26 mars 2012

en Alsace : Jean WACH : un gentil domaine avec des vins sympas.

by Patrick Maclart

Raphaël WACH, le fils de Jean, a aujourd’hui 32 ans. Reprenant tranquillement le domaine relativement jeune (il n’existe que depuis 35 ans), c’est un homme discret et pragmatique. Tout comme son père par ailleurs. 

L’accueil est une marque de famille du domaine WACH.

J’ai toujours apprécié ce domaine tranquille, élaborant des vins de plaisir, à des prix très doux. Les amateurs de vins authentiques et non-fardés, qui ne veulent pas sacrifier leurs économies dans leur cave se doivent de découvrir cette adresse.

Le domaine s’étend sur 9 hectares et produit 30.000 bouteilles. Une partie de la production est toujours vendue au négoce. Le travail à la vigne est raisonné, et ici on aime son végétal. Raphaël a mis l’accent sur l’épamprage et le palissage. Ce dernier point permet une meilleure exposition des raisins, et de ce fait une excellente maturité; « Et pourtant, aucun cahier de charges bio ne prend ça en compte », déplore Raphaël. C’est en effet une grande carence qu’il me semble important de signaler ici.

(suite…)

15 mars 2012

à Chablis, Jean-Claude COURTAULT : mouvement perpétuel

by Patrick Maclart

A 62 ans, Jean-Claude COURTAULT déborde d’énergie, d’enthousiasme, de crédo. Pas blasé pour deux sous, pas fatigué de vivre, c’est un vrai représentant de l’optimisme. Il arrive de Touraine en 1974 d’une famille vigneronne, mais d’une exploitation toute petite. N’ayant pas sa place, il va d’abord exercer comme conseiller à la Chambre d’Agriculture du Loir-et-Cher, puis travaillera comme régisseur au domaine DELORME durant 20 ans.

à 62 ans, Jean-Claude COURTAULT est toujours dans la dynamique, le mouvement. Cette énergie est communicative, et sa fille en dispose elle aussi.

A partir de 1984, il commence à faire ses vignes; « ma motivation, c’était de créer mon identité. J’ai eu la possibilité d’acheter une vigne. Elle s’est présentée et j’ai eu 10 minutes pour me décider ! ».

(suite…)

13 mars 2012

à Barbaresco, chez Angelo GAJA : visite d’un monument.

by Patrick Maclart

Aller chez GAJA en Piémont, c’est comme aller à Lourdes quand on est catholique, ou aller sur le mont Athos quand on est orthodoxe. Quoique la visite dans cette prestigieuse propriété n’a rien de reposant. Je vous explique ci-après le pourquoi.

Bouillonnant, communiquant, talentueux, Angelo GAJA est attachant et charismatique. Après, c’est une question de goût. Son discours empreint d’un pragmatisme paysan m’a séduit.

(suite…)

9 mars 2012

en Asti, le domaine LA GHERSA, Massimo PASTURA : bien sous tous rapports.

by Patrick Maclart

Ma rencontre avec Massimo PASTURA restera un excellent moment. J’ai aimé chez cet homme sa fierté mesurée, sa bonne conscience et son grand professionnalisme. Il représente à 41 ans la 4ème génération de vignerons au domaine. Il a commencé à travailler dès 1989 « à l’école de la famille ! » aime à dire Massimo. En effet, son père Giulio, suite à des problèmes de santé, était en train de perdre la vue.

Massimo PASTURA fait partie des hommes que j’aime sincèrement. Une fierté justement placée, une conscience du travail bien fait, une volonté énergique… On a tout pour être de bons copains.

En Italie, on est fier de sa famille, et c’est ainsi que Massimo m’apprend que c’est son arrière-grand-père, qui maîtrisait à perfection la greffe, a été l’un des artisans de la reconstruction de la région d’Asti suite au phylloxera, en greffant la barbera sur pied américain, au sortir de la première guerre mondiale.

(suite…)

24 février 2012

à Chorey-les-Beaune : Michel et Chantal MARTIN : fusionnels

by Patrick Maclart

Michel et Chantal MARTIN, ce n’est pas compliqué. Ce sont les vignerons les plus gentils que je connaisse, toutes régions confondues. De plus, ils représentent pour moi ce qu’on appelle un « couple fusionnel ». Quand l’un pense, l’autre dit ou fait, et vice versa. C’en est amusant. Ils dirigent ce beau petit domaine familial depuis trois générations, et s’étendant sur 4.9 hectares. Il est issu de la scission du domaine Maurice MARTIN qui vendait sa production au négoce. Michel a donc repris en 2003.

Chantal et Michel font partie des vignerons les plus gentils que je connaisse. Sourire, coeur sur la main, esprit et humour… On ne peut que passer du bon temps avec eux. En plus ils sont beaux !

Aujourd’hui à 60 ans, Michel a n’a fait que l’école de la vigne, mais c’est la meilleure. Le domaine est en conversion bio depuis 2008, et c’est le millésime 2012 qui sera labellisé. C’est Chantal, son épouse, qui est l’impulsion bio. Sacré couple vous dis-je, si Chantal est la muse, Michel est le moteur.

