais parce que la terre l’intéressait déjà. Dans la capitale, il rencontre Karine, Bordelaise de souche et Espagnole d’origine. Rapidement, tout colle entre eux, et notre tout jeune couple s’installe rapidement au domaine, avec au préalable des stages et même une année en Afrique.

la belle rencontre que Nicolas et Karine MIROUZE. Ces deux-là ont commencé à avoir le sens de la terre, puis celui de la vigne, et donc des racines, qu’elles soient humaines ou végétales… Et le sens du partage; quelques missions en Afrique pour aider ceux qui en ont besoin.

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26 février 2013

à Châteauneuf-du-Pape, le domaine BERTHET-RAYNE, Laure BERTHET : la belle et le bio.

by Patrick Maclart

La jeune Laure BERTHET-RAYNE, 34 ans, est à la tête du domaine éponyme. Elle représente la cinquième génération, mais c’est surtout son père et son grand-père qui ont développé le domaine pour l’amener à une superfice actuelle de 26 hectares, dont du fermage. Les vignes en appellation Châteauneuf s’étendent elles sur 16 hectares, car il y a aussi 8 hectares de côtes-du-Rhône et 2 de vin de table. Le domaine s’appellait à l’origine « les Cigalons », et une partie des vignes fut donnée à Christian, le père de Laure, pour construire le domaine BERTHET-RAYNE.

Laure BERTHET-RAYNE, c’est tout, sauf une diva des vignes. Elle va y travailler, elle participe à tous les travaux exigeants, et n’hésite pas à aller à la rencontre de ses clients. Une femme courageuse au sourire ineffaçable. Une bien belle rencontre.

Le domaine est en bio depuis 2007, mais était déjà en culture raisonnée depuis bien des années. Le passage au bio est dû comme bien souvent suite à une tragédie familiale, là où le grand-père décède d’un cancer des poumons. Certes, mais de nombreux cancers commencent à décimer l’entourage de la famille, et c’est le père de Laure qui va fortement diminuer les doses de produits phyto. On compensera cette diminution par un travail des sols accentué, notamment le cavaillonnage.

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29 janvier 2013

à Maury, le domaine POUDEROUX : vie douce naturelle.

by Patrick Maclart

Cathy et Robert POUDEROUX sont à la tête de ce très beau domaine depuis 1984. Les grands-parents étaient propriétaires, mais lorsque le grand-père se vieillissait, le domaine fut donné en fermage. C’est donc ce couple qui le reprendra… « Il s’est toujours transmis par les femmes depuis 1823 ! m’affirme Cathy, avec son ineffaçable sourire, qui ne part que lorsqu’elle rit aux éclats. On n’était pas destinés à être vignerons, on était étudiants à Paris, moi en commerce et lui en droit. Mais Robert avait envie de faire du vin, et avec une idée bien précise. A la fin de nos études, on est revenus au pays. Notre première cuvée n’avait pas obtenu de label, car il y avait trop de fruit ! En fait nous étions les pionniers du Maury vintage, soit l’élevage en milieu réducteur et non oxydatif ! ».

Catherine POUDEROUX (que tout le monde appelle Cathy) et son ineffaçable sourire. Tout respire la joie, et cette respiration, on la retrouve dans les vins. Et dire que c’est un Meursault Goutte d’Or qui lui a créé sa grande émotion de dégustation…

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4 janvier 2013

à Pouilly-Fuissé, Sophie CINIER : paysanne de la vigne.

by Patrick Maclart

Sophie CINIER est une vigneronne bourrée de talents,un talent qu’elle maîtrise, qu’elle a appris. Ce talent est une vie de travail. A 44 ans, elle est à la tête de son petit domaine fondé en 2000. Les vignes appartenaient à sa mère, qui les avait mises en métayage. Suite au retour des vignes dans le giron familial, Sophie va apprendre son nouveau métier de vigneronne… « Je vendais du vin pour une grosse maison de négoce, ça été une très riche expérience. J’ai fait plein de rencontres. Je n’ai jamais vraiment quitté le métier de la vigne » affirme Sophie avec cette douceur qui dissimule une détermination.

à 44 ans, Sophie s’éclate dans son vignoble, dans son travail, dans la création de ses vins. Elle se dit « vigneronne-paysanne », et c’est une définition on ne peut plus juste.

Elle va donc travailler chez d’autres vignerons, et avait déjà en poche un BTS viti-oeno obtenu à Davayé. Elle commencera dans la foulée à donner des cours au CFPPA en 2003.  L’essor du domaine se fait à ce moment, et l’idée de créer son vin, et cette frustration de voir partir ses raisins sans avoir créé était difficile à vivre… Cette chose qui n’appartient qu’aux vrais vignerons.

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