(suite…)

8 février 2012

en Suisse, au domaine Henri CRUCHON à Echichens : un vrai esprit de famille

by Patrick Maclart

Le domaine Henri CRUCHON existe depuis la nuit des temps. Tout le monde était ici polyculteur et donc cultivait de la vigne. Mais la mise en bouteilles date elle de 1954. Le grand-père Henri (dont le nom dépend aujourd’hui) crée la première cave coopérative de la région, mais en sortira le premier pour créer sa propre cave.

Raoul est celui qui a été mordu par la biodynamie… Et sa conviction est bien terrienne, croyez-moi !

Et depuis, bien qu’on tienne ici énormément à l’esprit de famille, bien des choses ont changé. Tiens, en parlant d’esprit de famille, ouvrons une parenthèse. Ici, c’est un élément incontournable. Tout le monde travaille au domaine, le père Henri, ses fils Raoul et Michel (le premier s’occupant des vinifications, le second des travaux des vignes), ses petits-fils, les femmes, c’est une véritable force de synergie qu’on ressent dès l’entrée dans le caveau de dégustation, où les portraits de chacun apparaît, en noir et blanc, bien mis en valeur.

(suite…)

7 février 2012

en Suisse, le domaine la Colombe : avancer dans le chemin

by Patrick Maclart

Dès le premier contact, on sent chez Raymond PACCOT , l’homme de conviction, de caractère, pour qui la ligne droite est peut-être le chemin le plus court, mais pas forcément le meilleur.

Raymond représente la troisième génération de vignerons. Il a converti le domaine à la biodynamie en 2000. « On gagnait des concours, on avait des vignes luxuriantes, mais je me suis rendu compte que plus on mettait de l’engrais, plus on gagnait. Ca allait sans m’aller. ». Cette vision reflète bien le personnage.

j’admire Raymond PACCOT pour l’ouverture d’esprit qu’il a pu avoir, et de la réceptivité de ses rencontres. A gauche sur la photo, Arnaud MATHEY, son responsable administratif et commercial.

(suite…)

24 janvier 2012

en Alsace : Clément KLUR : la biodynamie tout sourire !

by Patrick Maclart

Clément KLUR, 50 ans, est l’un des vignerons les plus souriants que je connaisse. Séparé de son cousin Jean-Paul STOECKLE (le domaine s’appellait KLUR-STOECKLE; et ils sont restés en bons termes), afin de se lancer dans la culture bio, c’est aujourd’hui une étape supplémentaire atteinte avec la biodynamie.

souriant, commerçant et communicatif, Clément KLUR a le sens de l’accueil.

« C’est mon épouse qui m’a poussé, déclare Clément. Elle a toujours été totalement convaincue du bio, d’une autre voie de vie. Même notre maison est bio, avec des matériaux respectueux. Les gîtes que nous avons construits sont eux aussi bio. Je pense que la proximité de l’Allemagne y est pour beaucoup. Ce pays a au moins 15 ans d’avance dans ce domaine ».

(suite…)

17 janvier 2012

à Barbaresco, Andrea SOTTIMANO : la forza tranquilla.

by Patrick Maclart

Andrea SOTTIMANO, 36 ans, représente seulement la deuxième génération du domaine. « C’est mon père Rino qui l’a créé de toutes pièces. Quelques études d’oenologie, quelques achats de parcelles, et il s’est lancé en 1971 », me dit calmement Andrea.

Andrea SOTTIMANO peut paraître jeune aux yeux de certains. C’est un homme à la détermination réfléchie, à l’expérience riche de l’écoute des autres… C’est la forza tranquilla. Ici, la vigne de « la Cotta », au nord de l’appellation, sur argilo-calcaire blanc. Appréciez la présence d’herbes, et donc l’absence de désherbant…

Le tableau est déjà peint : c’est un domaine hors du commun où l’homme a vraiment sa place, et ça se sent. Andrea est né dans la vigne… « J’adorais aller dans la vigne dès tout petit, monter sur le tracteur avec mon père. En tout cas, mon père ne m’a jamais forcé à devenir vigneron. C’est un choix personnel que j’ai fait dès l’âge de 14 ans. J’ai pris seul cette décision ». Là encore, l’homme s’exprime et son calme tranche tant avec sa détermination.

(suite…)

13 janvier 2012

à Chassagne-Montrachet : le domaine BOUARD-BONNEFOY : un pneu, passionnément…

by Patrick Maclart

Qui aurait pu croire que le destin de Fabrice BOUARD tiendrait à un pneu crevé ? Et c’est pourtant le cas.

Fabrice BOUARD, 41 ans, est avec sa charmante épouse Carine à la tête d’un domaine de 5 hectares élaborant aujourd’hui 12.000 bouteilles de vins par an; une partie est encore vendue au négoce. Il y a encore quelques années, Fabrice était gendarme en outremer. Il avait épousé la même carrière que son père.

Courageux, humble, souriant, Fabrice BOUARD, tout comme son épouse, est un type qui a les valeurs d'un vrai bonhomme de la terre.

Courageux, humble, souriant, Fabrice BOUARD, tout comme son épouse, est un type qui a les valeurs d’un vrai bonhomme de la terre.

(suite…)

Pages :«12345678»